Le moins que l’on puisse dire c’est que Rivages fait dans l’original en ce début d’année : Whalefall de Daniel Kraus.
Jay Gardiner a grandi avec un père encombrant : Mitt Gardiner, légende parmi les plongeurs de la côte californienne. Un plongeur misanthrope, plein de certitudes, très dur avec un fils qu’il voulait à son image, un colosse sans peur plus proche des créatures de l’océan que des hommes. Mais Mitt atteint d’un cancer s’est suicidé en coulant au large de Monastery Beach alors que son fils avait quitté la famille.
Pour se pardonner d’avoir abandonné sa mère et ses sœurs, pour essayer de faire la paix avec ce père, Jay décide d’aller chercher ses ossements, car il sait où il a effectué sa dernière plongée. Malheureusement tout tourne mal, et Jay se retrouve avalé par un cachalot, avec un peu moins d’une heure d’oxygène dans sa bouteille. Une heure pour se sortir d’affaire et peut-être solder ses comptes avec ce père.
Pour faire court, voilà le pitch, un homme avalé par un cachalot essaie de s’en sortir et revoit sa relation conflictuelle avec son père. Est-ce que ça vous intrigue ? Est-ce que ça vous donne envie ? Les chapitres courts alternent entre des souvenirs et le présent, rythmé par la pression qu’il reste dans la bouteille.
C’est intrigant, de toute évidence l’auteur sait beaucoup de choses sur la faune qui vit au large des côtes californiennes, encore plus sur la biologie des cachalots. Après à chacun de se faire une opinion. Autant j’ai été intrigué au début, autant je me suis un peu lassé, d’autant que la fin m’a parue peu crédible. J’ai l’impression que l’on peut soit complètement rejeter cette histoire dès le départ, soit se prendre au jeu et être très curieux de comment ça se terminera.
Je suis resté entre les deux, et je suis curieux d’avoir d’autres avis.
Et oui, on peut quand même se demander ce que ce roman fait chez Rivages/Noir …
Daniel Kraus / Whalefall (Whalefall, 2023), Rivages/Noir (2026), traduit de l’anglais (USA) par Jonathan Baillehache.

Hum, « un homme avalé par un cachalot », ça me rappelle un épisode biblique, ça ! 😆
celui-là ne s’appelle ni Jonas, ni Pinocchio, mais Jay.
Un mélange des deux 😆
je sais pas si je dois le noté du coup !
A toit de voir, je ne regrette pas de l’avoir lu même si j’ai un peu peiné sur la fin.