ADSORBANTS ZÉOLITHIQUES À BASE DE ZÉOLITHE LSX DE SURFACE EXTERNE CONTROLEE, LEUR PROCÉDÉ DE PRÉPARATION ET LEURS UTILISATIONS
DOMAINE DE L'INVENTION
[0001] L'invention concerne des adsorbants zéolithiques sous forme d'agglomérés comprenant de la zéolithe de structure Faujasite (FAU) de type LSX pour leurs utilisations dans des applications où le transfert de matière est un paramètre important, lesdits adsorbants présentant une surface externe contrôlée, mesurée par adsorption d'azote, comprise entre 20 m2. g"1 et 100 m2. g"1.
[0002] La présente invention concerne également un procédé de préparation desdits adsorbants zéolithiques, ainsi que leurs utilisations, notamment pour la séparation de mélanges gazeux ou liquides d'isomères, plus particulièrement des xylènes et notamment pour la production de paraxylène très pur à partir d'une charge d'hydrocarbures aromatiques contenant des isomères à 8 atomes de carbone.
ART ANTERIEUR
[0003] L'utilisation d'adsorbants zéolithiques comprenant au moins de la zéolithe Faujasite (FAU) de type X ou Y et comprenant, outre des cations sodium, des ions baryum, potassium ou strontium, seuls ou en mélanges, pour adsorber sélectivement le paraxylène dans un mélange d'hydrocarbures aromatiques, est bien connue de l'art antérieur.
[0004] Les brevets US 3 558 730, US 3 558 732, US 3 626 020 et US 3 663 638 montrent que des adsorbants zéolithiques comprenant des aluminosilicates à base de sodium et de baryum (US 3 960 774) ou à base de sodium, de baryum et de potassium, sont efficaces pour la séparation du paraxylène présent dans des coupes aromatiques en C8 (coupes comprenant des hydrocarbures aromatiques à 8 atomes de carbone).
[0005] Les adsorbants décrits dans le brevet US 3 878 127 sont utilisés comme agents d'adsorption dans les procédés en phase liquide, de préférence de type contre-courant simulé, similaires à ceux décrits dans le brevet US 2 985 589 et qui s'appliquent, entre autres, aux coupes aromatiques en C8.
[0006] Le document US 6 884 918 préconise une faujasite X de rapport atomique Si/AI entre 1 ,15 et 1 ,5 échangée au baryum ou au baryum et au potassium. Le document US 6 410 815 enseigne quant à lui, que des adsorbants zéolithiques tels que décrits dans l'art antérieur, mais pour lesquels la faujasite est à faible teneur en silice et présente un rapport atomique Si/AI proche de 1 (que l'on appellera LSX, abréviation de Low Silica X
dont la traduction française est zéolite X à faible teneur en silice) sont avantageusement utilisés pour la séparation du paraxylène, notamment lorsqu'il faut traiter des charges riches en éthylbenzène, du fait d'une meilleure sélectivité du paraxylène vis-à-vis de cet isomère par rapport aux adsorbants à base de zéolithe X de rapport atomique Si/AI entre 1 ,15 et 1 ,5.
[0007] Dans les brevets listés ci-dessus, les adsorbants zéolithiques se présentent sous forme de cristaux à l'état de poudre ou sous forme d'agglomérés constitués majoritairement de poudre de zéolithe et jusqu'à 20% en poids de liant inerte.
[0008] La synthèse des zéolithes FAU s'effectue habituellement par nucléation et cristallisation de gels de silico-aluminates. Cette synthèse conduit à des cristaux (généralement sous forme de poudre) dont l'emploi à l'échelle industrielle est particulièrement malaisé (pertes de charges importantes lors des manipulations). On préfère alors les formes agglomérées de ces cristaux, sous forme de grains, de filés et autres agglomérés, ces dites formes pouvant être obtenues par extrusion, pastillage, atomisation et autres techniques d'agglomération connues de l'homme du métier. Ces agglomérés ne présentent pas les inconvénients inhérents aux matières pulvérulentes.
[0009] Les agglomérés, qu'ils soient sous forme de plaquettes, de billes, d'extrudés, et autres, sont en général constitués de cristaux de zéolithe(s), qui constituent l'élément actif (au sens de l'adsorption) et d'un liant d'agglomération. Ce liant d'agglomération est destiné à assurer la cohésion des cristaux entre eux dans la structure agglomérée, mais aussi doit permettre d'assurer une résistance mécanique suffisante auxdits agglomérés afin d'éviter, ou tout au moins de minimiser le plus possible, les risques de fractures, brisures ou cassures qui pourraient survenir lors de leurs utilisations industrielles pendant lesquelles les agglomérés sont soumis à de nombreuses contraintes, telles que vibrations, variations fortes et/ou fréquentes de pressions, mouvements et autres.
[0010] La préparation de ces agglomérés s'opère par exemple par empâtage de cristaux de zéolithe à l'état de poudre avec une pâte argileuse, dans des proportions de l'ordre de 80% à 90% en poids de poudre de zéolithe pour 20% à 10% en poids de liant, puis mise en forme en billes, plaquettes ou extrudés, et traitement thermique à haute température pour cuisson de l'argile et réactivation de la zéolithe, le ou les échange(s) cationique(s), comme par exemple l'échange au baryum et éventuellement au potassium pouvant être effectué avant et/ou après l'agglomération de la zéolithe pulvérulente avec le liant.
[0011] On obtient des agglomérés zéolithiques dont la granulométrie est de quelques millimètres, voire de l'ordre du millimètre, et qui, si le choix du liant d'agglomération et la granulation sont faits dans les règles de l'art, présentent un ensemble de propriétés
satisfaisantes, en particulier de porosité, de résistance mécanique, de résistance à l'abrasion. Cependant, les propriétés d'adsorption de ces agglomérés sont évidemment réduites par rapport à la poudre active de départ en raison de la présence de liant d'agglomération inerte vis-à-vis de l'adsorption.
[0012] Divers moyens ont déjà été proposés pour pallier cet inconvénient du liant d'agglomération d'être inerte quant aux performances d'adsorption, parmi lesquels, la transformation de la totalité ou d'au moins une partie du liant d'agglomération en zéolithe active du point de vue de l'adsorption. Cette opération est maintenant bien connue de l'homme du métier, par exemple sous la dénomination de « zéolithisation ». Pour effectuer facilement cette opération, on utilise des liants zéolithisables, le plus souvent appartenant à la famille de la kaolinite, et de préférence préalablement calcinés à des températures généralement comprises entre 500°C et 700°C.
[0013] Le brevet FR 2 925 366 décrit un procédé de fabrication d'agglomérés de zéolithe LSX, de rapport atomique Si/AI tel que 1 ,00 < Si/AI < 1 ,15 échangés au baryum et éventuellement au baryum et au potassium, en agglomérant des cristaux de zéolithe LSX avec un liant kaolinique, puis en zéolithisant le liant par immersion de l'aggloméré dans une liqueur alcaline. Après échange des cations de la zéolithe par des ions baryum (et éventuellement potassium) et activation, les agglomérés ainsi obtenus présentent, du point de vue de l'adsorption du paraxylène contenu dans les coupes aromatiques en C8 et de la résistance mécanique, des propriétés améliorées par rapport à des adsorbants préparés à partir de la même quantité de zéolithe LSX et de liant, mais dont le liant n'est pas zéolithisé.
[0014] Outre une capacité d'adsorption élevée et de bonnes propriétés de sélectivité en faveur de l'espèce à séparer du mélange réactionnel, l'adsorbant doit présenter de bonnes propriétés de transfert de matière afin de garantir un nombre de plateaux théoriques suffisants pour réaliser une séparation efficace des espèces en mélange, comme l'indique Ruthven dans l'ouvrage intitulé « Principles ofAdsorption and Adsorption Processes » (« Principes de l'Adsorption et des Procédés d'Adsorption »), John Wiley & Sons, (1984), pages 326 et 407. Ruthven indique {ibid., page 243), que, dans le cas d'un adsorbant aggloméré, le transfert de matière global dépend de la somme des résistances diffusionnelles intra-cristalline et inter-cristalline (entre les cristaux).
[0015] La résistance diffusionnelle intra-cristalline est proportionnelle au carré des diamètres des cristaux et inversement proportionnelle à la diffusivité intra-cristalline des molécules à séparer.
[0016] La résistance diffusionnelle inter-cristalline (également appelée « résistance macroporeuse ») est quant à elle proportionnelle au carré des diamètres des agglomérés,
inversement proportionnelle à la porosité contenue dans les macropores et mésopores (c'est-à-dire les pores dont l'ouverture est supérieure à 2 nm) au sein de l'aggloméré, et inversement proportionnelle à la diffusivité des molécules à séparer dans cette porosité.
[0017] La taille des agglomérés est un paramètre important lors de l'utilisation de l'adsorbant dans l'application industrielle, car elle détermine la perte de charge au sein de l'unité industrielle et l'uniformité du remplissage. La distribution granulométrique des agglomérés doit donc être étroite, et centrée sur des diamètres moyens en nombre compris typiquement entre 0,40 mm et 0,65 mm afin d'éviter des pertes de charges excessives.
[0018] La porosité contenue dans les macropores et mésopores au sein de l'aggloméré (respectivement macroporosité et mésoporosité inter-cristallines) peut être augmentée en utilisant des agents porogènes, tels que par exemple l'amidon de maïs conseillé dans le document US 8 283 274 pour améliorer le transfert de matière. Cependant, cette porosité ne participe pas à la capacité d'adsorption et l'amélioration du transfert de matière macroporeux se fait alors au détriment de la capacité d'adsorption volumique. Par conséquent, cette voie d'amélioration du transfert de matière macroporeux s'avère très limitée.
[0019] Pour estimer l'amélioration de la cinétique de transfert, il est possible d'utiliser la théorie des plateaux décrite par Ruthven dans « Principles of Adsorption and Adsorption Processes », ibid., pages 248-250. Cette approche est basée sur la représentation d'une colonne par un nombre fini de réacteurs hypothétiques idéalement agités (étages théoriques). La hauteur équivalente de plateaux théoriques est une mesure directe de la dispersion axiale et de la résistance au transfert de matière du système.
[0020] Pour une structure zéolithique donnée, une taille d'adsorbant donnée et une température de fonctionnement donnée, les diffusivités sont fixées, et un des moyens pour améliorer le transfert de matière consiste à réduire le diamètre des cristaux. Un gain sur le transfert de matière global sera ainsi obtenu en réduisant la taille des cristaux.
[0021] L'homme du métier va donc chercher à réduire le plus possible le diamètre des cristaux de zéolithes afin d'améliorer le transfert de matière.
[0022] Le brevet CN 1 267 185C, revendique ainsi des adsorbants contenant 90% à 95% de zéolithe BaX ou BaKX pour la séparation du paraxylène, dans lesquels les cristaux de zéolithe X sont de taille comprise entre 0,1 μηι et 0,4 μηι et ceci afin d'améliorer les performances en transfert de matière. De même, la demande US2009/0326308 décrit un procédé de séparation des isomères du xylène dont les performances ont été améliorées par l'utilisation d'adsorbants à base de cristaux de zéolithe X de taille inférieure à 0,5 μηι. Le brevet FR 2 925 366 décrit des adsorbants contenant des cristaux de zéolithe LSX de diamètre moyen en nombre compris entre 0,1 μηι et 4,0 μηι.
[0023] La demanderesse a néanmoins observé que la synthèse, la filtration, la manipulation et l'agglomération de cristaux de zéolithe dont la taille est inférieure à 0,5 μηη mettent en œuvre des procédés lourds, peu économiques et donc difficilement industrialisâmes.
[0024] De plus, de tels adsorbants comportant des cristaux de taille inférieure à 0,5 μηι, s'avèrent également plus fragiles, et il devient alors nécessaire d'augmenter le taux de liant d'agglomération afin de renforcer la cohésion des cristaux entre eux au sein de l'adsorbant. Toutefois, l'augmentation du taux de liant d'agglomération conduit à une densification des adsorbants, à l'origine d'une augmentation de la résistance diffusionnelle macroporeuse. Ainsi, malgré une résistance diffusionnelle intra-cristalline réduite du fait de la diminution de la taille des cristaux, l'augmentation de la résistance diffusionnelle macroporeuse en raison de la densification de l'adsorbant, ne permet pas une amélioration du transfert global. Par ailleurs, l'augmentation du taux de liant ne permet pas d'obtenir une bonne capacité d'adsorption.
[0025] Il reste par conséquent un besoin pour des matériaux adsorbants zéolithiques améliorés préparés à partir de cristaux de zéolithe FAU de type LSX facilement manipulables au niveau industriel, et dont lesdits cristaux (ou éléments cristallisés constitutifs) sont avantageusement de taille supérieure à 0,5 μηη, et présentant un transfert de matière global amélioré par rapport aux adsorbants de taille de cristaux identique connus de l'art antérieur, tout en conservant une capacité d'adsorption et des sélectivités d'adsorption du paraxylène vis-à-vis de ses isomères élevées.
[0026] Ces adsorbants améliorés seraient ainsi particulièrement adaptés à la séparation des isomères des xylènes en phase gaz ou en phase liquide.
[0027] La présente invention a ainsi pour premier objet de proposer des adsorbants zéolithiques sous forme d'agglomérés aux propriétés optimisées pour la séparation de mélanges gazeux ou liquides d'isomères et plus particulièrement pour la séparation des xylènes, en phase gaz ou en phase liquide, notamment du paraxylène des coupes aromatiques en C8, et notamment lorsque lesdites coupes sont riches en éthylbenzène.
[0028] Les adsorbants zéolithiques de l'invention présentent avantageusement des propriétés de sélectivité du paraxylène vis-à-vis de ses isomères supérieures à 2,1 , de préférence supérieures à 2,3, et des propriétés de transfert de matière améliorées, tout en présentant une résistance mécanique et une capacité d'adsorption élevées et sont particulièrement adaptés pour une utilisation dans un procédé de séparation du paraxylène en phase liquide, de préférence de type contre-courant simulé.
[0029] Plus précisément, la présente invention concerne un adsorbant zéolithique comprenant au moins une zéolithe de structure FAU de type LSX et comprenant du
baryum et/ou du potassium, dans lequel la surface externe dudit adsorbant zéolithique, mesurée par adsorption d'azote, est comprise entre 20 m2. g"1 et 100 m2. g"1, bornes incluses et plus préférentiellement comprise entre 20 m2. g"1 et 80 m2. g"1 bornes incluses et encore plus préférentiellement comprise entre 30 m2. g"1 et 80 m2. g"1, bornes incluses.
[0030] Il a en effet été constaté par la demanderesse que des adsorbants zéolithiques de surface externe contrôlée, c'est-à-dire comprise entre 20 m2. g"1 et 100 m2. g"1, telle que mesurée par adsorption d'azote, et préparés à partir de cristaux de zéolithe LSX de rapport atomique Si/AI égal à 1 ,00 ± 0,05 ayant une taille supérieure à 0,5 μηι, présentent un transfert de matière global amélioré par rapport à des adsorbants zéolithiques préparés à partir de cristaux de zéolithe LSX, de rapport atomique Si/AI et de taille identiques, mais de surface externe, mesurée par adsorption d'azote, strictement inférieure à 20 m2. g"1.
[0031] La présente invention permet donc la mise à disposition d'adsorbants zéolithiques aux propriétés améliorées par rapport à l'art antérieur tout en facilitant la filtration, la manipulation et l'agglomération des poudres zéolithiques utilisées lors du procédé de fabrication. Un autre but de la présente invention consiste à fournir un procédé de préparation desdits adsorbants, ainsi que les utilisations desdits adsorbants pour la séparation de mélanges gazeux ou liquides d'isomères, plus particulièrement des xylènes et notamment pour la séparation de paraxylène très pur à partir d'une charge d'hydrocarbures aromatiques contenant des isomères à 8 atomes de carbone, et notamment à partir d'une charge riche en éthylbenzène.
[0032] Un autre but encore de la présente invention consiste à maximiser le transfert de matière au sein de l'adsorbant zéolithique, tout en maintenant des sélectivités du paraxylène vis-à-vis de ses isomères élevées, notamment supérieures à 2,1 et une capacité d'adsorption convenables pour l'application, en même temps qu'une résistance mécanique compatible avec l'application considérée.
[0033] Dans ce qui va suivre, et à moins d'une autre indication, les bornes d'un domaine de valeurs sont comprises dans ce domaine, notamment dans les expressions « compris entre » et « allant de ... à ... ».
Description détaillée de l'invention
Adsorbants selon l'invention
[0034] Ainsi, la présente invention concerne un adsorbant zéolithique :
- comprenant au moins une zéolithe de structure FAU de type LSX
- comprenant du baryum et/ou du potassium,
- pour lequel la surface externe, mesurée par adsorption d'azote, est comprise entre 20 m2. g"1 et 100 m2. g"1, et préférentiellement comprise entre 20 m2. g"1 et 80 m2. g"1 et plus préférentiellement comprise entre 30 et 80 m2. g"1 bornes incluses.
[0035] Dans un mode de réalisation, l'adsorbant zéolithique de l'invention présente un rapport atomique Si/AI compris entre 1 ,00 et 1 ,50 de préférence entre 1 ,00 et 1 ,40 bornes incluses, de préférence encore entre 1 ,00 et 1 ,20, bornes incluses et de manière encore plus préférée entre 1 ,00 et 1 ,10 bornes incluses.
[0036] Dans un mode de réalisation préféré de l'invention, la zéolithe de structure FAU de l'adsorbant zéolithique est une zéolithe de structure FAU de type LSX (généralement définie par son rapport atomique Si/AI = 1 ,00 ± 0,05), pour laquelle le diamètre moyen en nombre des cristaux est compris entre 0,5 μηη et 20 μηη, bornes incluses, de préférence compris entre 0,5 μηη et 10 μηη, bornes incluses, plus préférentiellement entre 0,8 μηη et Ι Ο μηη, bornes incluses, mieux encore entre 1 μηη et 10 μηη, bornes incluses, et de préférence encore entre 1 μηη et 8 μηη, bornes incluses.
[0037] Selon encore un mode de réalisation préféré de l'invention, les cristaux présentent, conjointement à la microporosité, des cavités internes de taille nanométrique (mésoporosité), facilement identifiables par observation au moyen d'un Microscope Électronique à Transmission (MET ou « TEM » en langue anglaise) comme décrit par exemple dans US 7 785 563.
[0038] La surface externe de l'adsorbant zéolithique de l'invention est calculée par la méthode du t-plot à partir de l'isotherme d'adsorption d'azote à une température de 77K, après dégazage sous vide (P < 6,7.10"4 Pa), à une température comprise entre 300°C et 450°C pendant une durée allant de 9 heures à 16 heures, de préférence à 400°C pendant 10 heures. La surface externe des cristaux de zéolithe FAU de l'adsorbant avant agglomération est mesurée de la même manière.
[0039] Selon un aspect préféré, la teneur en baryum (Ba) de l'adsorbant zéolithique de l'invention, exprimée en oxyde de baryum (BaO), est supérieure à 25%, de préférence supérieure à 28%, de manière très préférée supérieure à 34%, de manière encore plus préférée supérieure à 37%, en poids par rapport au poids total de l'adsorbant, et avantageusement, la teneur en baryum exprimée en oxyde de baryum (BaO) est comprise entre 28% et 42%, et typiquement entre 37% et 40%, bornes incluses, en poids par rapport au poids total de l'adsorbant.
[0040] Selon un autre aspect préféré, la teneur en potassium (K) de l'adsorbant zéolithique de l'invention, exprimée en oxyde de potassium (K20), est inférieure à 30%, de préférence inférieure à 15% et de manière préférée comprise entre 0 et 10%, bornes incluses en poids par rapport au poids total de l'adsorbant.
[0041] Selon encore un autre mode de réalisation préféré, la teneur totale en ions alcalins ou alcalino-terreux, autres que baryum et potassium, exprimée en teneur totale d'oxydes d'ions alcalins ou alcalino-terreux autres que l'oxyde de baryum BaO et l'oxyde de potassium K20, est comprise entre 0 et 5%, bornes incluses, par rapport à la masse totale de l'adsorbant.
[0042] De manière avantageuse, l'adsorbant zéolithique selon l'invention présente un volume total contenu dans les macropores et les mésopores (somme du volume macroporeux et du volume mésoporeux) mesuré par intrusion de mercure, compris entre 0,15 cm3. g"1 et 0,5 cm3. g"1, de préférence compris entre 0,20 cm3. g"1 et 0,40 cm3. g"1 et de manière très préférée compris entre 0,20 cm3. g"1 et 0,35 cm3. g"1, bornes incluses.
[0043] Selon un mode de réalisation préféré de la présente invention, l'adsorbant zéolithique comprend à la fois des macropores, des mésopores et des micropores. Par « macropores », on entend des pores dont le diamètre est supérieur à 50 nm. Par « mésopores », on entend des pores dont le diamètre est compris entre 2 nm et 50 nm, bornes incluses. Par « micropores », on entend des pores dont le diamètre est inférieur à 2 nm.
[0044] En outre, l'adsorbant de l'invention présente avantageusement un ratio (volume macroporeux)/(volume macroporeux + volume mésoporeux) compris entre 0,2 et 1 , de manière très préférée compris entre 0,5 et 0,9, bornes incluses.
[0045] On préfère également, dans le cadre de la présente invention, un adsorbant zéolithique dont le volume microporeux, évalué par la méthode de t-plot à partir de l'isotherme d'adsorption d'azote (N2) à une température de 77K, est supérieur à 0,160 cm3. g"1, de préférence compris entre 0,170 cm3. g"1 et 0,275 cm3. g"1 et de préférence encore compris entre 0,180 cm3. g"1 et 0,250 cm3. g"1. Ledit isotherme d'adsorption d'azote est celui utilisé également pour la mesure de la surface externe par la méthode du t-plot.
[0046] La structure cristalline de la zéolithe FAU de type LSX dans l'adsorbant zéolithique de la présente invention, est identifiable par diffraction des rayons X (connue de l'homme du métier sous l'acronyme DRX).
[0047] Selon un autre mode de réalisation préféré, aucune structure zéolithique autre que la structure FAU n'est détectée par diffraction des rayons X dans l'adsorbant zéolithique de la présente invention.
[0048] Par « aucune structure zéolithique autre que la structure FAU », on entend moins de 5%, de préférence moins de 2% en poids, borne incluse, d'une ou de plusieurs autres phases zéolithiques, autres que la structure FAU. La fraction massique déterminée par DRX (technique décrite ci-après) est exprimée en poids par rapport au poids total de l'adsorbant.
[0049] L'adsorbant zéolithique selon l'invention comprend en outre et de préférence au moins une phase non zéolithique qui comprend entre autres un liant d'agglomération utilisé dans le mode de préparation pour assurer la cohésion des cristaux entre eux, d'où le terme « aggloméré » ou « aggloméré zéolithique » employé parfois en lieu et place du terme « adsorbant zéolithique » de l'invention, tel que décrit précédemment.
[0050] Dans la présente invention, le terme « liant » signifie un liant d'agglomération qui permet d'assurer la cohésion des cristaux de zéolithe(s) dans l'adsorbant zéolithique (ou matériau zéolithique aggloméré) de l'invention. Ce liant se distingue en outre des cristaux de zéolithe(s) en ce qu'il ne présente pas de structure cristalline, et en particulier pas de structure cristalline zéolithique, raison pour laquelle le liant est souvent qualifié d'inerte, et plus précisément inerte vis-à-vis de l'adsorption et de l'échange ionique.
[0051] Selon un mode de réalisation préféré, la fraction massique de zéolithe FAU dans l'adsorbant est supérieure ou égale à 85%, de préférence supérieure ou égale à 90% en poids, bornes incluses, par rapport au poids total de l'adsorbant de la présente invention, le complément à 100% étant de préférence constitué de phase non zéolithique. Selon un aspect particulièrement avantageux, la fraction massique de zéolithe FAU est comprise entre 92% et 98%, de préférence comprise entre 94% et 98% en poids, bornes incluses, par rapport au poids total de l'adsorbant de la présente invention, le complément à 100% étant de préférence constitué de phase non zéolithique.
[0052] Comme déjà indiqué, la fraction massique de zéolithe(s) (taux de cristallinité) de l'adsorbant selon l'invention peut être déterminée par analyse par diffraction de rayons X, connue de l'homme du métier sous l'acronyme DRX.
[0053] Selon un mode de réalisation préféré, l'adsorbant zéolithique selon l'invention présente une perte au feu, mesurée à 950°C selon la norme NF EN 196-2, entre 3,0 et 7,7%, de manière encore préférée entre 3,5% et 6,7% et avantageusement entre 4,0% et 6%, bornes incluses.
[0054] L'adsorbant zéolithique selon la présente invention présente notamment à la fois une résistance mécanique, des sélectivités d'adsorption du paraxylène vis-à-vis de ses isomères supérieures à 2,1 , de préférence supérieures à 2,2, de préférence encore supérieure à 2,3 et une capacité d'adsorption également tout particulièrement adaptée pour être utilisé dans les procédés de séparation des isomères de xylènes en phase gaz ou en phase liquide.
[0055] Dans le cadre de la présente invention, la résistance mécanique est mesurée par la méthode Shell série SMS1471 -74 adaptée pour des agglomérés de taille inférieure à 1 ,6 mm. Cette résistance mécanique, mesurée pour l'adsorbant zéolithique défini précédemment, est généralement comprise entre 1 ,5 MPa et 4 MPa, de préférence entre
1 ,7 MPa et 4 MPa de préférence encore entre 1 ,8 MPa et 4 MPa et de manière tout à fait préférée entre 2 MPa et 4 MPa, bornes incluses.
Préparation des adsorbants selon l'invention
[0056] Un autre objet de l'invention concerne un procédé de préparation de l'adsorbant zéolithique tel qu'il vient d'être défini, ledit procédé comprenant au moins les étapes de : a) agglomération de cristaux d'au moins une zéolithe de structure FAU de type LSX, présentant une surface externe comprise entre 20 m2. g"1 et 150 m2. g"1, bornes incluses, de préférence comprise entre 20 m2. g"1 et 120 m2. g"1, de préférence encore comprise entre 20 m2. g"1 et 100 m2. g"1, bornes incluses, dont le diamètre moyen en nombre des cristaux est compris entre 0,5 μηη et 20 μηη, bornes incluses, de préférence encore compris entre 0,5 μηη et 10 μηη, bornes incluses, plus préférentiellement entre 0,8 μηη et Ι Ο μηη, bornes incluses, mieux encore entre 1 μηη et 10 μηη, bornes incluses, et de préférence encore entre 1 m et 8 μηη, bornes incluses, avec un liant comprenant de préférence au moins 80% d'argile ou d'un mélange d'argiles et jusqu'à 5% d'additifs ainsi qu'avec la quantité d'eau qui permet la mise en forme du matériau aggloméré, puis séchage et calcination des agglomérats ;
b) étape de zéolithisation éventuelle de tout ou partie du liant par mise en contact des agglomérats obtenus à l'étape a) avec une solution basique aqueuse ;
c) échange(s) cationique(s) des agglomérats de l'étape b) par mise en contact avec une solution d'ions baryum et/ou d'ions potassium ;
d) échange cationique éventuel supplémentaire des agglomérats de l'étape c) par mise en contact avec une solution d'ions potassium ;
e) lavage et séchage des agglomérats obtenus aux étapes c) ou d), à une température comprise entre 50°C et 150°C ; et
f) obtention de l'adsorbant zéolithique selon l'invention par activation des agglomérats obtenus à l'étape e) sous balayage gazeux oxydant et/ou inerte, avec notamment des gaz tels que l'oxygène, l'azote, l'air, un air sec et/ou décarbonaté, un air appauvri en oxygène, éventuellement sec et/ou décarbonaté, à une température comprise entre 100°C et 400°C, de préférence entre 200°C et 300°C.
[0057] Dans un mode de réalisation préféré du procédé de préparation de l'adsorbant zéolithique de la présente invention, le séchage des agglomérats à l'étape a) ci-dessus est généralement réalisé à une température comprise entre 50°C et 150°C, et la calcination des agglomérats séchés est généralement réalisée sous balayage gazeux oxydant et/ou inerte, avec notamment des gaz tels que l'oxygène, l'azote, l'air, un air sec et/ou décarbonaté, un air appauvri en oxygène, éventuellement sec et/ou décarbonaté, à
une température supérieure à 150°C, typiquement comprise entre 180°C et 800°C, préférentiellement entre 200°C et 650°C, pendant quelques heures, par exemple de 2 heures à 6 heures.
[0058] En particulier, lesdits adsorbants zéolithiques sont obtenus à partir de cristaux de zéolithe ayant une surface externe mesurée par adsorption d'azote comprise entre 20 m2. g"1 et 150 m2. g"1, lesdits cristaux de zéolithe sont de préférence des cristaux de zéolithe à porosité hiérarchisée.
[0059] Par « zéolithe à porosité hiérarchisée », on entend une zéolithe possédant à la fois des micropores et des mésopores, autrement dit une zéolithe à la fois microporeuse et mésoporeuse. Par « zéolithe mésoporeuse », on entend une zéolithe dont les cristaux zéolithiques microporeux présentent, conjointement à la microporosité, des cavités internes de taille nanométrique (mésoporosité), facilement identifiables par observation au moyen d'un Microscope Électronique à Transmission (MET ou « TEM » en langue anglaise), comme décrit par exemple dans US 7 785 563.
[0060] Selon un mode de réalisation préféré, les cristaux de ladite zéolithe de structure FAU de type LSX utilisés à l'étape a) présentent un rapport atomique Si/AI = 1 ,00 ± 0,05, mesuré par analyse chimique élémentaire, selon des techniques bien connues de l'homme du métier et détaillées plus loin.
[0061] Il est possible de préparer lesdits cristaux de zéolithe à surface externe comprise entre 20 m2. g"1 et 150 m2. g"1 par synthèse directe grâce à l'utilisation d'agents structurants ou grâce à des techniques d'ensemencement et/ou par ajustement des conditions opératoires de synthèse tels que le rapport Si02/Al203, la teneur en sodium et l'alcalinité du mélange de synthèse ou par synthèse indirecte selon des procédés de post-traitement de cristaux de zéolithe FAU conventionnels et connus de l'homme du métier.
[0062] Les procédés de post-traitements consistent généralement à éliminer des atomes du réseau zéolithique déjà formé, soit par un ou plusieurs traitements acides qui désaluminent le solide, traitement(s) suivi(s) par un ou plusieurs lavage(s) à la soude (NaOH) afin d'éliminer les résidus aluminiques formés, comme décrit par exemple par D. Verboekend et coll. {Adv. Funct. Mater., 22, (2012), pp. 916-928), soit encore par des traitements qui associent l'action d'un acide et celle d'un agent structurant qui améliorent l'efficacité du traitement acide, comme décrit par exemple dans la demande WO2013/106816.
[0063] Les procédés de synthèse directe de ces zéolithes (c'est-à-dire des procédés de synthèse autre que le post-traitement) sont préférés et font généralement intervenir un ou plusieurs agents structurants ou gabarits sacrificiels.
[0064] Les gabarits sacrificiels pouvant être utilisés peuvent être de tout type connu de l'homme du métier et notamment ceux décrits dans la demande WO2007/043731. Selon un mode de réalisation préféré, le gabarit sacrificiel est avantageusement choisi parmi les organosilanes et plus préférentiellement parmi le chlorure de [3-(triméthoxysilyl)propyl]- octadécyldiméthylammonium, le chlorure de [3-(triméthoxysilyl)propyl]hexadécyldiméthyl- ammonium, le chlorure de [3-(triméthoxysilyl)propyl]dodécyldiméthylammonium, le chlorure de [3-(triméthoxysilyl)propyl]octylammonium, la N-[3-(triméthoxysilyl)-propyl]- aniline, le 3-[2-(2-amino-éthylamino)éthylamino]propyltriméthoxysilane, la N-[3-(trimétho- xysilyl)propyl]-N'-(4-vinylbenzyl)éthylènediamine, le triéthoxy-3-(2-imidazolin-1 -yl)propyl- silane, la 1 -[3-(triméthoxysilyl)propyl]urée, la N-[3-(triméthoxysilyl)propyl]-éthylènediamine, le [3-(diéthylamino)propyl]triméthoxysilane, le (3-glycidyloxypropyl)triméthoxysilane, le méthacrylate de 3-(triméthoxysilyl)propyle, le [2-(cyclohexényl)éthyl]triéthoxysilane, le dodécyltriéthoxysilane, rhexadécyltriméthoxysilane, le (3-aminopropyl)triméthoxysilane, le (3-mercaptopropyl)triméthoxysilane, le (3-chloropropyl)triméthoxysilane, ainsi que les mélanges de deux ou plusieurs d'entre eux en toutes proportions.
[0065] Parmi les gabarits sacrificiels listés ci-dessus, on préfère tout particulièrement le chlorure de [3-(triméthoxysilyl)propyl]octadécyldiméthylammonium, ou TPOAC.
[0066] On peut également utiliser des gabarits sacrificiels de masse molaire plus élevée et par exemple les PPDA (Polymer Poly-DiallyldimethylAmmonium), PVB (PolyVinyl Butyral) et autres composés oligomères connus dans le domaine pour augmenter le diamètre des mésopores.
[0067] Selon un mode de réalisation préféré du procédé de la présente invention, on procède, à l'étape a), à l'agglomération de cristaux d'au moins une zéolithe FAU de type LSX à porosité hiérarchisée, comme décrit précédemment, préparée en présence d'un gabarit sacrificiel destiné à être éliminé.
[0068] Cette élimination peut être réalisée selon les méthodes connues de l'homme du métier, par exemple par calcination, et de manière non limitative, la calcination des cristaux de zéolithe comprenant le gabarit sacrificiel peut être effectuée sous balayage gazeux oxydant et/ou inerte, avec notamment des gaz tels que l'oxygène, l'azote, l'air, un air sec et/ou décarbonaté, un air appauvri en oxygène, éventuellement sec et/ou décarbonaté, à une ou des températures supérieures à 150°C, typiquement comprises entre 180°C et 800°C, préférentiellement entre 200°C et 650°C, pendant quelques heures, par exemple entre 2 et 6 heures. La nature des gaz, les rampes de montée en température et les paliers successifs de températures, leurs durées seront adaptées en fonction de la nature du gabarit sacrificiel.
[0069] L'étape supplémentaire d'élimination de l'éventuel gabarit sacrificiel peut être effectuée à tout moment au cours du procédé de préparation de l'adsorbant zéolithique de l'invention. L'élimination dudit gabarit sacrificiel peut ainsi avantageusement être effectuée par calcination des cristaux de zéolithe avant l'étape d'agglomération a), ou encore de manière concomitante avec la calcination de l'adsorbant lors de l'étape a).
[0070] On ne sortirait toutefois pas du cadre de l'invention si l'agglomération de l'étape a) comprenait l'agglomération de plusieurs zéolithes FAU de type LSX ayant un rapport atomique Si/AI égal à 1 ,00 ± 0,05 et ayant une surface externe mesurée par adsorption d'azote comprise entre 20 m2. g"1 et 150 m2.g"1obtenues selon des modes différents.
[0071] La synthèse de zéolithe FAU de type LSX se fait généralement en milieu alcalin (hydroxyde de sodium et de potassium et donc cations Na+ et K+). Les cristaux de zéolithe FAU de type LSX ainsi obtenus comprennent majoritairement, voire exclusivement des cations sodium et potassium. On ne sortirait toutefois pas du cadre de l'invention en utilisant des cristaux ayant subi un ou plusieurs échanges cationiques, entre la synthèse, avant ou après l'élimination éventuelle du gabarit sacrificiel si cette étape est opérée avant la mise en œuvre à l'étape a). Dans ce cas, l'étape c) et éventuellement l'étape d) d'échange peu(ven)t éventuellement ne pas être nécessaire(s).
[0072] La taille des cristaux de zéolithe FAU de type LSX utilisés à l'étape a) et des cristaux de zéolithe FAU dans les adsorbants selon l'invention est mesurée par observation au microscope électronique à balayage (MEB). Comme indiqué précédemment, de manière préférée, le diamètre moyen en nombre des cristaux est compris entre 0,5 μηη et 20 μηι, bornes incluses, de préférence compris entre 0,5 μηη et 10 μηη, bornes incluses, plus préférentiellement entre 0,8 μηη et 10 μηη, bornes incluses, mieux encore entre 1 μηη et 10 μηη, bornes incluses, et de préférence encore entre 1 μηη et 8 μηη, bornes incluses. Dans le présent document, on emploie l'appellation « diamètre moyen en nombre » ou bien « taille », notamment pour les cristaux de zéolithe. La méthode de mesure de ces grandeurs est explicitée plus loin dans la description.
[0073] L'agglomération et la mise en forme de l'étape a) peuvent être réalisées selon toutes les techniques connues de l'homme de l'art, et en particulier selon une ou plusieurs des techniques choisies parmi extrusion, compactage, agglomération sur assiette granulatrice, tambour granulateur, atomisation et autres.
[0074] Les proportions de liant d'agglomération (voir définition plus loin) et de zéolithe mises en œuvre sont de 8 parties à 15 parties en poids de liant pour 92 parties à 85 parties en poids de zéolithe.
[0075] À l'issue de l'étape a) les adsorbants agglomérés les plus fins peuvent être éliminés par cyclonage et/ou tamisage et/ou les agglomérés trop gros par tamisage ou
concassage, dans le cas d'extrudés, par exemple. Les adsorbants ainsi obtenus, qu'ils soient sous forme de billes, d'extrudés ou autres, ont de préférence un diamètre moyen en volume, ou leur longueur (plus grande dimension lorsqu'ils ne sont pas sphériques), comprise entre 0,2 mm et 2 mm, et en particulier comprise entre 0,2 mm et 0,8 mm et de préférence entre 0,40 mm et 0,65 mm, bornes incluses.
[0076] Le liant utilisable dans le cadre de la présente invention peut être choisi parmi les liants classiques connus de l'homme du métier, zéolithisables ou non zéolithisables, et de préférence choisis parmi les argiles et les mélanges d'argiles, les silices, les alumines, les silices colloïdales, les gels d'alumine, et autres, et leurs mélanges.
[0077] Les argiles sont de préférence choisies parmi : kaolins, kaolinites, nacrites, dickites, halloysites, attapulgites, sépiolites, montmorillonites, bentonites, illites et métakaolins, ainsi que les mélanges de deux ou plusieurs d'entre elles en toutes proportions.
[0078] Lors de l'étape a), outre le ou les cristaux de zéolithe(s), le liant peut comprendre également un ou plusieurs additifs. Les additifs sont préférentiellement organiques, par exemple de la lignine, de l'amidon, de la carboxyméthylcellulose, des molécules tensio- actives (cationiques, anioniques, non ioniques ou amphotères), destinées à faciliter la manipulation de la pâte zéolithe(s)/argile(s) par modification de la rhéologie et/ou du pouvoir collant ou à conférer aux adsorbants finaux des propriétés satisfaisantes, notamment de macroporosité.
[0079] On peut citer de manière préférentielle, mais non exhaustive, les méthyl- celluloses et leurs dérivés, les lignosulfonates, les acides polycarboxyliques et les acides de copolymères carboxyliques, leurs dérivés aminés et leurs sels, notamment les sels alcalins et les sels d'ammonium. Les additifs sont introduits à raison de 0 à 5%, de préférence de 0,1 % à 2%, en poids par rapport au poids total de l'adsorbant.
[0080] Les additifs peuvent également comprendre une source de silice liquide et/ou solide, de préférence représentant de 1 % à 5% de la masse totale desdits solides. La source éventuelle de silice peut être de tout type connu de l'homme du métier, spécialiste de la synthèse de zéolithes, par exemple de la silice colloïdale, des diatomées, de la perlite, des cendres de calcination (« fly ash » en langue anglaise), du sable, ou toute autre forme de silice solide. Pour la calcination comprise dans l'étape a), la nature des gaz, les rampes de montée en température et les paliers successifs de températures, ainsi que leurs durées respectives, seront adaptés notamment en fonction de la nature du gabarit sacrificiel à éliminer et en fonction de la nature du liant mis en œuvre à l'étape d'agglomération a).
[0081] L'observation MEB de l'adsorbant zéolitique permet de confirmer la présence de phase non zéolithique comprenant par exemple du liant d'agglomération ou toute autre phase amorphe dans les adsorbants.
[0082] Les étapes d'échange(s) cationique(s) c) et d) décrites plus haut s'effectuent selon les méthodes classiques connues de l'homme du métier, et le plus souvent par mise en contact des adsorbants issus de l'étape a) ou de l'étape b) avec un sel de baryum, tel que le chlorure de baryum (BaCI2) et/ou de potassium (KCI) et/ou de baryum et de potassium, en solution aqueuse à une température comprise entre la température ambiante et 100°C, et de préférence comprise entre 80°C et 100°C afin d'obtenir rapidement des teneurs élevées en baryum, i.e. des teneurs de préférence supérieures à 25%, de préférence supérieures à 28%, de manière très préférée supérieures à 34%, de manière encore plus préférée supérieures à 37%, exprimées en poids d'oxyde de baryum par rapport à la masse totale de l'adsorbant.
[0083] Avantageusement, la teneur en baryum exprimée en oxyde de baryum est comprise entre 28% et 42%, et typiquement entre 37% et 40%, bornes incluses, en poids par rapport au poids total de l'adsorbant. On préfère opérer avec un large excès d'ions baryum par rapport aux cations de la zéolithe que l'on souhaite échanger, typiquement un excès de l'ordre de 10 à 12, avantageusement en procédant par échanges successifs.
[0084] Un échange éventuel au potassium à l'étape d) peut être pratiqué avant et/ou après l'échange au baryum (étape c). Il est également possible d'agglomérer à l'étape a) des cristaux de zéolithe de type LSX contenant déjà des ions baryum ou potassium ou baryum et potassium (pré-échange des cations présents dans la zéolithe de type LSX de départ, typiquement cations sodium et potassium, par des ions baryum ou potassium ou baryum et potassium avant l'étape a) et s'affranchir (ou non) des étapes c) et/ou d).
[0085] De manière surprenante, la demanderesse a observé que l'étape d'échange cationique, qui peut être délicate en raison de la relative fragilité de la structure des cristaux de zéolite à porosité hiérarchisée n'affecte pas les propriétés intrinsèques de surface externe et du volume microporeux (ramené à la masse de l'adsorbant une fois échangé) desdits cristaux de zéolithe à porosité hiérarchisée.
[0086] Après la ou les étape(s) d'échange(s) cationique(s), on procède ensuite à un lavage, généralement et de préférence à l'eau, puis d'un séchage de l'adsorbant ainsi obtenu (étape e). L'activation qui suit le séchage (étape f), est conduite de manière classique, selon les méthodes connues de l'homme du métier, par exemple à une température en général comprise entre 100°C et 400°C, comme indiqué précédemment à l'étape f) du procédé. L'activation est opérée pendant une durée déterminée en fonction
de la perte au feu souhaitée. Cette durée est généralement comprise entre quelques minutes et quelques heures, typiquement entre 1 heure et 6 heures.
Utilisation des adsorbants selon l'invention
[0087] La présente invention concerne également les utilisations des adsorbants zéolithiques décrits ci-dessus comme agents d'adsorption susceptibles de remplacer avantageusement les agents d'adsorption décrits dans la littérature, à base de cristaux conventionnels de zéolithe FAU de type LSX, comprenant du baryum et/ou du potassium, et notamment dans les utilisations listées ci-dessous :
• séparation de coupes d'isomères aromatiques en C8 et notamment des xylènes,
• séparation d'isomères de toluène substitué tels que nitrotoluène, diéthyltoluène, toluènediamine, et autres,
• séparation des crésols,
• séparation des alcools polyhydriques, tels que les sucres.
[0088] Selon un autre objet, la présente invention concerne un procédé de séparation des isomères de xylènes en phase gaz ou en phase liquide mettant en œuvre au moins un adsorbant zéolithique tel que défini précédemment, et de préférence dans lequel les cristaux de zéolithe(s) de l'adsorbant zéolithique sont préparés par synthèse directe mettant en œuvre un ou plusieurs agents structurants (ou gabarits sacrificiels).
[0089] Dans une variante, l'invention concerne en particulier un procédé de séparation du paraxylène à haute pureté (c'est-à-dire une pureté supérieure ou égale à 90%) en lit mobile simulé à partir d'une charge d'hydrocarbures aromatiques contenant des isomères à 8 atomes de carbones comprenant les étapes suivantes :
a) une étape de mise en contact de la charge avec un lit d'adsorbant comprenant au moins un adsorbant zéolithique tel que défini précédemment, de manière à adsorber préférentiellement le paraxylène,
b) une étape de mise en contact du lit d'adsorbant avec un désorbant, le désorbant étant préférentiellement soit du toluène, soit du paradiéthylbenzène, c) une étape de soutirage du lit d'adsorbant d'un flux contenant le désorbant et les produits de la charge les moins sélectivement adsorbés,
d) une étape de soutirage du lit d'adsorbant d'un flux contenant le désorbant et le produit recherché, à savoir le paraxylène,
e) une séparation du flux issu de l'étape c) en un premier flux contenant le désorbant et un second flux contenant les produits de la charge les moins sélectivement adsorbés, f) une séparation du flux issu de l'étape d) en un premier flux contenant le désorbant et un second flux contenant du paraxylène à un niveau de pureté supérieure ou égale à 90%,
de manière préférée supérieure ou égale à 99%, et de manière très préférée supérieure ou égale à 99,7%.
[0090] L'invention concerne notamment un procédé de séparation de paraxylène à partir d'une charge de coupes d'isomères aromatiques à 8 atomes de carbone, utilisant, comme agent d'adsorption du paraxylène, un adsorbant zéolithique tel que défini précédemment, et notamment un adsorbant zéolithique à base de FAU de type LSX comprenant du baryum et/ou du potassium et présentant une importante surface externe caractérisée par adsorption d'azote, typiquement comprise entre 20 m2. g"1 et 100 m2. g"1, et plus préférentiellement comprise entre 20 m2. g"1 et 80 m2. g"1 et encore plus préférentiellement comprise entre 30 et 80 m2. g"1 bornes incluses, mis en œuvre dans des procédés en phase liquide, mais aussi en phase gazeuse.
[0091] Le procédé de séparation selon l'invention peut être mis en oeuvre par chromatographie liquide d'adsorption préparative (en batch), et avantageusement en continu dans une unité en en lit mobile simulé, c'est-à-dire à contre-courant simulé ou à co-courant simulé, et plus particulièrement à contre-courant simulé.
[0092] Les conditions opératoires d'une unité industrielle d'adsorption en lit mobile simulé, fonctionnant à contre-courant, sont en général les suivantes :
• nombre de lits : 4 à 24 ;
• nombre de zones : au moins 4 zones de fonctionnement, chacune étant localisée entre un point d'alimentation (flux de charge à traiter ou flux de désorbant) et un point de soutirage (flux de raffinât ou flux d'extrait) ;
• avantageusement à une température comprise entre 100°C et 250°C, de préférence entre 140°C et 190°C ;
• pression comprise entre la pression de bulle des xylènes (ou du toluène lorsque le toluène est choisi comme désorbant) à la température du procédé et 3 MPa ;
• rapport des débits désorbant sur charge : 0,7 à 2,5, de préférence 0,7 à 2,0 (par exemple 0,9 à 1 ,8 pour une unité d'adsorption seule (« stand alone » en langue anglaise) et 0,7 à 1 ,4 pour une unité d'adsorption combinée à une unité de cristallisation) ;
• taux de recyclage : 2 à 12, de préférence 2,5 à 6 ;
• temps de cycle, correspondant au temps entre deux injections de désorbant sur un lit donné : de manière avantageuse, compris entre 4 et 25 min.
[0093] On pourra en outre se référer à l'enseignement des brevets US 2 985 589, US 5 284 992 et US 5 629 467.
[0094] Les conditions opératoires d'une unité industrielle d'adsorption à co-courant simulé sont en général les mêmes que celles fonctionnant à contre-courant simulé à
l'exception du taux de recyclage qui est en général compris entre 0,8 et 7. On pourra se référer aux brevets US4402832 et US4498991.
[0095] Le désorbant est un solvant de désorption dont le point d'ébullition est inférieur à celui de la charge, tel que le toluène ou supérieur à celui de la charge, tel que le para- diéthylbenzène (PDEB). Avantageusement, le désorbant est le toluène ou le para- diéthylbenzène.
[0096] La sélectivité des adsorbants selon l'invention pour l'adsorption du paraxylène contenu dans des coupes aromatiques en C8 est optimale lorsque leur perte au feu mesurée à 950°C est de préférence inférieure ou égale à 7,7%, de préférence comprise entre 0 et 7,7%, de manière très préférée entre 3,0% et 7,7%, de manière plus préférée entre 3,5% et 6,5% et de manière encore plus préférée entre 4,5% et 6%, bornes incluses.
[0097] La teneur en eau dans les flux entrants est préférentiellement ajustée entre 20 ppm et 150 ppm, par exemple en ajoutant de l'eau dans les flux de charge et/ou de désorbant.
[0098] En outre, il a été remarqué que la sélection d'une surface externe supérieure à 20 m2. g"1 comme indiqué précédemment permet de réduire le temps de transport vers les micropores, conduisant à un transfert de matière significativement amélioré par rapport à l'art antérieur.
[0099] Par ailleurs, il a été remarqué que la sélection d'une surface externe comprise entre 20 m2. g"1 et 100 m2. g"1, comme indiqué précédemment associée au choix d'une zéolithe FAU de type LSX de rapport atomique Si/AI égal à 1 ,00 ± 0,05 permet d'obtenir des sélectivités d'adsorption du paraxylène vis-à-vis des autres isomères suffisantes pour une bonne séparation, et notamment des sélectivités du paraxylène vis-à-vis de l'éthylbenzène, dont l'affinité pour l'adsorbant est la plus élevée après le paraxylène, supérieures à 2,1 .
[0100] Il a été remarqué que la sélectivité du paraxylène vis-à-vis de l'éthylbenzène des adsorbants à base de LSX de même rapport atomique Si/AI dont la surface externe est supérieure à 100 m2. g"1 ou des adsorbants à base de zéolithe FAU de type X de rapport atomique Si/AI supérieur à 1 ,00 ± 0,05 et de surface externe comprise entre 20 m2. g"1 et 100 m2. g"1, est strictement inférieure à 2,1.
[0101] Un autre avantage est de pouvoir disposer de cristaux de taille micrométrique (typiquement comprise entre 0,5 μηη et 20 μηι, bornes incluses, de préférence encore compris entre 0,5 μηη et 10 μηη, bornes incluses, plus préférentiellement entre 0,8 μηη et Ι Ο μηη, bornes incluses, mieux encore entre 1 μηη et 10 μηη, bornes incluses, et de
préférence encore entre 1 μηι et 8 μηη, bornes incluses) qui sont plus facilement manipulables, rendant ainsi la fabrication d'adsorbants plus aisée.
[0102] Ainsi, les adsorbants zéolithiques de l'invention présentent notamment des propriétés de transfert de matière améliorées tout en maintenant des propriétés optimales de sélectivité du paraxylène vis-à-vis de ses isomères, et typiquement supérieures à 2, 1 , ainsi que de capacité d'adsorption, et en conservant une résistance mécanique élevée pour une utilisation dans un procédé de séparation du paraxylène en phase liquide, de préférence de type contre-courant simulé.
TECHNIQUES DE CARACTÉRISATION
Granulométrie des cristaux zéolithiques - Détection des mésopores
[0103] L'estimation du diamètre moyen en nombre des cristaux de zéolithe FAU utilisés lors de l'agglomération (étape a) et des cristaux contenus dans les adsorbants zéolithiques selon l'invention est réalisée par observation au microscope électronique à balayage (MEB).
[0104] Afin d'estimer la taille des cristaux de zéolithe sur les échantillons, on effectue un ensemble de clichés à un grossissement d'au moins 5000. On mesure ensuite le diamètre d'au moins 200 cristaux à l'aide d'un logiciel dédié. La précision est de l'ordre de 3%.
[0105] Comme indiqué dans US 7 785 563, le microscope électronique à transmission (MET) permet en outre de vérifier si les cristaux zéolithiques de l'adsorbant de la présente invention sont des cristaux de zéolithe pleins (i.e. non mésoporeux) ou des agrégats de cristaux de zéolithes pleins ou des cristaux mésoporeux (cf. la comparaison des clichés MET de la Figure 1 , où la mésoporosité est clairement visible et la Figure 2 qui montre des cristaux pleins). L'observation MET permet ainsi de visualiser la présence ou l'absence des mésopores.
Analyse chimique des adsorbants zéolithiques - rapport Si/Ai et taux d'échange :
[0106] Une analyse chimique élémentaire du produit final obtenu à l'issue des étapes a) à f) décrites précédemment, peut être réalisée selon différentes techniques analytiques connues de l'homme du métier. Parmi ces techniques, on peut citer la technique d'analyse chimique par fluorescence de rayons X telle que décrite dans la norme NF EN ISO 12677 : 201 1 sur un spectromètre dispersif en longueur d'onde (WDXRF), par exemple Tiger S8 de la société Bruker.
[0107] La fluorescence X est une technique spectrale non destructive exploitant la photoluminescence des atomes dans le domaine des rayons X, pour établir la composition
élémentaire d'un échantillon. L'excitation des atomes généralement par un faisceau de rayons X ou par bombardement avec des électrons, génère des radiations spécifiques après retour à l'état fondamental de l'atome. Le spectre de fluorescence X a l'avantage de dépendre très peu de la combinaison chimique de l'élément, ce qui offre une détermination précise, à la fois quantitative et qualitative. On obtient de manière classique après étalonnage pour chaque oxyde une incertitude de mesure inférieure à 0,4% en poids.
[0108] Ces analyses chimiques élémentaires permettent à la fois de vérifier le rapport atomique Si/Ai de la zéolithe utilisée lors de la préparation de l'adsorbant, ainsi que le rapport atomique Si/ Al de l'adsorbant et de vérifier la qualité de l'échange ionique décrit à l'étape c) et à l'étape optionnelle d). Dans la description de la présente invention, l'incertitude de mesure du rapport atomique Si/Ai est de ± 5%.
[0109] La qualité de l'échange ionique est liée au nombre de mole d'oxyde de sodium, Na20, restant dans l'adsorbant zéolithique après échange. Par exemple, le taux d'échange par les ions baryum est estimé en évaluant le rapport entre le nombre de moles d'oxyde de baryum, BaO, et le nombre de moles de l'ensemble (BaO + Na20 + K20). De même, le taux d'échange par les ions potassium est estimé en évaluant le rapport entre le nombre de moles d'oxyde de potassium K20 et le nombre de moles de l'ensemble (BaO + K20 + Na20). Il est à noter que les teneurs en différents oxydes sont donnés, en pourcentage en poids par rapport au poids total de l'adsorbant zéolithique anhydre.
Granulométrie des adsorbants zéolithiques :
[01 10] La détermination du diamètre moyen en volume des adsorbants zéolithiques obtenus à l'issus de l'étape a) d'agglomération et de mise en forme est effectuée par analyse de la distribution granulométrique d'un échantillon d'adsorbant par imagerie selon la norme ISO 13322-2:2006, en utilisant un tapis roulant permettant à l'échantillon de passer devant l'objectif de la caméra.
[01 11 ] Le diamètre moyen en volume est ensuite calculé à partir de la distribution granulométrique en appliquant la norme ISO 9276-2:2001. Dans le présent document, on emploie l'appellation « diamètre moyen en volume» ou bien « taille » pour les adsorbants zéolithiques. La précision est de l'ordre de 0,01 mm pour la gamme de taille d'adsorbants de l'invention.
Résistance mécanique des adsorbants zéolithiques :
[01 12] La résistance à l'écrasement d'un lit d'adsorbants zéolithiques tels que décrits dans la présente invention est caractérisée selon la méthode Shell série SMS 1471-74 (Shell
Method Séries SMS1471-74 « Détermination of Bulk Crushing Strength of Catalysts. Compression-Sieve Method »), associée à l'appareil « BCS Tester » commercialisé par la société Vinci Technologies. Cette méthode, initialement destinée à la caractérisation de catalyseurs de 3 mm à 6 mm est basée sur l'utilisation d'un tamis de 425 μιη qui va permettre notamment de séparer les fines créées lors de l'écrasement. L'utilisation d'un tamis de 425 μιη reste adaptée pour des particules de diamètre supérieur à 1,6 mm, mais doit être adaptée selon la granulométrie des adsorbants que l'on cherche à caractériser.
[0113] Les adsorbants de la présente invention, généralement sous forme de billes ou d'extrudés, ont en général un diamètre moyen en volume ou une longueur, i.e. plus grande dimension dans le cas des adsorbants non sphériques, comprise entre 0,2 mm et 2 mm, et en particulier comprise entre 0,2 mm et 0,8 mm et de préférence entre 0,40 mm et 0,65 mm, bornes incluses. Par conséquent, un tamis de 100 μιη est utilisé à la place du tamis de 425 μιη mentionné dans la méthode Shell standard SMS1471-74.
[0114] Le protocole de mesure est le suivant : un échantillon de 20 cm3 d' adsorbants agglomérés, préalablement tamisé avec le tamis adapté (100 μιη) et préalablement séché à l'étuve pendant au moins 2 heures à 250°C (au lieu de 300°C mentionné dans la méthode Shell standard SMS 1471-74), est placé dans un cylindre métallique de section interne connue. Une force croissante est imposée par paliers sur cet échantillon par l'intermédiaire d'un piston, à travers un lit de 5 cm3 de billes d'acier afin de mieux répartir la force exercée par le piston sur les adsorbants agglomérés (utilisation de billes de 2 mm de diamètre pour des particules de forme sphérique de diamètre strictement inférieur à 1,6 mm). Les fines obtenues aux différents paliers de pression sont séparées par tamisage (tamis adapté de 100 μιη) et pesées.
[0115] La résistance à l'écrasement en lit est déterminée par la pression en mégaPascal (MPa) pour laquelle la quantité de fines cumulées passant à travers le tamis s'élève à 0,5% pondéral de l'échantillon. Cette valeur est obtenue en traçant sur un graphique la masse de fines obtenue en fonction de la force appliquée sur le lit d'adsorbant et en interpolant à 0,5% massique de fines cumulées. La résistance mécanique à l'écrasement en lit est typiquement comprise entre quelques centaines de kPa et quelques dizaines de MPa et généralement comprise entre 0,3 MPa et 3,2 MPa. La précision est de manière classique inférieure à 0,1 MPa.
Identification et quantification des fractions zéolithiques des adsorbants zéolithiques et estimation du paramètre de maille
[0116] L'identification des fractions zéolithiques (en masse) contenues dans l'adsorbant est effectuée par analyse par diffraction de rayons X (DRX). Cette analyse est réalisée sur un appareil de la marque Bruker. L'identification des phases cristallines présentes dans l'adsorbant zéolithique est réalisée par comparaison avec les fiches de la base de données ICDD et éventuellement par comparaison avec le diffractogramme d'une référence appropriée (cristaux de zéolithe FAU de type LSX (supposée 100% cristalline) de rapport atomique Si/ Al égal à 1,00, et ayant subi les mêmes traitements d'échange cationique que l'adsorbant considéré). Par exemple la présence de la zéolithe de type X échangée au Baryum sera confirmée par comparaison des raies du diffractogramme obtenu avec la fiche ICDD n°38-0234 (« Zeolite X, (Ba) »). La comparaison des diffractogrammes est complétée par une comparaison des paramètres de maille mesurés sur la zéolithe de référence et sur l'adsorbant considéré. La mesure du paramètre de maille de la zéolithe est effectuée avec précision (à ± 0,01 Â) : pour ce faire, un étalon interne (Si 640b certifié NIST) est ajouté et les données sont traitées avec le logiciel d'affïnement TOPAS. Par exemple, une mesure réalisée sur des cristaux de zéolithe X, de rapport atomique Si/Ai égal à 1,25, et échangée à 95% au Baryum donne un paramètre de maille de 25,02 Â ± 0,01 Â, tandis qu'une mesure réalisée sur des cristaux de zéolithe LSX, de rapport atomique Si/ Al égal à 1,00, et échangée à 95% au baryum donne un paramètre de maille de 25,19 Â ± 0,01 Â.
[0117] La quantité des fractions zéolithiques (en masse) est évaluée à partir des intensités relatives de pic des diffractogrammes en prenant comme référence les intensités de pic de la zéolithe de référence mentionnée précédemment. Les pics, permettant de remonter à la cristallinité, sont les pics les plus intenses de la zone angulaire 2Θ comprise entre 9° et 37°, à savoir les pics observés dans les plages angulaires 2Θ comprises respectivement entre 11° et 13°, entre 22° et 26° et entre 31° et 33°.
Volume microporeux et surface externe
[0118] La cristallinité des adsorbants zéolithiques de l'invention est également évaluée par mesure de leur volume microporeux en le comparant à celui d'une référence appropriée (zéolithe 100% cristalline dans des conditions de traitements cationiques identiques ou zéolithe théorique). Ce volume microporeux est déterminé à partir de la mesure de l'isotherme d'adsorption de gaz, tel que l'azote, à sa température de liquéfaction.
[0119] Préalablement à l'adsorption, l'adsorbant zéolithique est dégazé entre 300°C et 450°C pendant une durée comprise entre 9 heures et 16 heures, sous vide (P < 6,7.10"4 Pa).
La mesure de l'isotherme d'adsorption d'azote à 77K est ensuite effectuée sur un appareil de type ASAP 2020 M de Micromeritics, en prenant au moins 35 points de mesure à des pressions relatives de rapport P/P0 compris entre 0,002 et 1.
[0120] Le volume microporeux et la surface externe sont déterminés par la méthode du t- plot à partir de l'isotherme obtenue, en appliquant la norme ISO 15901-3:2007 et en calculant l'épaisseur statistique t par l'équation de Harkins-Jura. Le volume microporeux et la surface externe sont obtenus par régression linéaire sur les points du t-plot compris entre 0,45 nm et 0,57 nm, respectivement à partir de l'ordonnée à l'origine et de la pente de la régression linéaire. Le volume microporeux évalué s'exprime en cm3 d'adsorbat liquide par gramme d'adsorbant anhydre. La surface externe s'exprime en m2 par gramme d'adsorbant anhydre.
Volume macroporeux et mésoporeux et densité de grain
[0121] Les volumes macroporeux et mésoporeux ainsi que la densité de grain sont mesurés par porosimétrie par intrusion de mercure. Un porosimètre à mercure type Autopore® 9500 de Micromeritics est utilisé pour analyser la répartition du volume poreux contenu dans les macropores et dans les mésopores.
[0122] La méthode expérimentale, décrite dans le manuel opératoire de l'appareil faisant référence à la norme ASTM D4284-83, consiste à placer un échantillon d'adsorbant (matériau granulaire zéolithique à mesurer) (de perte au feu connue) préalablement pesé, dans une cellule du porosimètre, puis, après un dégazage préalable (pression d'évacuation de 30 μιη Hg pendant au moins 10 min), à remplir la cellule avec du mercure à une pression donnée (0,0036 MPa), et ensuite à appliquer une pression croissante par palier jusqu'à 400 MPa afin de faire pénétrer progressivement le mercure dans le réseau poreux de l'échantillon.
[0123] La relation entre la pression appliquée et le diamètre apparent des pores est établie en supposant des pores cylindriques, un angle de contact entre le mercure et la paroi des pores de 140° et une tension de surface du mercure de 485 dynes/cm. La quantité cumulée de mercure introduite en fonction de la pression appliquée est enregistrée. On fixe à 0,2 MPa la valeur à partir de laquelle le mercure remplit tous les vides inter-granulaires, et on considère qu'au delà le mercure pénètre dans les pores du matériau granulaire. Le volume de grain (Vg) est alors calculé en soustrayant le volume cumulé de mercure à cette pression (0,2 MPa) au volume de la cellule du porosimètre, et en divisant cette différence par la masse du
matériau granulaire équivalent anhydre, c'est-à-dire la masse dudit matériau corrigée de la perte au feu.
[0124] La densité de grain est l'inverse du volume de grain (Vg), et s'exprime en gramme d'adsorbant anhydre par cm3.
[0125] Le volume macroporeux du matériau granulaire est défini comme étant le volume cumulé de mercure introduit à une pression comprise entre 0,2 MPa et 30 MPa, correspondant au volume contenu dans les pores de diamètre apparent supérieur à 50 nm. Le volume mésoporeux du matériau granulaire est défini comme étant le volume cumulé de mercure introduit à une pression comprise entre 30 MPa et 400 MPa.
[0126] Dans le présent document, les volumes macroporeux et mésoporeux des adsorbants zéolithiques, exprimés en cm3. g"1, sont ainsi mesurés par intrusion de mercure et rapportés à la masse de l'échantillon en équivalent anhydre, c'est-à-dire la masse dudit matériau corrigée de la perte au feu.
Perte au feu des adsorbants zéolithiques :
[0127] La perte au feu est déterminée en atmosphère oxydante, par calcination de l'échantillon à l'air à une température de 950°C ± 25°C, comme décrit dans la norme NF EN 196-2 (avril 2006). L'écart type de mesure est inférieur à 0,1%.
Caractérisation de l'adsorption en phase liquide par perçage :
[0128] La technique utilisée pour caractériser l'adsorption de molécules en phase liquide sur un solide poreux est la technique dite de perçage, décrite par Ruthven dans « Principles of Adsorption and Adsorption Processes » (Chapitres 8 et 9, John Wiley & Sons, 1984) qui définit la technique des courbes de perçage (« breakthrough curves ») comme l'étude de la réponse à l'injection d'un échelon de constituants adsorbables. L'analyse du temps moyen de sortie (premier moment) des courbes de perçage fournit une information sur les quantités adsorbées et permet également d'évaluer les sélectivités, c'est-à-dire le facteur de séparation, entre deux constituants adsorbables. L'injection d'un constituant non adsorbable utilisé comme traceur est conseillée pour l'estimation des volumes non-sélectifs. L'analyse de la dispersion (second moment) des courbes de perçage, permet d'évaluer la hauteur équivalente de plateaux théoriques, basée sur la représentation d'une colonne par un nombre fini de réacteurs hypothétiques idéalement agités (étages théoriques), qui est une mesure directe de la dispersion axiale et de la résistance au transfert de matière du système.
EXEMPLES
Exemple A : Synthèse de cristaux de zéolithe LSX conventionnels (synthèse A du brevet FR 2 925 366) (exemple comparatif)
[0129] On prépare des cristaux selon la synthèse A décrite dans le brevet FR 2925366). Les cristaux obtenus après filtration, lavage et séchage sont identifiés par diffraction des rayons X comme faujasite. L'analyse chimique du solide donne un rapport Si/AI = 1 ,01 .
[0130] Le volume microporeux et la surface externe mesurés selon la méthode du t-plot à partir de l'isotherme d'adsorption d'azote à 77K après dégazage sous vide à 400°C pendant 10 heures sont respectivement de 0,305 cm3/g et 6 m2/g.
[0131] L'analyse de la taille des cristaux de zéolite est réalisée par microscopie électronique à balayage. La taille moyenne des cristaux est de 2,6 μηη.
Exemple B : Synthèse de cristaux de zéolithe FAU à porosité hiérarchisée
Exemple B1 : synthèse de cristaux de zéolithe de type XPH de rapport Si/AI = 1 ,24 de surface externe égale à 90 m2.g"1 (exemple comparatif)
[0132] Une zéolithe X à surface externe égale à 90 m2. g"1 est synthétisée de manière directe d'après le mode de synthèse décrit dans l'article Inayat et coll. (Angew. Chem. Int. Ed., (2012), 57, 1962-1965).
Étape 1) : Préparation du gel de croissance dans réacteur agité avec vis d'Archimède à 300 tr.min 1.
[0133] Dans un réacteur en inox muni d'une double enveloppe chauffante, d'une sonde température et d'un agitateur, on prépare un gel de croissance en mélangeant une solution d'aluminate contenant 1 19 g d'hydroxyde de sodium (NaOH) à, 128 g d'alumine trihydratée (Al203, 3H20, contenant 65,2% en poids d'AI203) et 195,5 g eau à 25°C en 25 minutes avec une vitesse d'agitation de 300 tr.min"1 dans une solution de silicate contenant 565,3 g de silicate de sodium, 55,3 g de NaOH et 1997,5 g d'eau à 25°C.
[0134] La stœchiométrie du gel de croissance est la suivante : 3,48 Na20 / Al203 / 3,07 Si02 / 180 H20. L'homogénéisation du gel de croissance est réalisée sous agitation à 300 tr.min"1, pendant 25 minutes à 25°C.
Étape 2) : Introduction dans le milieu réactionnel de l'agent structurant
[0135] On introduit dans le milieu réactionnel 27,3 g de solution de TPOAC à 60% dans le MeOH avec une vitesse d'agitation de 300 tr.min"1 (ratio molaire TPOAC/AI203 = 0,04). Après 5 minutes d'homogénéisation, on baisse la vitesse d'agitation à 50 tr.min"1.
Étape 3) : Phase de mûrissement
[0136] On maintient le milieu réactionnel agité à 50 tr.min"1 à 25°C, pendant 22 heures, puis on démarre la cristallisation.
Étape 4) : Cristallisation
[0137] On maintient la vitesse d'agitation à 50 tr.min"1, et on fixe la consigne de la double enveloppe du réacteur à 80°C afin que le milieu réactionnel monte en température à 75°C en 80 minutes. Après 72 heures de palier à 75°C, on refroidit le milieu réactionnel en faisant circuler de l'eau froide dans la double enveloppe pour stopper la cristallisation. Étape 5) : Filtration / lavage
[0138] Les solides sont récupérés sur fritté puis lavés avec de l'eau permutée jusqu'à pH neutre.
Étape 6) : Séchage / Calcination
[0139] Afin de caractériser le produit, le séchage est réalisé en étuve à 90°C pendant 8 heures, la perte au feu du produit séché est de 22% en poids.
[0140] La calcination du produit séché nécessaire pour libérer à la fois la microporosité (eau) et la mésoporosité en éliminant l'agent structurant est effectuée avec le profil de température suivant : 30 minutes de montée à 200°C, puis 1 heure de palier à 200°C, puis 3 heures de montée à 550°C, et enfin 1 ,5 heures de palier à 550°C.
[0141] Le volume microporeux et la surface externe mesurés selon la méthode du t-plot à partir de l'isotherme d'adsorption d'azote à 77K après dégazage sous vide à 400°C pendant 10 heures sont respectivement 0,260 cm3. g"1 et 90 m2. g"1. Le diamètre moyen en nombre des cristaux de la zéolithe mésoporeuse (ou à porosité hiérarchisée) ainsi obtenue est de 4,5 μηη et le rapport Si/AI est égal à 1 ,24.
[0142] Dans ce qui suit une masse exprimée en équivalent anhydre signifie une masse de produit diminuée de sa perte au feu.
Exemple B2 : Synthèse de cristaux de zéolithe de type LSXPH de rapport Si/AI = 1 ,01 de surface externe égale à 95 m2.g"1 (selon l'invention)
a) Préparation du gel de croissance : réacteur agité par vis d'Archimède à 250 tr.min"1.
[0143] Dans un réacteur en inox de 3 litres muni d'une double enveloppe chauffante, d'une sonde température et d'un agitateur, on prépare un gel de croissance en mélangeant une solution d'aluminate contenant 300 g d'hydroxyde de sodium (NaOH), 264 g d'hydroxyde de potassium à 85%, 169 g d'alumine trihydratée (Al203, 3H20, contenant 65,2% en poids d'AI203) et 1200 g eau à 25°C en 5 minutes avec une vitesse
d'agitation de 250 tr.min"1 avec une solution de silicate contenant 490 g de silicate de sodium, 29,4 g de NaOH et 470 g d'eau à 25°C.
[0144] La stcechiométrie du gel de croissance est la suivante : 4,32 Na20 / 1 ,85 K20 / Al203 / 2,0 Si02 / 1 14 H20. L'homogénéisation du gel de croissance est réalisée sous agitation à 250 tr.min"1, pendant 15 minutes, à 25°C.
b) Ajout du gel de nucléation
[0145] On ajoute au gel de croissance, à 25°C sous agitation à 300 tr.min"1, 1 1 ,6 g de gel de nucléation (soit 0,4% en poids) de composition 12 Na20/ Al203 / 10 Si02 / 180 H20 préparé de la même manière que le gel de croissance, et ayant mûri pendant 1 heure à 40°C. Après 5 minutes d'homogénéisation à 250 tr.min"1, la vitesse d'agitation est diminuée à 50 tr.min"1 et poursuivie pendant 30 minutes.
c) Introduction dans le milieu réactionnel de l'agent structurant
[0146] On introduit dans le milieu réactionnel 35,7 g de solution de TPOAC à 60% dans le méthanol (MeOH) avec une vitesse d'agitation de 250 tr.min"1 pendant 5 minutes (ratio molaire TPOAC/AI203 = 0,04). Puis on opère à 30°C une étape de maturation pendant 20 heures à 50 tr.min"1 avant de démarrer la cristallisation.
d) Cristallisation en 2 étapes
[0147] On maintient la vitesse d'agitation à 50 tr.min"1 puis on programme une augmentation de la consigne de la double enveloppe du réacteur à 63°C de façon linéaire afin que le milieu réactionnel monte en température à 60°C en 5 heures suivi d'un palier de 21 heures à 60°C ; puis on fixe la consigne de la double enveloppe du réacteur à 102°C afin que le milieu réactionnel monte en température à 95°C en 60 minutes. Après 3 heures de palier à 95°C, on refroidit le milieu réactionnel en faisant circuler de l'eau froide dans la double enveloppe pour stopper la cristallisation.
e) Filtration / lavage
[0148] Les solides sont récupérés sur fritté puis lavés avec de l'eau permutée jusqu'à pH neutre.
f) Séchage / Calcination
[0149] Afin de caractériser le produit, le séchage est réalisé en étuve à 90°C pendant 8 heures.
[0150] La calcination du produit séché nécessaire pour libérer à la fois la microporosité (eau) et la mésoporosité en éliminant l'agent structurant est effectuée par un dégazage sous vide avec une montée progressive par pas de 50 °C jusqu'à 400°C pendant une durée comprise entre 9 heures et 16 heures, sous vide (P < 6,7.10"4 Pa).
[0151] Le volume microporeux et la surface externe mesurés selon la méthode du t-plot à partir de l'isotherme d'adsorption d'azote à 77K après dégazage sous vide à 400°C
pendant 10 heures sont respectivement 0,215 cm3. g"1 et 95 m2. g"1. Le diamètre moyen en nombre des cristaux est de 6 μηη. Les diamètres des mésopores calculés à partir de l'isotherme d'adsorption d'azote par la méthode DFT sont compris entre 5 nm à 10 nm. Le diffractogramme RX correspond à une structure Faujasite (FAU) pure, aucune zéolithe LTA n'est détectée. Le rapport molaire Si/AI de la LSXPH déterminé par fluorescence X est égal à 1 ,01 .
Exemple B3 : synthèse de cristaux de zéolithe LSXPH de surface externe égale à 146 m2.g"1 (exemple comparatif)
[0152] Une zéolithe LSX à porosité hiérarchisée de plus haute surface externe que la zéolithe synthétisée à l'exemple B2 est obtenue en suivant strictement le mode opératoire de l'exemple B2, sauf pour le ratio molaire TPOAC/AI203 de l'étape 2 qui est égal à 0,07.
[0153] Le volume microporeux et la surface externe mesurés selon la méthode du t-plot à partir de l'isotherme d'adsorption d'azote à 77K après dégazage sous vide à 400°C pendant 10 heures sont respectivement 0,198 cm3. g"1 et 146 m2. g"1. Le diamètre moyen en nombre des cristaux de la zéolithe mésoporeuse (ou à porosité hiérarchisée) ainsi obtenue est de 6 μηη et le rapport Si/AI est égal à 1 ,01 .
Exemple 1 : (comparatif)
Préparation d'un adsorbant zéolithique sous forme de granulés avec des cristaux de zéolithe de LSX selon l'Exemple A, de 2,6 μιη de diamètre, et un liant de type kaolin.
[0154] On prépare un adsorbant en reproduisant l'exemple 6 décrit dans le brevet FR 2 925 366, et on récupère des grains que l'on sélectionne par tamisage dans la gamme granulométrique comprise entre 0,3 mm et 0,5 mm, et telle que le diamètre moyen en volume est de 0,4 mm.
[0155] Le taux d'échange en baryum de cet adsorbant évalué à partir de l'analyse chimique élémentaire par WDXRF est de 97% et sa perte au feu est de 6,2%. Le paramètre de maille mesuré par DRX sur cet adsorbant est évalué à 25,19 Â ± 0,01 Â. Le volume microporeux et la surface externe mesurés selon la méthode du t-plot à partir de l'isotherme d'adsorption d'azote à 77K après dégazage sous vide à 400°C pendant 10 heures sont respectivement de 0,231 cm3. g"1 et 7 m2. g"1. Le volume total contenu dans les macropores et les mésopores (somme du volume macroporeux et du volume mésoporeux) mesuré par intrusion de mercure, est de 0,25 cm3. g"1. Le ratio (volume macroporeux)/(volume macroporeux + volume mésoporeux) est égal à 0,9. La résistance
mécanique de cet adsorbant mesurée selon la méthode présentée dans les techniques de caractérisation est de 2,1 MPa.
Exemple 2 : (comparatif)
Préparation d'un adsorbant zéolithique sous forme de granulés avec cristaux de XPH de taille 4,5 μm et un liant d'agglomération de type kaolin tel que la surface externe est égale à 70 m2. g'1
[0156] On prépare un mélange homogène constitué de 1600 g équivalent anhydre de cristaux de zéolithe X synthétisée selon le mode opératoire de l'exemple B1 (taille des cristaux 4,5 μηι), de 350 g équivalent anhydre de kaolin, de 130 g de silice colloïdale vendue sous la dénomination commerciale de Klebosol® 30 (contenant 30% en poids de Si02 et 0,5% de Na20) ainsi que de la quantité d'eau qui permet l'agglomération du mélange par extrusion. Les extrudés sont séchés, concassés de manière à récupérer des grains dans la gamme granulométrique comprise entre 0,3 mm et 0,5 mm, et telle que le diamètre moyen en volume est de 0,4 mm, puis calcinés pendant 2 heures à 550°C sous balayage à l'azote, puis 2 heures à 550°C sous balayage à l'air sec décarbonaté.
[0157] L'échange au baryum est ensuite opéré avec une concentration de solution de chlorure de baryum, BaCI2, 0,7M à 95°C en 4 étapes. A chaque étape, le ratio volume de solution sur masse de solide est de 20 ml/g et l'échange est poursuivi pendant 4 heures à chaque fois. Entre chaque échange, le solide est lavé plusieurs fois de manière à le débarrasser des excédents de sel. Il est ensuite séché à 80°C pendant 2 h puis activé à 250°C pendant 2 h sous courant d'azote.
[0158] Le taux d'échange en baryum de cet adsorbant évalué à partir de l'analyse chimique élémentaire par WDXRF, comme décrit plus haut dans les techniques analytiques, est de 97% et la perte au feu est de 5,5%. Le paramètre de maille mesuré par DRX sur cet adsorbant est évalué à 25,02 Â ± 0,01 Â. Le volume microporeux et la surface externe mesurés selon la méthode du t-plot à partir de l'isotherme d'adsorption d'azote à 77K après dégazage sous vide à 400°C pendant 10 heures sont respectivement 0,192 cm3.g"1 et 70 m2.g"1.
[0159] Le volume total contenu dans les macropores et les mésopores (somme du volume macroporeux et du volume mésoporeux) mesuré par intrusion de mercure, est de 0,33 cm3. g"1. Le ratio (volume macroporeux)/(volume macroporeux + volume mésoporeux) est égal à 0,6.
[0160] La résistance mécanique de cet adsorbant mesurée selon la méthode présentée dans les techniques de caractérisation est de 2,1 MPa, correspondant à la pression nécessaire pour obtenir 0,5% de fines.
Exemple 3 : (selon l'invention)
Préparation d'un adsorbant zéolithique sous forme de granulés avec cristaux de LSXPH de taille 6 μm et un liant d'agglomération de type kaolin tel que la surface externe est égale à 64 m2. g'1
[0161] On prépare un adsorbant de manière identique à la préparation de l'adsorbant de l'exemple 2, mais à partir de cristaux de zéolithe LSX synthétisés selon le mode opératoire de l'exemple B2 (taille des cristaux 6 μηη).
[0162] Le taux d'échange en baryum de cet adsorbant évalué à partir de l'analyse chimique élémentaire par WDXRF, comme décrit plus haut dans les techniques analytiques, est de 97% et la perte au feu est de 5,0%. Le paramètre de maille mesuré par DRX sur cet adsorbant est évalué à 25,20 Â ± 0.01 Â. Le volume microporeux et la surface externe mesurés selon la méthode du t-plot à partir de l'isotherme d'adsorption d'azote à 77K après dégazage sous vide à 400°C pendant 10 heures sont respectivement 0,167 cm3.g"1 et 64 m2.g"1.
[0163] Le volume total contenu dans les macropores et les mésopores (somme du volume macroporeux et du volume mésoporeux) mesuré par intrusion de mercure, est de 0,29 cm3. g"1. Le ratio (volume macroporeux)/(volume macroporeux + volume mésoporeux) est égal à 0,73.
[0164] La résistance mécanique de cet adsorbant mesurée selon la méthode présentée dans les techniques de caractérisation est de 2,3 MPa, correspondant à la pression nécessaire pour obtenir 0,5% de fines.
Exemple 4 : (comparatif)
Préparation d'un adsorbant zéolithique sous forme de granulés avec cristaux de LSXPH de taille 6 μπ? et un liant d'agglomération de type kaolin tel que la surface externe est égale à 121 m2. g'1
[0165] On prépare un adsorbant de manière identique à la préparation de l'adsorbant de l'exemple 3, mais à partir de cristaux de zéolithe LSX synthétisée selon le mode opératoire de l'exemple B3 (diamètre moyen en nombre des cristaux 6 μηη).
[0166] Le taux d'échange en baryum de cet adsorbant évalué à partir de l'analyse chimique élémentaire par WDXRF, comme décrit plus haut dans les techniques analytiques, est de 97% et la perte au feu est de 5,1 %. Le paramètre de maille mesuré par DRX sur cet adsorbant est évalué à 25,21 Â ± 0,01 Â. Le volume microporeux et la surface externe mesurés selon la méthode du t-plot à partir de l'isotherme d'adsorption d'azote à 77K après dégazage sous vide à 400°C pendant 10 heures sont respectivement 0,147 cm3.g"1 et 121 m2.g"1.
[0167] Le volume total contenu dans les macropores et les mésopores (somme du volume macroporeux et du volume mésoporeux) mesuré par intrusion de mercure, est de 0,34 cm3. g"1. Le ratio (volume macroporeux)/(volume macroporeux + volume mésoporeux) est égal à 0,63.
[0168] La résistance mécanique de cet adsorbant mesurée selon la méthode présentée dans les techniques de caractérisation est de 2,2 MPa, correspondant à la pression nécessaire pour obtenir 0,5% de fines.
Exemple 5 :
[0169] Un test de perçage (chromatographie frontale) est réalisé sur l'adsorbant de l'exemple 2 et sur l'adsorbant de l'exemple 3 selon l'invention pour évaluer leur sélectivité pour l'adsorption du paraxylène vis-à-vis de l'ethylbenzène. La quantité d'adsorbant utilisée pour ce test est d'environ 34 g.
[0170] Le mode opératoire pour obtenir les courbes de perçage est le suivant :
• remplissage de la colonne par l'adsorbant et mise en place dans le banc de test ;
• remplissage par le solvant de désorption à température ambiante ;
• montée progressive à 175°C sous flux de solvant (5 cm3. min"1) ;
• injection de solvant à 5 cm3. min"1 lorsque la température d'adsorption (175°C) est atteinte ;
• permutation solvant/charge pour injecter la charge (5 cm3. min"1) ;
• collecte et analyse de l'effluent du perçage ; l'injection de la charge sera maintenue jusqu'à ce que la concentration en solvant dans l'effluent soit nulle.
[0171] Le solvant de désorption utilisé est le para-diéthylbenzène. La sélectivité entre deux isomères est évaluée en utilisant une charge contenant 45% poids de chacun des isomères et 10% poids d'un traceur (iso-octane) utilisé pour l'estimation des volumes non- sélectifs et n'intervenant pas dans la séparation. Le test effectué utilise une charge dont la composition de la charge est la suivante :
• Paraxylène : 45% poids,
• Ethylbenzène : 45% poids,
• Iso-octane : 10% poids
[0172] La pression est suffisante pour que la charge reste en phase liquide à la température d'adsorption, soit 1 MPa. La vitesse superficielle est de 0,2 cm. s"1.
[0173] La sélectivité du paraxylène par rapport à l'éthylbenzène est calculée à partir des quantités adsorbées de chaque composé, ces dernières étant déterminées par bilan matière à partir des premiers moments des courbes de perçage de l'ensemble des
constituants présents dans l'effluent. Les résultats sont consignés dans le Tableau 1 ci-dessous :
-- Tableau 1 --
[0174] Dans le tableau ci-dessus :
- la capacité d'adsorption de xylènes est exprimée en cm3 de C8-aromatiques adsorbé par gramme d'adsorbant ;
- « PX » signifie paraxylène et « EB » signifie éthylbenzène
[0175] Les adsorbants des exemples 2 à 4 présentent des capacités d'adsorption totale des xylènes comparables. En revanche, l'adsorbant de l'exemple 3, selon l'invention, présente une sélectivité entre le para-xylène et l'éthylbenzène supérieure à 2,5 tandis que la sélectivité obtenue avec les adsorbants des exemples 2 et 4 est inférieure à 2,1. L'adsorbant de l'exemple 3 sera donc plus performant pour séparer une charge riche en éthylbenzène.
Exemple 6 :
[0176] L'exemple 6 a pour but d'illustrer le gain de productivité obtenu avec un adsorbant selon l'invention (adsorbant de l'exemple 3) par rapport à :
• un adsorbant avec des cristaux de zéolithe LSX de surface externe non-conforme (trop faible) selon l'art antérieur (adsorbant comparatif de l'exemple 1),
• et un adsorbant de surface externe non-conforme (trop élevée) avec des cristaux de zéolithe LSX de rapport Si/Ai égal à 1,00 ± 0,05 (adsorbant de l'exemple 4).
[0177] On teste les adsorbants des exemples 1 , 3 et 4 pour évaluer leur performance en séparation du paraxylène sur une unité pilote de chromatographie à contre-courant simulé constituée de 15 colonnes en série de 2 cm de diamètre, de 1 ,10 m de longueur. La circulation entre la dernière et la première colonne se fait au moyen d'une pompe de recyclage. À chaque liaison intercolonne, on peut injecter soit une charge à séparer soit du désorbant. On peut également soutirer soit un raffinât soit un extrait. L'ensemble des colonnes et du vannage de distribution est maintenu à 175°C, et la pression est maintenue au-dessus de 1 ,5 MPa. Les décalages des différents points d'injection ou de soutirage sont simultanés selon un temps de permutation qui peut être ajusté. Les lits sont répartis en 4 zones chromatographiques selon la configuration suivante :
• 3 lits entre l'injection de désorbant et le soutirage d'extrait définissant la zone 1
• 6 lits entre le soutirage d'extrait et l'injection de charge définissant la zone 2
• 4 lits entre l'injection de charge et le soutirage de raffinât définissant la zone 3
• 2 lits entre le soutirage de raffinât et l'injection de désorbant définissant la zone 4.
[0178] La charge est composée de 21 ,3% en masse de paraxylène, de 19,6% d'orthoxylène, de 45,1 % de métaxylène et de 14,0% d'éthylbenzène.
[0179] Dans un premier temps, on réalise un test à partir de l'adsorbant selon l'exemple 1 . Ce test permet de déterminer les débits d'injection de charge et de désorbant nécessaires pour obtenir du paraxylène avec une pureté de 99,7% et un rendement d'au moins 97%.
[0180] On obtient le paraxylène à l'extrait à une pureté de 99,7% et un rendement de 97% en injectant la charge à un débit de 39,5 g. min"1 et le désorbant à un débit de 35,5 g. min"1, et en appliquant un temps de permutation des points d'injection et soutirage de 1 18 secondes. Le débit d'extrait est de 24,7 g.min"1et le débit de zone 4 est de 105,9 g. min"1.
[0181] Par la suite, l'ensemble des adsorbants sont testés en appliquant le même débit de désorbant. En revanche, le débit de charge, le temps de permutation des points d'injection et soutirage, ainsi que le débit de recyclage pourront être ajustés afin d'atteindre les performances requises, à savoir une pureté de 99,7% et un rendement de 97%. Les résultats sont reportés dans le Tableau 2.
-- Tableau 2 --
[0182] La Figure 3 illustre la variation du débit de charge en fonction de la surface externe, les 3 points correspondant aux exemples 1 , 3 et 4 du Tableau 2.
[0183] En utilisant des billes d'adsorbant à base de cristaux LSX présentant une surface externe de 64 m2. g"1, c'est-à-dire des adsorbants selon l'invention, il est possible d'obtenir un paraxylène avec les performances de pureté et de rendement requises, en injectant un débit de charge supérieur à celui traité avec l'adsorbant de l'exemple 1 de référence, tout en injectant le débit de désorbant de référence, à savoir 35,5 g. min"1, en utilisant des colonnes identiques.
[0184] Par exemple, avec l'adsorbant de l'exemple 3 selon l'invention, on peut produire le paraxylène à une pureté de 99,7% avec un rendement de 97% identiques à ceux obtenus avec l'adsorbant de l'exemple 1 de référence tout en augmentant le débit de charge de 26%. Par conséquent, à iso-spécification, la productivité est augmentée de 26% avec l'adsorbant de l'exemple 3 selon l'invention par rapport à l'adsorbant de l'exemple 1 .
[0185] À l'inverse des adsorbants selon l'invention, en utilisant des billes d'adsorbant à base de cristaux LSX présentant une surface externe supérieure à 100 m2. g"1, c'est-à-dire au-delà de la borne supérieure définie par l'invention, il n'est pas possible d'obtenir un paraxylène avec les performances de pureté et de rendement requises, en injectant un débit de charge supérieur ou égal à celui traité avec l'adsorbant de l'exemple 1 de référence, tout en injectant le débit de désorbant de référence, à savoir 35,5 g. min"1, en utilisant des colonnes identiques. Au contraire, pour obtenir les performances de pureté et de rendement requises avec des adsorbants de surface extérieure à 100 m2. g"1, on traitera un débit de charge inférieur à celui traité avec l'adsorbant de l'exemple 1 de référence.
[0186] Par exemple, avec Γ adsorbant de l'exemple 4 à base de cristaux LSX de surface externe égale à 121 m2. g"1, c'est-à-dire se distinguant de l'invention par une surface externe supérieure à 100 m2. g"1, on peut produire le paraxylène à une pureté de 99,7% avec un rendement de 97% identiques à ceux obtenus avec l'adsorbant de l'exemple 1 de référence tout en diminuant le débit de charge de 28%. Par conséquent, à isospécification, la productivité est diminuée de 28% avec l'adsorbant de l'exemple 4 par rapport à l'adsorbant de l'exemple 1.
Exemple 7 :
[0187] L'exemple 7 a pour but d'illustrer le gain de productivité obtenu avec un adsorbant selon l'invention (adsorbant de l'exemple 3) par rapport à un adsorbant ayant la même surface externe, mais avec des cristaux de zéolithe X (adsorbant de l'exemple 2), pour des charges contenant de l'éthylbenzène.
[0188] On teste les adsorbants des exemples 2 et 3 pour évaluer leur performance en séparation du paraxylène sur une unité pilote de chromatographie à contre-courant simulé constituée de 15 colonnes en série de 2 cm de diamètre, de 1 ,10 m de longueur selon un fonctionnement identique à celui décrit dans l'exemple 6.
[0189] On utilise trois compositions de charge pour évaluer l'impact de la teneur en éthylbenzène dans celle-ci sur la productivité des adsorbants :
• une charge composée de 21 ,3% en masse de paraxylène, 19,6% d'orthoxylène, de 45,1 % de métaxylène et de 14,0% d'éthylbenzène en masse, comme dans l'exemple précédent,
• une charge composée de 21 ,3% en masse de paraxylène, 23,8% d'orthoxylène et de 54,9% de métaxylène, charge ne contenant pas d'éthylbenzène,
• une charge composée de 21 ,3% de paraxylène, 14,8% d'orthoxylène, de 33,9% de métaxylène et de 30% d'éthylbenzène en masse.
[0190] Dans l'exemple 6, on a réalisé un test à partir de l'adsorbant de l'exemple 3 selon l'invention. Ce test a permis de déterminer les débits d'injection de charge et de désorbant nécessaires pour obtenir du paraxylène avec une pureté de 99,7% et un rendement d'au moins 97%, pour la charge contenant 14% d'éthylbenzène.
[0191] On obtient le paraxylène à l'extrait à une pureté de 99,7% et un rendement de 97% en injectant la charge à un débit de 49,9 g.min"1et le désorbant à un débit de 35,5 g. min"1, et en appliquant un temps de permutation des points d'injection et soutirage de 66 secondes. Le débit d'extrait est de 19,9 g.min"1et le débit de zone 4 est de 194,8 g. min"1.
[0192] Par la suite, les adsorbants de l'exemple 2 et de l'exemple 3 sont testés avec les différentes charges en appliquant le même débit de désorbant. En revanche, le débit de charge, le temps de permutation des points d'injection et soutirage, ainsi que le débit de recyclage pourront être ajustés afin d'atteindre les performances requises, à savoir une pureté de 99,7% et un rendement de 97%. Les résultats sont reportés dans le Tableau 3 suivant :
-- Tableau 3 -
Changement de la composition de charge
[0193] La figure 4 illustre la variation du débit de charge en fonction de la teneur en éthylbenzène contenue dans celle-ci, dans le cas de l'adsorbant selon l'exemple 2, à base de cristaux X et dans le cas de l'adsorbant selon l'exemple 3 selon l'invention constitué à base de cristaux LSX.
[0194] Dans cet exemple, en utilisant l'adsorbant de l'exemple 3 selon l'invention, il est possible d'obtenir un paraxylène avec les performances de pureté et de rendement requises, en injectant un débit de charge supérieur ou égal à celui traité avec l'adsorbant de l'exemple 2 comparatif, tout en injectant le débit de désorbant de référence, à savoir 35,5 g. min"1, en utilisant des colonnes identiques, quelle que soit la teneur en éthylbenzène obtenue dans la charge. On observe également que le gain en productivité apporté par l'adsorbant de l'exemple 3 selon l'invention est d'autant plus grand que la teneur en éthylbenzène est élevée. On observe également une moindre variabilité de la productivité en fonction de la teneur en éthylbenzène dans le cas de l'adsorbant de l'exemple 3 par rapport à l'adsorbant de l'exemple 2.
[0195] Pour une composition de charge variant entre 0 et 30% en éthylbenzène, on constate une variation de productivité inférieure à 5% dans le cas de l'adsorbant de l'exemple 3 selon l'invention. Au contraire, pour la même variation de composition, on constate une variation de productivité supérieure à 12% dans le cas de l'adsorbant de l'exemple 2 selon l'invention.