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Procédé pour contrôler l'affinage de la fonte.
La présente invention est relative à un procédé pour contrôler l'opération d'affinage de la fonte dans laquelle on insuffle de l'oxygène industriellement pur, au moyen d'au moins une tuyère située au-dessous de la surface du bain métallique, par exemple dans le fond du convertisseur. Cette tuyère est généralement composée de deux conduits coaxiaux dont le conduit central est réservé au passage de l'oxygène, l'espace compris entre le conduit central et le conduit périphérique étant réservé au pas- - sage d'un fluide, de préférence à décomposition endothermique, par exemple un hydrocarbure liquide ou gazeux, destiné à la protection de la tuyère et des matériaux réfrac-taires contre l'action de l'oxygène pur.
On a déjà préconisé un certain nombre de procédés de contrôle de l'opération d'affinage avec soufflage d'oxygène par le fond du convertisseur. On peut citer par exemple les procédés basés. sur des bilans de matières et des bilans thermiques et mettant en oeuvre un modèle mathématique de calcul de* enfournement*.
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obtenir régulièrement au rabattement de la cornue, la composition et la température désirées pour le métal affiné.
En pratique cependant, on constate une certaine dispersion des résultats ainsi obtenus. Cette dispersion peut être duo à une mauvaise connaissance des matières enfournées, par exemple du poids ou de la composition exacte de la fonte, des ferrailles ou de la chaux.
Pour y remédier, on effectue généralement un rabattement prématuré de la cornue, on mesure rapidement la teneur en fer de la scorie ainsi que sa température et on reprend le soufflage avec ou sans additions pendant le temps nécessaire pour obtenir la composition et la température désirées pour le métal.
Les résultats ainsi obtenus se sont révèle*
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sions qui sont généralement constatées lorsque l'on n'effectue pas de rabattement prématuré.
Certaines difficultés subsistent cependant encore pour obtenir saris incident (débordement) et à coup sur la température et la composition désirées de l'acier en fin d'affinage. Ces difficultés peuvent être dues au fait que les conditions de soufflage ne sont pas reproduc-
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La présente invention a pour objet un procédé permettant de remédiera ces inconvénients sans devoir pratiquer un rabattement prématuré de la cornue.
Cette invention est fondée sur les considé- . rations suivantes...
D'une façon inattendue, on a constaté que la' mesure de la température des fumées sortant du convertisseur permet de détecter' le moment de la fusion de la scorie.
Par ailleurs, les promoteurs de la présente
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existence d'une relation entre,d'une part, la quantité d' oxygène soufflée à partir du moment de la fusion de la scorie et, d'autre part, la teneur en fer de la scorie.
Or, on sait que le moment précis de la fin de l'opération d'affinage correspond à une teneur en fer bien déterminée de la scorie, cette teneur étant, dans le cas de l'affinage de fonte phosphoreuse, étroitement liée
à la teneur en phosphore de la fonte.
En conséquence, la mesure de la température des fumées sortant du convertisseur peut être utilisée pour
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affinage.
Sur la base de ces considérations, le pro- cédé objet de la présente invention est essentiellement caractérisé en ce que l'on mesure la température des fumées sortant du convertisseur pendant la période de souf-
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dite température des fumées devient minimum, ce qui correspond au moment de la fusion de la scorie, en ce qu'à partir de ce moment, on souffle dans le convertisseur la quantité d'oxygène nécessaire pour atteindre le moment
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acier désirée, cette quantité d'oxygène étant déterminée
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tallation utilisée, entre la teneur en fer de la scorie et la quantité d'oxygène soufflée après la fusion de la dite scorie.
Comme déjà dit. la teneur en fer.de la scorie dont il est question ci-dessus est bien la teneur correspondant à la fin de l'opération d'affinage. Elle est déterminée préalablement par diverses méthodes soit expérimentalement à l'aide des résultats d'autres opérations d'affinage, soit mathématiquement à l'aide d'un modèle de calcul des enfournements (modèle statique).
Suivant une modalité de l'invention, la qualité d'acier obtenue au moment précis de la fin de l'affinage est définie par sa composition chimique.
Suivant une autre modalité de l'invention, la qualité d'acier obtenue au moment précis de la fin de l'affinage est définie par sa température.
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rie étant une fonction de sa composition et de sa température, on conçoit que si l'on connaît la composition de cette scorie, on peut en déterminer facilement la température pour laquelle la fusion a lieu.
Or, on a fait la constatation que le point caractéristique du diagramme déterminé par le minimum cor-
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ordre de 5 %. Les autres composants de la scorie peuvent être calculés à partir des enfournements réalisés dans le convertisseur. Donc, on peut connaître la composition totale de la scorie et en déduire sa température de fusion.
On dispose ainsi d'un capteur de mesure de la température de la scorie qui permet d'obtenir une indication significative de la température du bain métallique, notamment à cet instant et en fin d'affinage.
Les figures 1 et 2 annexées sont données à titre d'exemple non limitatif, pour bien faire comprendre le procédé faisant l'objet de la présente invention.
tisseur. Cette relation est représentée 'la figure 2 et des vérifications par prélèvements ont montré que cette relation correspondait effectivement à une suite d'états reproductibles du bain métallique.
Le choix du poids de silicium enfourné comme paramètre permet de réduire la dispersion des résultats, qui résulte non seulement des imprécisions inhérentes aux mesures, mais également de la dispersion des enfournements.
La relation de la figure 2 est particulièrement intéressante pour déterminer l'arrêt de la conversion de fontes phosphoreuses.
REVENDICATIONS
1. Procédé pour contrôler l'opération d'affinage de la fonte dans laquelle on insuffle de l'oxygène industriellement pur, au moyen d'au moins une tuyère située au-dessous de la surface du bain métallique, caractérisé en ce que l'on mesure la température des fumées sortant du convertisseur pendant la période de soufflage d'oxygène, en ce que l'on détecte le moment où la dite température des fumées devient minimum, ce qui correspond au moment de la fusion de la scorie, en ce qu'à partir de ce moment, on .souffle dans le convertisseur la quantité d'oxygène nécessaire pour atteindre le moment précis de la fin d'affinage correspondant à la qualité d'acier désirée, cette quantité d'oxygène étant déterminée à l'aide de la relation préalablement établie pour l'installation utilisée,
entre la teneur en fer de la scorie et la quantité d'oxygène soufflée après la fusion de la dite scorie.
2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la qualité d'acier obtenue au moment pré-. cis de la fin de l'affinage est définie par sa composition chimique.
3. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la qualité d'acier obtenue au moment pré cis de la fin de l'affinage est définie par sa température.
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