Ensemble constitué d'un embrayage associé à une machine électrique, en particulier pour véhicule automobile
La présente invention concerne un embrayage associé à une machine électrique, en particulier pour véhicule automobile.
Un embrayage, en particulier de véhicule automobile, comprend globalement un mécanisme d'embrayage constitué essentiellement d'un couvercle, d'un plateau de pression et de moyens embrayeurs destinés à serrer au moins une garniture de friction, portée par un disque de friction, entre le plateau de pression et un plateau de réaction appartenant à un volant calé en rotation sur le vilebrequin du moteur à combustion interne.
On a déjà proposé, notamment dans le document DE-C-3 227 810, un ensemble constitué d'un embrayage associé à une machine électrique ' dont le rotor est porté par le plateau de réaction, la machine électrique étant conformée pour constituer un alternateur et un démarreur pour le moteur d'un véhicule automobile. De manière générale, ledit ensemble se loge à l'intérieur d'un carter ou cloche d ' embrayage . On a déjà proposé également de doter un véhicule automobile d'un volant du type double, ou double volant amortisseur, du genre comportant un volant primaire destiné à être relié au vilebrequin du moteur du véhicule et un volant secondaire destiné à recevoir le mécanisme d'embrayage ; des moyens amortisseurs de torsion à action circonférentielle sont disposés cinématiquement entre les volants primaire et secondaire ; comme on le sait, une telle disposition permet un excellent filtrage des oscillations de torsion générées par le moteur, particulièrement dans les bas régimes, avec pour conséquence une importante diminution des bruits, notamment dans la boîte de vitesses.
La présente invention a pour objet un ensemble constitué d'un embrayage associé à une machine électrique, en particulier pour véhicule automobile dans lequel le volant est un double volant amortisseur, ledit ensemble permettant de mieux gommer les ac'yclismes, du type sinusoïdal, du moteur à combustion interne.
Selon l'invention, il est proposé un ensemble constitué d'un embrayage associé à une machine électrique, en particulier pour véhicule automobile équipé d'un double volant amortisseur du genre comportant un volant primaire destiné à être relié au vilebrequin du moteur du véhicule et un volant secondaire destiné à recevoir le mécanisme d'embrayage de l'embrayage qui comprend un couvercle, des moyens embrayeurs-débrayeurs et un plateau de pression, des moyens amortisseurs de torsion à action circonférentielle étant disposés cinématiquement entre les volants primaire et secondaire, les moyens élastiques étant constitués par des ressorts disposés circonférentiellement et prenant appui d'un côté sur le volant primaire et de l'autre côté sur le volant secondaire, lesdits ressorts étant répartis selon deux rangées décalées axialement.
Grâce à cette disposition, les moyens amortisseurs de torsion ont un faible encombrement radial, ce qui conduit à un ensemble compact bien adapté à l'application à un véhicule automobile, et sont susceptibles d'un grand débattement angulaire, notamment lorsque les ressorts des deux rangées sont en séries .
D'autre caractéristiques de l'ensemble selon l'invention sont définies dans les revendications .
Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on va en décrire maintenant, à titre d'exemple, purement illustratif et non limitatif, des modes de réalisation représentés sur les dessins annexés . Sur ces dessins : la figure 1 est une vue en coupe d'un ensemble selon 1 ' invention ; les figures 2 et 3 sont analogues à la figure 1 et représentent chacune une variante d'ensemble selon l'invention. En se reportant à la figure 1, on voit qu'un ensemble selon l'invention comprend un double volant amortisseur 100, une machine électrique 150 et un mécanisme d'embrayage 160.
Le double volant 100 comporte un volant primaire 111 et un volant secondaire 112. Le volant primaire 111 présente un moyeu central 113 par lequel il est relié, ici par des vis 14, au vilebrequin 1 du moteur du
véhicule automobile ; le volant primaire 111 est de révolution, à section axiale en forme de C, et présente une jupe externe 115 dite primaire, de forme annulaire et d'orientation axiale.
Le volant secondaire 112 comporte un plateau 116 de forme annulaire d'orientation transversale muni à sa périphérie interne d'une collerette 117 annulaire.
Le volant secondaire 112 est destiné à recevoir un mécanisme d'embrayage 160, de la manière décrite ci-dessous, et constitue un plateau de réaction adapté à coopérer avec un disque de friction associé au mécanisme d'embrayage 160. Le volant secondaire 112 est ainsi destiné à être lié en rotation de manière débrayable à l'arbre d'entrée 2 de la boîte de vitesses, via le mécanisme d'embrayage 160, formant un ensemble unitaire.
Des moyens amortisseurs de torsion à action circonférentielle sont disposés cinématiquement entre les volants primaire 111 et secondaire 112 ; ces moyens amortisseurs de torsion comprennent des moyens élastiques à action circonférentielle et des moyens de frottement à action axiale.
La collerette interne 117 du volant secondaire 112 porte, appliquée sur sa face tournée vers le volant primaire 111, une couronne 119 qui lui est assujettie par des vis 120. Un moyen de palier, ici un roulement à billes 121, est placé entre la périphérie interne de la couronne 119 et la périphérie externe du moyeu central 113 du volant primaire 111, les volants primaire 111 et secondaire 112 étant amenés à tourner l'un par rapport à l'autre.
La portée cylindrique interne du chemin de roulement interne, appelé bague interne, du roulement 121 est usinée en bout du moyeu central 113, à la périphérie externe de celui-ci, en sorte qu'est définie une portée transversale 122 calant axialement d'un côté le chemin de roulement interne par rapport au moyeu central 113 ; de l'autre côté, celui-ci est calé par une rondelle 123 à trous pour le passage des vis 14 dont la tête applique la rondelle 123 sur le chemin de roulement interne et la face frontale du moyeu central 113 par rapport auquel ledit chemin de roulement interne est donc calé axialement dans les deux sens .
Le volant primaire 111 avec sa jupe primaire 115 et son moyeu central 113 définit, en coopération avec le volant secondaire 112, la couronne 119 et le roulement 122, un volume annulaire 124 dans lequel sont placés les moyens amortisseurs de torsion. Les moyens élastiques sont des ressorts à boudin 25 ici du type concentrique s ' étendant circonférentiellement répartis en deux rangées décalées axialement et prenant appui d'un côté sur le volant primaire 111 et de l'autre côté sur le volant secondaire 112.
Les appuis côté volant secondaire 112, dits appuis secondaires, des ressorts d'une rangée, sont constitués par un bord radial 126 d'une échancrure découpée à la périphérie externe d'un voile 127 globalement transversal. ' échancrure est ouverte vers l'extérieur.
Le voile 127, ici métallique, est solidarisé par sa périphérie interne à la couronne 119, ici par des rivets 128 qui plaquent le voile 127 sur la face transversale de la couronne 119 tournée vers le volant primaire 111. Le voile 127 s'étend vers l'axe jusqu'au droit du chemin de roulement externe, appelé bague externe, du roulement 121 en sorte de le caler d'un côté axialement par rapport à la couronne 119 ; la portée cylindrique externe du chemin de roulement externe est usinée sur une fraction seulement de la périphérie interne de la couronne 119 en sorte qu'est définie une portée transversale 129 calant axialement de l'autre côté ce chemin de roulement externe par rapport à la couronne 119 : ainsi, ce chemin de roulement externe est calé des deux côtés par rapport à ladite couronne 119.
Les appuis côté volant primaire 111, dits appuis primaires, pour ces ressorts 25 sont des paires d'appuis, les appuis de chaque paire étant disposés axialement de part et d'autre du voile 127 : l'un de ces appuis est constitué par la face radiale d'un patin d'appui 130 assujetti au volant primaire 111 par des rivets 131 ; l'autre appui 130 est porté par le fond 134 d'une pièce en tôle en forme de coupe 133 ; le fond 134 est muni d'une ouverture centrale par laquelle il entoure la couronne 119 en étant au droit de celle-ci.
Le fond 134 de la coupe 133 se prolonge selon un bord cylindrique axial, qui longe la jupe primaire 115, au contact de la périphérie interne de celle-ci dans laquelle il s'emboîte ; ce bord
se termine par un rebord transversal 137 plaqué contre la face transversale d'extrémité de la jupe primaire 115 par des vis solidarisant la coupe 133 au volant primaire 111.
La jupe primaire 115 du volant primaire 111 entoure les deux rangées de ressorts 25 disposées côte à côte axialement ,- les ressorts 25 des deux rangées sont cinématiquement attelés en parallèle. Pour ce faire, le fond 134 de la coupe 133 porte des patins d'appui 130 disposés dos à dos ; un voile 127A supplémentaire coopère, ici par l'intermédiaire d' échancrures ouvertes vers l'extérieur, avec les ressorts 25 de la rangée disposée du côté du mécanisme d'embrayage 160 ; ces mêmes ressorts 25 coopèrent également avec des patins d'appui 130, placés en regard des patins 130 portés par le fond 134 de la coupe 133 et solidaires d'un flasque d'appui 134A. Le voile 127A est disposé axialement entre la couronne 119 et la collerette 117, ici en forme de moyeu, du volant secondaire 112 en étant fixé par les vis 120 qui solidarisent, par sa collerette 117, le volant secondaire 112 à la couronne 123. Ici, la couronne 119 porte un manchon 119A dirigé vers le mécanisme d'embrayage 160, de diamètre inférieur à celui de la couronne 119, pour centrage du voile 127A et de la collerette 117 du volant secondaire 112. Le manchon 119A constitue également une butée axiale pour le chemin de roulement externe du roulement 121.
Le flasque d'appui 134A est fixé en bout de la jupe primaire 115 par les mêmes vis qui fixent par son rebord 137 la coupe 133 à la jupe primaire 115 ; le flasque d'appui 134A dépasse radialement la périphérie externe de la jupe primaire 115 pour constituer une butée axiale pour le rotor 151 de la machine 150 monté par exemple par frettage à la périphérie de ladite jupe primaire 115. Ainsi les ressorts 25 des deux rangées de ressorts sont en appui, d'un côté, sur le volant primaire 111 par l'intermédiaire des patins d'appui 130 et, de l'autre côté, sur le volant secondaire 112 par l'intermédiaire des voiles 127 et 127A, sachant que le fond 134 sert de support à deux séries de patins 130 disposées de part et d'autre du fond 134.
Ici, la rondelle 123 est de grande épaisseur et solidarisée au moyeu central 113 du volant primaire 111 pour constitution d'un premier sous-ensemble comportant notamment le volant primaire 111 portant les ressorts 25, la coupe 133, le plateau d'appui 134A, le roulement 121, le rotor 151 et la rondelle 123.
Le plateau 116 du volant secondaire 112, avec lequel coopère la garniture du disque de friction 170, s'étend radialement, depuis sa collerette 117 en forme de moyeu, au delà du rotor 151 en longeant le flasque d'appui 137A et le rotor 151, sa face tournée vers le volant primaire 111 épousant les formes de ceux-ci.
Le disque de friction 170 est unique et dès lors de diamètre plus grand que celui sur lequel s'étendent les ressorts 25 ; le couvercle 161 du mécanisme d'embrayage 160 est ici de forme creuse et solidarisé à la périphérie du plateau 116 du volant secondaire 112 par les vis 68 ; un second sous-ensemble est ainsi constitué, comprenant le volant secondaire 112, le disque de friction 170 et le mécanisme d'embrayage 160 ; le second sous-ensemble et le premier sous-ensemble sont solidarisés par les vis 120 grâce à des passages 170A ménagés dans le voile du moyeu du disque de friction 170 ; d'autres passages 170B ménagés dans ce voile permettent le montage de l'ensemble des deux sous-ensembles sur l'arbre moteur 1 par les vis 14.
Les moyens de frottement des moyens amortisseurs de torsion comportent une rondelle de frottement 140 entourant le moyeu central 113 du volant primaire 111 et présentant à sa périphérie au moins une échancrure 141 adaptée à recevoir avec ou sans jeu une patte axiale 139 issue de la périphérie interne du voile 127 par découpe et pliage de celle-ci. La rondelle de frottement 140 est appuyée contre la face interne du fond du volant primaire 111 en forme de C au moyen d'une rondelle élastique de serrage 142 à action axiale, classiquement une rondelle Belleville, par l'intermédiaire d'une rondelle d'application 143, la rondelle élastique 142 prenant appui sur un circlips 144 porté par le moyeu central 113.
L'ensemble est logé à l'intérieur d'une cloche d'embrayage 3 fixe du véhicule automobile.
La machine électrique 150 est disposée autour du double volant 110 ; elle comporte un rotor 151 et un stator 152 coaxiaux, un entrefer 153 existant entre le rotor 151 et le stator 152 ; le rotor 151 comporte des aimants permanents et est porté par le volant primaire 111, à la périphérie externe de la jupe primaire 115 à laquelle il est solidarisé par exemple par frettage. Le stator 152 est doté d'enroulements électriques 154 et est porté intérieurement par la cloche d'embrayage 3.
Le mécanisme d'embrayage 160 comprend un couvercle 161, un plateau de pression 162 et un diaphragme 163.
Le couvercle 161 est métallique, ici en tôle emboutie ; il présente un fond 164, troué centralement, globalement d'orientation transversale, perpendiculaire à l'axe de l'ensemble, muni à sa périphérie externe d'un rebord annulaire 165 de fixation ; le couvercle 161 a ainsi globalement la forme d'une assiette creuse.
Un embrayage comporte des moyens embrayeurs associés à des moyens débrayeurs ; ceux-ci peuvent être des leviers de débrayage pouvant agir sur des ressorts hélicoïdaux à action axiale constituant les moyens embrayeurs ; selon une variante, les leviers de débrayage sont constitués par des doigts appartenant à la partie centrale d'une pièce dont la périphérie externe est élastique axialement ou dépourvue d'élasticité axiale, agissant sur une rondelle Belleville formant les moyens embrayeurs .
Ici, les moyens embrayeurs et débrayeurs appartiennent à une même pièce, le diaphragme 163, qui comporte une partie périphérique en forme de rondelle Belleville prolongée intérieurement par une partie centrale fragmentée en doigts radiaux par des fentes borgnes débouchant intérieurement dans une ouverture centrale que présente le diaphragme 163 dont la forme, à l'état libre, est tronconique. Les fentes débouchent à leur périphérie externe dans des orifices élargis formant le fond des fentes .
Les doigts du diaphragme 163 forment des leviers de débrayage et donc les moyens débrayeurs, tandis que la partie périphérique, en forme de rondelle Belleville, du diaphragme 163 constitue les moyens embrayeurs de l'embrayage, lesdits orifices étant implantés à la périphérie interne de la rondelle Belleville du diaphragme 163.
Les moyens débrayeurs sont prévus pour contrecarrer à volonté l'action des moyens embrayeurs sous l'action d'une butée de débrayage
66 appartenant à un dispositif de débrayage 166 du type concentrique, pour réduire 1 ' encombrement axial entre le fond de la cloche 3 et le mécanisme d'embrayage 160.
En effet, la butée 66 peut être actionnée par une fourchette de débrayage montée pivotante, par exemple par l'intermédiaire d'une rotule, sur le fond de la cloche 3 constituant une partie fixe. Une telle disposition augmente l'encombrement axial à cause du débattement de la fourchette à prévoir .
Comme décrit dans le document US-A-5 141 091, la butée de débrayage 66 peut appartenir à un dispositif de débrayage concentrique à commande par câble, cette butée étant alors montée sur une pièce menée mobile en translation et fixe en rotation, ladite pièce étant en relation de vis écrou avec une pièce menante fixe en translation et mobile en rotation. La pièce menante porte une poulie sur laquelle s'enroule le câble de commande. Pour plus de précisions, on se reportera au document US-A-5 141 091.
En variante, la pièce menante est commandée par un moteur électrique transversal.
Ici, le dispositif de débrayage concentrique 166 est du type hydraulique et comporte deux parties en relation de cylindre piston, à savoir une partie fixe 167, délimitant une cavité annulaire borgne 168 d'orientation axiale, et un piston 169 monté mobile axialement par rapport à la partie fixe.
Ce piston 169 porte la butée de débrayage 66 et pénètre dans la cavité 168 pour définir avec celle-ci une chambre de travail de volume variable, la cavité 168 communiquant par un canal 180 avec une conduite reliée à un maître cylindre actionnée par une pédale de débrayage ou un actionneur à moteur électrique commandé selon des programmes prédéterminés par un calculateur. La chambre de travail est donc admise à être pressurisée ou dépressurisée, le fluide de commande remplissant ladite chambre étant usuellement de l'huile. La partie fixe 167 peut être en une seule pièce en matière moulable. Ici, la partie fixe 167 comporte, pour réduction de l'encombrement radial, deux pièces coaxiales à savoir un corps
extérieur entourant un tube-guide métallique plus long axialement que le corps extérieur. Le fond de la cavité 168 est délimité par un rebord transversal appartenant au tube-guide assemblé au corps extérieur à l'aide d'une pièce intermédiaire d'assemblage. Un joint d'étanchéité statique est prévu entre le corps extérieur et le tube- guide portant à son extrémité libre une butée pour limiter le déplacement du piston 169 lorsque le dispositif de débrayage 166 n'est pas monté sur la cloche 3. Le canal 180 communique avec une gorge en regard du rebord du tube-guide. Un ressort de précharge 171 agit entre le corps extérieur en matière moulable et la butée de débrayage 66 pour maintenir celle-ci en appui constant sur les moyens débrayeurs 163.
La butée de débrayage 66 comporte un roulement à billes avec une bague tournante profilée pour contact ponctuel avec les extrémités internes des doigts du diaphragme 163 et une bague non tournante attelée axialement au piston 169, qui porte ainsi la butée 66.
Ici, la bague extérieure du roulement est tournante, tandis que la bague intérieure du roulement est fixe en rotation et présente à sa périphérie interne un rebord radial en appui sur un épaulement avant du piston 169, ledit rebord étant plaqué sur ledit épaulement par une rondelle élastique à action axiale, ici en forme de rondelle Belleville, prenant appui sur le piston. La butée 66 a une forme de drapeau en sorte que la bague intérieure du roulement à billes est destinée à entourer l'extrémité avant de diamètre réduit du corps extérieur pour réduction de l'encombrement axial, sachant que le corps extérieur est destiné à être fixé sur le fond de la cloche 3, de manière directe, à l'aide d'oreilles, ou indirecte, à l'aide d'une semelle d'adaptation et d'un montage baïonnette.
Ici, le corps extérieur présente des oreilles de fixation et la butée 66 est du type autocentreuse car elle peut se déplacer radialement au contact de 1 ' épaulement du piston sous le contrôle de la rondelle élastique à action axiale.
Pour plus de précisions, on se reportera, par exemple, au document W098/14713 montrant l'assemblage du corps extérieur avec le tube-guide. Bien entendu, un soufflet de protection non référencé est prévu pour un bon coulissement du piston 169.
Quoi qu'il en soit, le dispositif de débrayage 166 est du type concentrique car il est destiné à être traversé par l'arbre d'entrée de la boîte de vitesses 2. Le dispositif 166 entoure donc l'arbre 2.
Le mécanisme d'embrayage 160 est ici associé à un disque de friction 170.
Le disque de friction 170 porte à sa périphérie externe au moins une garniture de friction 172 destinée à être serrée entre deux plateaux sous l'action des moyens embrayeurs 163.
Le disque de friction 170 présente centralement un moyeu 171 cannelé intérieurement pour liaison en rotation avec l'arbre mené 2. La garniture de friction 172 est solidaire d'un support 173 accouplé de manière rigide ou élastique au moyeu 171.
L'arbre 2 traverse donc le dispositif de débrayage 166 et le moyeu 171 du disque de friction 170. Usuellement, l'extrémité de l'arbre 2 est reçue dans un palier pilote porté par l'arbre de sortie 1 du moteur à combustion interne, à savoir, ici, le vilebrequin du moteur à combustion interne du véhicule. L'arbre 1 est donc un arbre menant .
Le support 173 peut être noyé dans la garniture 172. Ici, deux garnitures 172 identiques sont disposées axialement de part et d'autre du support 173 axialement élastique, en étant fixées à celui- ci par collage ; ceci permet de réduire l'encombrement axial, l'épaisseur morte des garnitures 172 destinée à l'opération de rivetage étant supprimée, lorsque, en variante, les garnitures 172 sont fixées au support 173 par rivetage, le support 173 étant conformé à sa périphérie externe pour être axialement élastique et écrasé progressivement. Ici, par exemple, les garnitures de friction 172 peuvent être collées directement dans les zones centrales de portée des pales tripodes décrites dans le document FR-A-2 693 778 auquel on pourra se reporter pour plus de précisions.
La garniture 172 du disque de friction 170 est adaptée à être serrée entre le plateau 116 du volant secondaire 112 et le plateau de pression 162 du mécanisme d'embrayage 160.
Le couvercle 161 est fixé par sa périphérie externe en extrémité du plateau 116 du volant secondaire 112, ici par des vis 68.
Le plateau de pression 162 présente un bossage annulaire 69 d'orientation axiale dirigé vers le fond 164 du couvercle 161 pour contact avec la périphérie externe de la rondelle Belleville du diaphragme 163 ; ce bossage 69 est fractionné et venu de moulage avec le plateau de pression 162.
La périphérie interne de la rondelle Belleville du diaphragme 163 est montée de manière basculante ou pivotante entre un appui primaire issu ici du fond 164 du couvercle 161 par emboutissage et un appui secondaire ici constitué par des colonnettes traversant axialement les orifices élargis du diaphragme 163.
Le plateau de pression 162 est lié en rotation au couvercle 161 par des languettes tangentielles 176 élastiques à action axiale autorisant un mouvement axial du plateau de pression 162 par rapport au couvercle 161 lui-même lié au volant secondaire 112 ; les languettes 176 sont liées au couvercle 161 par des rivets et à des pattes saillantes radiales du plateau de pression 162 également par des rivets 178.
Ainsi qu'on l'aura compris, les languettes 176 exercent une action élastique de rappel du plateau de pression 162 en direction du fond 164 du couvercle 161 et le plateau de pression 162 présente frontalement une face de friction pour contact avec la garniture concernée 172 du disque de friction 170, tandis que le plateau 116 du volant secondaire 112 présente frontalement et dorsalement une face de friction pour contact avec l'autre garniture de friction 172. Normalement, l'embrayage est donc engagé et le couple moteur est transmis de l'arbre menant 1 à l'arbre mené 2 via l'embrayage.
Dans cette position, la rondelle Belleville du diaphragme 163, c'est-à-dire les moyens embrayeurs de l'embrayage, est en contact, d'une part, à sa périphérie interne avec l'appui primaire, et, d'autre part, à sa périphérie externe avec le bossage 69 du plateau de pression 162. Le diaphragme 163 sollicite donc le plateau de pression 162 en direction du plateau 116 du volant secondaire 112 en sorte que les garnitures de friction 172 du disque de friction 170 sont serrées entre les plateaux de pression 162 et du volant secondaire 112.
Le disque de friction 170 est donc entraîné en rotation en sorte que le moyeu 171, accouplé avec les garnitures 172, entraînent en rotation 1 ' arbre mené 2.
Dans cette position, le piston 169 du dispositif de débrayage 166 est en position reculée, partie supérieure de la figure 1, et la cavité 168 est dépressurisée. Lorsque l'on pressurise la cavité 168, le piston 169 se déplace vers la gauche, partie inférieure de la figure 1, et entraîne donc la butée de débrayage 66, qui agit alors en poussant sur les doigts du diaphragme 163, pour faire pivoter celui-ci.
Le diaphragme 163 quitte alors son appui primaire pour prendre appui sur son appui secondaire. Dans ce cas, la charge exercée par le diaphragme 163 sur le plateau de pression 162 diminue puis s'annule, le plateau de pression 162 suivant alors le mouvement du diaphragme 163 sous l'action de rappel des languettes 176. Les garnitures de friction 172 sont alors libérées et l'embrayage désengagé. Le couple moteur n'est alors pas transmis.
Lorsque l'on dépressurise la cavité 168, le diaphragme 163 ramène le piston 169 en arrière et les garnitures 172 sont serrées. Comme connu en soi, lorsque les volants primaire 111 et secondaire 112 ont un mouvement de rotation l'un par rapport à l'autre, l'action des moyens de frottement 140 accompagne celle des moyens élastiques 25.
Les ressorts 25 ont ici une forme courbe en étant précintrés et des pièces en forme de goulotte (non référencées) sont interposées ici entre les ressorts 25 et la périphérie interne de la jupe 115 pour réduire les usures. Le rotor 151 a une grande étendue axiale et il en est de même du stator 152. La machine 150 a ainsi un bon rendement . Le rotor 151 comporte un paquet de tôles, en fer doux, monté par frettage sur la périphérie externe de la jupe primaire 115. On monte donc à chaud le paquet de tôles par emmanchement sur la périphérie externe de la jupe primaire 115 jusqu'au contact avec le bord saillant du plateau d'appui 134A. Les tôles de forme annulaire forment ainsi une couronne d'orientation axiale montée par frettage sur la jupe primaire 115.
Les tôles peuvent être isolées par oxydation ou munies d' isolants .
Le stator 152 est formé, de manière similaire au rotor 151, à partir d'un paquet de tôles annulaires, en fer doux, reconstituant une couronne d'orientation axiale. Des encoches sont réalisées dans les tôles pour passage d'enroulements de fils électriques 154, le rotor 151 et le stator 152 étant représentés de manière schématique.
En injectant un courant électrique asservi dans les enroulements statoriques, on transforme la machine électrique 150 en démarreur pour le moteur à combustion interne du véhicule.
Pour cela, il faut prévoir un dispositif de commande du type électronique. La machine est ici du type moteur électrique asynchrone. Bien entendu, la machine électrique peut être du type moteur électrique synchrone ou autre. En général, lorsque le moteur tourne, la machine joue le rôle d'un alternateur. On peut couper le moteur à combustion interne à chaque arrêt et le redémarrer grâce à la machine. La machine peut constituer un frein électrique et apporter un surplus d'énergie au moteur à combustion interne pour l'assister ou éviter que celui-ci ne cale ; on peut également filtrer les vibrations.
Pour plus de précisions, on se reportera au document WO98/105882.
En variante, on fixe le rotor 151 sur la périphérie externe de la jupe primaire 115 à l'aide de cannelures ou par emmanchement par cônes. Dans tous les cas, le rotor 151 est solidaire tant en rotation qu' axialement du volant primaire 111.
Bien entendu, on peut fixer le rotor 151 sur la jupe primaire
115 à l'aide de vis prenant appui sur une rondelle de fixation, traversant le paquet de tôles de manière similaire à ce qui est décrit dans le document DE-C- 3 227 810. On peut utiliser aussi des éléments élastiques.
Le stator 152 est fixé ici par frettage à sa périphérie externe sur la cloche. Toute autre forme de fixation comme le vissage est envisageable . On appréciera que le mode de fixation par frettage favorise la réduction de 1 ' encombrement radial .
Ici, l'ensemble présente toutes les fonctions de confort désirées, tout en étant peu encombrant radialement et ayant de bonnes performances .
Bien entendu, l'embrayage peut être équipé d'un dispositif de rattrapage d'usure pour compenser notamment l'usure des garnitures de friction et maintenir le diaphragme dans une position constante lorsque l'embrayage est engagé.
Dans la figure 1, l'embrayage est du type poussé car la butée 66 agit en poussant centralement sur le diaphragme 163. En variante, l'embrayage est du type tiré. Dans ce cas, la butée est attelée à une pièce d'accostage agissant derrière le diaphragme et traversant l'ouverture centrale du diaphragme.
L'opération de débrayage est réalisée en tirant, via une pièce d'accostage, sur les doigts du diaphragme. Dans ce cas, la partie périphérique de la rondelle Belleville du diaphragme est en contact, à sa périphérie externe, avec un appui porté par le couvercle et sa périphérie interne avec le bossage du plateau de pression. Pour plus de précisions, on se reportera, par exemple, au document FR-A-2 606 477 montrant également un dispositif de rattrapage d'usure. Il en résulte que le bossage 69 de plateau de pression 162 peut être mobile par rapport au plateau de pression 162 pour compenser l'usure des garnitures de friction, des ressorts à action circonférentielle agissant entre le plateau de pression 162 et le bossage 69, des moyens à rampes faisant varier la distance axiale entre le bossage 69 et le plateau de pression 162. Le rotor peut être plus court axialement.
Le rotor 151 comme visible à la figure 1 peut être doté d'une cage d'écureuil avec des pièces en cuivre ou en aluminium.
Des inserts métalliques peuvent être logés dans les volants pour renforcer ceux-ci. Par exemple, les inserts, en section, ont une forme d'équerre logée en partie dans le plateau et en partie dans la jupe.
En variante, les inserts sont d'orientation axiale, comme décrit dans le document FR-A-2 718 806 auquel on se reportera pour plus de précisions. Les inserts dans le volant secondaire 112 peuvent servir à fixer le couvercle 161. Ces inserts peuvent dépasser du volant
secondaire et former des cibles respectivement pour la machine électrique et l'allumage du moteur.
Bien entendu, la butée 134A peut être remplacée par des inserts noyés dans la jupe primaire 115, les inserts ayant un rebord plié radialement vers l'extérieur pour former la butée.
La machine 150 peut servir à synchroniser la vitesse des arbres 1 et 2 pour faciliter le passage des vitesses. Il est dans ce cas intéressant que la butée 66 soit manoeuvrée par un récepteur dont 1 ' émetteur est manœuvré par un actionneur piloté par un calculateur recevant les informations provenant de capteurs recevant la vitesse des arbres 1 et 2.
Bien entendu tout type de machines électriques, à flux magnétique axial ou radial peut convenir. La machine 150 peut être du type asynchrone, de manière précitée, synchrone à aimant dans l'entrefer ou enterré, à commutation de flux à aimants seuls ou hybrides avec des excitations par des bobinages au stator, à griffes sans balais, à réluctance variable, à simple ou double excitation, à flux transversal à effet Vernier.
La machine électrique peut être du type synchrone avec un système bague-balais.
La figure 2 représente une autre variante d'ensemble selon l'invention ; sur cette figure, les pièces identiques à celles de la figure 1, ou jouant le même rôle, portent une référence identique ou augmentée de cent et ne seront pas décrites à nouveau en détails. Ici, le double volant amortisseur 200 comprend également des moyens élastiques constitués de deux rangées de ressorts disposées côte à côte axialement et l'embrayage ne comprend qu'un disque de friction, comme à la figure 2.
Le volant secondaire 212 présente une jupe secondaire 218, entourée par la jupe primaire 215, comme à la figure 1, mais ici les jupes 218, 215 s'étendent axialement l'une vers l'autre depuis respectivement le plateau 216 du volant secondaire 212 et le fond du volant primaire 211 en forme de C. Ainsi, la coupe 233 est inversée par rapport à la coupe 133 de la figure 2 ; elle est fixée par son bord en bout de la jupe secondaire 218 en même temps que le flasque
d'appui 234A dont des emboutis servent d'appui aux ressorts 25 de la rangée disposée du côté du volant primaire 211.
Entre le moyeu central 213 du volant primaire 211 et la rondelle 223, avec laquelle coopèrent les têtes des vis 14, sont disposées axialement deux rondelles entretoises 223A, 223B.
Entre le moyeu central 213 et la première rondelle entretoise 223A est pincé un premier voile 227 et entre les première 223A et seconde 223B rondelles entretoises est pincé un second voile 227A.
Les voiles 227 et 227A présentent, comme précédemment, des échancrures à leur périphérie externe avec la tranche desquelles coopèrent respectivement les ressorts 25 de chaque rangée de ressorts .
Le fond 234 de la coupe 233, disposé entre les deux rangées de ressorts, porte les patins d'appui, de même que le plateau 216 du volant secondaire 212, pour appui des ressorts 25 de part et d'autre des voiles 227 et 227A.
Ici, la rondelle de frottement 240, ainsi que la rondelle d'application et la rondelle élastique associées, entoure la première rondelle entretoise 223A et coopère en frottement avec le premier voile 227, en étant entraînée par une patte axiale issue du fond 234 de la coupe 233 et appliquée par une rondelle élastique en appui sur la première rondelle entretoise 223A.
Ici, le roulement 221 est placé entre le plateau 216 du volant secondaire 212 et la seconde rondelle entretoise 223B. Pour formation du premier sous-ensemble, des rivets 220A solidarisent le moyeu central 213 du volant primaire 211 et la première rondelle entretoise 223A, tandis que des rivets 220B solidarisent les deux rondelles entretoises 223A et 223B, les rivets 220A et 220B étant décalés circonférentiellement . Comme à la figure 1, le plateau 216 du volant secondaire 212 s'étend radialement au delà du rotor 251 qu'il longe.
Le mécanisme d'embrayage 160 et le disque de friction 170 sont identiques à ceux de la figure 1.
La figure 3 représente une autre variante d'ensemble selon l'invention ; sur cette figure, les pièces identiques à celles de la
figure 2, ou jouant le même rôle, portent une référence identique ou augmentée de 100 et ne seront pas décrites à nouveau en détail.
Ici, par rapport à l'ensemble de la figure 2, le volant primaire 311 ne comporte pas de jupe primaire, et c'est la jupe secondaire 318 du volant secondaire 312 qui porte le rotor 351 de la machine électrique 350, les autres constituants de l'ensemble de la figure 3 étant identiques à ceux de la figure 2 et assemblés de la même manière.
Ainsi qu'il ressort à l'évidence de la description, le volant primaire 111, 211,311 et le plateau de réaction 116, 216, 316 sont avantageusement en matière moulable, ici de la fonte.
Dans tous les cas, les rangées de ressorts 25 sont logées sous le rotor 151, 251,351 de la machine électrique. Ces ressorts 25 peuvent être droits au lieu d'être courbés. Grâce à la présence des ressorts 25, le disque de friction peut être du type rigide en sorte que la ou les garnitures de friction sont reliées rigidement au moyeu concerné.
La coupe 133 de la figure 1 et les coupes 233 et 333 des figures 2 et 3 permettent de rigidifier respectivement les jupes 115, 218 et 318 grâce notamment à leur rebord plaqué contre la face d'extrémité de la jupe.
L'entraînement de la rondelle de frottement 140, 240, 340 est réalisé simplement à l'aide d'au moins une patte d'orientation axiale obtenue par découpe et pliage à partir du voile 127 ou du fond 234, 334, c'est-à-dire à partir de pièces métalliques.
Aux figures 2 et 3 , le voile 227,327 a une double fonction puisqu'il sert également de portée de frottement.