Arnaldur Indridason continue avec les aventures de Konrad, son flic à la retraite : Les lendemains qui chantent.
Alors que Konrad a enfin résolu le mystère de l’assassinat de son père, et qu’il est définitivement innocenté dans cette affaire (leurs relations n’étaient pas au beau fixe, et son père était un vrai salaud), de nouveaux mystères resurgissent du passé. Le cadavre d’un jeune homme est découvert des années après sa mort. Problème il n’est pas là où le meurtrier, qui avait avoué, avait dit s’en être débarrassé. Deuxième problème, c’était Leo, le grand ami de Konrad à l’époque qui avait mené l’enquête. Leo qui sombre dans l’alcool.
Autre affaire, on reparle de Pétur, père célibataire, très proche de son fils de 17 ans, disparu un jour sans laisser aucun message. Un de ses anciens amis est reparu en Islande, sous forme de cadavre. Y a-t-il un lien avec un chalutier soviétique qui dans les années 70 ne s’occupait pas que de pêche ? Avec sa délicatesse habituelle, Konrad va mettre les pieds là où on ne veut pas de lui.
Juste un petit avertissement pour commencer. Ce volume fait souvent référence au roman précédent, et je ne sais pas trop à quel point il serait pénalisant de ne pas l’avoir lu. Pour le reste, on peut dire qu’après quelques volumes un peu vacillants suite à l’abandon du personnage d’Erlendur, Arnaldur Indridason a retrouvé sa vitesse de croisière avec ce personnage de Konrad qui n’est pourtant pas, a priori, le plus sympathique du monde.
Du très beau travail, qualité scandinave, une fois de plus. Une intrigue soignée, des personnages que l’on connait de mieux en mieux, et un retour sur le passé du pays mais aussi de Konrad et Leo, comme dans les autres romans de la série. En prime une histoire que l’on connait mal chez nous, à savoir le rôle et la place de l’Islande dans la guerre froide. Du très bon Arnaldur Indridason.
Arnaldur Indridason / Les lendemains qui chantent (Sæluríkið, 2023), Métailié / Noir (2025), traduit de l’islandais par Eric Boury.







Le cadavre d’une jeune femme, nue, est déposé une nuit d’été sur la tombe de Jin Sigurdsson, héros de l’indépendance nationale. C’est Erlendur le solitaire et son partenaire Sigurdur Oli, jeune policier formé aux US qui vont mener l’enquête. Une investigation qui va très rapidement les porter vers le trafic de drogue et la prostitution, mais qui étrangement semble aussi toucher les milieux d’affaires et des personnages très haut placés. Des junkies, aux villages désertés de la côte ouest et aux grandes manœuvres immobilières rien ne va faciliter le travail d’Erlendur et de ses collègues.
Daniel, la quarantaine, interné depuis des années, se suicide en sautant par la fenêtre sous les yeux de son frère Palmi venu lui rendre visite. D’après les infirmiers, depuis quelques temps il était étrangement abattu.
Ça tangue au Journal du soir de Reykjavik : un homme d’affaire ripoux veut racheter les parts détenues par une banque et « sauver » le journal, à condition qu’Einar, qui l’a attaqué dans un de ses articles, soit viré. Le même Einar ne sait pas s’il doit accepter le poste de directeur du journal, vacant depuis peu.