COMPOSES INHIBITEURS SPECIFIQUES DE LA PHOSPHOLIPASE A2
La présente invention concerne de nouveaux composés inhibiteurs spécifiques de la phospholipase A2 , leur procédé de préparation, des compositions les contenant et leur utilisation notamment en thérapie de pathologies inflammatoires.
Agissant suite à la pénétration dans l'organisme d'agents pathogènes ou encore à des stimuli inflammatoires tels que traumatisme, brûlure ou irradiation, les phospholipases A2 (PL-A2) sont des enzymes qui sont impliqués dans beaucoup d'autres processus biologiques et biochimiques englobant l'agrégation plaquettaire, la digestion des lipides d'origine alimentaire et le métabolisme des phospholipides membranaires. La toxicité des venins de serpents, d'abeille Apis melifera et du saurien Heloderma suspectum est liée à la présence de PLA2 dans les sécrétions salivaires. Ces enzymes sont également impliqués dans la transduction de signaux d'origine cellulaire et dans les phénomènes mitotiques.
Les phospholipases appartiennent à la classe des estérases. On y distingue deux sous-classes à savoir, d'une part, les phosphodiestérases regroupant les phospholipases C et D et, d'autre part, les acylhydrolases rassemblant les phospholipases Ai, A2 et B. Les phospholipases A2 sont des enzymes ubiquitaires des organismes eucaryotes supérieurs. Elles hydrolysent de manière spécifique la liaison ester en position sn-2 des phospholipides de la série L, libérant d'une part un acide gras et un lysophospholipide d'autre part.
Quand l'acide gras est l'acide arachidonique (AA), celui-ci est le précurseur majeur des eicosanoïdes (Prostaglandines, Prostacyclines, Thomboxanes, Leucotriènes, etc) encore appelés médiateurs lipidiques de l'inflammation. Quand le lysophospholipide est le lyso-PAF, il peut donner naissance au PAF, autre médiateur important de l'inflammation.
La diversité des enzymes dans cette superfamille, leur implication dans nombre de pathologies et surtout leur présence en abondance dans les foyers inflammatoires font aujourd'hui de ces protéines, l'objet d'attentions particulières et, depuis quelques décennies, la cible de plusieurs organismes de recherche.
Les phospholipases sont classées en deux groupes à savoir, d'une part, les phospholipases A2 extracellulaires ou sécrétées et, d'autre part, les phospholipases A2 intracellulaires ou cytosoliques.
Les phospholipases A2 sécrétées forment une famille homogène de protéines dont le poids moléculaire est compris entre 12 et 18 kDa. Ces enzymes possèdent un grand nombre de résidus cystéine établissant des ponts disulfure qui leur confèrent une grande résistance à la dénaturation.
Une centaine d'entre elles a été séquencée. Elles sont toutes formées d'une seule chaîne polypeptidique d'environ 120 acides aminés précédée d'une séquence signal de 20 acides aminés nécessaires à l'excrétion. Même si des différences de séquences peuvent être observées au sein de la structure primaire des PLA2, 21 acides aminés et notamment 10 cystéines sont fortement conservés.
Suivant leur origine, on distingue :
- les phospholipases A2 pancréatiques dont la fonction digestive des phospholipides émulsifiés par les sucs biliaires a été établie;
- les phospholipases A2 de venins d'insectes et de reptiles connues pour leur rôle dans la digestion des proies. La toxicité (neurotoxicité, myotoxicité, cardiotoxicité) de certaines d'entre elles a été établie;
- les phospholipases A2 de mammifères présentes dans les fluides corporels et sécrétées par les cellules intervenant dans l'inflammation telles que les plaquettes, les leucocytes polymorphonucléaires et les macrophages.
Selon leur structure primaire les phospholipases A2 ont été classées en trois groupes :
- les phospholipases A2 de groupe I (PLA2-I) possédant 7 ponts disulfure avec un pont disulfure caractéristique entre les cystéines 11 et 77. Ce groupe rassemble essentiellement les PLA2 de venin d'Elapidae et d'Hydrophiidae et les PLA2 pancréatiques de mammifères;
- les phospholipases A2 de groupe II (PLA2-II) caractérisées par un pont disulfure entre les cystéines 50 et C-terminale. Ce groupe englobe les PLA2 de venins de Crotalidae et de Viperidae ainsi que les PLA2 sécrétées non pancréatiques de mammifères (snpPLA2). Un segment particulier entre les résidus
54 et 66 appelé boucle d'Elapidae permet de distinguer les deux sous-groupes. Comme pour le groupe I, elles possèdent 7 ponts disulfure;
- les phospholipases A2 de groupe III (PLA -III) possèdent une chaîne polypeptidique de 128 acides aminés avec 4 à 5 ponts disulfure. Ce groupe réunit les PLA2 des venins d'abeille Apis melifera, et du lézard Heloderma suspectum;
- plus récemment, d'autres groupes de PLA2 ont été décrits. Chez l'homme, les PLA2 V et X constituent de nouveaux groupes de PLA2 sécrétées.
Le groupe II des PLA2 revêt une importance capitale puisqu'il englobe la PLA2 sécrétée non pancréatique soupçonnée de jouer un rôle dans les pathologies inflammatoires.
En particulier, la PLA2 sécrétée non pancréatique (PLA2snp) joue un rôle primordial dans la propagation et l'amplification de l'inflammation. Dans de nombreux états pathologiques, il existe en effet une corrélation entre le niveau de PLA2snp circulante et la sévérité de la maladie. C'est le cas dans le choc septique, que sa cause en soit une infection, une péritonite, la malaria ou même une intoxication à l'aspirine où le taux élevé de cet enzyme contribue au collapsus respiratoire, à l'hypotension, au syndrome de détresse respiratoire et à la mortalité. Dans la polyarthrite rhumatoïde, la PLA2snp s'accumule dans le cartilage, la matrice articulaire et extraarticulaire, les chondrocytes et le fluide synovial, et le niveau de cet enzyme dans la circulation est en rapport avec la taille et le nombre d'articulations enflammées. Au niveau des voies respiratoires et du poumon, elle est impliquée dans l'asthme, la rhinite allergique, la lésion aiguë du poumon, le syndrome de détresse respiratoire et l'asbestose. Dans le système cardiovasculaire, elle est activée durant l'ischémie et joue un rôle dans le dépôt de lipoprotéines de haute densité dans l'athérosclérose et dans la morbidité cardiovasculaire. Dans le tractus gastrointestinal, on la retrouve en concentration élevée dans la maladie de Crohn, les colites ulcératives et les inflammations intestinales ainsi que dans la cirrhose et la pancréatite aiguë. Dans le psoriasis, on observe un accroissement de son activité au niveau des lésions de la peau. Enfin, dans le cerveau, elle serait impliquée dans les lésions cellulaires et tissulaires de l'ischémie cérébrale et de la schizophrénie.
L'inflammation est un processus bénéfique pour l'organisme mais qui cependant a tôt fait d'échapper au contrôle du métabolisme et donc de déboucher sur des complications sévères qualifiées de pathologies inflammatoires. Dans le cadre de la lutte contre ces pathologies qui impliquent l'activité des PLA2 et plus particulièrement celle des PLA2 sécrétées non pancréatiques, des efforts importants de la recherche scientifique ont permis depuis plusieurs décennies de recenser nombre de molécules capables d'inhiber l'activité des PLA2. Ainsi, plusieurs inhibiteurs naturels et synthétiques agissant de façon plus ou moins directe ont montré des activités anti-PLA2 intéressantes.
Les inhibiteurs indirects agissent soit en modifiant l'organisation du substrat phospholipidique (anesthésiques locaux, antimalariaux, antipsychotiques, antibiotiques) soit en antagonisant le calcium dont l'enzyme a besoin pour fonctionner (bepridil, verapamil). Les inhibiteurs directs agissent par le biais d'une interaction directe avec l'enzyme, qu'elle soit covalente (bromure de parabromophénacyle) ou non (thiélocine Aiβ, analogues phospholipidiques, inhibiteurs synthétiques).
Parmi les produits déjà connus en tant qu'inhibiteurs de l'activité des PLA2 certains ont montré des propriétés intéressantes en antagonisant cet enzyme, tels que des produits naturels (vitamines A et E, les antioxydants gossipol, quercetine et acide nordihydro-guaiarétique et autres thiélocines, ochnaflavone, héparine, colchicine, cinatrines, acide aristolochique, les peptides duramycine, cinnamycine, protamine lipocortines, cratapotine) ou des produits synthétiques (analogues de produits naturels antiinflammatoires non stéroïdiens classiques : sulindac, tiaramide, indométhacine; antagonistes des leucotriènes; antagonistes de lipoxygénase ou de cycloxygenase; diacylpyrroles; dérivés de l'acide benzoylacrylique).
Cependant, la majorité de ces produits déjà connus ne sont pas spécifiques de la PLA2snp de groupe II mais inhibent aussi la PLA2 pancréatique de groupe I. Certains même ne sont pas spécifiques des PLA2 mais agissent aussi sur d'autres phospholipases, les PLC et D, ou d'autres enzymes tels que cycloxygenase, lipoxygénase etc.
On a maintenant trouvé de manière tout à fait surprenante et inattendue, compte tenu en particulier de la grande diversité des structures susceptibles d'agir sur les PLA2, que certaines nouvelles structures, avantageusement beaucoup plus simples, permettent d'obtenir un degré d'activité inhibitrice des PLA2 au moins égal sinon supérieur. En outre, ces nouveaux composés peuvent présenter une spécificité jusqu'à 100% sur les enzymes de groupe II.
En particulier, ces nouvelles structures sont avantageusement des composés inhibiteurs spécifiques de la PLA2snp totalement inactifs sur la PLA2 pancréatique. La présente invention a ainsi pour objet des composés caractérisés en ce qu'ils répondent à la formule générale
dans laquelle :
X est choisi dans le groupe constitué par O, S, NH, NR0 et CR1 R2 , R0 représentant soit un groupe alkyle linéaire ou ramifié ayant de 1 à 6 atomes de carbone, soit un groupe alkényle linéaire ou ramifié ayant de 1 à 6 atomes de carbone, Ri et R2 formant ensemble, avec l'atome de carbone de l'hétérocycle, C=CRrR2' avec Rr et R2' , identiques ou différents, représentant un atome d'hydrogène, un groupe alkyle linéaire ou ramifié ayant de 1 à 6 atomes de carbone ou un cycle ou hétérocycle aromatique substitué ou non substitué, ou Ri et R2 , identiques ou différents, représentant un atome d'hydrogène ou un groupe alkyle linéaire ou ramifié ayant de 1 à 6 atomes de carbone ou un groupe alkényle linéaire ou ramifié ayant de 1 à 6 atomes de carbone;
Y est choisi dans le groupe constitué par C=0, C=S, S=O et CR3R4 t R3 et R4 formant ensemble, avec l'atome de carbone de l'hétérocycle, C=CR3'R4' avec R3' et
R4' , identiques ou différents, représentant un atome d'hydrogène, un groupe alkyle linéaire ou ramifié ayant de 1 à 6 atomes de carbone ou un cycle ou hétérocycle aromatique substitué ou non substitué, ou R3 et R4 , identiques ou différents, représentant un atome d'hydrogène ou un groupe alkyle linéaire ou ramifié ayant de 1 à 6 atomes de carbone;
R est choisi dans le groupe constitué par les groupes alkyle linéaires ou ramifiés ayant de 1 à 19 atomes de carbone, les groupes hydrocarbonés mono- ou polyinsaturés, linéaires ou ramifiés, ayant de trois à 19 atomes de carbone, et les groupes ayant pour formules (II) , (IV) à (XIV) :
H
R'
H
dans lesquelles formules (II) et (IV) à (XIV)
R' est choisi dans le groupe constitué par les groupes alkyle linéaires ou ramifiés, ayant de 1 à 18 atomes de carbone, les groupes polyéther de même longueur, les groupes polyaryle et les groupes aryl-alkyl, aryl-B-alkyl, alkyl-B-alkyl, alkyl-B-aryl et aryl-B-aryl pour lesquels "aryl" représente un groupe aryle ayant de 5 à 10 chaînons, "alkyl" représente un groupe alkyle linéaire ou ramifié ayant de 1 à 10 atomes de carbone et "B" est choisi dans le groupe constitué par O , S , NH , NR9 , O-CO , CO- O , NH-CO-0 et O-CO-NH avec R9 représentant un groupe alkyle linéaire ou ramifié ayant de 1 à 6 atomes de carbone ;
R'i dans la formule (IV) représente l'une des significations possibles de R' avec R' et R'i étant identiques ou différents,
Z est choisi dans le groupe constitué par O, S, Se, (CH2)n avec n étant un nombre entier compris entre 1 et 6, et NRs où Rδ représente un atome d'hydrogène ou un groupe alkyle linéaire ou ramifié ayant de 1 à 10 atomes de carbone;
Zi dans la formule (IV) représente l'une des significations possibles de Z avec Z et Z\ étant identiques ou différents,
W représente NR7 t avec R7 représentant un atome d'hydrogène ou un groupe alkyle linéaire ou ramifié ayant de 1 à 6 atomes de carbone, ou W représente (CR5R6)m avec m étant un nombre entier ayant une valeur comprise dans la gamme allant de 0 à 6 et avec , lorsque m est différent de 0, R5 et R6 . identiques ou différents, représentant un atome d'hydrogène ou un groupe alkyle linéaire ou ramifié ayant de 1 à 6 atomes de carbone,
Par "groupe aryle" dans la définition de R', on entend tout composé aryle connu de l'homme du métier, en particulier le groupe phényle, naphtyle, phényl- phényle (ou biphényle) ou encore un aryle hétérocyclique tel que le groupe indolyle. Par "groupes polyéther de même longueur", on entend selon l'invention, pour la définition de R' , des groupes polyéther, linéaires ou ramifiés, comprenant un nombre de C et/ou O total compris entre 1 et 18.
De préférence, les composés de la formule (I) ci-dessus sont tels que X est O ou S, avec Y est C=0 ou S=0 lorsque X est O et Y est C=O lorsque X est S. De préférence également, les composés de la formule (I) ci-dessus sont tels que X est CR1 R2 avec Ri et R2 , identiques ou différents, représentant un groupe alkyle linéaire ou ramifié ayant de 1 à 3 atomes de carbone ou un groupe alkényle linéaire ou ramifié ayant de 1 à 3 atomes de carbone.
De préférence également, les composés de la formule (I) ci-dessus sont tels que X est NH ou NR0 , R0 représentant soit un groupe alkyle linéaire ou ramifié ayant de 1 à 3 atomes de carbone soit un groupe alkényle linéaire ou ramifié ayant de 1 à 3 atomes de carbone.
De préférence encore, les composés de la formule (I) ci-dessus sont tels que Y est CR3R4 avec R3 et R4 , identiques ou différents, représentant un groupe alkyle linéaire ou ramifié ayant de 1 à 3 atomes de carbone.
Le groupe R dans les composés de la formule (I) ci-dessus est en particulier un groupe de l'une des formules (II) et (IV) à (XIV) ci-dessus où W représente NR7 , avec R7 représentant un atome d'hydrogène ou un groupe alkyle linéaire ou ramifié ayant de 1 à 6 atomes de carbone, ou W représente (CRsR6)m avec m étant un nombre entier ayant une valeur comprise dans la gamme allant de 1 à 6, R5 et 6 .
identiques ou différents, représentant un atome d'hydrogène ou un groupe alkyle linéaire ou ramifié ayant de 1 à 6 atomes de carbone.
Le groupe R dans les composés de la formule (I) ci-dessus est en particulier un groupe de l'une des formules (II) et (IV) à (XIV) ci-dessus où W est (CR5R6)m avec m étant un nombre entier ayant une valeur comprise dans la gamme allant de 1 à 6 et de préférence de 1 à 3 et R5 et R6 . identiques ou différents, représentant un atome d'hydrogène ou un groupe alkyle linéaire ou ramifié ayant de 1 à 6 et de préférence de 1 à 3 atomes de carbone.
Par ailleurs, le groupe R dans les composés de la formule (I) ci-dessus représente un groupe de l'une des formules (II) et (IV) à (XIV) ci-dessus où W est
NR7 avec R7 représentant un groupe alkyle linéaire ou ramifié ayant de 1 à 6 et de préférence de 1 à 3 atomes de carbone.
Selon un mode de réalisation particulier de la présente invention, les composés de la formule (I) ci-dessus sont tels que R est un groupe de l'une des formules (II) et (IV) à (XIV) ci-dessus où R' comporte en outre au moins un groupe fonctionnel latéral (c'est-à-dire non en position terminale) et/ou en position terminale
(c'est à dire à l'extrémité de R' opposée à celle en liaison avec Z) choisi dans le groupe constitué par les groupes fonctionnels alcool, thiol, acide carboxylique, aminé, amide et les sels de ceux-ci. En particulier, le composé de formule (I) est tel que R est un groupe de formule choisie parmi les formules (II) et (IV) à (XIV) ci-dessus, Z représentant NR8 où R8 représente un atome d'hydrogène ou un groupe alkyle linéaire ou ramifié ayant de 1 à 6 atomes de carbone.
En particulier, le composé de formule (I) est tel que X ne peut représenter CR1R2 lorsque Y représente CR3R .
En particulier encore, le composé de formule (I) est tel que lorsque R est un groupe de formule choisie parmi les formules (II) à (XIV) ci-dessus, où W est
(CR5R6)m avec m ayant la valeur zéro, alors R' est différent d'un groupe méthyle ou éthyle. Selon un mode de réalisation particulièrement avantageux de la présente invention les composés de la formule (I) ci-dessus sont choisis dans le groupe constitué par :
a) la 4,5-dihydro-3-(4'-tétradécyloxybenzyl)-1 ,2,4[4/- ]-oxadiazol-5-one; b) la 4,5-dihydro-3-(4'-tétradécyloxyphényl)-1 ,2,4[4H]-oxadiazol-5-one; c) la 4,5-dihydro-3-(4'-tétradécyloxyphénéthyl)-1 ,2,4[4/-/ ]-oxadiazol-5- one; d) la 4,5-dihydro-3-(α-méthyl-4'-tétradécyloxybenzyl)-1 ,2,4[4/-/]-oxadiazol-
5-one; e) la 4,5-dihydro-3-(α,α-diméthyl-4'-tétradécyloxybenzyl)-1 ,2,4[4H]- oxadiazol-5-one; f) la 2,3-dihydro-2-oxo-4-(4'-tétradécyloxybenzyl)-1 ,2,3,5[3/-//- oxathiadiazole; g) la 4,5-dihydro-3-(4'-tétradécyloxybenzyl)-1 ,2,4[4H]-thiadiazol-5-one; h) la 4,5-dihydro-3-(4-(5-indol-1 '-ylpentyloxy)benzyl)-1 ,2,4[4H]-oxadiazol- 5-one ; i) la 4,5-dihydro-3-(2-méthoxy-4-tétradécyloxybenzyl)-1 ,2,4[4H]- oxadiazol-5-one ; j) la 4,5-dihydro-3-(4-(14-hydroxytétradécyloxy)benzyl)-1 ,2,4[4H]- oxadiazol-5-one ; k) la 4,5-dihydro-3-(4-dodécyloxynaphthyl)-1 ,2,4[4H]-oxadiazol-5-one ; et
I) la 4,5-dihydro-3-(4-diheptylaminobenzyl)-1 ,2,4[4H]-oxadiazol-5-one. La présente invention a tout particulièrement pour objet les composés de formule (I) tels que décrits ci-dessus, étant entendu que :
- lorsque X est O, S, NH ou NCH3, et Y est C=O alors R est différent du groupe éthyle;
- lorsque R est un groupe de formule choisie parmi les formules (II) et (IV) à (XIV) ci-dessus, où W est (CR5R6)m avec m ayant la valeur zéro, alors R' est différent d'un groupe méthyle ou éthyle;
- X ne peut représenter CRτR2 lorsque Y représente CR3R ;
- lorsque X est O et Y est S=0 alors R est différent d'un groupe alkyle en C3- C5 linéaire; - lorsque X est O et Y est C=O, alors R est différent du groupe méthyle ou du groupe butyle linéaire;
- lorsque X est S et Y est C=O alors R est différent du groupe méthyle;
- lorsque X est NH et Y est C=O alors R est différent du groupe 2- C2H5OC6H4NH .
Bien entendu, l'homme du métier comprendra à la lecture de la formule générale (I) ci-dessus que les formes tautomères éventuelles des composés respectifs font partie intégrante de la présente invention. On peut citer tout particulièrement les formes tautomères alcool (iminol) dans le cas des dérivés de 1 ,2,4[4H]-oxadiazol-5-ones.
La présente invention a également pour objet un procédé de préparation des composés de formule (I) décrits ci-dessus. D'une manière générale, comme cela est illustré par les exemples ci- après, ce procédé de préparation est caractérisé en ce qu'il comprend les étapes consistant : a) soit à faire réagir du chlorhydrate d'hydroxylamine sur un dérivé de formule R-CN où R est défini comme précédemment pour former l'oxime intermédiaire correspondant, puis à soumettre cet oxime à une cyclisation par réaction avec un chlorocarbonate (ou chloroformiate) suivie d'un chauffage à une température suffisante pour obtenir une cyclisation pratiquement complète; b) soit à faire réagir un halogénure de cyanogène (de préférence du bromure de cyanogène Br-CN) sur un dérivé de formule R-NH2 où R est défini comme précédemment, pour former le cyanamide substitué correspondant R-NH-CN puis à soumettre ce cyanamide substitué à une cyclisation comme dans a) ci-dessus (réaction avec du chlorhydrate d'hydroxylamine puis cyclisation avec un chlorocarbonate suivie d'un chauffage à une température suffisante pour obtenir une cyclisation pratiquement complète); c) soit à faire réagir un tri(alkyl en CrC4)aluminium (de préférence du triméthylaluminium) et de l'éthylène diamine sur un dérivé de formule R-C02Et où R est défini comme précédemment.
Les produits de départ pour les étapes de procédé ci-dessus peuvent être préparés selon des méthodes bien connues de l'homme du métier (voir en particulier les exemples 1 à 7 et 8 à 13 ci-après).
La présente invention a en outre pour objet une composition caractérisée en ce qu'elle comprend au moins un des composés de formule générale (I)
décrits ci-dessus étant entendu que X ne peut représenter CRιR2 lorsque Y représente CR3R .
Plus particulièrement, cette composition comprend en outre au moins un excipient choisi dans le groupe constitué par les excipients pharmaceutiquement acceptables et les excipients cosmétiquement acceptables.
La présente invention a ainsi pour objet une composition pharmaceutique ou cosmétique, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins un des composés de formule (I) décrits ci-dessus et en ce qu'elle comprend en outre au moins un excipient choisi dans le groupe constitué par les excipients pharmaceutiquement acceptables et les excipients cosmétiquement acceptables, étant entendu que X ne peut représenter CR^ lorsque Y représente CR3R4 .
Lorsque la composition selon l'invention comprend au moins un excipient pharmaceutiquement acceptable, il s'agit en particulier d'un excipient approprié pour une administration de la composition par voie topique, d'un excipient approprié pour une administration de la composition par voie orale et/ou d'un excipient approprié pour une administration de la composition par voie parentérale. Enfin, faisant en particulier référence à l'étude d'activité biologique ci- après, la présente invention a encore pour objet un composé de formule générale (I) telle que décrite ci-dessus, pour son utilisation en tant que principe thérapeutiquement actif dans un médicament, étant entendu que X ne peut représenter CR^ lorsque Y représente CR3R . Plus particulièrement, l'invention a pour objet l'utilisation d'au moins un composé de formule générale (I) telle que décrite ci-dessus, pour la préparation d'une composition, médicament ou cosmétique, destinée à inhiber l'activité des PLA2 , en particulier des PLA2 de groupe II, et de préférence d'une composition, médicament ou cosmétique, destinée à inhiber spécifiquement l'activité des PLA2 sécrétées non pancréatiques.
La présente invention a également pour objet l'utilisation d'au moins un composé de formule générale (I) telle que décrite ci-dessus, pour la
préparation d'un médicament destiné au traitement de l'inflammation, notamment de l'inflammation chronique et de l'inflammation aiguë, c'est à dire en particulier des pathologies inflammatoires dans lesquelles s'avère être impliquée la PLA2 sécrétée non pancréatique. II s'agit donc tout particulièrement des pathologies inflammatoires mentionnées ci-dessus, à savoir la polyarthrite rhumatoïde, le choc septique, que sa cause en soit une infection, une péritonite, la malaria ou même une intoxication à l'aspirine, le collapsus respiratoire, l'hypotension, le syndrome de détresse respiratoire, l'asthme, la rhinite allergique, la lésion aiguë du poumon, l'asbestose, l'ischémie, la morbidité cardiovasculaire, la maladie de Crohn, les colites ulcératives, les inflammations intestinales, la cirrhose, la pancréatite aiguë, le psoriasis et enfin les lésions cellulaires et tissulaires de l'ischémie cérébrale et de la schizophrénie.
La présente invention a enfin pour objet l'utilisation d'au moins un composé de formule générale (I) telle que décrite ci-dessus, pour la préparation d'un médicament destiné au traitement des troubles rhumatismaux.
La présente invention a également pour objet l'utilisation d'au moins un composé de formule générale (I) telle que décrite ci-dessus, pour la préparation d'une composition cosmétique destinée au traitement de l'inflammation, notamment de l'inflammation chronique et de l'inflammation aiguë.
Les exemples suivants sont destinés à illustrer la présente invention et ne doivent en aucun cas être interprétés comme pouvant en limiter la portée.
Exemple 1 : Préparation de la 4,5-dihvdro-3-(4'-tétradécyloxybenzv0-1 ,2,4r4/-/1- oxadiazol-5-one
(composé de formule (I) dans laquelle X = O, Y = C=O, R = 4- tétradécyloxybenzyle, soit n = 14, m = 1 , R5 = R6 = H, Z = O)
1.1 - Préparation du 4-tétradécyloxyphénylacétonitrile
Dans un ballon de 250 ml, 6 g (45,1 mmoles) de 4-hydroxyphénylacétonitrile sont dissous dans 30 ml d'éthanol absolu. La solution est refroidie dans la glace et
1 ,9 g (47,3 mmoles) de soude en pastilles dissous dans 20 ml d'éthanol est additionné goutte à goutte. Le mélange est agité pendant 15 minutes puis l'éthanol est éliminé sous pression réduite. Au résidu repris dans 50 ml de diméthylformamide (DMF), on ajoute goutte à goutte 14,1 ml (47,3 mmoles) de 1-bromotétradécane et le mélange est agité à température ambiante pendant 48 h. Après dilution avec 200 ml d'eau, le produit est extrait avec 200 ml d'acétate d'éthyle et 100 ml de dichlorométhane. Les phases organiques sont lavées à l'eau salée et séchées sur MgSθ4. Après filtration et évaporation des solvants, on obtient 17,11 g de produit brut et une chromatographie sur colonne de gel de silice utilisant 20% de dichlorométhane dans l'éther (éther de pétrole) comme éluant permet de récupérer 7,09 g de cristaux blancs. Rendement : 48 %. Point de fusion : 64°C. Rf = 0,75 (MeOH/CH2Cl2, 5:95, v/v).
1.2 - Préparation du 4-tétradécyloxyphénylacétamidoxime Dans un ballon de 500 ml, on mélange 10 g (30,4 mmoles) de 4- tétradécyloxyphénylacétonitrile, 22 g (157,5 mmoles) de K2CO3, 10,94 g (157,5 mmoles) de chlorhydrate d'hydroxylamine et 250 ml d'éthanol absolu. Le mélange est chauffé à reflux pendant 18 h sous agitation magnétique. La solution est filtrée à chaud et les sels sont rincés à l'éthanol chaud. L'oxime cristallise rapidement en refroidissant. Après filtration et lavage à l'éthanol froid, on obtient 6,5 g de cristaux blancs. Rendement : 59%. Point de fusion : 102°C. Rf : 0,2 (MeOH/CH2Cl2, 5:95, v/v).
1.3 - Préparation de la 4,5-dihydro-3-(4'-tétradécyloxybenzyl)- 1 ,2,4[4/-/ ]-oxadiazol-5-one
Dans un ballon rodé de 100 ml refroidi dans la glace, on introduit 6,5 g (18 mmoles) de 4-tétradécyloxyphénylacétamidoxime, 1 ,5 ml (19,7 mmoles) de pyridine et 50 ml de DMF. On ajoute goutte à goutte 3,52 ml (18 mmoles) de chloroformate de 2-éthylhexyle. Après 45 min d'agitation magnétique à 0°C, puis 45 min à température ambiante, le mélange est dilué à l'eau (200 ml) et extrait à l'acétate d'éthyle. La phase organique est lavée à l'eau saturée en chlorure de sodium, séchée sur MgSθ4, filtrée et évaporée. Le résidu est repris dans 80 ml de xylène et
chauffé à reflux (120°C) pendant 2 h sous agitation magnétique. Le xylène est évaporé à la pompe à palette et la purification du produit sur colonne de gel de silice éluée au dichlorométhane permet d'obtenir 4,9 g du composé terminal. Rendement : 70%. Point de fusion : 121 °C. Rf : 0,58 (MeOH/CH2Cl2, 5:95, v/v).
IR (KBr) : 3371 (N-H), 1726 (C=0), 1599, 1515 (C=C), 1460 (C=N) cm"1. RMN 1 H (200 MHz, CDCI3, HMDS) δ ppm : 7 (d, 2H, H aromatiques), 6,81 (d, 2H, H aromatiques), 3,86 (t, 2H, CH2O), 3,73 (s, 2H, PhCH2), 1 ,70 (m, 2H, CH2-C-O), 1 ,28 (large s, 22H, CH2), 0,81 (t, 3H, CH3).
Exemple 2 : Préparation de la 4,5-dihvdro-3-(4'-tétradécyloxyphényl)-1 ,2,4f4 -1- oxadiazol-5-one
(composé de formule (I) dans laquelle X = O et Y = C=O, R = 4- tétradécyloxyphényle, soit n = 14, m = 0, Z = O)
2.1 - Préparation du 4-tétradécyloxybenzonitrile
Dans un erlenmeyer de 500 ml refroidi dans de la glace, on suspend 20 g (0,5 mole) d'hydrure de sodium (60% dans l'huile de paraffine) dans 100 ml de diméthylformamide (DMF). Le mélange est agité 5 min à 0°C puis 59,5 g (0,5 mole) de 4-cyanophénol dissous dans 100 ml de DMF sont ajoutés goutte à goutte à 4°C. Lorsque le dégagement d'hydrogène s'arrête, on ajoute goutte à goutte et à température ambiante, 139 g (0,5 mole) de bromure de tétradécane et le mélange est agité pendant 7 h à la même température. Le DMF est évaporé et le résidu, repris à l'éther est lavé à l'eau. La phase organique est séchée sur MgSO4, filtrée, évaporée pour donner 139,5 g du nitrile qui cristallise dans l'hexane sous forme de cristaux blancs. Rendement : 95%. Point de fusion : 54,8°C.
2.2 - Préparation de la 4-tétradécyloxybenzamidoxime
Elle s'effectue comme dans l'étape 1.2 de l'exemple 1. A partir de 30 g (95,2 mmoles) de 4-tétradécyloxybenzonitrile, 65,6 g (475,2 mmoles) de K2CO3, 33 g
(475,2 mmoles) de chlorhydrate d'hydroxylamine et 300 ml d'éthanol absolu, on
obtient 25,1 g de cristaux blancs de l'oxime. Rendement : 76%. Point de fusion : 110°C.
2.3 - Préparation de la 4,5-dihydro-3-(4'-tétradécyloxyphényl)-1 ,2,4 [ΛH\- oxadiazol-5-one
Elle s'effectue comme dans l'étape 1.3 de l'exemple 1. A partir de 0,5 g (1 ,44 mmoles) de 4-tétradécyloxybenzamidoxime, on obtient 0,27 g du composé titre. Rendement : 50%. Point de fusion : 151 °C.
IR (KBr) : 3080 (O-H), forme tautomère, 1730 (C=0), 1616, 1525 (C=C), 1469 (C=N) cnr1.
RMN 1 H (200 MHz, CDCI3, HMDS) δ ppm : 7,72 (d, 2H, H aromatiques), 7,00 (d, 2H, H aromatiques), 4,00 (t, 2H, CH2O), 1 ,71 (quintuplet qt, 2H, CH2-C-O), 1 ,23 (large s, 22H, CH2), 0,82 (t, 3H, CH3).
Exemple 3 : Préparation de la 4,5-dihvdro-3-(4'-tétradécyloxyphénéthyl)-1 ,2,4f4/-/ 1- oxadiazol-5-one
(composé de formule (I) dans laquelle X = O et Y = C=O, R = 4- tétradécyloxyphénéthyle, soit n = 14, m = 2, R5 = RQ = H, Z = O)
3.1 - Préparation du 3-(4'-tétradécyloxyphényl)propionitrile Dans un ballon de 250 ml, on dissous 29,4 g (0,2 mole) de 3-(4'- hydroxyphényl)propionitrile dans 10 ml d'éthanol absolu à 0°C. Une solution 8,8 g (0,2 mole) de soude dans l'éthanol (100 ml) est ajoutée goutte à goutte. Le solvant est alors chassé sous vide et le culot repris dans 30 ml de diméthylformamide (DMF). Le DMF est éliminé à la pompe à palette et le résidu repris à nouveau dans 200 ml de DMF pour donner une solution à laquelle sont ajoutés goutte à goutte 62,4 ml (0,2 mole) de 1-bromotétradécane. Après 48 h d'agitation à température ambiante, un traitement identique à celui décrit dans la préparation du 2-(4'- tétradécyloxyphényl)acétonitrile, étape 1.1 de l'exemple 1 , permet d'obtenir 64,23 g
de 3-(4'-tétradécyloxyphényl)propionithle sous forme d'un solide blanc. Rendement : 93,5%. Point de fusion : 58,6-60, 5°C.
3.2 - Préparation de la 3-(4'-tétradécyloxyphényl)propionamidoxime En suivant le même protocole que pour l'étape 1.2 de l'exemple 1 mais à partir de 30 g (87,4 mmoles) de 3-(4'-tétradécyloxyphényl)propionitrile, 66,4 g (480,60 mmoles) de K2CO3, 30,3 g (437 mmoles) de chlorhydrate d'hydroxylamine et 500 ml d'éthanol absolu, on obtient 21 ,21 g de cristaux blancs de l'oxime titre. Rendement : 65%. Point de fusion : 106,2-107, 9°C.
3.3 - Préparation de la 4,5-dihydro-3-(4'-tétradécyloxyphénéthyl)-1 ,2,4[4/- ]- oxadiazol-5-one
En suivant le même protocole que celui décrit dans l'étape 1.3 de l'exemple 1 , mais à partir de 3,76 g (10 mmoles) de 3-(4'-tétradécyloxyphényl) propionamidoxime, 1 ,7 ml (21 mmoles) de pyridine et 1 ,16 ml (10 mmoles) de chloroformate de phényle, on obtient 1 ,3 g du composé titre. Rendement : 47%. Point de fusion : 101 ,6-
102,5°C.
IR (KBr) : 3136, 3068 (N-H), 2916, 2850 (C-H), 1764 (C=0), 1609, 1514 (C=C), 1471 (C=N), 1242 (C-0) cm-1.
RMN 1H (200 MHz, CDCI3, HMDS) δ ppm : 7,01 (d, J = 8,6Hz, 2H, H aromatiques), 6,79 (d, 2H, H aromatiques), 3,85 (t, 2H, CH2O), 2,82 (m, 4H, Ph(CH2)2)- 1 ,70 (m, 2H, CH2-C-O), 1 ,20 (large s, 22H, CH2), 0,81 (t, 3H, CH3).
Exemple 4 : Préparation de la 4,5-dihvdro-3-(α-méthyl-4'-tétradécyloxybenzyl)- 1 ,2,4f4H1-oxadiazol-5-one
(composé de formule (I) dans laquelle X = O, Y = C=O, R = α-méthyl-4- tétradécyloxybenzyle, soit n = 14, m = 1 , R5 = Me, R6 = H, Z = O)
4.1 - Préparation du 2-(4'-tétradécyloxyphényl)propionitrile
Dans un ballon de 250 ml, on dissout 3,9 g (10 mmoles) de 4- tétradécyloxyphénylacétonitrile préparé selon le protocole décrit étape 1.1 de l'exemple 1 dans 50 ml de DMF à 0°C. A cette solution est ajoutée une suspension de 0,4 g (10 mmoles) d'hydrure de sodium (60% dans l'huile de paraffine) dans 10 ml de DMF. Le mélange est laissé se rechauffer à la température ambiante et l'agitation poursuivie durant 30 min. A la suspension est alors ajouté 0,63 ml (10 mmoles) d'iodométhane goutte à goutte. L'agitation est maintenue 3h à la température ambiante puis le solvant concentré sous vide à la moitié de son volume. Après dilution avec 50 ml d'eau et deux extractions à l'éther (100 et 50 ml), les phases organiques regroupées sont lavées avec HCI 1 N (25 ml), l'eau (2 fois 25 ml), l'eau salée puis séchées (MgS04). La filtration et l'évaporation du solvant conduisent à l'obtention de 3,55 g d'un solide orangé qui est chromatographié sur colonne de gel de silice éluée avec un mélange dichlorométhane/éther de pétrole (5:95, v/v) pour donner, dans un premier temps, 0,81 g de 2-méthyl-2-(4'- tétradécyloxyphényl)propionitrile, correspondant à la disubstitution du produit de départ, sous forme d'un solide blanc. Rendement : 23%. Point de fusion : 38,5- 40,2°C. On élue ensuite 0,52 g de 2-(4'-tétradécyloxyphényl)propionitήle sous forme d'un solide jaunâtre. Rendement : 15%. Point de fusion : 35,1-36,8°C.
4.2 - Préparation du 4,5-dihydro-3-(α-méthyl-4'-tétradécyloxybenzyl)-
1 ,2,4[4/-/]-oxadiazol-5-one
En suivant le même protocole que dans l'étape 1.2 de l'exemple 1 , mais à partir de 0,41 g (1,2 mmoles) de 2-(4'-tétradécyloxyphényl)propionitrile, 0,91 g (6,6 mmoles) de K2CO3, 0,43 g (6,2 mmoles) de chlorhydrate d'hydroxylamine dans 10 ml d'éthanol absolu, on obtient 0,2 g (44%) de 2-(4'- tétradécyloxyphényl)propionamidoxime. Le traitement de 147 mg (0,39 mmoles) de cet oxime par 0,05 ml (0,62 mmoles) de pyridine et 0,06 ml (0,46 mmoles) de chloroformate de phényle selon le procédé décrit dans l'étape 1.3 de l'exemple 1 , et une chromatographié sur colonne de gel de silice utilisant un mélange dichlorométhane/éther de pétrole (80:20, v/v) comme éluant, permettent d'obtenir 69,2 mg de 4,5-dihydro-3-(α-méthyl-4'-tétradécyloxybenzyl-1 ,2,4[4/-/]-oxadiazol-5- one. Rendement : 44%. Point de fusion : 93,3-94,5°C.
IR (KBr) : 3431 (N-H), 3195 (O-H), forme tautomère, 2917, 2850 (C-H), 1759, 1747 (C=O), 1611 , 1513 (C=C), 1474 (C=N), 1248 (C-O) cm-1.
RMN H (200 MHz, CDCI3, HMDS) δ ppm : 7,11 (d, 2H, H aromatiques), 6,82 (d, 2H, H aromatiques), 3,87 (m, 3H, CH2O et PhCH), 1 ,68 (m, 2H, CH2-C-O), 1 ,54 (d, 3H, CH3), 1 ,19 (large s, 22H, CH2), 0,81 (t, 3H, CH3).
Exemple 5 : Préparation de la 4,5-dihvdro-3-(α,α-diméthyl-4'-tétradécyloxybenzyl)-
1 ,2,4f4/-/1-oxadiazol-5-one (composé de formule (I) dans laquelle X = O, Y = C=0, R = α,α-diméthyl-4- tétradécyloxybenzyle, soit n = 14, m = 1 , R5 = R6 = Me, Z = O)
Les étapes 1.2 et 1.3 décrites dans l'exemple 1 , mais en partant de 0,5 g (1 ,4 mmoles) de 2-méthyl-2-(4'-tétradécyloxyphényl)propionitrile obtenu dans l'étape 4.1 de l'exemple 4, conduisent à l'oxime intermédiaire avec un rendement de 87% puis au produit terminal (PMS 1099) avec un rendement de 73% après purification sur colonne de gel de silice utilisant un mélange dichlorométhane/acétate d'éthyle
(90:10, v/v) comme éluant. Point de fusion : 86-87°C.
IR (KBr) : 3098 (O-H), 2918, 2850 (C-H), 1772, 1744 (C=0), 1609, 1513 (C=C), 1474 (C=N), 1251 (C-O) cm"1.
RMN 1 H (200 MHz, CDCI3, HMDS) δ ppm : 7,16 (d, 2H, H aromatiques), 6,80 (d, 2H, H aromatiques), 3,85 (t, 2H, CH2O ), 1 ,69 (m, 2H, CH2-C-O), 1 ,59 (s, 6H, CH3), 1 ,19 (large s, 22H, CH2), 0,81 (t, 3H, CH3).
Exemple 6 : Préparation de la 2,3-dihvdro-2-oxo-4-(4'-tétradécyloxybenzyl)- 1 ,2.3,5r3H/-oxathiadiazole
(composé de formule (I) dans laquelle X = O et Y = S=O, R = 4- tétradécyloxybenzyle, soit n = 14, m = 1 , R5 = RQ = H, Z = O)
A une solution de 2 g (5,5 mmoles) de 4-tétradécyloxyphénylacétamidoxime préparé selon le protocole décrit dans les étapes 1.1 et 1.2 de l'exemple 1 , dans 0,8
g (10 mmoles) de pyridine et 100 ml de tétrahydrofuranne refroidie dans la glace, est ajouté goutte à goutte, 0,7 g (5,9 mmoles) de chlorure de thionyle dissous dans 20 ml de dichlorométhane. Le mélange est agité et chauffé à 40°C pendant 1 h. Le solvant est ensuite éliminé sous vide et le résidu repris par le dichlorométhane est lavé à l'eau. La phase organique est séchée sur MgSθ4 puis filtrée et évaporée et le résidu chromatographié sur colonne de gel de silice éluée par un mélange éther de pétrole/dichlorométhane (40:60, v/v) pour conduire à 0,32 g de 2,3-dihydro-2-oxo-4- (4'-tétradécyloxybenzyl)-1 ,2,3,5[3/-//-oxathiadiazole qui cristallise à 0°C dans 50 ml d'un mélange dichlorométhane/éther (1 :10, v/v). Rendement : 15%. Point de fusion : 91 °C.
IR (KBr) : 3214 (N-H), 1606 (C=C), 1377 (S=O) cm"1.
RMN 1H (200 MHz, CDCI3, HMDS) δ ppm : 7,14 (d, 2H, H aromatiques), 6,84 (d, 2H, H aromatiques), 3,87 (t, 2H, CH2O, 3,79 (s, 2H, PhCH2), 1 ,63 (qt, 2H, CH2-C- O), 1 ,18 (large s, 22H, CH2), 0,80 (t, 3H, CH3).
Exemple 7 : Préparation de la 4,5-dihydro-3-(4'-tétradécyloxybenzyl)-1 ,2,4r4/-/1- thiadiazol-5-one
(composé de formule (I) dans laquelle X = S, Y = C=O, R = 4- tétradécyloxybenzyle, soit n = 14, m = 1 , R5 = R6 = H, Z = O)
A une solution à 0°C de 2 g (5,5 mmoles) de 4- tétradécyloxyphénylacétamidoxime préparé selon le protocole décrit dans les étapes 1.1 et 1.2 de l'exemple 1 , dans 50 ml de tétrahydrofuranne (THF) anhydre, est ajouté goutte à goutte 1 ,2 g (6,1 mmoles) de 1 ,1-thiocarbonyldiimidazole (TCDI, 90%) dissous dans 15 ml de THF anhydre. Le mélange est agité pendant 2 h à température ambiante et sous atmosphère d'argon. Il est ensuite versé sur une suspension de 25 g de silice dans 300 ml d'un mélange de méthanol/dichlorométhane (1 :5, v/v). Après agitation 24 h à température ambiante, la silice est filtrée et rincée 3 fois avec le même mélange de solvants. Le filtrat est évaporé à sec et donne 2,9 g d'une huile brune qui est chromatographiee sur colonne de gel de silice éluée par un mélange méthanol/dichlorométhane (0,5:99,5,
v/v). On obtient, après recristallisation dans un mélange acétate d'éthyle/éther de pétrole (12:60, v/v), 0,37 g du composé titre. Rendement : 17%. Point de fusion : 108-109°C.
IR (KBr) : 3434 (N-H), 2919, 2850 (C-H), 1655 (C=0), 1610, 1511 (C=C), 1475 (C=N), 1244 (C-O) cm"1.
RMN 1 H (200 MHz, CDCI3, HMDS) δ ppm : 7,10 (d, 2H, H aromatiques) 6,82 (d, 2H, H aromatiques), 3,89 (t, 2H, CH2O ), 3,85 (s, 2H, PhCH2), 1 ,66 (m, 2H, CH2-C-O), 1 ,19 (large s, 22H, CH2), 0,81 (t, 3H, CH3).
Exemple 8 : Etude de l'activité biologique
8.1) Généralités
Depuis que leur participation a été largement évoquée dans les phénomènes inflammatoires, les PLA2 sont depuis quelques années, la cible de recherche des biochimistes.
In vitro, plusieurs méthodes permettent d'apprécier l'activité anti-PLA2 , notamment la technique de marquage au tritium ou au carbone 14 des substrats phospholipidiques, la technique du pH stat, la mesure indirecte de l'activité PLA2 via l'agrégation plaquettaire, le dosage de l'activité PLA2 par hémolyse, le dosage de l'activité PLA2 sur des phospholipides en monocouches, la spectrofluorimétrie, et la spectrophotométrie UV.
Cependant certaines de ces techniques de dosage de l'activité PLA2 présentent, nonobstant un intérêt certain, des inconvénients qui peuvent parfois limiter leur utilisation. En particulier, ces méthodes impliquent parfois une complexité et sont pour la plupart peu sensibles. Deux méthodes très complémentaires leur ont été préférées, à savoir le dosage fluorimétrique de l'activité PLA2 et le dosage spectrophotométrique UV, qui seront explicitées plus en détail ci-après
Pour l'essentiel, les phospholipases A2 hydrolysent la liaison ester en position sn-2 des phospholipides et libèrent un acide gras.
L'action des composés a en particulier été évaluée in vitro par le dosage de cet acide gras selon la méthode fluorimét que de Radvanyi et coll. (Anal. Biochem.
1989, 177, 103-109), en utilisant un substrat fluorescent: l'acide palmitoyl-2-(10- pyrényldécanoyl)-sn-glycéro-3-phosphatidyl glycérol. Ce dosage fluoriméthque est utilisé en routine depuis sa mise au point par Radvanyi et al.
8.2) Matériel et méthodes
8.2.1 ) Matériel
Les principales enzymes utilisées dans ces tests sont: - les phospholipases A2 de pancréas de porc et de pancréas de bœuf (groupe I) achetées chez Sigma en conditionnement de 1 mg.
- la sous-unité basique de la PLA2 de Crotalus durissus terrificus (PLA2-II), la PLA2 du venin de Naja naja atra (PLA2-I), la PLA2 recombinante humaine (PLA2-II), la PLA2 de plaquettes soniquées de lapin (PLA2-II) et la PLA2 du venin d'abeille (PLA2- III); et
- la PLA2 de pancréas humain (PLA2-I).
Comme substrat fluorescent, on a utilisé l'acide palmitoyl-2-(10- pyrényldécanoyl)-sn-glycéro-3-phosphatidyl glycérol tel que celui commercialisé par Interchim en conditionnement de 1 mg. Les mesures de densité optique ont été réalisées au moyen de microcuves plastiques à usage unique telles que celles commercialisées par Polylabo alors que le dosage du substrat fluorescent a été réalisé au moyen de cuves en quartz telles que cells commercialisée par Hellma-France. Les tests de mesure en UV ont été réalisés au moyen d'un spectrophotomètre Unikon 810 Kontron et les tests fluorimétriques ont été faits sur un spectrofluorimètre Kontron
8.2.2) Dosage fluoriméthque de l'activité PLA2 (substrat vésiculaire)
Les PLA2 hydrolysent la liaison ester en position sn-2 des phospholipides et libèrent un acide gras. Lorsqu'on utilise un substrat synthétique estérifié à cette même position par un acide gras fluorescent, par exemple, l'acide palmitoyl-2-(10- pyrényldécanoyl)-sn-glycéro-3-phosphatidyl glycérol, la fluorescence observée est de type eximère (émission faible à 490 nanomètres : émission aux alentours de
490 nm et très faible à 398 nm) lorsque le substrat est sous forme agrégée Après hydrolyse enzymatique, la fluorescence émise par l'acide gras libère (acide pyrényl décanoique) en présence de SAB (Sérum Albumine Bovine, telle que celle commercialisée par Sigma) est exaltée (émission forte à 380 et à 398 nanomètres) Le principe du dosage repose sur la mesure de cette différence de fluorescence qui est mise à profit pour étudier la cinétique d'apparition de l'acide gras libéré dans le temps, autrement dit, l'activité PLA2 Cette technique est très sensible et utilise un substrat sous forme vésiculaire
La mesure de l'activité enzymatique est réalisée avec des cuves en polystyrène de 1 cm de largeur dans lesquelles on échantillonne 980 μl de tampon Tris, HCI 50 mM à pH 7,5 , NaCI 0,5 M, EGTA, 1 m M, substrat 1 μM, auxquels sont ajoutés successivement, sous agitation, 10 μl de SAB a 10%, 10 μl d'éthanol ou d'inhibiteur, 10 μl d'enzyme à une concentration donnée et enfin 10 μl de chlorure de calcium 1M (le calcium est nécessaire à l'activité PLA2) L'activité enzymatique se traduit par une courbe dont la pente à l'origine permet de calculer la vitesse initiale de la réaction Si S0 est la pente de la courbe en absence de calcium (témoin), S la pente de la courbe en présence de calcium, V le volume en μl de la solution de substrat et Fmax le signal de fluorescence maximale obtenue une fois la réaction enzymatique à son terme, la relation
2 1 Q-4 χ (S-S0) x V Fmax
permet de calculer l'activité enzymatique (A) en μmoles d'acide gras libéré par minute L'activité résiduelle en présence d'inhibiteur est alors évaluée par le rapport des pentes obtenues en absence et en présence d'inhibiteur
(S-S0) en présence d'inhibiteur .nn
% Activité résiduelle = x 100
(S-S0) en absence d'inhibiteur
Les valeurs obtenues reportées en fonction de la concentration de l'inhibiteur utilisé permettent de déterminer sur une échelle semi-logarithmique la valeur de la
CI50, c'est-à-dire la concentration d'inhibiteur qui fait baisser l'activité enzymatique de moitié. Cette valeur qui peut varier suivant la nature de l'enzyme utilisé reflète l'efficacité de l'inhibiteur.
Plus cette valeur de la CI50 est faible, meilleure est l'activité inhibitrice du composé.
Ce test, bien qu'aisé, peut se prêter à quelques artefacts. Ainsi, est-il recommandé de vérifier l'absence d'une fluorescence spontanée de l'inhibiteur et la nature vésiculaire du substrat. Cette vérification a été faite en mesurant la fluorescence après une heure, après addition de concentrations différentes des composés. La constance du signal de fluorescence à ces différentes concentrations d'inhibiteurs élimine la possibilité d'artefact dans l'inhibition. Par ailleurs, les bonnes conditions de mesure de l'activité enzymatique exigent une saturation de l'enzyme. Pour ce faire, toutes les mesures ont été réalisées dans les conditions suivantes (les concentrations données sont des concentrations finales) :
- concentration en substrat : 10"6M; - concentration de la PLA2 de pancréas de porc : 5 μg / ml (3,57.10"7M);
- concentration de la PLA2 Naja naja atra : 25 ng / ml (10"9M);
- concentration de la PLA2 de plaquettes de lapin : 2.105 cellules / μl;
- concentration de la PLA2 recombinante humaine : 40 ng / ml (2.10"9M);
- concentration de la PLA2 du venin de Crotalus durissus terrificus : 90 ng / ml (6.10~9M);
- concentration de la PLA2 du venin d'abeille :1 μg / ml (7,1.10"8M).
8.2.3) Réversibilité par Fluorimétrie
Même si cette exigence n'est pas exhaustive, il est souhaitable de disposer de composés qui inhibent l'activité enzymatique de façon réversible, la finalité étant l'utilisation des inhibiteurs en thérapeutique. La réversibilité des inhibiteurs sur des
PLA2 de groupes I et II a été étudiée en utilisant la méthode de dilution de l'aliquote enzyme-inhibiteur préincubé.
Pour ce faire, l'enzyme est incubé pendant 5 minutes avec l'inhibiteur à la concentration qui induit 70% d'inhibition (cette concentration étant variable avec les inhibiteurs). Des parties aliquotes sont ensuite prélevées et l'activité enzymatique est mesurée, soit dans des cuves contenant l'inhibiteur à différentes concentrations, soit dans une cuve qui en est dépourvue.
Deux cas sont alors possibles:
- si l'inhibiteur se fixe de manière réversible sur le site actif de l'enzyme alors la dilution faite dans la deuxième cuve doit restaurer intégralement l'activité enzymatique initiale; - si l'inhibiteur se fixe de manière covalente, la dilution pratiquée dans la deuxième cuve ne doit pas faire varier son potentiel inhibiteur. En clair, l'activité mesurée dans cette cuve doit être identique à celle du dosage pratiqué en routine et devrait correspondre à 70% d'inhibition.
8.3. Résultats
8.3.1. Activité inhibitrice
Les résultats sont regroupés dans le Tableau 1 ci-après qui indique les significations respectives de n et A dans la formule (III) de la molécule testée suivante :
Tableau 1 : Activité sur les PLA2 des trois groupes (test fluorimétrique)
* (enzyme non purifié)
Une vue globale de ces résultats permet de constater une sélectivité très nette pour les phospholipases A2 sécrétées de groupe II : les composés actifs et sélectifs sont totalement inactifs pour les enzymes de groupe I et III.
Il est à noter que non seulement cette sélectivité existe mais que le niveau d'activité est très important avec une Cl50 du composé de l'exemple 1 selon l'invention de 2 μM sur la PLA2 de lysat de plaquettes de lapin.
On peut constater en outre que le remplacement de l'hydrogène mobile du Composé de l'exemple 1 selon l'invention par un méthyle dans le composé C1 de comparaison abolit totalement l'activité de ce dernier. Cette inactivité du composé C1 de comparaison illustre clairement l'importance de la fonction NH dans la structure des composés selon l'invention.
Par ailleurs, le remplacement du cycle 1 ,2,4-oxadiazol-5-one du composé de l'exemple 2 selon l'invention par la 1 ,3,4-oxadiazol-2-one dans le composé de comparaison C2, ce qui revient à la simple interversion des éléments O et NH, se traduit également par la perte totale de l'activité inhibitrice.
La spécificité du composé de l'exemple 1 pour les enzymes de groupe II a été vérifiée pour les enzymes de groupe II humains et d'autres mammifères. C'est ainsi que ce composé de l'exemple 1 s'est révélé inhibiteur de la PLA2 recombinante humaine avec une Cl50 de 3 μM et de la PLA2 de plaquettes de lapin avec une CI50 de 2 μM. En revanche, il est inactif sur les PLA2 sécrétées de groupe I, qu'elles soient de pancréas de porc, de bœuf ou humain ou de venin de Naja naja atra.
Cette spécificité a été également observée avec un test mettant en oeuvre la spectrophotométrie UV (le dosage spectrophotométrique UV est une technique décrite par Reynolds et al dans l'article Reynolds, L.J.; Hughes, L.L. & Dennis, E.A. Analysis of Human Synovial Fluid Phospholipase A2 on Short Chain Phosphatidylcholine-Mixed Micelles: Development of a Spectrophotométrie Assay Suitable for Microtiterplate Reader. Anal. Biochem. 1992, 204, 190-197. Ce test a été adapté à l'utilisation d'une sonde thiophospholipidique nouvelle et originale synthétisée au laboratoire et la mise au point de ce dernier test a nécessité de nombreux tâtonnements). D'après ce test spectrophotométrique. Il ressort des résultats que le composé de l'exemple 1 selon l'invention inhibe aussi la PLA2 de
venin de Crotalus durissus terrificus (PLA2-II) avec une CI50 de 0,1 μM et la PLA2 recombinante humaine avec une Cl50 de 0,4 μM. Aucune activité n'a été notée cependant sur les PLA2 de Naja naja, de pancréas humain, de pancréas de porc et de pancréas de bœuf qui appartiennent au groupe I.
8.3.2) Réversibilité de l'inhibition
La réversibilité du composé de l'exemple 1 sur la PLA2 recombinante humaine (groupe II) a été étudiée en utilisant la méthode de dilution de l'aliquote enzyme-inhibiteur préincubé (voir paragraphe 8.2.3) ci-dessus). Les résultats obtenus avec le composé de l'exemple 1 expriment une restauration totale de l'activité PLA2 montrant ainsi la réversibilité de l'inhibition. Cette restauration totale de l'activité enzymatique a pu également être vérifiée lors du test par dosage spectrophotométrique UV mentionné ci-dessus.
8.3.3) Autres résultats - Toxicité
Des études in vivo ont permis de montrer que le composé de l'exemple 1 selon l'invention est aussi actif que l'indométacine (anti-inflammatoire de référence) sur l'œdème à la carragénine sur la patte de rat.
D'autre part, des tests de cytotoxicité effectués sur des cellules rénales de porc (lignée LLC-PK1) ont montré que l'inhibiteur de l'exemple 1 selon l'invention a un très faible potentiel néphrotoxique. Ce composé de l'exemple 1 se révèle aussi particulièrement intéressant au regard de ses effets très discrets sur la production de radicaux NO' par les macrophages péritonéaux de souris (lignée RAW 264.7).
Enfin des études réalisées sur des lysats cellulaires de macrophages alvéolaires de cobaye montrent que le composé de l'exemple 1 selon l'invention utilisé à 10 μM, inhibe entièrement l'activité des sPLA2 Ces enzymes libèrent en effet après hydrolyse des phospholipides du surfactant pulmonaire, des lysophospholipides responsables de pathologies graves au niveau du système respiratoire. Ces résultats suggèrent donc tout particulièrement une utilisation en thérapeutique pulmonaire.
Exemple 9 : Préparation de la 4,5-dihvdro-3-(4-(5-indol-1'-ylpentyloxy)benzyl)- 1 ,2,4[4H1-oxadiazol-5-one
(composé de formule (I) dans laquelle X = O, Y = C=O, R = 4-(5-indol-1'- ylpentyloxy)benzyl)
9.1 - Préparation du 1-(5-bromopenty!)indole
Dans un erlenmeyer de 500 mL, 35 mL de 1 ,5-dibromopentane, 10 g d'indole et 4,8 g de potasse sont mélangés dans 75 mL de DMF et agités à température ambiante pendant 3 jours. Le mélange est dilué à l'eau et extrait avec de l'éther. Les phases éthérées sont lavées à l'eau, l'eau salée et séchées sur MgS0 . Après filtration et évaporation du solvant, on obtient 53 g d'une huile jaune. Une chromatographié sur colonne de gel de silice (éther de pétrole, puis éther/éther de pétrole, 5:95, v/v) permet de récupérer 16 g de produit pur sous forme d'une huile jaune. Rendement : 70 %. Rf = 0,45 (éther/éther de pétrole, 15:85, v/v).
9.2 - Préparation du 1-(5-(4-cyanométhylphényloxy)pentyl)indole En suivant le même protocole que celui de l'étape 1.1 de l'exemple 1 , mais à partir de 1 ,9 g de 4-hydroxyphénylacétonithle et 4,5 g du 1-(5- bromopentyl)indole, on obtient après purification sur colonne de gel de silice (éther/éther de pétrole, 1 :9, v/v), 3,3 g de produit sous forme d'une huile incolore. Rendement : 75 %. Rf = 0,30 (éther/éther de pétrole, 1 :1 , v/v).
9.3 - Préparation de la 4,5-dihydro-3-(4-(5-indol-1'-ylpentyloxy)benzyl)- 1 ,2,4[4H]-oxadiazol-5-one
Elle suit les étapes 1.2 et 1.3 décrites dans l'exemple 1 , mais à partir de 2,5 g de 1-(5-(4-cyanométhylphényloxy)pentyl)indole, l'oxime intermédiaire est obtenu avec un rendement quantitatif puis le produit terminal, sous forme d'une huile jaune, avec un rendement de 34 % après purification sur colonne de gel de silice (dichlorométhane, puis acétate d'éthyle/dichlorométhane, 2:98, v/v). IR : 3193 (N-H), 1777 (C=0), 1611 (C=C benzénique), 1512 (C=N).
RMN 1H (200 MHz, CDCI3, HMDS) δ ppm : 7,56 (d, 1 H), 7,27 (d, 1 H), 7,10 (m, 6H), 6,76 (d, 2H), 6,41 (d, 1 H) pour les H aromatiques, 4,07 (t, 2H, CH2N), 3,82 (t, 2H, CH2O), 3,70 (s, 2H, PhCH2), 1 ,73 (m, 4H, CH2-C-O et CH2-C-N), 1 ,41 (m, 2H, CH2 central).
Exemple 10 : Préparation de la 4,5-dihydro-3-(2-méthoxy-4- tétradécyloxybenzyl)-1 ,2,4f4H1-oxadiazol-5-one
(composé de formule (I) dans laquelle X = O, Y = C=0, R = 2-méthoxy-4- tétradécyloxybenzyl)
10.1 - Préparation du (4-hydroxy-2-méthoxyphényl)acétonitrile Dans un ballon de 100 mL surmonté d'un réfrigérant, 10 g d'alcool 4-hydroxy- 2-méthoxybenzylique et 3,5 g de cyanure de sodium sont chauffés dans 50 mL de DMF à 90 ± 10°C sous agitation magnétique pendant 24 h. Après l'ajout de 5 mL de soude à 20 % dans le ballon, le solvant est chassé sous vide à la pompe à palette. Le résidu repris dans l'eau est acidifié avec 30 mL d'acide acétique sous la protection d'un piège à NaOH et extrait avec de l'éther. Les phases éthérées sont lavées à l'eau, l'eau salée et séchées sur MgSO4. Après filtration et évaporation du solvant, on obtient 9,36 g d'un produit huileux qui est chromatographié sur colonne de gel de silice (éther de pétrole, puis éther/éther de pétrole, 3:7, v/v) conduisant à l'obtention de 5,75 g du produit pur sous forme d'un solide incolore. Rendement : 55 %. Rf = 0,55 (AcOEt/CH2CI2, 1 :9, v/v). Point de fusion : 58°C.
10.2 - Préparation du (2-méthoxy-4-tétradécyloxyphényl)acétonitrile
Selon le même protocole que pour l'étape 1.1 de l'exemple 1 et à partir de 2,5 g de (4-hydroxy-2-méthoxyphényl)acétonitrile et 4,25 g de 1- bromotétradécane, on obtient après purification sur colonne de gel de silice (éther/éther de pétrole, 5:95, v/v), 2,3 g du produit sous forme d'un solide blanc. Rendement : 42 %. Rf = 0,20 (éther/éther de pétrole, 3:7, v/v). Point de fusion : 58°C.
10.3 - Préparation de la 4,5-dihydro-3-(2-méthoxy-4- tétradécyloxybenzyl)-1 ,2,4[4/-/]-oxadiazol-5-one
Elle suit les étapes 1.2 et 1.3 décrites dans l'exemple 1 , mais à partir de 2,2 g du (2-méthoxy-4-tétradécyloxyphényl)acétonitrile, l'oxime intermédiaire est obtenu avec un rendement de 71 % puis le produit terminal, sous forme des cristaux laineux et ocres, avec un rendement de 44 % après purification sur colonne de gel de silice (AcOEt/CH2CI2, 2:98, v/v) et puis une recristallisation (AcOEt/hexane). Point de fusion : 104,2°C.
IR (KBr) : 3217 (N-H), 1762 (C=0), 1589 (C=C aromatique), 1520 (C=N). RMN 1H (200 MHz, CDCI3, HMDS) δ ppm : 6,70 (s, 2H, H aromatiques), 6,66 (s, 1 H, H aromatique), 3,88 (t, 2H, CH20), 3,78 (s, 3H, 0-CH3), 3,70 (s, 2H, PhCH2), 1 ,74 (m, 2H, CH2-C-0), 1 ,19 (m, 22 H, (CH2)n), 0,81 (t, 3H, , C-CH3).
Exemple 11 : Préparation de la 4,5-dihydro-3-(4-(14- hvdroxytétradécyloxy)benzyl)-1 ,2.4[4/-/1-oxadiazol-5-one
(composé de formule (I) dans laquelle X = O, Y = C=O, R = 4-(14- hydroxytétradécyloxy)benzyl)
11.1 - Préparation du 14-bromotétradécan-1-ol Elle est effectuée avec un système d'extraction continue. Dans le ballon A sont introduits 10 g de 1 ,14-dihydroxytétradécane, 50 mL d'heptane et 240 mL d'acide bromhydrique à 42 % et dans le ballon B, 50 mL d'heptane. Le ballon A est ensuite chauffé à 90°C et le ballon B à l'ébullition de l'heptane pendant 18 h. La phase organique est diluée avec 150 mL d'éther pour dissoudre le précipité dans l'heptane refroidi à la température ambiante. Cette solution est ensuite refroidie à -20°C pour donner 3,4 g (34 %) du diol de départ sous forme cristalline. Le filtrat est évaporé à sec et le résidu jaune (7,86 g) chromatographié sur gel de silice (CH2CI2/éther de pétrole, 1 :1 , v/v), puis recristallisé (heptane) conduit à l'obtention de 6,64 g de cristaux blancs. Rendement : 52 %. Rf = 0,23 (MeOH/CH2CI2, 3:97, v/v). Point de fusion : 42,0- 43,4°C.
11.2 - Préparation du 2-(14-bromotétradécyloxy)pyrane Le 14-bromotétradécan-1-ol (6 g) est dissout dans 80 mL d'éther anhydre dans un erlenmeyer de 250 mL refroidi à 0°C et surmonté d'un réfrigérant muni d'une garde à CaCI2. A cette solution sont ajoutés successivement 2 gouttes d'acide chlorhydrique concentré et 2,2 mL de 3,4-dihydro-2H-pyrane goutte à goutte. La solution est agitée à 0°C pendant 2 h, à la température ambiante pendant une nuit, puis chauffée au reflux pendant 39 h. Le mélange réactionnel est dilué avec 100 mL d'éther et 150 mL d'acétate d'éthyle, puis lavé avec une solution de NaHC03 (10 %), à l'eau et à l'eau saturée de NaCI. Après séchage sur MgSO4 et evaporation des solvants, 8,2 g d'une huile jaunâtre sont obtenus et chromatographiés sur colonne de gel de silice, aboutissant à l'obtention de 7,5 g d'un liquide incolore. Rendement : 97 %. Rf = 0,50 (éther/éther de pétrole, 3:7, v/v).
11.3 - Préparation du (4-(14-pyran-2'- yloxytétradécyloxy)phényi)acétonitrile
Selon le même protocole que pour l'étape 1.1 de l'exemple 1 et à partir de 6,0 g de 2-(14-bromotétradécyloxy)pyrane et 2,22 g de 4- hydroxyphénylacétonitrile, on obtient après purification sur colonne de gel de silice (éther/éther de pétrole, 1 :19, puis 1 :9, v/v), 4,15 g d'un solide blanc.
Rendement : 61 %. Rf = 0,25 (éther/éther de pétrole, 3:7, v/v). Point de fusion :
46,0-47,0°C.
11.4 - Préparation du (4-(14-pyran-2'- yloxytétradécyloxy)phényl)acétamidoxime
Cet acétamidoxime est obtenu selon le protocole décrit pour l'étape 1.2 de l'exemple 1 en partant de 2,8 g du (4-(14-pyran-2'- yloxytétradécyloxy)phényl)acétonitrile avec un rendement de 57 % après purification sur colonne de gel de silice (MeOH/CH2CI2, 2:98, v/v). Rf = 0,16 (MeOH/CH2CI2, 5:95, v/v). Point de fusion : 89,0-90,2°C.
11.5 - Préparation de la 4,5-dihydro-3-(4-(14-pyran-2'- yloxytétradécyloxy)phényl)-1 ,2,4[4/- ]-oxadiazol-5-one
Le même protocole que pour l'étape 1.3 de l'exemple 1 , mais en partant de 1 ,4 g de (4-(14-pyran-2'-yloxytétradécyloxy)phényl)acétamidoxime, est utilisé pour synthétiser ce composé. On obtient 1 ,80 g de produit brut qui est utilisé pour l'étape suivante sans purification.
11.6 - Préparation de la 4,5-dihydro-3-(4-(14-hydroxytétradécyloxy)phényl)- 1 ,2,4[4H]-oxadiazol-5-one Le produit brut obtenu à l'étape 11.5 est chauffé à 55°C dans 30 mL d'éthanol en présence de 76 mg d'APTS pendant une nuit. Après evaporation du solvant, une chromatographié sur colonne de gel de silice (MeOH/CH2CI2, 1 :99, v/v), puis une recristallisation (CHCI3) permettent d'obtenir 0,82 g de cristaux blancs. Rendement : 66 %. Point de fusion : 129,0-129, 5°C. IR (KBr) : 3362 (O-H, N-H), 1839 (C=O), 1600 (C=C arom), 1517 (C=N). RMN 1H (200 MHz, CDCI3+CD3OD, HMDS) δ ppm : 7,12 (dt, 2H, H aromatiques), 6,82 (dt, 2H, H aromatiques), 3,89 (t, 2H, CH2OPh), 3,72 (s, 2H, CH2Ph), 3,49 (t, 2H, CH2OH), 1 ,71 (m, 2H, CH2-C-OPh), 1 ,47 (m, 2H, CH2-C- OH), 1 ,21 (m, 20H, (CH2)10).
Exemple 12 : Préparation de la 4,5-dihydro-3-(4-dodécyloxynaphthyl)- 1 ,2,4f4H1-oxadiazol-5-one
(composé de formule (I) dans laquelle X = O, Y = C=O, R = 4- dodécyloxynaphthyl)
12.1 - Préparation du 1-dodécyloxynaphtalène
La dodécylation du 1-naphthol est réalisée en suivant le même protocole que celui de l'étape 1.1 de l'exemple 1 , mais à partir de 8 g de 1-naphthol et 14,8 mL de 1-bromododécane. On obtient après recristallisation à -20°C (MeOH/CH2CI2, 1 :1 , v/v) 12,10 g d'un liquide rose. Rendement : 69 %. Rf = 0,60 (éther/éther de pétrole, 5:95, v/v).
12.2 - Préparation du (4-dodécyloxynaphthyl)acétonitrile Dans un erlenmeyer de 100 mL refroidi à 0°C sont introduits le paraformaldéhyde (0,35 g), le 1-dodécyloxynaphtalène (3,00 g) et l'acide bromhydrique à 30 % dans l'acide acétique glacial (45 mL). Au bout de 2,5 h d'agitation à 0°C, le milieu réactionnel est versé sur un mélange éther/glace et l'ensemble agité pendant 1 h. Après décantation, lavages basiques (2 x 20 mL de soude à 20 %), puis à l'eau jusqu'à neutralité et séchage sur MgSO4, on obtient 3 g de 1-bromométhyl-4-dodécyloxynaphtalène qui sont utilisés dans l'étape suivante sans purification.
Le dérivé brome (3 g) obtenu est agité avec le cyanure de sodium (0,44 g) dans 50 mL de DMF pendant 18 h. Le solvant est chassé sous vide et le résidu repris dans du dichlorométhane. Après lavage à l'eau et séchage sur MgSO4, on obtient 3,2 g de produit brut qui sont purifiés sur colonne de gel de silice pour donner 0,40 g de produit contenant peu d'impureté. Rendement : 12 %. Rf : 0,45 (éther/éther de pétrole, 1 :4, v/v).
12.3 - Préparation de la 4,5-dihydro-3-(4-dodécyloxynaphthyl)- 1 ,2,4[4/-/]-oxadiazol-5-one Elle suit les étapes 1.2 et 1.3 décrites dans l'exemple 1 , mais à partir de
0,4 g du (4-dodécyloxynaphthyl)acétonithle, l'oxime intermédiaire est obtenu avec un rendement de 30 % puis le produit terminal, sous forme de cristaux blancs, avec un rendement de 18 % après purification sur colonne de gel de silice (AcOEt/CH2CI2, 2:98, v/v), puis une recristallisation (CH2CI2/éther de pétrole, 1 :6, v/v). Point de fusion : 111 ,8°C
IR (KBr) : 3150 (N-H), 1769 (C=0), 1589 (C=C aromatique), 1512 (C=N). RMN 1H (200 MHz, CDCI3, HMDS) δ ppm : 9,31 (s large, 1 H, NH), 8,27 (dd, 1H), 7,79 (dd, 1 H), 7,46 (m, 2H), 7,23 (d, 1 H), 6,86 (d, 1 H) pour les H aromatiques, 4,12 (s, 2H, NaphCH2), 4,04 (t, 2H, CH2O), 1 ,85 (m, 2H, CH2-C- O), 1 ,20 (m, 18H, (CH2)9), 0,81 (t, 3H, , CH3).
Exemple 13 : Préparation de la 4l5-dihvdro-3-(4-diheptylaminobenzyl)- 1 ,2,4f4/-/1-oxadiazol-5-one
(composé de formule (I) dans laquelle X = O, Y = C=O, R = 4- diheptylaminobenzyl)
13.1 - Préparation du (4-diheptylaminophényl)acétonitrile chlorhydrate A une solution de 4-cyanométhylaπiline (2,0 g) dans 70 mL d'acétonitrile sont ajoutés K2C03 (6,3 g) et du 1-bromoheptane (4,8 mL). Le mélange réactionnel est chauffé au reflux sous agitation magnétique pendant 3 semaines. Le solvant est chassé sous vide et le résidu repris dans 200 mL d'éther est lavé à l'eau, et à l'eau saturée de NaCI. Après séchage sur MgS0 et evaporation du solvant, on obtient, après purification sur colonne de gel de silice (CH2CI2/éther de pétrole, 1 :4, v/v) et chlorhydratation, 1 ,0 g d'un sel blanc. Rendement : 18 %. Rf = 0,25 pour l'aminé (CH2CI2/éther de pétrole, 1 :4, v/v). Point de fusion : 95,2°C.
13.2 -Préparation de la 4,5-dihydro-3-(4-diheptylaminobenzyl)- 1 ,2,4[4H]-oxadiazol-5-one
Elle suit les étapes 1.2 et 1.3 décrites dans l'exemple 1 , mais à partir de 1 ,0 g de 4-diheptylaminophénylacétonitrile chlorhydrate, l'oxime intermédiaire est obtenu avec un rendement quantitatif, puis le produit terminal, sous forme de cristaux blancs, avec un rendement de 47 % après purification sur colonne de gel de silice (AcOEt CH2CI2, 2:98, v/v). Point de fusion du produit chlorhydrate recristallisé (MeOH/éther, 1 :10, v/v) : 120,8°C IR (KBr) : 3436 (N-H), 2467 (C=C aromatique), 1771 (C=0), 1509 (C=N). RMN 1H (200 MHz, CDCI3, HMDS) δ ppm : 12,7 (s large, 1 H, NH), 11 ,9 (s large, 1 H, NH), 7,71 (s large, 2H, H aromatiques), 7,62 (s large, 2H, H aromatiques), 3,98 (s, 2H, PhCH2), 3,43 (s large, 2H, CH2N), 3,20 (s large, 2H, CH2N), 1 ,73 (s large, 4H, (CH2-C)2N), 1 ,08 (s large, 16H, (CH2)β), 0,75 (t, 6H, 2CH3).