CLAVIER ALPHANUMERIQUE ERGONOMIQUE
La présente invention concerne les claviers de machines à écrire, de téléimprimeurs, d'ordinateurs, et, plus généralement, de toutes machines ou appareils de communication et de traitement de l'information écrite, comportant un clavier pour la dactylographie à deux mains.
La conception même des claviers traditionnels les rend particulièrement peu adaptés aux possibilités anatomiques et physiologiques des utilisateurs. En effet, ils présentent des inconvénients majeurs :
• La forme de ces claviers étant rectangulaire et plane, elle oblige l'utilisateur à adopter durant la frappe une position peu naturelle : poignets cassés vers le haut et vers l'intérieur et coudes serrés contre le corps, ceci provoquant fatigue et inconfort. • Lors d'une frappe sur un clavier traditionnel, les mains restent aériennes pour permettre aux doigts de frapper les touches. Le poids des mains se répercute donc sous la forme d'un moment au niveau de la colonne vertébrale, occasionnant fatigue, maux de dos et même rachialgies dorsales. Par ailleurs, les deux configurations bien connues, qwerty et azerty, se sont imposées comme des standards, et cela malgré une flagrante obsolescence. En effet, les touches des premières machines à écrire sont placées de façon à ralentir la frappe, en maximisant la distance de parcours des doigts, pour éviter que les marteaux des machines mécaniques ne s'emmêlent. En outre, les rangées de touches sont décalées, pour que ces mêmes marteaux soient correctement intercalés, ce qui est en désaccord avec le mouvement radial naturel des doigts. Plus de cent ans après, les dispositions qwerty et azerty et les claviers rectangulaires à rangées décalées perdurent, bien que nettement sous optimaux, car inadaptés au travail rapide et à la morphologie de l'individu.
De nombreuses demandes de brevet d'invention ont été déposées dans ce domaine et tentent d'apporter des solutions aux problèmes précédemment évoqués. Par exemple, dans les brevets français 2359707, 2446723 et 2611589, on a décrit un moyen pour remettre en question la disposition des touches des claviers traditionnels, et proposer une nouvelle affectation optimale des caractères.
Les claviers actuels du marché sont encore presque tous des claviers qwerty ou azerty. Parmi les claviers ergonomiques, la plupart ont adopté le principe de deux ensembles de touches distincts appelés « pavé main droite » et « pavé main gauche » situés dans des plans ayant des inclinaisons différentes, cette solution permettant une frappe avec les mains dans le prolongement des avant-bras. Une autre caractéristique est relativement répandue, il s'agit de repose-poignets formés par un prolongement de la coque du clavier vers l'utilisateur. Or, ces repose- poignets destinés à soulager l'utilisateur du poids de ses mains ne sont, dans la pratique, utilisables qu'au repos car le déplacement des mains en cours de frappe les rend impraticables.
On a déjà décrit dans le brevet américain 5553953 un support de clavier présentant des surfaces destinées à recevoir les paumes, dont l'utilisation préconisée consiste à pencher le clavier vers l'arrière. Cependant, cette solution ne répond que très partiellement à l'ergonomie de la frappe puisque l'utilisateur doit toujours déplacer ses mains ; et l'inclinaison arrière du clavier pose un problème de lisibilité des touches et donc d'accessibilité des caractères. Par ailleurs, l'invention ne permet pas une utilisation aisée des pouces lorsque les mains sont posées sur les repose-paumes.
De la même manière, les brevets américains WO 92 18996 et WO 94 24685 décrivent un clavier dont les pavés main droite et main gauche sont concaves pour faciliter le positionnement idéal des mains au-dessus du plan moyen des pavés main droite et main gauche, les doigts plongeant légèrement recourbés sur les touches. Les mains reposent pendant la frappe sur des repose-paumes plans, voire concaves eux-mêmes au centre desquels se trouvent deux pavés de touches activables par les pouces. Le fait de reposer les mains et d'utiliser plus le pouce sont de bonnes intentions, mais cette invention présente de nombreuses limitations parmi lesquelles :
• Le contact des mains sur les repose-paumes se fait surtout sur la partie proximale de la paume ce qui gêne considérablement le mouvement des pouces et ce qui risque de générer des douleurs,
• Les pouces sont utilisés dans un mouvement très peu naturel et fatigant à la longue. En effet, en restant dans le même plan que les autres doigts, ils travaillent constamment en hyperextension. L'idéal serait pour eux de travailler dans une position inférieure aux plans des mains. D'autre part, les pouces ne travaillent que pour activer des touches dans un mouvement de haut en bas ou
inversement, alors que le mouvement naturel de ceux-ci est celui de la préhension qui consiste à se rabattre à l'intérieur de la main.
On a déjà décrit dans les brevets français 2359707, 2446723 et 2611589, précédemment cités, un clavier alphanumérique perfectionné caractérisé en ce que les voyelles sont implantées en main gauche, et les consonnes les plus fréquentes en main droite. Plus précisément, on propose dans ces brevets une disposition scientifique des caractères sur les touches, qui permet des résultats spectaculaires quant au confort et à la vitesse de frappe. La méthodologie utilisée consiste essentiellement à appliquer des critères ergonomiques qualitatifs aux résultats d'une analyse fréquentielle d'apparition des lettres dans une langue choisie. Cette optimisation de la répartition des lettres sur les touches débouche notamment sur le fait de pouvoir taper environ 4000 mots de la langue française sur la seule rangée de garde (rangée centrale de touches, sur laquelle les doigts viennent se placer en position initiale), contre aucun en azerty. De même, les lettres fréquemment utilisées se trouvant à proximité, la distance totale de parcours des doigts se trouve réduite d'un facteur supérieur à deux, et, d'autre part, le mouvement des mains est considérablement réduit. II était, en outre, envisageable, en partie sur les bases d'un clavier à répartition de lettres optimisée, de concevoir des repose-paumes fonctionnels en cours de frappe qui proposent des solutions aux limitations évoquées, pour aboutir à une frappe encore plus confortable, moins fatigante et moins risquée au niveau des troubles musculo- squelettiques qu'entraîne la pratique des claviers. Selon l'invention, on a adopté une méthodologie basée sur des critères ergonomiques dont les plus importants correspondent à ce que :
• Les paumes reposent en permanence sur les repose-paumes en cours de frappe, ce qui les différencie bien de tous les repose-paumes ou repose-poignets n'ayant pour seule fonction qu'un soulagement du poids des mains et avant-bras en phase de repos.
• Jusqu'alors, l'appui des mains sur les repose-paumes ou repose- poignets existants se fait principalement sur les poignets et la partie proximale de la paume, incluant la zone charnue proche du pouce qui, une fois compressée, gêne considérablement le mouvement dudit pouce. En conséquence, des douleurs apparaissent fréquemment dans cette zone. Nous avons voulu soulager ces zones d'appui limitées en étendant, d'une part, la surface d'appui aux zones distale et centrale de la paume et, d'autre part, en évitant
l'appui sur la zone proximale au niveau de la partie charnue à la base du pouce, permettant au pouce de se mouvoir sans contrainte.
• Une fois le pouce libéré, nous avons songé à le solliciter de manière plus importante lors de la frappe continue à deux mains. En effet, la frappe sur les claviers classiques recourt peu à l'utilisation de ce doigt, excepté pour actionner la touche d'espacement, alors que, paradoxalement, c'est un doigt qui a beaucoup de force et d'endurance.
• Il a alors fallu songer à permettre au pouce d'avoir une position de repos satisfaisante et définir ses sollicitations en mouvement. En position de repos, le pouce se retrouve, légèrement recroquevillé, sous le plan des mains et des autres doigts. Nous avons constaté que les claviers existants négligeaient ce problème en obligeant le pouce à se rapprocher du plan des mains, générant une tension continue des muscles de la base du pouce.
• En ce qui concerne le mouvement des pouces, celui-ci est la plupart du temps sollicité pour activer la barre d'espace ou même des touches dans un mouvement de haut en bas ou inversement, alors que le mouvement naturel du pouce est un mouvement latéral de gauche à droite ou inversement, mouvement correspondant à celui de la préhension qui consiste à se rabattre à l'intérieur de la main. Nous avons voulu privilégier ce mouvement naturel du pouce.
• Le pouce peut toutefois être utilisé pour activer des touches de haut en bas ou inversement dans la limite où ces touches sont proches de la position de repos du pouce, donc bien en dessous du plan des mains. Or, on constate que le pouce est souvent utilisé pour ce mouvement dans un plan trop proche du plan des mains générant la tension des muscles de la base du pouce déjà évoquée. Nous avons cherché à utiliser les pouces dans ce mouvement à partir d'une position correcte.
• Nous avons voulu utiliser le mouvement de rotation latérale du pouce pour accéder à un plus grand nombre de touches activables de haut en bas ou inversement. Jusqu'à présent, très peu de claviers ont pris en compte la singularité articulaire de ce doigt. • Nous avons désiré favoriser, dans notre recherche d'une meilleure utilisation du pouce, l'alternance des mains lors de la frappe continue. Ce critère essentiel stipule que les frappes consécutives doivent se faire une main après l'autre. Il se justifie par
l'amélioration de la cadence de frappe puisque lorsqu'un doigt active une touche, le suivant peut alors se positionner par anticipation. De plus, il est toujours préférable de laisser le maximum de repos à chaque membre après une frappe. • Nous avons cherché à réduire le déplacement des doigts sur le clavier lors de la frappe, en favorisant une meilleure accessibilité aux rangées de touches, ainsi qu'à minimiser le déplacement des bras pendant la frappe.
• Nous avons désiré que, quelques soient les caractéristiques anatomiques des mains, taille et/ou forme, les repose-paumes puissent répondre à leurs fonctions.
• Nous avons désiré conférer aux repose-paumes une fonction de calage des mains qui permette à l'utilisateur de clavier de positionner automatiquement ses doigts sur la rangée de garde sans regarder le clavier ni chercher le repère tactile habituel sur deux des touches de ladite rangée. Ce besoin peut correspondre à une pratique plus familiale du clavier dans une position de l'utilisateur moins conventionnelle.
• Nous avons désiré fournir aux utilisateurs de clavier un ou des moyens de gérer le curseur et/ou de faire défiler verticalement l'affichage sans disposer de souris, donc en intégrant ces fonctions dans le clavier.
La présente invention reprend donc l'idée de la séparation en deux pavés main droite et main gauche, que ces pavés soient plans ou non, dont les plans moyens sont d'orientation différentes pour que les mains soient dans une position naturelle. Plus spécifiquement selon l'invention :
• La forme des repose-paumes qui a été proposée est globalement convexe, bombée, saillante au dessus des plans moyens des pavés main droite et main gauche pour permettre de positionner les mains en les calant de manière à ce que les doigts tombent au dessus des touches de la rangée de garde en étant quelque peu recourbés.
• La forme de ces repose-paumes permet à la paume de reposer sur la majeure partie interne de la main, exception faite de la zone proximale au niveau de la partie charnue à la base du pouce.
• La forme saillante des repose-paumes, dégageant un espace intermédiaire, permet aux pouces d'être dans leur position de repos
plus bas que les plans moyens des mains correspondantes.
• Ces repose-paumes sont réglables pour permettre de s'adapter à toutes les tailles de mains. Une translation des repose-paumes parallèle aux plans moyens des pavés main droite et main gauche correspondants s'est avérée suffisante pour cette adaptation aux différentes morphologies.
• Douze touches sont désormais activables par les pouces, ce qui permet un rééquilibrage de l'activité des doigts.
• Quatre touches sont activables par les pouces dans son mouvement latéral naturel, ce qui est rendu possible par l'intégration de ces touches dans une face de chaque repose-paume. Ces faces sont sensiblement en vis-à-vis et sensiblement orthogonales au plan moyen du pavé main droite ou main gauche correspondant.
• Parmi ces quatre touches, les deux touches les plus accessibles car étant directement sous le pouce, sont attribuées à deux fonctions non alphanumériques mais statistiquement très fréquentes, à savoir « Espace » à gauche et « Entrée » à droite. Les deux autres touches sont attribuées à la même fonction de changement de mode « Alt », cette fonction étant dupliquée dans chaque pavé de manière à permettre une simultanéité d'action des deux mains dans la réalisation d'une fonction dans le mode « Alt ».
• Huit touches, intégrées dans l'espace intermédiaire, sont activables par les pouces de haut en bas ou inversement. Elles se présentent sous la forme de deux rangées courbes de quatre touches épousant au mieux la trajectoire du pouce dans son mouvement latéral.
• Ces huit touches sont attribuées essentiellement aux trois fonctions de changement de mode « Shift », « Ctrl », « Alt Gr », ces fonctions étant dupliquées dans chaque pavé de quatre touches activables par les pouces de manière à permettre une simultanéité d'action des deux mains dans la réalisation d'une fonction dans un des trois modes suscités. Les deux touches restantes sont attribuées aux deux fonctions d'édition « Tabulation » et « Retour arrière ».
• Pour des raisons pratiques, quatre touches ont été intégrées sur les faces des repose-paumes faisant face aux pavés main droite et main gauche. Deux touches sont destinées à être activées par les index, et sont affectées à droite à la fonction « , » et à gauche à la fonction « . », ces deux touches étant très fréquentes. Deux touches sont destinées à être activées par les majeurs, et sont affectées à la même
fonction de changement de mode « Fn », cette fonction étant dupliquée dans chaque pavé de manière à permettre une simultanéité d'action des deux mains dans la réalisation d'une fonction dans le mode « Fn ». • Dans l'espace intermédiaire entre les repose-paumes, peut être intégré un moyen tel qu'une molette ayant pour fonction le défilement vertical de l'affichage, accessible préférentiellement par le pouce ou l'index de chacune des deux mains. De la même manière, peut être intégré un moyen tel qu'un petit levier sensible au déplacement ou à la pression (petit joystick) pour gérer le déplacement du curseur, ainsi que deux boutons ayant pour fonction la sélection écran et l'activation du menu contextuel, le tout activable préférentiellement par l'index. De la même manière, on peut préférer à la place du petit levier et des deux boutons associées, un dispositif de pointage de type tapis sensible (« paddle ») ou de type à boule (trackball).
En s 'appuyant sur les critères ergonomiques évoqués dans ce qui précède, la présente invention propose un clavier alphanumérique ergonomique pour machines à écrire, téléimprimeurs, ordinateurs, et autres appareils de communication et de traitement de l'information, ledit clavier permettant la saisie de ladite information par dactylographie à deux mains, ledit clavier comportant deux repose-paumes destinés à soutenir au moins partiellement le poids des mains par appui des paumes durant la frappe, chaque repose-paume étant disposé au droit d'un pavé de touches destinées à être actionnées par l'une des mains, à savoir pavé main droite et pavé main gauche, caractérisé en ce que chaque repose- paume comporte une surface saillante dont une portion est destinée à servir d'appui à la zone distale de la paume s'il y a lieu, une autre à servir d'appui au milieu de la paume s'il y a lieu et une surface inférieure du repose-paume recevant éventuellement la partie proximale de la paume, au moins le côté opposé au pouce, ce repose-paume étant tel que au moins un couple quelconque parmi les trois éléments précités - partie distale de la paume, milieu de la paume, partie proximale de la paume au moins du côté opposé au pouce - repose sur le repose-paume considéré, les deux repose-paumes étant espacés l'un de l'autre dans la direction longitudinale du clavier pour définir entre eux un espace intermédiaire dans lequel peuvent s'engager les pouces. L'invention concerne aussi
l'application des principes de répartition optimisée des fonctions à un clavier ergonomique moderne, améliorée par des supports permettant aux mains de rester immobiles et soutenues pendant la saisie des données par dactylographie à deux mains. Selon une caractéristique particulière, on peut prévoir que le repose- paume saillant présente au moins un plan tangent à sa portion supérieure qui est parallèle au plan moyen du pavé main droite ou main gauche correspondant.
Avantageusement, on peut prévoir qu'il existe, pour les repose- paumes droit et gauche, au moins une face sensiblement orthogonale au plan moyen du pavé main droite ou main gauche correspondant, dans laquelle est intégré au moins un dispositif de commande, activable par un doigt, pouvant être une touche, un bouton, un dispositif de pointage ou un moyen tel qu'une molette ayant pour fonction le défilement vertical de l'affichage.
Avantageusement, on peut prévoir qu'il existe pour chaque repose- paume une face sensiblement orthogonale au plan moyen du pavé main droite ou main gauche correspondant et sensiblement parallèle à la direction transversale privilégiée du pavé main droite ou main gauche correspondant, les deux faces considérées étant ainsi sensiblement en vis- à-vis et dégageant un espace intermédiaire dans lequel s'engagent les pouces, l'une des deux faces sensiblement en vis-à-vis intégrant au moins un dispositif de commande de type touche, bouton, dispositif de pointage ou moyen tel qu'une molette ayant pour fonction le défilement vertical de l'affichage.
Selon une variante, on peut prévoir que les faces sensiblement en vis-à-vis comportent chacune deux touches, les deux touches de droite étant destinées à être activées par le pouce droit de gauche à droite ou inversement et étant sensiblement à la même distance du plan moyen du pavé main droite, les deux touches de gauche étant destinées à être activées par le pouce gauche de droite à gauche ou inversement et étant sensiblement à la même distance du plan moyen du pavé main gauche.
On peut avantageusement affecter les quatre touches intégrées dans les faces sensiblement en vis-à-vis aux fonctions « Entrée », « Espace », et une fois « Alt » sur chaque face.
Selon une variante, on peut attribuer la fonction « Entrée » à la touche la plus proche du pavé main droite, la fonction « Espace » à la touche la plus proche du pavé main gauche, et la fonction « Alt » aux
deux touches restantes.
Avantageusement, on peut prévoir qu'il existe pour chaque repose- paume une face sensiblement orthogonale au plan moyen du pavé main droite ou main gauche correspondant et faisant sensiblement face au pavé main droite ou main gauche correspondant, l'une de ces deux faces intégrant au moins un dispositif de commande de type touche, bouton, dispositif de pointage ou moyen tel qu'une molette ayant pour fonction le défilement vertical de l'affichage, ce dispositif de commande étant activable par l'index, le majeur, l'annulaire ou l'auriculaire de la main correspondante.
Selon une variante, on peut prévoir que les faces sensiblement en face des pavés main droite et main gauche comportent chacune deux touches, celles-ci étant sensiblement à la même distance du plan moyen du pavé main droite ou main gauche correspondant, et pour chaque face, la touche la plus proche de l'espace intermédiaire étant destinée à être activée par l'index de la main correspondante et la touche la plus éloignée de l'espace intermédiaire étant destinée à être activée par le majeur de la main correspondante.
Selon une variante, on peut prévoir que les quatre touches intégrées dans les faces sensiblement en face des pavés main droite et main gauche sont affectées aux fonctions « . », « , », et une fois « Fn » sur chaque face.
Selon une variante, on peut prévoir que la fonction « . » est attribuée à la touche activable par l'index gauche, la fonction « , » est attribuée à la touche activable par l'index droit, et la fonction « Fn » activable par les majeurs est attribuée aux deux touches restantes.
Avantageusement, on peut prévoir que la position sur le clavier de chaque repose-paume est réglable par rapport au pavé main droite ou main gauche correspondant par une translation sensiblement parallèle au plan moyen du pavé main droite ou main gauche correspondant. Avantageusement, on peut prévoir que l'espace intermédiaire intègre au moins un dispositif de commande de type touche, bouton, dispositif de pointage de type tapis sensible (« paddle ») ou de type à boule (trackball), ou moyen tel qu'une molette ayant pour fonction le défilement vertical de l'affichage. Avantageusement, on peut prévoir que dans l'espace intermédiaire s'étendent deux pavés de touches activables par les pouces dans un mouvement du haut vers le bas ou inversement.
Selon une caractéristique particulière, on peut prévoir que les
pavés de touches activables par les pouces, à savoir pavé pouce droit et pavé pouce gauche, sont des rangées de boutons à peu près disposés en un arc de cercle décrivant sensiblement la trajectoire effectuée par un pouce en extension lorsque la main repose sur le repose-paume correspondant.
Selon une variante, on peut prévoir que les touches du pavé pouce droit sont au nombre de quatre et, partant de la touche la plus proche du pavé main droite, qu'elles sont affectées aux fonctions « Retour arrière », « Shift », « Alt Gr » et « Ctrl ». Selon une variante, on peut prévoir que les touches du pavé pouce gauche sont au nombre de quatre et, partant de la touche la plus proche du pavé main gauche, qu'elles sont affectées aux fonctions : « Tabulation », « Shift », « Alt Gr » et « Ctrl ».
Avantageusement, on peut prévoir qu'un clavier, utilisable pour la saisie d'informations sur ordinateur comprenant un écran avec curseur, comporte un moyen tel qu'une molette ayant pour fonction le défilement vertical de l'affichage, accessible préférentiellement par le pouce ou l'index de chacune des deux mains, et située entre le pavé pouce droit et le pavé pouce gauche. Avantageusement, on peut prévoir qu'un clavier, utilisable pour la saisie d'informations sur ordinateur comprenant un écran avec curseur, comporte un moyen tel qu'un petit levier sensible au déplacement ou à la pression (petit joystick) pour gérer le déplacement du curseur, ainsi que deux boutons ayant pour fonction la sélection écran et l'activation du menu contextuel, le tout situé entre les pavés main droite et main gauche et activable préférentiellement par l'index.
Avantageusement, on peut penser que les pavés main droite et main gauche sont sensiblement définis par un tableau de 6 rangées de touches par 6 colonnes, les deux colonnes les plus extérieures de chaque pavé dont les touches sont activables par les auriculaires étant décalées d'une demi-ligne vers le bas, la rangée supérieure de chaque pavé qui est la plus éloignée des repose-paumes étant sensiblement plus distante des autres rangées et ne comportant que 5 touches, la touche de la deuxième colonne la plus extérieure n'existant pas, séparant ainsi cette rangée supérieure en deux parties, une rangée de 4 touches et une touche isolée dans les coins extérieurs et supérieurs des pavés main droite et main gauche. Diverses répartitions optimisées de fonctions pour des langues différentes peuvent être réalisées et insérées dans ces pavés de touches main droite et main gauche. De la même manière, on peut penser adapter
à la forme matricielle des pavés main droite et main gauche des répartitions de fonctions connues comme Y azerty ou le qwerty.
Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on va en décrire maintenant, à titre purement illustratif et non limitatif un mode de réalisation représenté sur le dessin annexé.
Sur ce dessin :
• La figure 1 représente une vue en plan du clavier selon l'invention, mettant en évidence les repose-paumes ainsi que les différents pavés de touches ;
• La figure 2 représente une vue perspective de la figure 1 ;
• La figure 3 représente une vue de dessus de la main droite, bien positionnée sur son repose-paume droit, doigts tendus. Cette figure représente en particulier plusieurs zones de la partie interne de la main.
• La figure 4 représente une vue en plan schématisée du clavier destinée à faire apparaître les fonctions affectées aux touches intégrées dans les repose-paumes et aux touches activables par les pouces.
Le clavier selon l'invention comporte deux repose-paumes, à savoir un repose-paume droit la et un repose-paume gauche lb, destinés à soutenir au moins partiellement le poids des mains par appui des paumes durant la frappe. Chaque repose-paume est disposé au droit d'un pavé de touches, destinées à être actionnées par l'une des mains, à savoir pavé main droite 3a et pavé main gauche 3b. Les pavés de touches main droite 3a et main gauche 3b ont pour plans moyens les plans 2a et 2b. La position sur le clavier de chaque repose-paume la ou lb est réglable, par rapport au pavé main droite 2a ou main gauche 2b correspondant, par une translation 140a ou 140b sensiblement parallèle au plan moyen 2a_ou 2b du pavé main droite ou main gauche correspondant. Les lignes de contour 150a et 150b indiquent des positions extrêmes de ces repose-paumes. Les deux plans 2a et 2b sont tels qu'ils permettent aux mains de frapper en étant dans la direction des avant-bras. Ainsi, les deux pavés main droite 3a et main gauche 3b respectent-ils l'angle d'ouverture des avant-bras, à savoir environ 30 degrés. De plus, ces deux plans 2a et 2b présentent un angle d'inclinaison vers l'arrière d'environ 4 degrés et un angle de
pronation des mains (rotation extérieure des mains sur l'axe des avant- bras) d'environ 15 degrés.
On définit les axes A et B comme étant les directions transversales privilégiées des pavés main droite et main gauche. Les repose-paumes possèdent quatre surfaces sensiblement orthogonales aux plans 2a et 2b ; il s'agit des surfaces 120a et 120b sensiblement parallèles aux directions A et B, et des surfaces 121a et 121b sensiblement en face des pavés main droite et main gauche. Chacune de ces quatre surfaces intègre deux touches. La surface 120a intègre les touches 7a et 8a affectées respectivement aux fonctions « Entrée » et « Alt », ces deux touches étant sensiblement à la même distance du plan 2a, la touche 7a étant la plus proche du pavé main droite 3 a. La surface 120b intègre les touches 7b et 8b affectées respectivement aux fonctions « Espace » et « Alt », ces deux touches étant sensiblement à la même distance du plan 2b, la touche 7b étant la plus proche du pavé main gauche 3b. La surface 121a intègre les touches 9a et 10a affectées respectivement aux fonctions « , » et « Fn », ces deux touches étant sensiblement à la même distance du plan 2a, la touche 9a étant la plus proche de la surface 120a. La surface 121b intègre les touches 9b et 10b affectées respectivement aux fonctions « . » et « Fn », ces deux touches étant sensiblement à la même distance du plan 2b, la touche 9b étant la plus proche de la surface 120b.
L'espace dégagé entre les surfaces 120a et 120b intègre différents dispositifs de commande placés sur une surface 12 sensiblement plane. Sur cette surface 12 sont intégrés deux pavés de quatre touches 6a et 6b activables par le pouce de haut en bas ou inversement. Ces pavés sont des rangées à peu près disposées en un arc de cercle décrivant sensiblement la trajectoire effectuée par un pouce en extension lorsque la paume est sur le repose-paume. Les touches du pavé pouce droit 6a sont, en partant de la touche la plus proche du pavé main droite 3a affectées aux fonctions « Retour arrière », « Shift », « Alt Gr » et « Ctrl ». Les touches du pavé pouce gauche 6b sont, en partant de la touche la plus proche du pavé main gauche 3b affectées aux fonctions : « Tabulation », « shift », « Alt Gr » et « Ctrl ». Une molette 17 ayant pour fonction le défilement vertical de l'affichage, accessible préférentiellement par le pouce ou l'index de chacune des deux mains est située entre les deux pavés pouce droit 6a et pavé pouce gauche 6b. Un petit levier 15 (petit joystick) sensible au déplacement ou à la pression pour gérer le déplacement du curseur, ainsi que deux boutons 16a, 16b ayant pour fonction la sélection écran et l'activation du menu contextuel sont situés au centre du clavier entre les plans 2a et 2b. Selon une variante, on pourra préférer à ce petit levier et
ses deux boutons un système de gestion de curseur basé sur un tapis sensible (paddle) 18 situé dans l'espace 12 et devant les pavés activables par les pouces 6a et 6b.
Les pavés main droite 3a et main gauche 3b sont sensiblement définis par un tableau de 6 rangées de touches 100a, 101a, 102a, 103a, 104a, 105a et 100b, 101b, 102b, 103b, 104b, 105b par 6 colonnes de touches, les deux colonnes les plus extérieures de chaque pavé dont les touches sont activables par les auriculaires étant décalées d'une demi- ligne vers le bas, la rangée supérieure 100a ou 100b de chaque pavé qui est la plus éloignée des repose-paumes la ou lb étant sensiblement plus distante des autres rangées et ne comportant que 5 touches, la touche de la deuxième colonne la plus extérieure n'existant pas, séparant ainsi cette rangée supérieure 100a ou 100b en deux parties, une rangée de 4 touches 5a ou 5b et une touche isolée 4a ou 4b dans les coins extérieurs et supérieurs des pavés main droite 3a et main gauche 3b.
L'affectation des fonctions aux touches des pavés main droite 3a et main gauche 3b peut se décliner en plusieurs propositions adaptées de manière optimale à différentes langues.