Vitrage de toit automobile
La présente invention concerne les vitrages du type de ceux utilisés pour constituer les toits ou pavillons des véhicules automobiles.
Les vitrages en question ont pour particularité de ne pas être de ceux pour lesquels une réglementation impose des caractéristiques notamment de transmission lumineuse pour garantir des conditions de vision optimisées. Ces vitrages par ailleurs ne sont pas non plus jusqu'à présent, réglementés dans leurs caractéristiques mécaniques, bien qu'ils participent sans équivoque à la tenue de l'habitacle et à la sécurité des passagers en cas d'accident.
Les vitrages du type utilisés pour les toits concernent une part au moins de la surface de ces toits. Les designers automobiles proposent en effet une grande variété de formes et de dimensions pour ces vitrages additionnels qui participent à la demande de luminosité de l'habitacle et à l'impression générale d'ouverture de celui- ci vers l'extérieur.
L'incorporation de parties vitrées dans les toits est progressivement passée du simple toit ouvrant correspondant à une surface limitée du toit, à des surfaces entièrement vitrées constituées d'un ou plusieurs éléments distincts.
Dans tous les cas l'usage de surfaces vitrées supplémentaires n'est pas sans incidences sur certaines caractéristiques du véhicule.
La substitution de surfaces vitrées à des éléments métalliques s'accompagne systématiquement d'un accroissement du poids du véhicule. Pour cette raison l'épaisseur des vitrages en question est maintenue aussi petite que possible. Pour cette raison aussi, de nombreuses mises en oeuvre ont consisté en l'utilisation de vitrages monolithiques en dépit des qualités supérieures des vitrages feuilletés pour ce qui concerne notamment la résistance mécanique.
Le point le plus sensible lié à la présence des toits vitrés est le maintien du confort thermique dans l'habitacle. Le plus difficile est en effet de limiter l'accroissement de température dans l'habitacle lorsque le véhicule est exposé au rayonnement solaire. Ce problème est tel que dans les solutions proposées antérieurement, la transmission lumineuse des vitrages a systématiquement été extrêmement réduite pour limiter simultanément l'apport thermique associé au rayonnement dans les longueurs d'onde visibles. Typiquement pour les éléments vitrés des toits antérieurs, la transmission lumineuse est inférieure à 30%, voire même inférieure à 20%. La demande actuelle des constructeurs est pour des vitrages offrant des transmissions lumineuses sensiblement accrues. La question de l'apport thermique reste cependant présente. L'invention propose de répondre en partie à cette attente en offrant des vitrages de toits de véhicules automobiles, dans lesquels la transmission lumineuse TLA n'est pas inférieure à 45% et, de préférence, pas inférieure à 50%.
La TLA des vitrages dé toit selon l'invention ne dépasse pas des valeurs de l'ordre de 65%, et le plus souvent la TLA n'est pas supérieure à 60%. Ces valeurs de TLA suffisent pour conférer une grande luminosité à l'habitacle tout en limitant l'apport thermique comme on le voit ci-après. Simultanément les vitrages de toit selon l'invention sont constitués de façon telle que le facteur solaire FS de ces vitrages soit au plus de 35%, et de préférence, inférieur à 34%.
Pour qualifier les vitrages selon l'invention, on se réfère de préférence au facteur solaire, plus qu'à la transmission énergétique TE, pour tenir compte de l'ensemble de l'énergie entrant dans le véhicule, que se soit par transmission directe de l'énergie rayonnée, ou qu'il s'agisse de l'énergie ré-émise par le vitrage après absorption d'une partie de l'énergie incidente. Le facteur solaire est la somme de ces deux composants
FS = TE+TES (TES transmission énergétique secondaire)
La transmission énergétique secondaire est fonction des échanges avec l'atmosphère environnante. Il est usuel de se référer au facteur solaire à l'arrêt, et à une vitesse déterminée par exemple 100km/h. Le plus élevé est toujours le facteur solaire à l'arrêt. C'est cette condition qui est retenue pour la définition de l'invention.
Les vitrages selon l'invention satisfaisant séparément aux deux conditions relatives à la transmission lumineuse et au facteur solaire sont encore avantageusement tels que le rapport TLA/FS soit au moins égal à 1,35 et de préférence, supérieur à 1,5. Ce rapport dans les meilleures conditions est supérieur à 1,6 et peut atteindre et même dépasser 1,7. Il traduit la qualité du vitrage d'une part à laisser passer une très large fraction de la lumière visible et à minimiser l'énergie entrant dans le véhicule d'autre part.
Les vitrages de toit selon l'invention sont feuilletés pour leur conférer toutes les propriétés de résistance mécanique nécessaire. L'utilisation d'un feuilleté peut aussi, toutes proportions gardées, permettre de réduire l'épaisseur totale de verre en conservant la rigidité requise et en ajoutant les propriétés anti-expulsion.
L'utilisation de vitrages feuilletés, est également une condition qui permet de mettre en oeuvre sur ces vitrages une ou plusieurs couches permettant d'atteindre les performances indiquées ci-dessus. Il s'agit essentiellement de couches réfléchissant sélectivement les rayonnements dans le domaine des longueurs d'onde infrarouges. Ces couches sont typiquement constituées d'un ensemble comprenant une ou plusieurs couches métalliques et des couches diélectriques d'oxydes destinées notamment à protéger les couches métalliques et prévenir les colorations inesthétiques. Ces ensembles sont essentiellement formés par des techniques de dépôt sous vide, notamment par « magnetron sputtering ». Les couches formées dans ces conditions sont très efficaces pour réfléchir les rayons infrarouges mais ont l'inconvénient bien connu d'être relativement fragiles. Les incorporer à des vitrages
feuilletés, sur une face non-exposée évite tout risque de détérioration accidentelle de ces couches.
Selon l'invention le traitement au moyen de ces ensembles réfléchissant les infrarouges est de préférence choisi de telle manière que la réflexion dans le visible soit minimisée. Il faut éviter l'apparence de miroir que pourrait générer une trop forte réflexion qui en plus réduirait la fraction lumineuse transmise. Selon l'invention, les vitrages assortis de couches réfléchissant les infrarouges ont de préférence une réflexion vers l'extérieur dans le visible RL qui n'est pas supérieure à 25%, et de préférence pas supérieure à 20%. Les vitrages de toit selon l'invention sont avantageusement constitués de manière à présenter une coloration en réflexion, relativement neutre. Les vitrages recherchés sont soit légèrement gris, soit verts soit encore légèrement bleutés. La réflexion étant faible, dans tous les cas la coloration reste discrète.
Dans les vitrages selon l'invention, les feuilles de verre sont éventuellement de composition telle que le verre lui-même réduise la transmission énergétique. Les verres traditionnellement mis en oeuvre à cet effet sont des verres à teneur en oxyde de fer total supérieure à 0,6% en poids et dans lesquels une fraction significative du fer est sous forme ferreuse. Le rapport Fe2+/Fer total est supérieur à 25%. Les vitrages de toits feuilletés selon l'invention sont constitués de préférence de deux feuilles de même composition et de même épaisseur afin de faciliter leur appariement. Dans la très grande majorité des cas en effet, les vitrages de toit selon l'invention sont bombés. L'opération de bombage est signifîcativement mieux assurée pour des assemblages de ce type. Néanmoins d'autres considérations peuvent conduire à associer deux feuilles différentes.
Ainsi pour minimiser l'énergie absorbée par le vitrage, énergie dont une part est ré-émise vers l'habitacle, il est avantageux de disposer une feuille de verre aussi peu absorbante que possible du côté tourné vers l'extérieur. De cette
façon une fraction plus importante du rayonnement infrarouge est réfléchie sans conduire à une forte absorption dans le double cheminement dans cette première feuille. Pour atteindre ce résultat, la transmission lumineuse de ce verre clair doit être suffisante. Elle est par exemple de préférence supérieure à 85%, et avantageusement supérieure à 90%. Pour cela on utilise avantageusement une feuille « externe » en verre clair, autrement dit de composition relativement pauvre en élément colorant, notamment en fer. La teneur en fer total de ces verres « clairs » traditionnels s'établit par exemple à une valeur inférieure à 0,1% en poids.
A l'inverse dans la mesure ou pour aboutir aux caractéristiques recherchées, il est utile d'avoir une limitation de la transmission lumineuse, il peut être avantageux de disposer une feuille de verre du côté de l'habitacle qui soit partiellement absorbante. Dans ce cas, le rayonnement infrarouge qui n'est pas réfléchi par la couche appliquée sur l'une des faces (H ou III selon la numérotation propre aux vitrages feuilletés) au contact de la feuille de matériau intercalaire, peut être partiellement absorbé dans cette deuxième feuille de verre, et une fraction de l'énergie correspondante ré-émise vers l'extérieur, réduisant encore la part dirigée vers l'habitacle.
L'absorption au niveau de cette deuxième feuille de verre est nécessairement conditionnée par la valeur de la transmission globale du vitrage et par celle des autres composants de celui-ci (première feuille, couches réfléchissant les infrarouges, et feuille de matériau intercalaire). Avantageusement la transmission de la deuxième feuille est supérieure à 60%, et de préférence supérieure à 70%.
Sous les épaisseurs considérées, des verres conduisant à ces transmissions lumineuses, sont par exemple des verres colorés essentiellement par du fer, et dont la teneur en fer totale exprimée en Fe2O3 est comprise entre 1,3 et 1,7% en poids.
L'épaisseur des feuilles constituant les vitrages de toit feuilletés selon l'invention est de préférence maintenue relativement faible, comme indiqué
précédemment pour ne pas alourdir le véhicule. Pour des dimensions importantes, par exemple supérieures à 0,5m2, il est néanmoins préférable de disposer deux feuilles dont l'épaisseur totale n'est pas inférieure à 3,5mm. Des épaisseurs moindres peuvent être mises en oeuvre pour des dimensions également moindres, mais l'épaisseur n'est pas inférieure avantageusement à 3mm de verre pour l'ensemble des deux feuilles.
A l'inverse l'épaisseur totale des deux feuilles de verre, quelle que soit leur dimension, n'excède pas de préférence 7mm, et avantageusement n'est pas supérieure à 6,5mm. Le choix de la composition de l'intercalaire permet aussi d'aménager les caractéristiques des vitrages selon l'invention. Les intercalaires les plus usuels sont du type polyvinylbutyal (PVB) ou éthylène-vinylacétate (EVA). Ces composés sont choisis en raison de leur aptitude à former des feuilles transparentes adhérant fortement aux faces des feuilles de verre avec lesquelles elles sont en contact. Ces intercalaires se présentent le plus habituellement sous forme pratiquement incolore. Il existe cependant des produits colorés dans la masse et qui permettent donc de donner aux vitrages qui les comportent des nuances particulières. La transmission lumineuse qui est peu affectée par la présence des feuilles intercalaires incolores (à titre indicatif, moins de 1% du rayonnement visible est absorbé par l'intercalaire PVB de 0,76mm d'épaisseur), l'est encore très peu dans le cas des intercalaires colorés usuels. Le rôle assigné à ces produits colorés est essentiellement de caractère esthétique.
L'incidence de ces produits synthétiques est surtout sensible dans l'absorption des rayonnements de faible longueur d'onde. Ainsi une feuille de PVB de 0,76mm d'épaisseur absorbe plus de 95% des rayons UV de la lumière solaire.
Les intercalaires traditionnels sont également pratiquement sans influence sur la transmission des rayons infrarouges. H existe néanmoins des produits de ce type modifiés de telle sorte qu'ils offrent aussi des propriétés d'absorption des
rayons infrarouges. Il s'agit notamment des PVB comportant dans la masse des particules de très petites dimensions de composés tels que des oxydes d'indium-étain (ITO) tels que ceux faisant l'objet d'une commercialisation par la société Sekisui sous le nom de « S-LEC Solar Contrai ». Si les intercalaires anti-solaires forment un obstacle à la transmission directe des infrarouges, agissant par absorption, ils conduisent cependant à une réémission non négligeable vers l'habitacle, contrairement aux couches dont il a été question précédemment dont l'action est principalement de réflexion des infrarouges. Pour ces raisons leur efficacité pour ce qui concerne l'amélioration du facteur solaire, est moins significative.
Les PVB anti-solaires comportent des teneurs variées en particules. La charge est en générale limitée pour minimiser les phénomènes de diffusion lumineuse qualifiés de « haze ». Les limites qui sont celles fixées pour les vitrages dont la qualité de transparence est réglementée, ne sont bien évidemment pas significatives pour ce qui concerne les toits. On peut avoir un « haze » sensiblement plus important. Dans tous les cas la charge des produits actuellement disponibles ne dépasse pas 1% du poids du PVB. L'effet de ces charges pour des épaisseurs usuelles de 0,76mm d'épaisseur d'intercalaire, se traduit pour chaque proportion de 0,1% en poids de particules, par un abaissement du facteur solaire de l'ordre de 1 à 2%. L'introduction de ce type d'intercalaire offre un moyen supplémentaire pour parvenir à satisfaire les exigences de l'invention.
Comme indiqué précédemment, l'utilisation de couches réfléchissant les infrarouges est un moyen préféré pour atteindre les qualités requises par l'invention. Les couches en questions sont principalement du type métallique, notamment des ensembles comportant une ou plusieurs couches d'argent. Des ensembles de ce type sont décrits notamment dans les publications GB 2 300 133, GB 2 311 540, ou EP 1 032 543. Une difficulté de certaines de ces couches est leur sensibilité aux traitements thermiques tels que ceux mis en oeuvre dans les opérations de bombage et de trempe. Des ensembles ont été développés qui rendent les
couches en question suffisamment résistantes aux traitements thermiques de telle sorte que leurs propriétés ne soient pas significativement altérées. Des ensembles de couches de ce type sont notamment l'objet de la publication EP 1 089 947.
Par ailleurs pour s'affranchir des difficultés liées à la fragilité des couches réfléchissant les infrarouges aux traitements thermiques, il est aussi possible d'avoir recours à des couches qui ne sont pas déposées sur une des feuilles de verre mais sur un support distinct. Par exemple il s'agit d'utiliser des couches réfléchissant les infrarouges, déposées sur une feuille transparente souple de très faible épaisseur, notamment une feuille de PET(polyéthylène téréphtalate). Des produits de ce type sont commercialisés notamment par la société Southwall. Le film en question est assemblé avec l'intercalaire traditionnel dans le vitrage feuilleté.
L'usage des films portant des couches réfléchissant les infrarouges, est conditionné par leurs caractéristiques mécaniques propres. Leur incorporation dans le vitrage postérieurement au bombage évite les difficultés indiquées précédemment en ce qui concerne la fragilité de la couche réfléchissante. L'assemblage du vitrage s'effectue à des températures beaucoup moins élevées que celles atteintes lors du bombage. L'utilisation de ces films peut néanmoins soulever des difficultés lors de l'assemblage, en particulier lorsque les courbures du vitrage sont importantes et surtout sont du type « courbures composées » ou « sphériques ». Dans ce cas la mise en forme correspondante du film peut entraîner la formation de défauts, notamment de plis. Pour cette raison ces films sont principalement utilisés pour les vitrages essentiellement à courbure unique, ou dont les courbures composées sont peu prononcées. Les vitrages de toits sont souvent de cette deuxième sorte.
En dehors des couches déposées sous vide, il est également possible d'utiliser des couches conductrices déposées notamment par pyrolyse. Les couches pyrolytiques sont connues pour être sensiblement plus résistantes mécaniquement et également aux traitements thermiques. Elles présentent en revanche une moindre régularité qui se traduit le cas échéant par des qualités optiques moindres. Cette dernière particularité fait que ces couches sont peu adaptées aux vitrages, comme les
pare-brise, pour lesquels les exigences de qualité optique sont particulièrement rigoureuses. Les toits ne participant pas au champ visuel du conducteur ne sont soumis à aucune réglementation.
En pratique les caractéristiques des couches pyrolytiques, conduisent à les utiliser en complément des couches réfléchissant les infrarouges dont il est question précédemment. Leurs caractéristiques mécaniques fait qu'il est avantageux de les utiliser comme couches à fonction « bas-émissive ». Il s'agit alors d'abord de disposer une couche sur la face tournée vers l'habitacle. Le rôle est de maintenir la température dans le véhicule lorsque la température extérieure est inférieure à celle souhaitée. Les surfaces vitrées sont en effet des zones d'échanges thermiques importants. Lorsque la température extérieure est relativement basse, les passagers sont sensibles au phénomène dit « d'épaule froide ». Cette impression provient d'une déperdition par rayonnement depuis l'habitacle par les vitrages en question. Pour éviter cette sensation, il est préféré selon l'invention, de disposer une couche sur la face tournée vers l'habitacle dont la fonction est de faire obstacle au rayonnement vers l'extérieur.
La couche bas-émissive qui se situe sur la face directement au contacta avec l'atmosphère de l'habitacle, doit être suffisamment résistante. Pour cette raison il est préférable d'utiliser des couches connues de type pyrolytiques. Des couches bas-émissives déposées sous vide, notamment des couches métalliques, peuvent également être utilisées pour autant qu'elles sont convenablement protégées contre les risques de détérioration mécanique ou chimique dans les conditions d'utilisation.
Les couches bas-émissives placées comme il vient d'être indiqué, contribuent par ailleurs, de façon limitée à la protection anti-solaire. Même disposées sur la face intérieure elles participent à la réduction de la lumière visible et de l'énergie pénétrant dans le véhicule.
Des couches pyrolytiques conductrices sont par exemples celles décrites dans les publications GB 2 302 102 qui proposent des couches de type
oxyde d'étain dopé à l'antimoine. D'autres couches de ce type sont aussi à base d'oxyde d'étain dopé à l'indium ou au fluor.
D'autres propriétés des vitrages de toit selon l'invention sont décrites dans la suite en référence à divers exemples de mise en oeuvre. Dans ces exemples des verres de compositions diverses sont utilisés.
Les compositions et les propriétés optiques et énergétiques sont celles indiquées dans le tableau suivant :
Dans le tableau, seules sont indiquées les matières colorantes, la matrice est un verre silico-sodo-calcique traditionnel dont la composition générale est du type : SiO
2 66 à 75% Na
2O 10 à 20% CaO 5 à 15% MgO 0 à 5% Al
2O
3 0 à 5% K
2O 0 à 5%
Les propriétés optiques d'une feuille de verre sont rapportées à un illuminant standard et pour une épaisseur de 4mm. Dans la présente description, on utilise l'illuminant A défini par la Commission Internationale de l'Eclairage (C E). L'illuminant A représente le rayonnement d'un radiateur de Planck à une température d'environ 2856 K. Cet illuminant figure la lumière émise par des phares
de voiture et est essentiellement destiné à évaluer les propriétés optiques des vitrages destinés à l'automobile. Dans la description qui suit on utilise :
- la transmission lumineuse totale pour l'illuminant A (TLA). Cette transmission totale est le résultat de l'intégration entre les longueurs d'onde de 380 et 780 nm de l'expression: Σ Tλ.Eλ.Sλ / Σ Eλ.Sλ dans laquelle Tλ est la transmission à la longueur d'onde λ, Eλ est la distribution spectrale de l'illuminant A et Sλ est la sensibilité de l'oeil humain normal en fonction de la longueur d'onde λ.
- la transmission énergétique totale (TE), mesurée selon Moon. Cette transmission totale est le résultat de l'intégration entre les longueurs d'onde 300 et 2500 nm de l'expression: Σ Tλ.Eλ / Σ Eλ dans laquelle Eλ est la distribution énergétique spectrale du soleil à 30° au-dessus de l'horizon. Le verre A est un verre clair à faible teneur en oxyde de fer. Le verre B est un verre vert à teneur en fer moyenne, et surtout dont la teneur en fer ferreux est relativement faible. Ce type de verre permet une diminution sensible de la transmission énergétique par rapport aux verres clairs. Les verres C et D sont encore plus sélectifs. S'ils abaissent la transmission lumineuse, en proportion ils absorbent davantage encore la transmission énergétique. Dans les vitrages de toit selon l'invention on utilise diverses couches réfléchissant les infrarouges. Parmi celles-ci les couches suivantes sont utilisées dans la pr aration des exemples. Ces assemblages de couches sont obtenus par dépôt « magnetron sputtering ». H s'agit de doubles couches d'argent, associées à divers diélectriques destinés à améliorer leur résistance, minimiser la réflexion visible et ajuster leur couleur en réflexion. Sur les couches d'argent on dispose une couche dite « barrière » qui protège la couche d'argent contre l'oxydation ultérieure au moment du dépôt des couches diélectriques recouvrant les couches d'argent. Dans le tableau les épaisseurs des couches sont exprimées en angstrôm. Pour les couches d'argent l'indication est en mg m
2.
Des couches pyrolytiques bas-émissives sont également utilisées dans certaines mises en oeuvre de l'invention. Dans les exemples suivants ces couches sont de deux sortes. L'une est notée « G ». Il s'agit dune couche d'étain dopé au fluor. Cette couche transmet 82% de la lumière visible et présente une émisssivité de l'ordre de 0,15. L'autre couche pyrolytique notée « S », est en étain dopé à l'antimoine. Sa transmission lumineuse est de 69% et son émissivité est de 0,28.
Les vitrages suivant l'invention ont été composés de la manière rapportée dans le tableau ci-après.
Dans ces compositions le premier verre est toujours de 2,1mm d'épaisseur. Le second verre est également de 2,1mm sauf pour les échantillons 7(3mm), 8(3,15mm), 9(3,5mm), 10(3,15mm), ll(3,5mm), 13(2,6mm). La couche réfléchissant les infrarouges est disposée sur la première feuille de verre côté intercalaire (face II).
Lorsque le vitrage comporte une couche pyrolytique bas-émissive (G ou S) celle-ci est tournée vers l'habitacle (face IV).
L'intercalaire est une feuille de PVB de 0,76mm d'épaisseur. II s'agit de PVB incolore, sauf pour les échantillons 12 et 14. Dans ces deux exemples le PVB est celui commercialisé sous le nom « Opticolor » par la société Solutia. Cette feuille de PVB présente une transmission lumineuse de TLA 78%.
Grâce aux qualités des produits selon l'invention on voit qu'il est possible de combiner simultanément une transmission lumineuse relativement importante avec une limitation de échauffement de l'habitacle.
Toujours pour améliorer le confort des passagers du véhicule, il est souhaitable de choisir des vitrages présentant des propriétés d'atténuation acoustique. Les véhicules pourvus de larges surfaces vitrées, sont particulièrement sensibles aux bruits aérodynamiques. Il est donc préférable d'utiliser pour les toits qui représentent une surface importante, des assemblages feuilletés permettant de réduire la transmission sonore. De façon traditionnelle l'amélioration acoustique passe par l'utilisation de feuilles de verre plus épaisses e ou par celle du choix d'un intercalaire présentant des propriétés d'absorption améliorées. Dans le cas des vitrages de toit, l'accroissement de l'épaisseur n'est pas souhaitable comme indiqué précédemment. On utilise donc avantageusement des ensembles feuilletés à l'aide des intercalaires présentant un meilleur amortissement des vibrations acoustiques. Des intercalaires de ce type sont par exemple ceux décrits dans les publications de
brevet EP457190 et EP566890, produits commercialisés notamment par la société Sekisui sous le nom « S-LEC ».