14 juillet

C’est un des romans très attendus de ce début d’année, la conclusion de la trilogie de Benjamin Dierstein : 14 juillet.

Juillet 1982 – juillet 1984. L’état de grâce des socialistes n’a pas duré très longtemps. Les attentats se multiplient, à Paris et en Corse. Jacquie Lienard va monter très vite très haut, tout près du Président, dans la cellule anti-terroriste ; Marco Paolini à la DST perd ses illusions les unes après les autres ; Gourv vit caché dans le maquis corse, auprès des indépendantistes et des truands de la Brise de mer ; et Vauthier continue à vendre de la came et à exploiter ses boites de nuit. Au Liban tout va de mal en pis, Mitterrand, Pasqua, Le Pen, Jacques Vergès, Carlos, Prouteau … magouillent chacun de son côté. C’est parti pour le bouquet final.

Voici donc les 800 dernières pages, conclusion d’un roman unique, coupé en trois pour des raisons évidentes d’édition, et pour épargner les petits bras des lecteurs. Mais ce sont bien les 800 dernières d’un seul et même roman qui s’achève ici en juillet 1984.

Toujours la même efficacité, le même mélange virtuose entre personnages réels et personnages fictifs, la même précision dans la description de la vie politique française et internationale. Toujours ces dialogues retranscrits qui amènent parfois un peu d’humour dans un portrait bien sombre.

De Paris au Liban, en passant par la Corse préparez vous à suivre pour une dernière fois nos quatre personnages, n’attendez pas trop de happy end, et sachez qu’à la fin, la boucle est bouclée, que les mystères sont levés, même ceux qui ouvrent le premier tome de la trilogie.

Je n’en dis pas plus, précipitez-vous, vous avez là de quoi commencer l’année avec un véritable feu d’artifice, la moindre des choses avec un tel titre.

Magistral et magnifique.

Benjamin Dierstein  / 14 juillet, Flammarion (2026).

15 réflexions au sujet de « 14 juillet »

  1. Avatar de Trane69Trane69

    Je vais me plonger dans ce troisième volet avec la même jubilation que j’ai pris à lire les deux premiers tomes.

    Paulin/Dierstein deux trilogies exceptionnelles qui ont marqué et rythmé ces derniers mois.

    Pour ceux qui comme moi sont ‘fans’ de D Manotti, un très bon entretien au long cours, près de trois heures, sur Arte Radio

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  2. Avatar de JourdanJourdan

    C’est 1982 et 1984,pas grave on a rectifié.

    Je sais pas si on peut le lire indépendamment des autres tomes.

    On ne peut pas s’empêcher de penser que les corrompus ont encore la côte aujourd’hui,malheureusement.

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