Echafaudage
La présente invention concerne un échafaudage caractérisé en ce qu'il est constitué par au moins huit éléments comportant, respectivement, au moins trois tubes mutuellement assemblés par une de leurs extrémités pour s'étendre dans les trois plans en étant renforcés par des contre-fiches inclinées, ces éléments étant assemblés entre eux pour former un ensemble à leurs parties inférieures, par des pieds télescopiques et, à leurs parties supérieures, par des têtes réglables verticalement.
Des formes de réalisation de l'objet de l'invention sont représentées, à titre d'exemples au dessin annexé.
La fig. 1 est une élévation d'un élément de construction de l'échafaudage.
La fig. 2 est une vue en plan prise suivant la ligne II-II de la fig. 1.
La fig. 3 est une élévation transversale, à plus petite échelle, d'un échafaudage réalisé à partier d'éléments suivant les fig. 1 et 2.
La fig. 4 est une vue en plan prise suivant la ligne
IV-IV de la fig. 3.
La fig. 5 est une vue en plan partielle montrant une variante de réalisation analogue à la fig. 4.
La fig. 6 est une élévation latérale de la fig. 5.
La fig. 7 est une élévation transversale illustrant un second mode de réalisation de certains des éléments constitutifs de l'échafaudage.
La fig. 8 est une vue en plan prise suivant la ligne
VIII-VIII de la fig. 7.
La fig. 9 est une coupe transversale partielle prise sensiblement suivant la ligne IX-IX de la fig. 8.
La fig. 10 est une perspective schématique montrant, à plus petite échelle, un exemple de modification et d'adaptation de l'échafaudage.
La fiv. il est une élévation illustrant, à plus grande échelle, une variante de réalisation de l'élément de construction de l'échafaudage.
La fig. 12 est une vue en plan prise suivant la ligne
XII-XII de la fig. 11.
La fig. 13 est une perspective schématique, à plus petite échelle, illustrant un exemple de réalisation d'un échafaudage.
La fig. 14 est une élévation représentant, à plus grande échelle, une autre variante de réalisation de l'élément de construction.
La fig. 15 est une vue en plan prise suivant la ligne
XV-XV de la fig. 14.
L'échafaudage est formé par l'assemblage d'éléments de construction 1 respectivement constitués par trois tubes 2-4 mutuellement assssemblés au niveau de l'une de leurs extrémités pour s'étendre, dans les trois plans, perpendiculairement les uns aux autres. Le maintien des tubes 2-4 est assuré par deux, ou de préférence, trois, contre-fiches 5 respectivement reliées à deux tubes orthogonaux suivant une inclinaison, par exemple, égale à 450. Des brides 6 sont prévues aux extrémités libres des tubes 2-4 ainsi qu'au piveau de leurs extrémités mutuellement assemblées.
Les tubes 2-4 sont réalisés, en fonction d'un sensl de montage initialement déterminé pour chaque élément 1, pour former respectivement un montant, un longeron et une traverse.
Pour constituer un échafaudage, par exemple une sapine, à partir d'éléments 1 décrits ci-dessus, différents modes d'exécution peuvent évidemment être mis en oeuvre. A titre d'exemple, on procède, tout d'abord, à l'assemblage de deux éléments d'angle 1 placés dans un même plan pour être reliés, par les brides 6 des traverses 4 initialement disposées suivant un plan horizontal, pour que les montants 2 s'élèvent perpendiculairement. Sur les brides 6 de ces montants, on assemble les brides 6 des montants 2 de deux autres éléments d'angle 1 qui sont, toutefois, inverslés et superposés par rapport aux éléments d'angle 1 inférieurs. Les éléments 1 supérieurs sont également assemblés entre eux par les brides 6 de leurs traverses 4 qui forment, entre elles, une traverse continue, parallèle à la traverse des éléments 1 inférieurs.
Ceci permet d'obtenir un demi-cadre vertical 7 (fig. 4 et 6) qui présente une tenue propre en reposant sur un plan d'appui quelconque par les traverses 4 et les longerons 3 des éléments d'angle 1 inférieurs.
On procède d'une façon identique pour réaliser un second demi-cadre 8 qui est relié rigidement au demicadre 7 par l'assemblage des brides 6 des longerons 3 inférieurs et supérieurs. On obtient, de la sorte, une ossature parfaitement rigide définissant, dans l'exemple de réalisation représenté et décrit, le contour d'un solide parallélépipédique.
Dans ce qui précède, on indique que les extrémités libres des tubes 2-4 sont munies de brides de liaison 6.
Toutefois, dans une variante de réalisation de l'élément 1 suivant la fig. 5, les brides 6 ne sont prévues qu'aux extrémités libres des montants 2. Dans un tel cas, la liaison, entre les traverses 4 et les longerons 3 de deux éléments d'angle 1 contigus, est assurée par des pièces ou segments tubulaires intercalaires 9 engagés dans les parties terminales des longerons ou traverses dans lesquels ces pièces 9 sont bloquées axialement par des broches 10 (fig. 5).
La constitution de la sapine est complétée par la mise en place, au niveau des extrémités supérieures et inférieures des différents montants 2, d'organes de support 11 et d'organes de roulement 12.
Chaque organe de support 11 comprend un manchon 13 solidaire d'une bride 14 pour la fixation, par exemple, par boulons, sur la bride 6 prévue au niveau des extrémités mutuellement assemblées des tubes de chaque éléments d'angle 1. Le manchon 13 est taraudé pour recevoir une tige filetée 15 dont l'extrémité supérieure est libre de tourner dans un pontet 16 rendu solidaire de l'âme d'un étrier 17 dont les branches 18 s'élèvent verticalement.
Les différents étriers sont orientés deux à deux pour supporter deux poutres 19 parallèles sur lesquelles repose un tablier horizontal 20. Ce dernier peut être constitué notamment par des profilés transversaux 21 destinés à soutenir un coffrage 22 pour la réalisation, par exemple, d'une dalle de niveau 23. Ainsi que cela se comprend bien, le réglage de niveau du coffrage 22 est effectué en manoeuvrant chacune des tiges filetées 15 pour la soumettre à une extension ou à une rétraction par rapport au manchon 13.
Chaque organe de roulement 12 comprend un segment tubulaire 24 solidaire d'une bride 25 pour la fixation sur la bride 6 prévue au niveau des extrémités assemblées des tubes de chaque élément d'angle 1 inférieur. Le segment tubulaire 24 supporte un fourreau 26 pour le montage d'une fusée amovible 27 portant une roue 28.
Chaque organe de roulement 12 est associé à un pied télescopique constitué par un tube 29 engagé libre, à travers le segment 24 et les brides 25 et 26, dans le montant 2 de chaque éément d'angle 1 inférieur. Le tube 29 est muni, extérieurement au segment 24, d'une semelle d'appui 30 normalement maintenue 'dans un plan horizontal surélevé par rapport aux roues 28 par une chaise de retenue 32 solidaire de la bride 25 et enfilée sur un ergot 31.
Dans la position représentée à la fig. 3, la sapine peut être aisément déplacée sur les roues 28 pour être amenée à l'aplomb de la partie de construction à réaliser qu'elle doit soutenir. L'élévation du coffrage 22, ou tout au moins du tablier 20 supporté par les poutres 19, jusqu'au niveau de la construction à réaliser, est alors effectuée après avoir décroché les chaînes de retenue 32 par des vérins adaptés sur l'ossature parallélépipédique. Au cours de l'élévation de la sapine, les tubes 29, libérés axialement, coulissent relativement à l'intérieur des montants 2 pour rester en appui sur le sol par l'intermédiare des semelles 30.
Lorsque le tablier 20 occupe le niveau choisi, on procède au calage axial de chaque tube 29 par rapport aux montants 2, par exemple, au moyen de broches susceptibles ans l'un quelconque de trous alternés et croisés pratiqués dans lesdits tubes 29. L'alimentation des vérins est ensuite inversée pour provoquer l'abaissement relatif de la sapine jusqu'à l'appui des montants 2 sur les broches transversales des tubes 29 permettant de dégager lesdits vérins. Dans cette position, le coffrage 22 peut être éventuellement soumis à un dernier réglage de niveau par l'intermédiaire des tiges 15.
Dans les cas nécessaires, les différents organes de roulement 12 peuvent être désolidarisés des brides 6, par exemple, en vue d'équiper une autre sapine devant être déplacée.
Dans ce qui précède, on indique que la sapine constituée repose normalement sur les organes de roulement 12, mais il est évident que les roues 28 peuvent être montées dans les fourreaux 26 uniquement dans le but de procéder au déplacement de la sapine. Dans un tel cas, la sapine repose sur le sol par l'intermédiaire des semelles d'appui 30 des tubes 29 qui ont été déplacés axialement en extension partielle, puis brochés sous les montants 2.
Les fig. 7-11 illustrent un autre mode d'exécution de la sapine, suivant lequel chaque organe de roulement 12 est disposé intérieurement dans l'angle défini par les tubes 2-4 de chaque élément d'angle inférieur 1. Suivant cet exemple, chaque organe de roulement 12 est constitué par un chariot ou bâti amovible 44 formé par deux tubes 45 et 46 assemblés à angle droit.
Les parties terminales 45a du tube 45 sont repliées dans le même sens, sensiblement suivant la forme d'un
U renversé, pour que le tube 46 s'étende normalement dans un plan horizontal superposé par rapport aux tubes 3 et 4 de l'élément 1 d'angle correspondant. Les extrémités des parties repliées 45a sont munies de chapes 47 s'étendant respectivement suivant un angle approximatif de 45" par rapport au plan général du tube 45. Les chapes 47 sont emboîtées sous les tubes 3 et 4 pour que le tube 45 constitue, intérieurement à l'élément d'angle 1, la base de l'angle isocèle formé par lesdits tubes 3 et 4, tandis que le tube 46 définit la hauteur de ce triangle isocèle.
Le maintien du chariot ou bâti 44, dans la position pour laquelle les chapes 47 emboîtent les tubes 3 et 4, est assuré par un collier ouvert 48 solidaire de l'extrémité du tube 46 pour entourer en partie le montant 2. Une broche 49 est normalement engagée dans les ailes parallèles du collier 48 pour limiter tout déplacement fortuit du chariot ou bâti 44 dans le plan défini par le tube 46.
Les tubes 45 et 46 soutiennent dans leur zone de jonction une platine rigide 50 sous laquelle peut être fixé une butée à bille ou un pivot horizontal 51. Une chape 52 est suspendue à la butée 51 pour s'étendre dans un plan vertical parallèle au montant 2. Les ailes de la chape 52 supportent un axe 53 sur lequel est calée une roue 54 libre.
La disposition interne des organes de roulement 12 est choisie pour que la sapine puisse être déplacée aisément et dans toutes les directions, de manière à faciliter sa mise en place ou son déplacement. En outre, le montage des chariots ou bâtis 44, à l'intérieur de l'ossature parallélépipédique, permet également de réduire l'encombrement extérieur pour faciliter la mise en place ou l'association d'au moins deux sapines dans des plans directement contigus.
La disposition interne des organes de roulement 12 permet également de libérer totalement l'aplomb des montants 2 de chaque élément d'angle inférieur 1, notamment pour simplifier la réalisation des pieds télescopiques 29. Suivant l'exemple représenté à la fig. 8, la mise en oeuvre des pieds télescopiques 29, pour assurer l'élévation de la sapine, est effectuée par l'intermédiaire de vérins 55 adaptés à chaque angle de l'ossature parallélépipédique définissant la sapine.
Chaque vérin 55 comprend un corps 56 monté, par son extrémité opposée à la tige 57, sur une pièce de support 58 qui peut être fixe ou amovible sur le montant 2 de l'élément d'angle inférieur correspondant. Le vérin 55 s'étend, de cette façon, parallèlement à l'extérieur du montant 2, de manière que la tige 57 puisse prendre appui sur un sabot mobile inférieur 59 enfilé et calé sur le pied télescopique 29 par une broche 67.
Ainsi que cela se comprend bien, les pieds télescopiques 29 peuvent présenter, parfois, une longueur supérieure à la course maximale des tiges 57 des vérins 55. Dans un tel cas, lorsque les tiges 57 sont amenées en extension maximale, lors d'une première opération d'élévation de la sapine, on procède au calage axial des pieds télescopiques 29 par l'intermédiaire de broches placées sous les brides 6 des montants de chaque élément d'angle inférieur 2. On inverse ensuite l'alimentation des vérins 55, de manière à provoquer la rétraction des tiges 57 pour libérer les sabots 59. Ces derniers sont déplacés pour occuper sur les pieds 29 une position plus élevée en étant bloqués par les broches 67. Ceci permet de bénéficier d'une nouvelle course des vérins 55 pour élever la sapine jusqu'à l'extension complète des pieds télescopiques 29.
Dans ce qui précède, la sapine est principalement constituée par l'assemblage de huit éléments d'angle 1 formant une ossature parallélépipédique. Le mode d'assemblage des différents éléments 1, par l'intermédiaire des brides 6 ou des pièces tubulaires intercalaires 9, est prévu pour rendre possible une modification des caractéristiques dimensionnelles de la sapine.
En effet, comme cela est représenté schématiquement à la fig. 10, la hauteur, la largeur et la longueur de la sapine initialement constituée peuvent être augmentées, indépendamment ou simultanément, par l'adjonction d'éléments tubulaires de rallonge respectivement désignés par les références 69, 70 et 71. Ces éléments tubulaires peuvent être munis de brides extrêmes ou être conçus pour être emboîtés sur les éléments tubulaires intercalaires 9. Suivant les applications envisao gées, il est ainsi possible de donner à la sapine toutes conformations parallélépipédiques voulues, en intercalant, entre certains au moins des différents éléments d'angle 1, des éléments tubulaires de rallonge de toutes longueurs choisies.
Les fig. 11 et 12 illustrent une variante de réalisation de l'élément de construction de l'échafaudage.
Suivant ces figures, l'élément, désigné dans son ensemble par la référence 72, présente, en plan, la forme d'un T renversé en étant, par exemple, muni supplémentairement d'une traverse 4a opposée à la traverse 4 par rapport au montant 2 auquel elle est reliée par une contre-fiche 5a. En considérant le montant 2 placé verticalement, l'élément 72 se présente sous la forme d'un élément de liaison et de support à trois branches disposées dans un même plan.
L'élément 72 peut être utilisé de plusieurs façons différentes pour la réalisation partielle ou totale d'ossatures quelconques. A titre d'exemple, l'élément 72 peut être incorporé dans la construction de la sapine suivant la fig. 3 ou 10, notamment en remplacement des éléments d'angle 1, comme cela apparaît à la fig. 13.
Les fig. 14 et 15 représentent une autre variante de réalisation suivant laquelle l'élément, désigné dans son ensemble par la référence 73, comporte, en plus de la traverse 4a, un longeron 3a s'étendant dans le même plan, mais à l'opposé du longeron 3 par rapport au montant 2 auquel il est relié par une contre-fiche Sa.
En considérant le montant 2 placé verticalement, l'élément 73 se présente alors sous la forme d'un élément de liaison et de support à quatre branches disposées dans le même plan pour former un croisillon.
L'élément 73 peut être mis en oeuvre pour de multiples réalisations d'ossatures diverses en étant, par exemple, combiné avec les éléments 1 et 72 comme cela apparaît uniquement à titre d'exemple à la fig. 13.