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lundi 23 juin 2025

Josh Johnson: Flower Tour

Je suis allé voir le spectacle de l'humoriste Josh Johnson (qu'on voit parfois au Daily Show) au Théâtre de l'Alhambra (il a un second spectacle mercredi 25 à la Cigale). J'aime beaucoup sa façon de sembler improviser une méditation profonde où il feint de s'émerveiller de quelque chose de familier. Tous les humoristes utilisent cette technique d'étrangeté du quotidien mais il réussit à donner cette impression qu'il est en train d'élaborer avec nous cette surprise même quand c'est en fait très travaillé. Il donne vraiment une impression de réflexion vivante et sans vouloir l'écraser dans la comparaison, il a quelque chose de philosophique comme l'avait souvent George Carlin (mais sans sa colère, avec plus de distance ou de détachement). Carlin était un cynique sarcastique (au sens réel du cynisme) alors que Johnson est un ironiste qui ne semble pas vraiment vouloir vous donner des leçons (ce qui le rend un peu moins politisé bien qu'il parle de politique si souvent). L'amertume de Johnson est pleine d'empathie alors qu'on dit d'habitude que l'empathie risque de nuire à l'humour. 

D'après les nombreux extraits de son Flower Tour dans chaque ville, il semble changer énormément de "routine" au point qu'on peut se demander si c'est le spectacle qui est itinérant ou si c'est une succession de spectacles distincts. 

Je m'attendais à des blagues assez politiques comme il a fait des séries de sketchs sur Musk encore la semaine dernière, comme celui à Detroit sur la fin de DOGE et ici il n'a même pas abordé le sujet. Son sketch brillant sur les (prétendues) "IA" était à Londres, si je me souviens bien. 

Il a même été presque réticent sur Trump, esquissant quelques blagues indulgentes sur Macron, sur la durée des repas, sur les Parisiens ou sur les Retraites ("la retraite pour un Français, cela doit être être Français mais au carré"). Quand il évoque Trump, on dirait que c'est toujours plus un sentiment de honte collective qui domine qu'un sentiment de colère ou de crainte. On dirait qu'il parle d'un aïeul embarrassant ("Quand on le voit au G7, c'est un peu comme regarder votre père ivre qui se met à taper sur d'autres pères pendant un match de baseball") et pas un pourri fasciste. 

Dans les tranches de vie, le sketch sur les bizarreries du train new-yorkais marchait moyennement ("à Paris, vous vous sentez en sécurité sauf si vous avez par hasard eu la malchance de vous faire voler, à New York vous vous sentez inquiet même s'il ne se passe strictement rien qui puisse mériter d'appeler la police") mais un sketch encore plus banal sur les embarras du regard dans les transports reposait entièrement sur son génie comique. C'était un exemple où un autre humoriste ne pourrait pas réussir à lui voler cette blague ou la raconter avec les mêmes effets. Même chose pour le sketch du pilote qui demande en mariage son amie en plein vol. 

mardi 4 mars 2025

Épithalame

Anatole France a 32 ans quand il écrit un de ses premiers longs poèmes Les Noces corinthiennes en 1876. France se fonde sur un poème de Goethe, Die Braut von Korinth (1797) mais l'histoire est modifiée. C'est une tragédie quasiment nietzschéenne dans la Grèce christianisée du IVe siècle après JC, sur l'ascétisme et le paganisme, un conflit entre une mère chrétienne (Kallista) et sa fille (Daphné) qu'elle a juré de consacrer à Dieu. La vierge Daphné désire épouser son amant, Hippias, resté païen et elle va finir par se tuer à cause du voeu de sa mère. Dans la version de Goethe (comme dans l'original chez Phlégon), la jeune fille corinthienne revenait des morts comme Vampire et tuait son amant, bien qu'elle en soit toujours amoureuse - mais France ne garde pas cet élément fantastique ou gothique (Théophile Gautier s'était déjà inspiré des mêmes sources antiques dans sa nouvelle La morte amoureuse, 1836, où un prêtre tombe amoureux d'une spectre qui le vampirise). 

Fils d'un libraire légitimiste, Anatole a du mal à faire accepter son oeuvre et il est alors proche de Leconte de Lisle (1818-1894) - il vient de rejoindre le mouvement des Parnassiens et n'a que deux ans de moins que d'autres membres comme José-Maria de Hérédia et François Coppée. L'année suivante, Anatole épouse Valérie Guérin et leur mariage ne sera jamais heureux - ils finiront par divorcer après 16 ans de mariage en raison de ses nombreuses liaisons avec ses "Muses" et des actrices. 

L'épithalame est un chant pour un mariage. La musique de l'Épithalame est du compositeur Camille Benoît (1851-1923) et le deuxième paragraphe du texte a été retiré dans le livret d'Anatole France. 

Hymen, Hymen aux beaux flancs !
Hespéros se lève.
Viens à nous, la nuit est brève;
Hâte tes pieds blancs!

Hymen, Hymen, prince aux sandales d'or,
Hymen, Hyménée !
Reçois la vierge amenée
Qui te craint encor.  

La beauté qui brille en elle
Sied à ton dessein
Hymen, tire de son sein
La vie éternelle !

 Anatole France, Les Noces corinthiennes (1876)

 

dimanche 18 août 2024

Extra Life - The Refrain


Extra Life, un des groupes de Charlie Looker qui mélange Math Rock et Musique médiévale (il a mis en ligne son nouvel album de 2024 Sacred Vowel).

 

lundi 21 février 2022

Cardiacs - Odd Even

Cette chanson du très regretté virtuose Tim Smith (1961-2020) des Cardiacs, "Odd Even" (de leur album Sing to God, 1996), pourrait être à propos de Dune

No moist just dry fire
Midas feet were ruined
Merry Jesus brew in sent her soul by wire

One hand in mouth she dug into the sandy soil
All gently down she goes
And you were all fine dry worlds

All the wells are useless
And the thirsty omens don't smile on your kind

samedi 1 janvier 2022

Saint-Saëns: Bacchanale


Camille Saint-Saëns a séjourné longtemps en Orient, avec des douzaines de voyages en Egypte et Algérie (et il mourra d'ailleurs à Alger en 1920). Cette "Bacchanale" des adorateurs de Dagon dans l'opéra biblique Samson et Dalila (1877) est certes moins envoûtante et plus caricaturale que la célèbre Шехераза́да de Rimsky-Korsakov (1888) dans ce genre "orientalisant". 

La toison d'or - Jacques Brel

mardi 7 décembre 2021

Le dessin animé Marx

Pour le bicentenaire de la naissance de Karl Marx en 2018, la République populaire de Chine a produit un dessin animé en 7 épisodes sur sa vie : 领风者 (Lǐng fēng zhě, Le "Leader", celui qui inspire des vents nouveaux) C'est co-écrit par une équipe d'universitaires de "l'Académie des Sciences Sociales" et assez étrange parfois de détails (par exemple dans les premiers épisodes sur la formation philosophique qui présuppose beaucoup sur Kant, Hegel et les Jeunes Hégéliens). Le générique de fin se termine en propagande pro-chinoise pour nous rappeler qu'officiellement du moins la dictature ultralibérale demeure "marxiste" en théorie. 

mardi 31 août 2021

Une campagne filmée pour DreamSpace

Il y a 7 ans, j'avais parlé de mon admiration pour DreamSpace, un contexte pour le jeu Hillfolk où on joue une histoire à la Star Trek mais dans une onironef traversant l'Inconscient des Songes. Bien que je n'aime pas regarder de jeu de rôle en vidéo, je suis très content de voir qu'il y a une série de parties dans ce contexte, Endymion's Gate (filmées à l'époque du Premier Confinement). 

Malgré tout le côté si difficile à filmer des parties de jeu de rôle (temps morts, private jokes, l'intimité de personnes qui dialoguent), il y a des efforts spectaculaires de montage pour rendre cela visuellement attirant. 

(certes, je dois dire que même avec tous ces efforts, cela ne suffit pas pour moi, le jeu de rôle est une expérience très difficile à partager ou alors il faudrait vraiment un montage cinématographique, voire une sorte d'animation et on ne serait plus dans la partie filmée. Mais le succès de Critical Role et autres montrent que je ne suis pas du tout représentatif : il y a un public.)

lundi 30 novembre 2020

Bipartisme

(suite de mars dernier)

Nous dérivons en France comme dans d'autres pays (Italie, Brésil...) vers un système où il ne restera plus qu'une droite de gouvernement libéral-autoritaire et une fonction tribunitienne assurée par l'extrême droite à la place de la gauche (elle-même trop divisée et affaiblie pour incarner l'opposition, la gauche brahmane soutenant passivement la droite et la gauche populiste capable de dériver vers un soutien objectif à certains aspects d'un populisme généralisé). Je ne sais pas si ce n'est qu'une phase car c'est après tout très récent depuis quelques années. J'avais tendance à croire dans le passé que nos démocraties vieillissantes maintiendraient plus de social-démocratie parce qu'une société qui vieillit aurait besoin d'intervention de l'Etat pour protéger la solidarité. Mais les personnes âgées peuvent très bien séparer un socialisme pour eux et un laissez-faire pour les autres. 

J'aime bien la série de Science4All sur la démocratie et la théorie des jeux et je suis notamment convaincu que la notion de démocratie est en fait un "air de famille" et non un concept rigoureux, qui peut s'accommoder de très nombreuses manipulations des votes selon les suffrages ou le découpage électoral. L'alternative n'est pas binaire, "démocratie ou pas", mais à partir de quel degré la notion de démocratie devient-elle trop peu représentative dans sa sélection des élites oligarchiques. 

Son argument de départ est que les systèmes parlementaires ont trop tendance à reposer sur le bipartisme et que la bipolarisation aurait le défaut de trop simplifier l'offre politique en condamnant au Vote Utile : trop de citoyens seraient forcés de voter non pas pour leur choix mais contre certaines options. 

Là où son centrisme se voit est qu'il craint que la bipolarisation aille vers les extrêmes depuis la hausse de l'abstention et conduise à une guerre civile larvée, comme la guerre culturelle entre deux blocs. On se moque souvent de la droite US qui parle d'un "Marxisme Culturel" mais cela dérive de la conscience de cette bipolarisation. 

L'ennui des systèmes où le candidat de Condorcet devrait l'emporter (je ne sais plus si je n'ai déjà dit à l'époque de l'élection de Macron) est que cela aurait le défaut inverse de former un grand bloc centriste (comme ce que Palombarini appelle "le bloc bourgeois") qui serait inamovible. Au lieu d'un consensus avec rotation (comme en Suisse), on obtient un système susceptible d'une grande corruption, un monopartisme comme au Japon et dans une certaine mesure en Italie pendant la Première République d'avant Berlusconi. Et la seule solution pour en ressortir consiste alors à diviser à nouveau ce bloc et de faire ressortir les conditions d'un bipartisme. 

Macron était un candidat de Condorcet qui a gagné au second tour alors que Bayrou était un candidat de Condorcet qui n'a jamais réussi à dépasser le premier tour. Mais la Constitution idéale doit-elle assurer une dictature assurée de Bayrou ou au contraire permettre que ce ne soient pas toujours les mêmes qui gouvernent ? 

De ce point de vue, les vertus d'une Alternance me semblent peut-être supérieures aux vertus de la représentativité ou du consensus. Mais j'admets que cela sonne comme une sorte de conditionnement de la 5e République. 

vendredi 11 septembre 2020

Un peu de stoïcisme

Par Neil Cicierega (Lemon Demon)

vendredi 8 janvier 2016

Une chanson kantienne


Bill Bailey (un des humoristes dans l'excellente série Black Books) tente une chanson sur la Loi Morale kantienne.

 

vendredi 1 janvier 2016

Et pour commencer l'année

(via un fan de Runequest) une tentative de chanter l'épopée de Gilgamesh en Sumérien (dont on a aussi trouvé un nouveau fragment) et en s'accompagnant d'un instrument authentique, une sorte de long luth (d'après ce site sur la partition) !



Bonne année 2016 à tous.

Vous savez, à mon âge canonique, je ne me moque plus du tout des Français qui disent "Et la santé !". A la rigueur, il ne faut pas le dire en voulant jouer trop bien et sans faire semblant de donner le ton d'un paradoxe original au rituel familier.

jeudi 28 mai 2015

Pot au Feu


Dom Duff, "Kig ha Farz" ("Pot-au-feu" en breton).

mardi 21 octobre 2014

Procrastination sur YouTube





  • Au lieu de corriger mes copies pour dans deux semaines, j'ai passé ma journée à procrastiner en me demandant ce qu'allaient voir les Terriens dans 3 milliards d'années, quand le ciel nocturne n'aurait plus aucune galaxie lointaine (parce qu'elles auront définitivement quitté tout espoir d'être rattrapé par notre Sphère de Hubble). Certes, ils verront encore les étoiles les plus proches et ils auront eu des millions d'années pour se faire à l'idée.

  • J'ai aussi exploré des dessins animés américains des années 1960-1980.

    J'ignorais complètement qu'il y avait eu en 1967 un très bref dessin animé (produit par Filmation) sur The Atom, un de mes superhéros favoris. Les histoires ne sont pas terribles (euphémisme) mais l'atmosphère du vieux comic book est finalement assez bien reconstituée quand on pense à la briéveté du dessin animé (7 minutes). Ils ont l'air de faire de son pouvoir de miniaturisation un don inhérent et non un gadget tiré de sa ceinture.

    Dans la série Green Lantern de la même époque, le racisme est incompréhensible. Hal Jordan a normalement un ami d'origine inuit, Tom Kalmaku et dans le dessin animé il devient un Vénusien à la peau bleue nommé Kairo. Mais les Gardiens (qui, dans le comic book, ont la peau bleue) deviennent blancs.

    Super President (série de 67-68) avait un superhéros Président des USA qui pouvait changer les molécules de son corps (pouvoir assez original). Il doit vivre dans le futur ou une Terre Parallèle car, bien que son identité soit secrète, sa Maison Blanche a été modifiée pour ressembler davantage à un QG de superhéros. C'était produit par DePatie Freleng, c'est donc en théorie sans doute une propriété de Marvel (et donc de Disney aujourd'hui).

  • Il y a eu un univers de superhéros créé par la compagnie de dessins animés Filmation dans les années 1970. Ils sont surtout connus pour leurs dessins animés d'heroic fantasy He-Man/She-Ra, mais il avaient eu aussi
    (1) les Space Sentinels (trois humains choisis par des extraterrestres pour garder la Terre, Hercules (ce n'est pas le fils de Zeus, seulement un homonyme superfort et au look de surfer), Astraea (qui peut se métamorphoser en n'importe quoi) et Mercury (un superrapide).
    (2) la Freedom Force : la déesse et superhéroïne Isis (qui eut sa propre série télévisée comme rivale de Wonder Woman) recrute Hercules des Sentinels et y ajoute dans une Vallée du Temps des héros de différentes époques : le mage Merlin, Sinbad (qui semble n'avoir qu'un tapis magique, si j'ai bien compris) et Super Samurai, un jeune enfant japonais qui peut se transformer en un Samourai géant qui évoquerait à la fois un Mecha magique et la statue de (Dai)maijin.

    En passant, Alan Moore avait remplacé dans son pastiche de Superman, Supreme, la Legion of Superheroes du futur par une League of Infinity de diverses époques et je me demande maintenant s'il ne se souvenait pas de cette "Force de la Liberté" des dessins animés.
    La Ligue de l'Infini dont la base était hors du temps, comptait en plus de Supreme et Suprema selon les moments une douzaine de membres : Achille (à la place de Hercule), Aladin (à la place de Sinbad), Chu-Ko Liang (qui ressemblerait plus à Dédale ou à un inventeur génial à la Leonard de Vinci, il occupe peut-être la place de ce Super Samurai), Giganthro (un Néanderthal géant), Future Woman (Zayla Zarn du XXVe siècle, fondatrice de cette Ligue temporelle), Mata Hari, Wild Bill Hickok, Wilhelm Reich (qui a un rayon à "orgone" et qui doit correspondre aux fantasmes d'Alan Moore) et Witch Woman (Vivienne, une sorcière de Salem du XVIIe siècle, qui occupe donc la place de Merlin ou bien celle d'Isis).

    (3) Web Woman, une sorte de mélange entre Green Lantern (elle est recrutée par des extraterrestres assez inquiétants et reçoit un anneau qui contrôle les insectes) et d'Insect Queen (qui elle aussi tire ses pouvoirs d'un anneau). Elle apparaît en 1978, donc juste après que Marvel venait de faire paraître SpiderWoman (et j'ignore si Marvel l'a fait seulement pour les empêcher de l'appeler ainsi). Elle a une sorte de Spidermobile et un sidekick censé être insectoïde velu mais qui ressemble plus à un petit mammifère extraterrestre (entre rongeur et ourson) dans le genre d'ALF (qui n'apparaît qu'en 1986).
    (4) Manta, dernier survivant de Mu (à la place d'Atlantis chez Namor et Aquaman). C'est la destruction de Mu qui lui a donné ses pouvoirs d'hybride. Il a épousé Moray, une humaine de la surface élevée par des dauphins... Il faudrait faire un cross-over avec le dessin animé plus tardif des TigerSharks (voir plus bas).
    (5) SuperStretch et Microwoman sont aussi un couple marié de superhéros, comme Manta & Moray.
    (6) Dick Digit ne fut jamais diffusé et ils n'avaient produit que le Pilote de la série. C'était un extraterrestre humanoïde réduit de manière permanente à la taille d'un jouet (par des aliens qui doivent évoquer Brainiac miniaturisant Kandor dans Superman). Dernier suvivant de son monde, il était venu sur Terre dans un vaisseau minuscule où il se faisait passer pour une marionnette, allié d'un prestidigitateur de cirque nommé The Jester. Le crossover avec Microwoman s'impose clairement.

  • Je trouvais Spider-Man & His Amazing Friends (1981-1983) très médiocre mais je viens de découvrir la saison 3 qui est un peu mieux écrite, mieux intégrée dans l'univers Marve. Le style évoquerait même des numéros de Marvel Team-Ups de cette période.

  • Rankin / Bass a produit à partir de 1985 trois séries de superhéros dont le point commun était de ne pas être sur la Terre contemporaine et d'avoir une thématique "animalière". Contrairement aux séries de Filmation, ces trois séries sont passées brièvement en France.
    * ThunderCats (1985-1989, 130 épisodes, en France "Cosmocats") est l'histoire d'un groupe de six félins humanoïdes rescapés d'un autre monde et qui se sont enfuis dans ce qui semble être une Terre post-apocalyptique. Malgré ce contexte de SF, l'atmosphère est plutôt de l'heroic fantasy et le prince Lion doit garder son épée magique contre les mutants d'un sorcier-mommie. A la fin des 4 saisons, les ThunderCats réussissent à revenir chez eux et à recréer leur monde perdu.
    * SilverHawks (1986, 65 épisodes) se déroule dans un lointain futur dans une lointaine galaxie et ses héros sont tous des sortes de cyborgs qui se transforment en diverses formes d'oiseaux pour lutter contre la pègre interstellaire.
    * TigerSharks (1987, 26 épisodes) se passe sur une autre planète, un monde aquatique nommé simplement Watero. Les héros sont des Humains qui se servent d'une invention pour devenir des hybrides aquatiques et protéger les autochtones contre une invasion de Raies Manta intelligentes et divers autres criminels. C'est la première fois que je vois un héros inspiré du Requin (et plus précisément requin-taupe, mako) et pas du Dauphin. Il y a aussi dans l'équipe une femme pieuvre.
  • mardi 6 août 2013

    Woody Allen & Mahabharata

    (deux liens pris à Metafilter)


  • Moins subtil que le Spider-Man par Wes Anderson ou God of War par le même, et l'imitation de Woody Allen est un peu caricaturale. Mais il y a aussi plus d'efforts dans les dialogues et Rogue (Zelig?)/Diane Keaton est assez réussie.



  • Et ça y est, 18 Days, l'adaptation du Mahābhārata, en dessin animé par Grant Morrison (dont j'avais déjà parlé) commence à sortir en plusieurs épisodes sur YouTube
  • dimanche 1 juillet 2012

    Petit Neutrino


    Klaatu, Little Neutrino (1974, 2e version 2009)



    Across your open mind
    I trace erratic lines
    In motion and in time


    And now I'm passing through
    The one who's known as you
    And yet you'll never know I do


    vendredi 23 mars 2012

    [Tékumel] Kate Bush on Ksárul



    Who would have thought Kate Bush sang Hymns for Ksárul, the Doomed Prince of the Blue Room?




    "I spent a lot of my time looking at Blue,
    The colour of my Room and my Mood:
    Blue on the Walls, Blue out of my Mouth;
    The sort of Blue between clouds, when the sun comes out,
    The sort of Blue in those eyes you get hung up about."
    But the last part of the song (The colour of my heart when she's dead; Red in my mind when the jealousy flies) must be an obscure allusion to Vimúhla...

    jeudi 1 mars 2012

    "I'm crazy and I am right"



    Le doublage est particulièrement adapté pour Santorum, un candidat qui doit entendre des voix.



    Add.
    Sur un autre angle, The Onion revient aujourd'hui encore sur ses positions.

    mercredi 8 février 2012

    Miscellanées



  • Ce documentaire de la BBC de 1969 sur la notion de "Civilisation" a sans doute mal vieilli. Il veut défendre la vision si britannique que la Civilisation peut certes être un concept trop vague mais qu'une chose est sûre, c'est quand on l'a perdu (en gros, dans le documentaire, on l'a perdu pendant un temps de Boèce à Alcuin, ou d'Alaric à Charlemagne, dans les Âges Sombres jusqu'à ce que la flamme précaire soit ravivée lors des diverses Renaissances à répétition). Le mythe britannique est que bien entendu, ce furent notamment eux, les îles des franges occidentales, qui gardèrent la flamme au moment où le continent s'écroulait. Cela en ferait des héritiers légitimes de l'Empire romain et donc de l'Idée même de Civilisation (et la gallophobie britannique s'alimente en partie de cette concurrence de Londres et Paris depuis quatre siècles sur les discours de la nouvelle Rome). L'esthète conservateur Lord Kenneth Clark (qui parle atterré juste après les Evénements de 1968) y définit la civilisation par une curieuse genèse émotive, peut-être humienne, comme ce qui lutte en nous contre divers mouvements de dissolution, contre la crainte et contre l'ennui, la crainte primitive devant la sauvagerie et l'ennui sophistiqué d'une nouvelle barbarie. Mais où ai-je entendu parler de ce terme de "civilisation", je ne sais plus.

  • Marie-Luce Penchard, Ministre de l'Outre-Mer, déclare dans un communiqué qu'elle a eu honte du "point Godwin" de Serge Letchimy "en tant qu'ultramarine". Non, elle n'a pas le lien dans ce communiqué, ce serait hors-sujet.

    En plus, chacun sait qu'elle considérait son poste ministérielle comme un moyen d'avantager la Guadeloupe par rapport aux autres territoires de l'Outre-Mer (même si la Guadeloupe n'a pas été dupe et qu'elle n'y a été soutenu que par un septième des électeurs), donc elle ne peut pas approuver un Martiniquais !

    Par ailleurs, je pense que Madame Penchard ne devra plus rester très longtemps au gouvernement.

  • vendredi 2 décembre 2011

    Yaourtophonie



    Le zapping vient de refaire passer la chanson absurde Svalutation (1976) d'Adriano Celentano il Molleggiato, mais quatre ans avant, il avait déjà fait le sommet de la chanson en "yaourt" ou du puirt à beu, Prisencolinensinainciusol.

    Prisencolinensinainciusol est censé représenter la manière dont la langue anglaise sonne pour un Italien. Comme les Américains aiment les soramimi (retranscrire directement phonétiquement dans votre langue les paroles d'une langue étrangère, comme par exemple Benny Lava), il était normal que cela fasse un cercle complet et que le yahourt censé faire anglais fasse ensuite un "mondegreen" censé le retranscrire tel quel.