Il est connu que l'on peut imprimer des textiles et d'autres surfaces planes en matières synthétiques par transfert à chaud du motif ou dessin préalablement imprimé sur un support intermédiaire constitué en général de papier, éventuellement contrecollé sur une feuille d'aluminium, (voir brevet français N 1223330).
Si l'on utilise des encres aqueuses pour imprimer le support intermédiaire, un certain nombre de problèmes difficiles à résoudre se posent à l'imprimeur du papier. C'est pourquoi on utilise de préférence, dans les procédés connus de thermo-impression, des supports intermédiaires de papier qui ont été préparés à l'aide d'encres à solvant. Alors que le procédé par voie aqueuse donne des supports intermédiaires souvent collants et sensibles à l'humidité, voire à la seule moiteur des mains du personnel qui les manipule, le procédé aux encres à solvant décrit dans le brevet français N 1585119 fournit, lui, des supports non collants et insensibles à l'humidité, qui n'ont donc pas tendance à se détériorer lors d'un stockage même prolongé en atmosphère humide.
Ces supports présentent cependant l'inconvénient de ne pas adhérer à la matière sur laquelle le motif doit être transféré, lors de leur mise en contact à la température de transfert, de sorte que certains défauts, tels que le flou des lignes du dessin, peuvent provenir de ce manque d'adhérence des supports. On a donc eu recours à un surlaquage des impressions colorées à l'aide d'une substance qui favorise l'adhérence du support au textile. Le surlaquage évite aussi qu'à l'enroulement, des colorants ne viennent tacher l'envers du papier, ce qui, étant donné la porosité de celui-ci, provoque des taches sur le support définitif lors du transfert.
Malgré ces avantages, le surlaquage des papiers utilisés en thermo-impression présente cependant un certain nombre d'inconvénients: ainsi par exemple, il est plus difficile de séparer, une fois le transfert terminé, la matière textile du support provisoire; d'autre part, une partie du produit utilisé pour le surlaquage se dépose sur le support textile, modifiant ainsi son aspect, voire son toucher.
Les supports provisoires de la présente invention assurent un meilleur fonctionnement du procédé et, d'une manière générale, donnent de meilleurs résultats que les supports connus jusqu'ici.
La présente invention concerne un support provisoire utilisable dans la technique de thermo-impression à sec par transfert, caractérisé par le fait qu'il comporte une impression contenant un ou plusieurs colorants cationiques transférables à l'état de vapeur à des températures supérieures à 160ut, ladite impression étant supportée par une feuille ou une bande de papier sulfurisé et, à l'inverse des supports connus, non pas sur un papier ordinaire ou sur un papier couché.
Sous le nom de papier sulfurisé (qu'on appelle aussi parchemin végétal), on entend une feuille de cellulose qui a été soumise à l'action de l'acide sulfurique concentré. La destruction de l'acidecellulose ainsi formé, par des lavages répétés à reau, régénère une cellulose plus ou moins profondément durcie, qui a trouvé divers emplois dans l'industrie sous le nom de papier sulfurisé.
Il est également possible d'imprimer sur le support des encres contenant des colorants cationiques qui sont peu ou même pas du tout transférables à l'état de vapeur dans l'intervalle de température considéré, en ajoutant, par exemple, à de telles encres un agent alcalinisant susceptible de rendre ces colorants transférables à l'état de vapeur à des températures supérieures à 160"C, par exemple des hydroxydes ou des alcoolates alcalins ou alcalinoterreux.
En principe la préparation du papier sulfurisé proprement dit s'effectue en deux temps: 1) A partir de pâte de vieux chiffons de coton ou de pâte de bois blanchie, on fabrique un papier non encollé genre buvard. Cette première phase de la fabrication ne diffère pas sensiblement de celle du papier ordinaire. 2) Le buvard obtenu qui présente une grande porosité traverse un bain d'acide sulfurique, de concentration comprise entre 52 et 60 Bé.
Le temps d'immersion dépend du résultat cherché, de l'épaisseur du papier, de sa nature et de sa porosité. L'action de l'acide sulfurique concentré peut être superficielle ou à coeur mais elle ne doit pas provoquer la dégradation de la cellulose. Le bain de sulfurisation est, d'ordinaire, refroidi constamment. Le passage de la feuille de papier buvard dans l'acide sulfurique provoque un retrait d'autant plus important que le grammage du papier est plus élevé et que l'action de l'acide est plus profonde. Les pâtes à la soude se sulfurisent mieux que les pâtes au bisulfite.
Après leur passage dans l'acide sulfurique, les feuilles de papier sulfurisé sont essorées, puis elles traversent des bacs à circulation d'eau, jusqu'à lavage complet, pour enlever toute acidité au papier. Les premiers bacs de lavage sont généralement très fortement refroidis pour éviter que l'échauffement produit par la dilution de l'acide sulfurique ne favorise une hydrolyse de la cellulose du papier.
Après un lavage complet, la feuille est essorée puis elle subit en règle générale un traitement d'apprêt qui lui conserve, après séchage, une souplesse suffisante. Le séchage est, d'habitude, effectué par passage sur des cylindres polis, chauffés à la vapeur et contre lesquels la feuille de parchemin végétal est maintenue par des feutres épais en laine ou en une autre matière insensible à la chaleur, feutres qui absorbent la vapeur d'eau qui se dégage de la feuille et qui maintiennent celle-ci fortement contre le cylindre sécheur afin de limiter autant que possible son retrait.
La nature des apprêts qu'on peut appliquer sur les papiers sulfurisés est très variable. Ils peuvent être formés de chlorure d'alcalino-ferreux hygroscopiques, mélangés de glycérine, de glucose ou de dextrines. Les feuilles peuvent être revêtues d'une couche imperméable à base de nitrocellulose. Le parchemin végétal ainsi obtenu est à l'état sec une matière inodore, insoluble, résistant bien à l'eau et aux matières grasses.
Outre les papiers sulfurisés proprement dits, on utilise dans la présente invention également ceux qui contiennent 20 à 25% d'hémicellulose et qu'on a traités mécaniquement pour rendre la fibre transparente, enfin les papiers dits Opaline qui sont opaques (ils contiennent généralement de l'oxyde de titane).
Pour préparer les supports provisoires de la présente invention on imprime les papiers sulfurisés de manière en soi connue. (Voir par exemple les brevets français N05 1223330, 1585119 et celui portant le numéro d'enregistrement national 71.01347 et publié sous le N" 2076149.)
Si l'on utilise la technique de l'héliogravure, un ou plusieurs rouleaux gravés déposent de l'encre sur le support en papier sulfurisé aux endroits voulus et déterminés par la nature du motif à transférer.
Ce dernier est imprimé sur le support provisoire comme dans les procédés connus, par application d'encres anhydres, par exemple à l'aide de solutions, vernis, émulsions ou dispersions qui contiennent dissous ou, mieux, très finement dispersé, un ou plusieurs colorants basiques et l'agent alcalinisant susceptible de les rendre transférables à pression atmosphérique, à l'état vapeur à des températures supérieures à 1600 et mieux encore 180"C et un liant ou épaississant stable à la chaleur. La seule différence avec le procédé connu consiste donc à employer comme support d'impression un papier sulfurisé, de préférence un papier sulfurisé pesant moins de 60 g au m2.
Comme colorant cationique qui passe à l'état de vapeur à des températures supérieures à 160"C, citons, à titre d'exemple: le vert malachite, le violet dit de Donner, des oxazines et thiazines
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Lorsqu'on emploie des colorants cationiques, il est généralement avantageux, spécialement dans le cas de colorants qui subliment ou vaporisent peu, d'ajouter à l'encre utilisée pour imprimer le papier un agent alcalinisant; celui-ci peut aussi être déposé dans une sous-couche.
Quand l'adjonction d'un tel agent est nécessaire, il y a avantage à l'ajouter en quantités au moins stcechiométriques pour qu'au transfert tout l'anion du colorant soit lié par l'agent alcalinisant, compte tenu d'une éventuelle acidité du papier.
Comme dans le procédé usuel, on utilise, pour préparer les encres destinées à former l'impression ou le motif à transférer des nouveaux supports selon l'invention, des solvants organiques tels que des solvants ou mélange de solvants miscibles ou non miscibles à l'eau dont le point d'ébullition à la pression atmosphérique est inférieur à 1200 C et, de préférence, inférieur à 105"C. A titre d'exemple de tels solvants, on mentionnera des hydrocarbures, halogénés ou non, des séries aliphatique ou aromatique, tels que le toluène, le cyclohexane, l'heptane, l'éther de pétrole, ainsi que les alcools à bas poids moléculaire, tels que le méthanol, les alcools éthylique, propylique, isopropylique, les esters d'acides aliphatiques tels que l'acétate d'éthyle, le propionate de méthyle et d'éthyle, les cétones comme la méthyléthylcétone, etc.
Les liants (ou épaississants) stables à la chaleur, c'est-à- dire qui ne se modifient pas à la température ou s'effectue le transfert ou dont la modification, dans le cas où ils se modifieraient, n'influe pas sur le motif à transférer et sur la séparation ultérieure du support provisoire de la matière sur laquelle a été effectuée la thermo-impression, sont disponibles dans le commerce et sont largement utilisés pour imprimer directement les matières textiles, mais il convient de les choisir parmi ceux qui ont une faible teneur en substance solide.
Ils doivent être susceptibles de sécher en donnant une pellicule autant que possible non collante, qui retient le ou les colorants utilisés sur le papier, mais qui ne s'oppose pas au passage des matières colorantes du support provisoire sur la matière textile à laquelle on a l'intention de les appliquer. On utilise de préférence des liants inertes ou relativement peu ou pas du tout décomposables à la chaleur, qui se bornent à retenir les matières vaporisables utilisées sans les modifier. A titre d'exemple, on mentionnera ceux qui sont susceptibles d'être séchés, par exemple dans un courant d'air chaud, de manière à former une pellicule ou un film sur la feuille du support imprimé, par exemple les nitrocelluloses ou les maléinates, par exemple les maléinates de colophane.
Comme liants particulièrement bien appropriés, on mentionnera les esters et surtout les éthers cellulosiques, tels que les éthers cellulosiques d'alcool à bas poids moléculaire; éthyl-, propylpropyl, voire benzylcellulose que leurs mélanges et tout spécialement l'hydroxypropyl cellulose et les mélanges d'éthers cellulosiques contenant de l'éthylcellulose, et les mélanges d'éthers cellulosiques contenant de l'hydroxypropylcellulose, voire de l'acétylcellulose, des acétobutyrates ou des acétopropionates de cellulose.
On prépare les supports provisoires de la présente invention selon les techniques usuelles, comme indiqué plus haut. Ainsi, on peut imprimer un support localement ou en totalité; I'impression peut se faire sur les machines hélio utilisées habituellement pour ce genre de travail ou sur des machines qu'on utilise dans les techniques offset et en flexographie, voire sur des machines à imprimer au cadre plat ou rotatif.
Comme les supports connus, les nouveaux supports provisoires à base de papier sulfurisé obtenus selon la présente invention permettent de teindre ou d'imprimer les matières synthétiques. Cette teinture ou impression, qui fait aussi l'objet de la présente invention, lorsque les matières indiquées ci-dessus sont non textiles, consiste à mettre le support provisoire imprimé ainsi qu'il vient d'être décrit, au moins localement en contact avec la matière à teindre qui est de préférence portée lors de cette mise en contact à une température du même ordre de grandeur que celle à laquelle les colorants passent à l'état de vapeur, pour que ceux-ci ne condensent pas simplement en surface.
La teinture (impression) se réduit donc à un passage sur une plaque ou sur une calandre chauffée ou sur tout autre appareil permettant de mettre en contact le support provisoire et la matière à teindre et de les porter à la température requise pendant le temps nécessaire au transfert et à la pénétration des colorants dans le matériel à teindre.
Aucun traitement subséquent de lavage ou de vaporisage n'est nécessaire pour assurer la fixation du colorant ou éviter son dégorgement ultérieur.
Les nouveaux supports de la présente invention sont propres à la teinture de matières synthétiques, telles que les superpolyamides (polymère d'±-caprolactame ou d'hexaméthylène-diamide de l'acide adipique), les polyesters, surtout linéaires, comme les polytéréphthalates d'éthylène, le polyacrylnitrile, etc. Les matières à teindre peuvent se présenter sous les formes les plus variées, par exemple sous forme de feuilles, de film, de feutre, à l'état de bourre, de fil, de tapis, de tricot, de non-tissés, de voile, ou de tissus plus ou moins épais, à l'état pur ou en mélange, par exemple avec du coton ou de la laine, ou sous forme de revêtements, tels des revêtements acryliques sur cuir, métal, etc.
Dans les exemples non limitatifs suivants, les parties et pourcentages indiqués s'entendent, sauf mention contraire, en poids et les températures en degrés Celsius.
Exemple:
Sur un papier sulfurisé d'un poids de 37 g par m2, on enduit à raison de 24 g par m2 une solution à 7% d'éthylcellulose E7 (Dow Chemicals) dans l'alcool éthylique, contenant 50 g/l de méthylate de sodium.
Après séchage, le papier est enduit d'une solution à 50 g/l de vert malachite dans l'alcool éthylique, solution épaissie à l'aide de 7% d'éthylcellulose. Après séchage le papier ainsi obtenu est mis en contact avec une plaque translucide polyacrylique dans une presse chauffée à 190 C pendant 35 s. Il en résulte une bonne impression de la feuille en vert brillant, solide à la resublimation.
Au lieu de méthylate de sodium on peut employer une quantité correspondante de soude caustique.
Même sans surlaquage, le papier sulfurisé qui a été imprimé peut être enroulé sur lui-même sans que d'éventuelles taches de colorant au verso du papier viennent au transfert tacher la matière à imprimer.
Pour obtenir une impression rouge, il suffit de remplacer le vert malachite par le rouge violet ASTRAZON 3R de
BAYER.
Avec l' ASTRAZON orange G de la même maison on obtient des impressions oranges par la même technique, alors qu'en employant le bleu MAXILON 5G de CIBA-GEIGY, c'est des impressions bleues solides qu'on obtient sur des surfaces non textiles polyacryliques ou en polyester modifiés aux acides.
REVENDICATION I
Support provisoire utilisable dans la technique de thermoimpression à sec par transfert, caractérisé par le fait qu'il comporte une impression contenant un ou plusieurs colorants cationiques transférables à l'état de vapeur à des températures supérieures à 160 C, ladite impression étant supportée par une feuille ou une bande de papier sulfurisé.
SOUS-REVENDICATION
1. Support selon la revendication I, caractérisé par le fait qu'il comporte un papier sulfurisé pesant, avant l'impression, moins de 60 g par m2, de préférence un papier sulfurisé pesant entre 20 et 50 g par m2.
REVENDICATION II
Utilisation d'un support provisoire selon la revendication I, dans un procédé de teinture à sec de matières synthétiques non textiles, caractérisée par le fait qu'on applique ce support sur la matière synthétique non textile et que l'on chauffe le tout entre 180 et 210"C pendant le temps nécessaire à la pénétration des colorants dans la matière à teindre.
SOUS-REVENDICATION
2. Utilisation selon la revendication II, caractérisée par le fait que l'on teint des matières synthétiques non textiles à base de polyacrylnitrile.
REVENDICATION III
Procédé de fabrication d'un support selon la revendication I, caractérisé par le fait qu'on applique sur une feuille ou une bande de papier sulfurisé au moins une encre organique contenant au moins un colorant cationique transférable à l'état de vapeur à des températures supérieures à 160' C.
REVENDICATION IV
Encre organique pour la mise en oeuvre du procédé de fabrication d'un support selon la revendication III, caractérisée par le fait qu'elle contient un colorant cationique transférable à l'état de vapeur à des températures supérieures à 160"C, ainsi qu'un liant et un solvant organique.
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It is known that it is possible to print textiles and other flat surfaces made of synthetic materials by heat transfer of the pattern or design previously printed on an intermediate support generally consisting of paper, optionally laminated on an aluminum foil, ( see French patent N 1223330).
If aqueous inks are used to print the intermediate medium, a number of difficult-to-solve problems arise for the paper printer. This is why in the known thermal printing processes, intermediate paper supports which have been prepared using solvent inks are preferably used. While the aqueous process gives intermediate supports that are often sticky and sensitive to humidity, or even to the only wetness of the hands of the personnel who handle them, the process using solvent inks described in French patent N 1585119 provides, for its part, non-sticky substrates that are insensitive to humidity, which therefore do not tend to deteriorate during storage, even for prolonged periods in a humid atmosphere.
However, these supports have the drawback of not adhering to the material to which the pattern is to be transferred, when they are brought into contact at the transfer temperature, so that certain defects, such as the blurring of the lines of the drawing, may come from this lack of adhesion of the supports. We therefore resorted to overlaid the colored prints with a substance which promotes adhesion of the support to the textile. The overlaid also prevents that during winding, the dyes do stain the back of the paper, which, given the porosity of the latter, causes stains on the final support during the transfer.
Despite these advantages, the overlaying of the papers used in thermal printing however has a certain number of drawbacks: thus, for example, it is more difficult to separate, once the transfer is complete, the textile material from the temporary support; on the other hand, part of the product used for the overlaying is deposited on the textile support, thus modifying its appearance, or even its feel.
The provisional supports of the present invention provide better operation of the process and generally give better results than the supports known heretofore.
The present invention relates to a temporary support usable in the technique of dry thermal printing by transfer, characterized in that it comprises an impression containing one or more cationic dyes transferable in the vapor state at temperatures above 160ut, said printing being supported by a sheet or strip of baking paper and, unlike known media, not on plain paper or on coated paper.
By the name of parchment paper (also called vegetable parchment), we mean a sheet of cellulose which has been subjected to the action of concentrated sulfuric acid. The destruction of the cellulose acid thus formed, by repeated washing with water, regenerates a more or less deeply hardened cellulose, which has found various uses in industry under the name of greaseproof paper.
It is also possible to print on the support inks containing cationic dyes which are little or even not at all transferable in the vapor state in the temperature range considered, by adding, for example, to such inks a basifying agent capable of rendering these dyes transferable in the vapor state at temperatures above 160 ° C., for example alkali metal or alkaline earth hydroxides or alcoholates.
In principle, the preparation of the baking paper itself is carried out in two stages: 1) From pulp of old cotton rags or bleached wood pulp, an unsized blotting-type paper is produced. This first phase of manufacture does not differ significantly from that of plain paper. 2) The blotter obtained which has a high porosity passes through a sulfuric acid bath, with a concentration of between 52 and 60 Bé.
The immersion time depends on the desired result, the thickness of the paper, its nature and its porosity. The action of concentrated sulfuric acid can be superficial or in the middle, but it must not cause the degradation of the cellulose. The sulfurization bath is usually constantly cooled. Passing the sheet of blotting paper through sulfuric acid causes a shrinkage that is all the more important as the grammage of the paper is higher and the action of the acid is deeper. Soda pasta is better sulfurized than sulphite pasta.
After passing through sulfuric acid, the sheets of baking paper are wrung out, then they pass through water circulation tanks, until complete washing, to remove any acidity from the paper. The first washing tanks are generally very strongly cooled to prevent the heating produced by the dilution of the sulfuric acid from promoting hydrolysis of the cellulose in the paper.
After complete washing, the sheet is drained and then it generally undergoes a finishing treatment which, after drying, retains sufficient flexibility. The drying is usually carried out by passing through polished cylinders, heated with steam and against which the sheet of vegetable parchment is held by thick felts of wool or another material insensitive to heat, felts which absorb the moisture. water vapor which is released from the sheet and which hold it firmly against the drying cylinder in order to limit its shrinkage as much as possible.
The nature of the primers that can be applied to greaseproof papers is very variable. They can be formed from hygroscopic alkaline-ferrous chloride, mixed with glycerin, glucose or dextrins. The sheets can be coated with an impermeable nitrocellulose-based layer. The vegetable parchment thus obtained is in the dry state an odorless, insoluble material, resistant to water and to fatty matters.
In addition to the greaseproof papers proper, those which contain 20 to 25% hemicellulose and which have been mechanically treated to make the fiber transparent are also used in the present invention, finally so-called Opaline papers which are opaque (they generally contain titanium oxide).
To prepare the temporary supports of the present invention, the greaseproof papers are printed in a manner known per se. (See for example French patents N05 1223330, 1585119 and the one bearing the national registration number 71.01347 and published under the N "2076149.)
If the gravure printing technique is used, one or more engraved rollers deposit ink on the baking paper support at the desired locations and determined by the nature of the pattern to be transferred.
The latter is printed on the temporary support as in the known processes, by application of anhydrous inks, for example using solutions, varnishes, emulsions or dispersions which contain dissolved or, better, very finely dispersed, one or more dyes. basic and the alkalizing agent capable of making them transferable at atmospheric pressure, in the vapor state at temperatures above 1600 and better still 180 "C and a binder or thickener stable to heat. The only difference with the known process consists Therefore to use as a printing medium a baking paper, preferably a baking paper weighing less than 60 g per m2.
Examples of the cationic dye which vaporize at temperatures above 160 "C include: malachite green, Donner violet, oxazines and thiazines.
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<tb> triphenylmethanes such as those of formula:
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When using cationic dyes, it is generally advantageous, especially in the case of dyes which sublime or vaporize little, to add an alkalizing agent to the ink used to print the paper; this can also be deposited in an underlayer.
When the addition of such an agent is necessary, it is advantageous to add it in at least stoichiometric quantities so that, on the transfer, all the anion of the dye is bound by the basifying agent, taking into account a possible acidity of the paper.
As in the usual process, to prepare the inks intended to form the printing or the pattern to be transferred to the new supports according to the invention, use is made of organic solvents such as solvents or a mixture of solvents which are miscible or immiscible with the. water whose boiling point at atmospheric pressure is less than 1200 ° C. and, preferably, less than 105 ° C. By way of example of such solvents, there may be mentioned hydrocarbons, halogenated or not, of the aliphatic or aromatic series , such as toluene, cyclohexane, heptane, petroleum ether, as well as low molecular weight alcohols, such as methanol, ethyl, propyl, isopropyl alcohols, esters of aliphatic acids such as l ethyl acetate, methyl ethyl propionate, ketones such as methyl ethyl ketone, etc.
Binders (or thickeners) stable to heat, that is to say which do not change at temperature or takes place the transfer or whose modification, in the event that they change, does not affect the pattern to be transferred and on the subsequent separation of the temporary support from the material on which the thermal printing was carried out, are commercially available and are widely used for direct printing on textile materials, but they should be chosen from those which have a low solid content.
They must be capable of drying, giving a film which is as non-sticky as possible, which retains the dye (s) used on the paper, but which does not oppose the passage of the dyestuffs of the temporary support on the textile material to which one has intend to apply them. Preferably, binders are used which are inert or relatively little or not at all decomposable by heat, which merely retain the vaporizable materials used without modifying them. By way of example, mention will be made of those which are capable of being dried, for example in a current of hot air, so as to form a film or a film on the sheet of the printed support, for example nitrocelluloses or maleinates. , for example rosin maleinates.
As particularly suitable binders, mention will be made of esters and especially cellulose ethers, such as cellulose ethers of low molecular weight alcohol; ethyl-, propylpropyl, or even benzylcellulose than their mixtures and very especially hydroxypropyl cellulose and mixtures of cellulose ethers containing ethyl cellulose, and mixtures of cellulose ethers containing hydroxypropyl cellulose, or even acetyl cellulose, acetobutyrates or cellulose acetate propionates.
The temporary supports of the present invention are prepared according to the usual techniques, as indicated above. Thus, a support can be printed locally or in full; Printing can be done on the gravure machines usually used for this type of work or on machines that are used in offset and flexography techniques, or even on flat or rotary frame printing machines.
Like the known supports, the new temporary supports based on baking paper obtained according to the present invention make it possible to dye or print plastics. This dyeing or printing, which is also the subject of the present invention, when the materials indicated above are non-textile, consists in placing the printed temporary support as has just been described, at least locally in contact with the material to be dyed which is preferably brought during this contacting to a temperature of the same order of magnitude as that at which the dyes pass in the vapor state, so that they do not simply condense on the surface.
The dyeing (printing) is therefore reduced to a passage on a plate or on a heated calender or on any other device making it possible to bring the temporary support and the material to be dyed into contact and to bring them to the required temperature for the time necessary for the transfer and penetration of dyes into the material to be dyed.
No subsequent washing or spraying treatment is necessary to ensure fixation of the dye or to prevent its subsequent bleeding.
The new supports of the present invention are suitable for dyeing synthetic materials, such as superpolyamides (polymer of ± -caprolactam or hexamethylene diamide of adipic acid), polyesters, especially linear ones, such as polyterephthalates of adipic acid. ethylene, polyacrylnitrile, etc. The materials to be dyed can be in the most varied forms, for example in the form of sheets, film, felt, in the form of filler, yarn, carpet, knitting, non-woven, veil , or of more or less thick fabrics, in the pure state or as a mixture, for example with cotton or wool, or in the form of coatings, such as acrylic coatings on leather, metal, etc.
In the following non-limiting examples, the parts and percentages indicated are understood, unless otherwise indicated, by weight and the temperatures in degrees Celsius.
Example:
On baking paper weighing 37 g per m2, a 7% solution of ethylcellulose E7 (Dow Chemicals) in ethyl alcohol, containing 50 g / l of methylate is coated at a rate of 24 g per m2. sodium.
After drying, the paper is coated with a 50 g / l solution of malachite green in ethyl alcohol, a solution thickened with 7% ethylcellulose. After drying, the paper thus obtained is brought into contact with a translucent polyacrylic plate in a press heated at 190 ° C. for 35 s. This results in a good impression of the sheet in shiny green, resublimation solid.
Instead of sodium methoxide, a corresponding amount of caustic soda can be used.
Even without overlaying, the baking paper which has been printed can be rolled up on itself without any stains of dye on the back of the paper coming to the transfer staining the material to be printed.
To obtain a red impression, it suffices to replace the malachite green by the red violet ASTRAZON 3R of
BAYER.
With the ASTRAZON orange G from the same house, orange prints are obtained by the same technique, while by using the MAXILON 5G blue from CIBA-GEIGY, solid blue prints are obtained on non-textile surfaces. polyacrylics or acid-modified polyester.
CLAIM I
Temporary support usable in the technique of dry thermal printing by transfer, characterized in that it comprises an impression containing one or more cationic dyes transferable in the vapor state at temperatures above 160 ° C., said printing being supported by a sheet or strip of baking paper.
SUB-CLAIM
1. Support according to claim I, characterized in that it comprises a baking paper weighing, before printing, less than 60 g per m2, preferably a baking paper weighing between 20 and 50 g per m2.
CLAIM II
Use of a temporary support according to claim I, in a dry dyeing process for non-textile synthetic materials, characterized in that this support is applied to the non-textile synthetic material and that the whole is heated between 180 and 210 ° C for the time necessary for the dyes to penetrate into the material to be dyed.
SUB-CLAIM
2. Use according to claim II, characterized in that the non-textile synthetic materials based on polyacrylnitrile are dyed.
CLAIM III
Process for manufacturing a support according to Claim I, characterized in that at least one organic ink containing at least one cationic dye transferable in the vapor state at temperatures is applied to a sheet or a strip of parchment paper. greater than 160 'C.
CLAIM IV
Organic ink for carrying out the process for manufacturing a support according to Claim III, characterized in that it contains a cationic dye transferable in the vapor state at temperatures above 160 "C, as well as a binder and an organic solvent.
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