| Restons éveillés (c) Karine Veyres |
dimanche 24 décembre 2017
nous sommes livides immobiles
serrés les uns contre les autres
comme des cadavres
entassés debout dans l'attente
que la porte s'ouvre se ferme
qu'une giclée de sueur
nous agresse nous emmène
là où il n'y a rien du tout
dans d'autres couloirs
dans d'autres wagons
pour rejoindre immobiles
debout que la porte s'ouvre
se ferme d'autres cadavres entassés
aveugles amorphes
sans idée même de ce qui nous attend après
dans d'autres couloirs
d'autres rames
marcher monter s'entasser
que la porte s'ouvre
se ferme en boucle répéter
les mêmes mots phonèmes phénomènes
qu'une giclée de peur
nous submerge nous emmène
là où nous ne sommes plus du tout
serrés les uns contre les autres
comme des cadavres
entassés debout dans l'attente
que la porte s'ouvre se ferme
qu'une giclée de sueur
nous agresse nous emmène
là où il n'y a rien du tout
dans d'autres couloirs
dans d'autres wagons
pour rejoindre immobiles
debout que la porte s'ouvre
se ferme d'autres cadavres entassés
aveugles amorphes
sans idée même de ce qui nous attend après
dans d'autres couloirs
d'autres rames
marcher monter s'entasser
que la porte s'ouvre
se ferme en boucle répéter
les mêmes mots phonèmes phénomènes
qu'une giclée de peur
nous submerge nous emmène
là où nous ne sommes plus du tout
dimanche 17 décembre 2017
Tu écris des poèmes - on en parle
Note de lecture sur Tu écris des poèmes par la poétesse Murièle Camac
"[...]« Tu », dans le livre, c’est « je » – cette fameuse je « autre », celle qui écrit des poèmes, justement. « Tu » est peut-être le meilleur de « je » : une je « obligé[e] d’inventer » pour exister, obligé de se dédoubler (« un peu de noir sur beaucoup de blanc ») et même de se démultiplier, de se décomposer – parties du corps, meuble, île, clavier d’ordinateur. C’est ce dédoublement répété et créateur que la première partie du recueil explore. Corps organique et corps textué dialoguent à tu et à toi. Entre vacillement au bord « du gouffre sous tes pieds » et sensation « que le mystère d’être / sur le poing du poème / est à portée de main », entre « je » absentée et « tu » prétextée, quelque chose prend place : le poème.[...]"
"[...]« Tu », dans le livre, c’est « je » – cette fameuse je « autre », celle qui écrit des poèmes, justement. « Tu » est peut-être le meilleur de « je » : une je « obligé[e] d’inventer » pour exister, obligé de se dédoubler (« un peu de noir sur beaucoup de blanc ») et même de se démultiplier, de se décomposer – parties du corps, meuble, île, clavier d’ordinateur. C’est ce dédoublement répété et créateur que la première partie du recueil explore. Corps organique et corps textué dialoguent à tu et à toi. Entre vacillement au bord « du gouffre sous tes pieds » et sensation « que le mystère d’être / sur le poing du poème / est à portée de main », entre « je » absentée et « tu » prétextée, quelque chose prend place : le poème.[...]"
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