COMPOSITION A BASE D'UN SUPPORT PIGMENTAIRE PRESENTANT
UN COPOLYMERE À BLOCS EN SURFACE, SON UTILISATION COMME
PIGMENT COLORE NOTAMMENT DANS LES PEINTURES
RHODIA CHIMIE
La présente invention concerne une composition à base d'un support pigmentaire présentant un copolymères à blocs en surface, son procède de préparation et son utilisation comme pigment colore notamment dans les peintures Les pigments minéraux ou organique de coloration sont largement utilisés dans de nombreuses industries notamment dans celles des peintures, des matières plastiques et des céramiques Toutefois, il apparaît toujours important d'améliorer encore leurs propriétés comme la tenue thermique, la durabihté, mesurée par la résistance aux acides ou la résistance aux ultraviolets Par ailleurs, il existe aussi un besoin en pigments susceptibles de pouvoir être utilisés dans des peintures Les pigments connus pour peintures subissent généralement des traitements fixant des produits organiques du type hydrophobe sur leur surface, mais ces produits ont tendance à se solubiliser dans la peinture et à migrer aux interfaces du feuil ou du film de peinture quand celui-ci est séché ce qui peut entraîner un décollement de ce film L'objet de l'invention est donc la mise au point de compositions du type pigment adaptées à l'utilisation en peinture
Un autre objet de l'invention est de fournir des compositions pigmentaires qui présentent de bonnes propriétés en ce qui concerne la tenue thermique ou la durabi té dans leur milieu d'application, par exemple dans les peintures ou dans les plastiques Dans ce but, la composition selon l'invention est caractérisée en ce qu'elle comprend
- un support à base d'un pigment,
- une couche enrobant au moins en partie ledit support et à base d'un copolymère à blocs comprenant au moins un bloc fluoré L'invention concerne aussi un procédé de préparation d'une telle composition qui est caractérisé en ce qu'on met en contact le support et le copolymère à blocs et on précipite le copolymère sur le support
D'autres caractéristiques, détails et avantages de l'invention apparaîtront encore plus complètement à la lecture de la description qui va suivre, ainsi que des divers exemples concrets mais non limitatifs destinés à l'illustrer
La composition de l'invention comporte tout d'abord un support à base d'un pigment Par pigment on entend tout produit, de type inorganique ou organique et sous forme solide, susceptible de pouvoir colorer Généralement ce pigment présente une
granulometπe d'au plus 100μm De préférence cette granulométπe est d'au plus 5μm et encore plus préférentieliement d'au plus 2μm
A titre d'exemple, on peut citer comme pigments ceux du type anthraqumone dioxazine flaranthrone, idanthrone, quinacridone, phthalocyamine au cuivre éventuellement halogénée, isoindohnone, azométhine, pérylène, arylamide, diarylide, colorants azo, dmitraniline, naphtol, toiuidine, complexe du fer, chromâtes de plomb, complexes du chrome, du cobalt, du nickel, complexes aminés du cuivre, du nickel et du cobalt des composes du fer comme les oxydes, des composes du titane comme les titanates de nickel, et des noirs de carbone On peut mentionner aussi les pigments inorganiques choisis parmi les silico- aluminates, le carbonate de calcium et l'oxyde de titane
Comme pigment inorganique on peut utiliser dans le cadre de la présente invention les sulfures de terres rares, notamment ceux de structure sesquisulfure Ln2S3 Ln désignant une ou plusieurs terres rares Par terre rare on entend les éléments du groupe constitue par l'yttnum et les éléments de la classification périodique de numéro atomique compris inclusivement entre 57 et 71 On pourra se référer notamment a ce sujet à la demande de brevet EP-203838 pour ce type de sulfures
Selon un mode de réalisation particulier de l'invention, le pigment est un sulfure de terre rare qui contient au moins un élément alcalin et ou alcalmo-terreux dont une partie au moins est incluse dans le réseau cristallin dudit sulfure
On pourra se référer à ce sujet à l'enseignement de la demande de brevet européen EP-A-545746 On peut rappeler que l'élément alcalin peut être choisi notamment parmi le lithium, le sodium ou le potassium Bien entendu, le sulfure peut comprendre plusieurs éléments alcalins ou alcalmo-terreux Selon une variante, l'élément alcalin ou alcalmo-terreux est inclus essentiellement ou totalement dans le réseau cristallin
Le sulfure peut être plus particulièrement un sesquisulfure Le sesquisulfure peut posséder notamment une structure cπstailographique cubique de type
qui présente des lacunes au niveau du réseau des cations, cette structure lacunaire peut être symbolisée en donnant aux sesquisulfures la formule 10,66 [ Il 33
s16 (
voιr notamment à ce sujet, W H ZACHARIASEN "Crystai Chemical Studies of the 5f-Seπes of Eléments The Ce2S3-Ce3S4 Type of Structure" Acta Cryst , (1949), 2, 57)
Les éléments alcalins ou alcalmo-terreux peuvent être introduits dans ces lacunes cationiques, jusqu'à saturation ou non de ces dernières La présence de cet élément au sein du sulfure ou sesquisulfure peut être mise en évidence par simple analyse chimique Par ailleurs, les analyses en diffraction X montrent que dans le cas de cette variante, il y a conservation de la phase cristalline en Th3P4 du sesquisulfure, avec
dans certains cas, une modification plus ou moins importante des paramètres de maille, fonction à la fois de la nature et de la quantité de l'élément alcalin ou alcalmo-terreux introduit
Dans le cas du sesquisulfure, la terre rare peut être plus particulièrement le céπum ou le lanthane Encore plus particulièrement, le sesquisulfure de terre rare est un sesquisulfure Ce2S3 γ cubique
Généralement, la quantité d'élément alcalin ou alcalmo-terreux est d'au plus 50% de la quantité molaire en terre rare du sulfure ou du sesquisulfure
Selon une autre caractéristique, la quantité molaire en alcalin ou alcalmo-terreux est au moins égale à 0,1 %, et avantageusement comprise entre 5% et 50% et plus particulièrement 5 et 20%, de la quantité molaire en terre rare
On pourra encore citer comme sulfures de terre rare utilisables comme support dans le cadre de la présente invention, ceux décrits dans la demande de brevet européen EP-A-680930 a la description de laquelle on pourra se référer Ces sulfures de terre rare comprennent au moins un élément alcalin et ils sont constitués de grains monocristallins entiers de taille moyenne d'au plus 1 ,5μm Ils sont obtenus par un procédé dans lequel on met en présence au moins un carbonate ou un hydroxycarbonate de terre rare avec au moins un composé d'un élément alcalin et on chauffe le mélange en présence d'au moins un gaz choisi parmi le sulfure d'hydrogène ou le sulfure de carbone Ces produits présentent par ailleurs une taille moyenne
(granulométπe CILAS) généralement inférieure à 2μm, plus particulièrement comprise entre 0,7 et 1 ,5 μm Après une désagglomération dans des conditions douces, la taille moyenne peut être d'au plus 1 ,5μm et avantageusement comprise entre 0,3 et 0,8μm
Selon un mode de réalisation particulier de l'invention, le support de la composition peut comprendre en outre une seconde couche à base d'au moins un oxyde, déposée à la surface du support, l'oxyde étant susceptible de présenter des groupements -OH de surface Dans ce mode de réalisation, cette seconde couche est donc disposée entre le support et la couche précitée (première couche) à base du copolymère Cette seconde couche enrobant le support peut ne pas être parfaitement continue ou homogène Toutefois, de préférence, cette couche de revêtement est uniforme et d'épaisseur contrôlée
L'oxyde doit être susceptible de présenter des groupements -OH de surface II s'agit en outre généralement et de préférence d'un oxyde transparent Par oxyde transparent, on entend ICI un oxyde qui, une fois déposé sur le support sous la forme d'une pellicule plus ou moins fine, n'absorbe que peu ou pas du tout les rayons lumineux dans le domaine du visible, et ceci de manière à ne pas ou peu masquer la couleur intrinsèque d'origine dudit support En outre, il convient de noter que le terme
oxyde, qui est utilisé par commodité dans l'ensemble de la présente description, doit être entendu comme couvrant également des oxydes du type hydraté
Ces oxydes, ou oxydes hydratés, peuvent être amorphes et/ou cristallisés
A titre d'exemple de tels oxydes, on peut plus particulièrement citer l'oxyde de silicium (silice), l'oxyde d'aluminium (alumine), l'oxyde de zirconium (zircone), l'oxyde de titane, le silicate de zirconium ZrSιθ4 (zircon) et les oxydes de terres rares Selon une variante préférée, la couche enrobante est a base de silice De manière encore plus avantageuse, cette couche est essentiellement, et de préférence uniquement, constituée de silice Les oxydes précités présentent ainsi des groupements de surface du type Al— OH, Ti— OH ou Si— OH
Cette seconde couche peut être déposée sur le support par un procédé de précipitation par exemple
On pourra se référer aussi en ce qui concerne un produit de ce type comprenant une telle couche, et son procédé de préparation à la demande de brevet européen EP- A-620254
La composition comporte, outre le support, une couche enrobant au moins en partie celui-ci Là encore, cette couche peut ne pas être parfaitement continue ou homogène Toutefois, de préférence, cette couche de revêtement est uniforme
Cette couche est à base d'un copolymère de type blocs On entend par là et dans le cas de la présente invention, un copolymère qui présente au moins un bloc ou une chaîne fluoré. Le copolymère présente en outre au moins un autre bloc dont la caractéristique est d'être compatible avec le milieu d'application de la composition par exemple la peinture Par compatible, on entend le fait que la composition qui contient le copolymère ne donne pas lieu à une demixtion quand elle est mise dans le milieu d'application Le copolymère peut être plus particulièrement un copolymère de type diblocs
Les copolymères à blocs utilisables dans le cadre de la présente invention peuvent être choisis parmi ceux répondant aux formules (1 a), (1 b), (1 c) ci-dessous
(1 a) — [— Am— Bn— ]Θ—
(1 b) — [— Am1— Bn— Am2— Je—
(1 c) — [— Bn1— Am— Bn2— ]θ—
dans lesquelles
-(-A-)- est un bloc de formule
Y — [— C— (— CW=CW— )a— CH2— ]—
I
Y' et -(-B-)- un bloc de formule
— [— C— (— CV=CV— )„— CH2— ]—
I
X'
et où
- V, V, W et W, identiques ou différents, représentent H un groupe alkyle ou un halogène,
- X et X' identiques ou différents, représentent H, un halogène ou un groupe R1, OR1, OCOR1, NHCOH, OH, NH2, NHR1, N(R1)2, (R1)2N+O-, NHCOR1, CO2H,
CO2R1 , CN, CONH2, CONHR1 ou CONR1 2, dans lesquels R1 est choisi parmi les groupes alkyle, aryle, aralkyle, alkaryle, alcène ou organosilyle, éventuellement perfluorés et éventuellement substitués par un ou plusieurs groupes carboxyle, époxy, hydroxyle, alkoxy, ammo, halogène ou sulfonique, avec comme condition qu'au moins un de X et X' et/ou R1 est un atome de fluor et/ou au moins un des subtituants de R1 est un atome de fluor,
- Y et Y', identiques ou différents, représentent H, un halogène autre que le fluor ou un groupe R2, OR2, OCOR2, NHCOH, OH, NH2, NHR2, N(R )2, (R2)2N+O", NHCOR2, CO2H, CO2R2, CN, CONH2, CONHR2 ou CONR2 2, dans lesquels R2 est choisi parmi les groupes alkyle, aryle, aralkyle, alkaryle, alcène ou organosilyle, et éventuellement substitués par un ou plusieurs groupes carboxyle, époxy, hydroxyle, alkoxy, ammo, halogène autre que le fluor ou sulfonique,
- a et b, identiques ou différents, valent 0 ou 1 ,
- m, m1 , m2, n, ni et n2 identiques ou différents, sont supérieurs ou égaux à 1 , et lorsque l'un ou l'autre est supérieur à 1 , les motifs unitaires répétitifs sont identiques ou différents,
- θ est un nombre entier égal ou supérieur à 1
Le bloc fluoré -(-B-)-
X I
— [— C— (— CV=CV— )b— CH2— ]—
X'
peut être plus particulièrement le bloc dans lequel b=0, X' est l'hydrogène et X représente un groupe R1, OR1, OCOR1, CO2R1, R1 étant tel que défini plus haut et avec la condition précitée, et pouvant être plus particulièrement un radical alkyl
Selon un mode de réalisation particulier, le bloc fluoré peut être le bloc dans lequel b=0 X' est l'hydrogène et X est le groupe — CO — O — R1, R1 étant un radical alkyl, X pouvant être ainsi encore plus particulièrement le groupe — CO — O — (CH2)2 — CpF2p+ι Dans ce dernier cas p est un nombre entier au moins égal à 1 , plus particulièrement compris entre 1 et 25 et de préférence compris entre 5 et 20 L'autre bloc -(-A-)- du copolymère
Y
I
— [— C— (— CW≈CW— )a— CHa— ] — I Y' peut être plus particulièrement le bloc dans lequel a=0 Y' est l'hydrogène et Y représente un groupe R2, OR2, OCOR2, CO2R2 R2 étant tel que défini plus haut et pouvant être plus particulièrement un radical alkyl
Selon un mode de réalisation particulier, cette autre bloc peut être le bloc dans lequel b=0, Y' est l'hydrogène et Y est le groupe — O — CO — R2, R2 pouvant être plus particuhèrment le groupe CH3
Les terminaisons R3 et R4 aux extrémités du copolymère, R3-(-bloc fluoré — second bloc-)β -R4 ne sont pas critiques dans le cadre de la présente invention Ainsi R3 et R4 peuvent être un groupe (i) alkyle, acyle, aryle, alcène ou alcyne éventuellement substitué, ou un cycle (il) carboné, saturé ou non, éventuellement substitué ou aromatique, ou un hétérocycle (m), saturé ou non, éventuellement substitué, R4 peut être plus particulièrement encore un groupe — Z — CS — Z2 — R5 dans lequel
- Z1 = S ou P, - Z2 = O, S ou P, et R5 répond à la même définition que R3et R4
Selon une variante, R4 peut représenter notamment une terminaison xanthate de formule (2)
— S— CS— O— C2H5
Le nombre (m) de motifs ou blocs fluorés peut être notamment compris entre 2 et 20 et le nombre d'autres motifs ou blocs non fluorés (n) compris entre 6 et 60
Les copolymeres décrits ci-dessus présentant les terminaisons R3 et une terminaison — Z — CS — Z — R5 telles qu'indiquées précédemment peuvent être préparés par le procède décrit dans la demande de brevet publiée WO 98/58974 Ce procédé consiste essentiellement à mettre en contact un initiateur de polymérisation radicalaire, un précurseur de formule générale (3)
R3— Z1— CS— Z2— R5
et un monomère éthyléniquement insaturé fluoré B dans un premier temps puis avec le second monomère A dans un second temps
L'initiateur de polymérisation radicalaire peut être choisi parmi les initiateurs classiquement utilisés en polymérisation radicalaire, par exemple parmi les initiateurs du type peroxydes d'hydrogène, composés azoïques, systèmes redox comportant des combinaisons telles que les mélanges de peroxyde d'hydrogène d'alkyle, peresters, percarbonates et similaires et de n'importe lequel des sels de fer, de sels titaneux, formaldéhyde sulfoxylate de zinc ou formaldéhyde sulfoxylate de sodium, et des sucres réducteurs, les persulfates, perborate ou perchlorate de métaux alcalins ou d'ammonium en association avec un bisulfite de métal alcalin, les persulfate de métal alcalin en association avec un acide arylphosphinique Comme monomère éthyléniquement insaturé A on utilise plus spécifiquement selon l'invention les monomères choisis parmi le styrène ou ses dérivés, le butadiène, le chloroprène, les esters (méth)acrylιques, les esters vmyliques et les nitπles vinyliques
Comme monomère éthyléniquement insaturé B, on utilise plus spécifiquement selon l'invention les esters (méth)acrylιques fluorés Enfin, le composé précurseur de formule générale (1) doit être un polymère par conséquent n est supérieur ou égal à 1 , de préférence supérieur ou égal à 6 Les unîtes monomères de ce polymère peuvent être identiques ou différentes
En ce qui concerne la composition selon l'invention, on peut penser que le copolymère est déposé sur le support et l'ensemble des copolymeres déposés ou en contact avec le support constitue ainsi la couche enrobant le support
Selon un mode de réalisation préféré de l'invention dans cette couche les copolymeres sont majoritairement, de préférence totalement, disposés de façon telle que le bloc autre que le bloc fluoré est situé dans la partie externe de la couche et l'autre chaîne ou l'autre bloc (non fluoré) est situé dans la partie interne de la couche
On entend par là que la chaîne fluorée est en contact avec le support, dans la partie de la couche la plus proche du support, alors que la chaîne non fluorée est située dans la partie de la couche la plus éloignée du support et est donc tournée vers l'extérieur de la composition C'est cette chaîne qui sera en contact avec le milieu dans lequel sera utilisée la composition
On notera enfin que la quantité de copolymère est dépendante de la surface spécifique du support ou du pigment On utilise une quantité suffisante de copolymère pour avoir un recouvrement maximal du support En général, pour un support présentant une surface spécifique de 3 à 4 m2/g, on utilise une quantité de copolymère d'environ 1% en poids par rapport au support, cette quantité étant généralement sensiblement proportionnelle à la surface spécifique
Le procédé de préparation de la composition de l'invention va maintenant être décrit
Le procède consiste a mettre en contact le support avec le copolymère a blocs et a précipiter ce copolymère sur le support
On peut effectuer la précipitation de la manière suivante On forme une suspension ou une solution du support dans un premier solvant qui n'est pas un solvant du copolymère On prépare par ailleurs une solution du copolymère dans un second solvant qui est un bon solvant de ce copolymère On met en contact et on mélange la suspension ou solution du support avec la solution du copolymère On élimine ensuite le second solvant du milieu ainsi formé L'élimination du second solvant permet de faire précipiter le copolymère sur le support Cette élimination du second solvant peut se faire par distillation
Lorsque l'on souhaite obtenir une composition selon le mode préféré décrit plus haut, c'est à dire une composition dans laquelle la chaîne non fluorée des copolymeres est disposée dans la partie externe de la couche et la chaîne fluorée est située dans la partie interne, on utilise comme premier solvant un solvant qui solubilise préférentiellement la chaîne non fluorée par rapport à la chaîne fluorée
A l'issue de la réaction, on sépare la composition obtenue du milieu de réaction par tout moyen convenable
L'invention concerne aussi les pigments colores constitués par ou comprenant au moins une composition du type qui vient d'être décrit ci-dessus
Les compositions ou les pigments selon l'invention possèdent un très bon pouvoir de coloration et un très bon pouvoir couvrant et, de ce fait, conviennent parfaitement a la coloration de nombreux matériaux, tels que plastiques, peintures et autres
Ainsi et plus précisément encore ils peuvent être utilisés dans la coloration de matières plastiques qui peuvent être du type thermoplastiques ou thermodurcissables
Comme résines thermoplastiques susceptibles d'être colorées selon l'invention, on peut citer, a titre purement illustratif, le chlorure de polyvmyle, l'alcool polyvmylique, le polystyrène, les copolymeres styrène-butadiène, styrène-acrylonitrile, acrylonitπle- butadiène-styrène (A B S ), les polymères acryliques notamment le polyméthacrylate de méthyle, les polyoléfines telles que le polyéthylène, le polypropylène, le polybutène, le polyméthylpentène les dérivés cellulosiques tels que par exemple l'acétate de cellulose l'acéto-butyrate de cellulose, l'éthylcéllulose, les polyamides dont le polyamide 6-6
Concernant les résines thermodurcissables pour lesquelles les compositions ou les pigments selon l'invention conviennent également, on peut citer par exemple, les phénoplastes, les ammoplastes notamment les copolymeres urée-formol, mélamine- formol, les résines époxy et les polyesters thermodurcissables
On peut également mettre en œuvre les compositions ou les pigments de l'invention dans des polymères spéciaux tels que des polymères fluorés en particulier le polytétrafluorethylene (P T F E ) les poiycarbonates, les elastomeres silicones, les polyimides
Dans cette application spécifique pour la coloration des plastiques, on peut mettre en œuvre les compositions ou les pigments de l'invention directement sous forme de poudres On peut également, de préférence, les mettre en œuvre sous une forme prédispersée, par exemple en prémélange avec une partie de la résine, sous forme d'un concentré pâte ou d'un liquide ce qui permet de les introduire à n'importe quel stade de la fabrication de la résine
Ainsi, les compositions ou les pigments selon l'invention peuvent être incorporés dans des matières plastiques telles que celles mentionnées ci-avant dans une proportion pondérale allant généralement soit de 0,01 à 5% (ramenée au produit final) soit de 40 à 70% dans le cas d'un concentré
Les compositions ou les pigments selon l'invention sont également susceptibles de convenir pour des applications dans l'industrie du caoutchouc notamment dans les revêtements pour sols, dans l'industrie du papier et des encres d'imprimerie, dans les produits cosmétique, dans les glaçures ainsi que pour de nombreuses autres utilisations comme par exemple, et non limitativement, les revêtements stratifiés notamment pour cuisines et autres plans de travail, les céramiques.
Les compositions ou les pigments de l'invention peuvent être tout particulièrement utilisés dans le domaine des peintures
Dans la présente description, le terme "peinture" est employé de manière générique II désigne tout revêtement de nature polyménque déposé sur un substrat et plus particulièrement les peintures à proprement parler (peintures aqueuses, peintures solvants, peintures poudres), les vernis, les lasures et les résines plastiques On peut citer ainsi les peintures comprenant les résines suivantes résines alkydes dont la plus
courante est dénommée glycérophta que, les résines modifiées à l'huile longue ou courte, les résines acryliques dérivées des esters de l'acide acrylique (méthylique ou éthylique) et méthacrylique éventuellement copolyméπsés avec l'acrylate d'éthyle, d'éthyl-2 hexyle ou de butyle, les résines vinyhques comme par exemple l'acétate de polyvinyle, le chlorure de polyvinyle, le butyralpolyvmylique, le formalpolyvmylique, et les copolymeres chlorure de vmyle et acétate de vinyle ou chlorure de vinylidène les résines aminoplastes ou phénoliques le plus souvent modifiées les résines polyesters, les résines polyuréthannes, les résines époxy, les résines silicones
Généralement, les compositions ou les pigments sont mis en œuvre à raison de 5 à 60% en poids de la peinture et de 0,1 à 5% en poids du lasure
Les peintures sont de préférence des peintures utilisées dans le secteur ménager et industriel, en particulier le bâtiment et l'industrie automobile Les substrats les plus courants sont le bois, les métaux et leur alliage tel l'acier, l'acier inox, l'aluminium le cuivre le fer, les matières plastiques et les verres minéraux, les ciments, plâtres et fibrociments
Les compositions ou pigments de l'invention sont particulièrement intéressants pour les peintures pour tôles prépeintes pour emboutissage (du type dit "coil-coating ') Il s'agit de peintures industrielles servant à peindre généralement des panneaux métalliques qui seront emboutis après application de la peinture Industriellement ces peintures sont appliquées selon un procédé en continu par pulvérisation, séchage puis cuisson à haute température pendant des temps très courts On demande donc a ce type de peinture une bonne souplesse ainsi qu'une bonne adhérence, on effectue à cet effet des tests de pliage Ces peintures doivent en outre réticuler très rapidement on utilise donc des systèmes avec catalyseur Ces peintures doivent avoir aussi une bonne tenue extérieure et la dispersion des pigments doit être optimisée En effet les épaisseurs de peinture déposées peuvent être très faibles, de l'ordre d'une dizaine de microns par exemple
L'invention concerne de ce fait les peintures, notamment du type ci-dessus, comprenant une composition ou un pigment tel que décrit plus haut Des exemples vont maintenant être donnés
EXEMPLE 1
Cet exemple concerne la préparation de compositions ou pigments selon l'invention On part d'un pigment à base d'un sesquisulfure de terre rare du type décrit notamment dans l'exemple 2 de la demande de brevet européen EP-A-620254 II s agit d'un sesquisulfure de cérium Ce2S3 dopé au sodium dans un rapport molaire Na/Ce de
0,2 et enrobé d'une couche de silice dans un rapport massique SιO2/Ce2S3 de 4,6% Ce produit constitue le produit comparatif 1
Par ailleurs, on prépare une suspension du produit 1 dans du xylène à 55% d'extrait sec à l'aide d'un disperseur équipé d'une pale défloculeuse a 900 tours par minutes Un broyage est effectué pendant 20 minutes à 4000 tours par minutes On incorpore a cette suspension une solution a 1 % de copolymeres di-blocs fluorés dans du tπfluoro-tπchloroéthane de façon à avoir un taux de di-blocs a 1% par rapport au pigment Ensuite le solvant fluoré est éliminé par distillation à l'aide d'une colonne Vigreux (le bouilleur ayant une température d'environ 75°C et la tête de colonne une température de 48°C (Téb du CCI3-CF3))
On utilise pour les produits selon l'invention deux copolymeres de formule (4)
— [— CH— CH2— ]m-[-CH— CH2-]n-
I I Y' X' avec X' = — CO— O— (CH2)2— CpF2p+1
Y' = — O— CO— CH3 p variant de 6 à 18
Ces copolymeres de formule (4) présentent en outre tous les deux une terminaison xanthate selon la formule (2)
En utilisant un copolymère de formule (4) dans laquelle m=10 et n=30 on obtient un produit 2 selon l'invention et en utilisant un copolymère de formule (4) dans laquelle m=2 et n=6 on obtient un produit 3 selon l'invention
Pour vérifier que le copolymère a bien été déposé en surface, on met en œuvre un test de mouillage dans l'eau du produit séché (mesure de compatibilité du produit dans des solvants polaires) et une mesure de l'angle de contact d'une goutte d'eau sur le produit séché
On donne dans le tableau 1 ci-dessous les résultats obtenus
Les produits traités ont bien un comportement hydrophobe, ils ne se dispersent plus dans l'eau et les angles de contact avec l'eau sont supérieurs à 90°
EXEMPLE 2
Cet exemple montre les propriétés des produits de l'invention dans leur application en peinture et dans une formulation du type polyester-mélamme préparée comme indiqué ci-dessous
Préparation de la base de broyage
La base de broyage est préparée à partir des constituants suivants URALAC SN800 (résine polyester) 31 ,64 g CYMEL 303 (agent de réticulation mélamine) 20,87 g
BYK 354 (agent d'étalement) 2,77 g
SOLVESSO 150 (75%) DOWANOL PNB (25%) (solvants) 16,98 g pigment 27 74 g
On ajoute 120 g de billes de verre de un millimètre de diamètre Le mélange est broyé à l'aide d'un disperseur équipé d'un disque en Téflon pendant 20 minutes à 7000 tours par minutes Après le broyage, on récupère le broyât en filtrant sur une toile de 100 microns Préparation de la peinture
La peinture est préparée à partir de la base de broyage obtenue précédemment avec les constituants suivants base de broyage 54,08 g
URALAC SN800 (résine polyester) 89,06 g
SOLVESSO150 (75%) DOWANOL PNB (25%) (solvants) 6,51 g CYCAT 4040 (catalyseur acide paratoluène sulfonique PTSA) 1 g Conditions de séchage
Les essais comportent une phase de séchage à l'air d'une heure (temps nécessaire pour l'évaporation des solvants) Les conditions de réticulation sont une température de 140°C et une durée de vingt minutes Pour les essais d'évaluation de la tenue thermique, un balayage en température a été effectué de 200°C à 300°C pour des temps de 2 minutes
On donne ci-dessous les différents propriétés obtenues pour la peinture comprenant des produits selon l'invention ou selon l'art antérieur
Colonmétπe Conditions de mesure
Les mesures coloπmétπques sont effectuées suivant la norme ISO 7724 a l'aide d'un spectrocoloπmètre DATACOLOR DC3890 Les conditions de mesure sont les suivantes
- speculaire exclue (on ne mesure que l'intensité rétrodiffusée)
- les ultraviolets sont filtrés à 100%
- les résultats sont exprimés sous le couple illuminant/observateur C/10°
Les mesures ont été réalisées sur des cartes à contraste la peinture étant appliquée a 150 microns humides Les résultats sont donnes dans le tableau 2 ci- dessous
Tableau 2 30'SÉCHAGE AIR, 20 140°C
Opacité
L'évaluation de l'opacité est effectuée de la manière suivante La peinture à tester est appliquée sur des films en polyester à 50, 100 et 150 microns en humide Pour chaque film, on mesure l'épaisseur sèche déposée (à l'aide d'une jauge d'épaisseur (Fisher)), la couleur sur un fond blanc et la couleur sur un fond noir Ensuite pour chaque épaisseur, on calcule l'écart de teinte (dE*) entre le fond blanc et le fond noir On trace la courbe de l'écart de teinte en fonction de l'épaisseur pour chaque peinture Enfin on extrapole pour chaque peinture l'écart de teinte a une épaisseur identique pour chaque échantillon Les résultats sont donnés dans le tableau 3 ci-dessous
Tableau 3
30'SÉCHAGE AIR, 20' 140°C OPACITÉ PET
Les produits de l'invention, et tout particulièrement le produit 3 améliorent sensiblement l'opacité
Rhéologie
La rhéologie des peintures a été évaluée au rhéomètre rotatif CARRIMED CSL 100 en effectuant un balayage en gradient de vitesse de 0 à 100 s"
1 puis un palier a 100 s
-1 et une descente en gradient de vitesse de 100 à 0 s
"1 Ces mesures permettent d'évaluer le comportement rhéologique de la peinture et d'appréhender l'effet dispersant des additifs greffes à la surface des pigments La qualité de la dispersion est évaluée a l'aide de deux paramètres la viscosité à 100 s
~1 et le comportement rhéologique de la peinture (newtonien ou rhéofluidifiant) Les résultats sont donnés dans le tableau 4 ci- dessous Tableau 4
On constate par ces mesures que les peintures comprenant un produit selon l'invention ont une meilleure dispersion, la viscosité de ces peintures est plus basse que celle comprenant un produit non traité Les produits de l'invention offrent donc une plus grande facilité et une plus grande souplesse d'utilisation dans le milieu d'application que ceux de l'art antérieur
Tenue mécanique Différents tests ont été mis en œuvre afin d'évaluer la souplesse et l'adhérence des films de peinture L'adhérence est évaluée par un test de quadrillage (norme ISO 2409) " on effectue au cutter un quadrillage de 100 carreaux de un millimètre de coté , on applique un ruban adhésif sur le quadrillage, on retire le scotch et on évalue l'état du quadrillage par une note allant de 0 (aucun décollement de la peinture) à 5 (la peinture est complètement décollée)
La souplesse du feuil de peinture est testée à l'aide des tests suivants
- le test d'embouti ERICHSEN (norme ISO 1520) une bille d'acier est appliquée a une contrainte et une vitesse constante sur l'envers de la plaque à tester, cette bille déforme la plaque, on note la distance de pénétration de la bille à laquelle la peinture commence à se fissurer
- le test de déformation à l'aide d'un mandrin cylmdro-conique la plaque de peinture a tester est déformée sur un mandrin cylmdro-conique, on note le rayon de courbure du mandrin auquel la peinture commence à se fissurer
Les résultats sont donnés dans les tableaux 5 et 6 ci-dessous
Tableau 5 Résultats en adhérence
30'SECHAGE AIR. 20' 140°C PLAQUE AL36
Tableau 6 Résultats en souplesse
30'SECHAGE AIR, 20' 140°C PLAQUE AL36
* dans tous les cas on n'a pas observé de craquelure de la peinture en utilisant le plus petit rayon de courbure du mandrin.
La présence de copolymeres déposés sur les produits de l'invention n'altère ni la souplesse du feuil de peinture ni son adhérence On peut donc penser que les copolymeres déposés sont bien restés à la surface du pigment et qu'il n'y a eu aucune migration aux interfaces du feuil sinon les valeurs données ci-dessus seraient mauvaises
Tenue aux acides:
La tenue aux acides est évaluée sur la peinture sèche
On dépose une goutte d'acide sulfuπque à 90% dans l'eau sur le film de peinture à tester On mesure les variations de teinte toutes les minutes à l'aide d'un coloπmètre équipé d'acquisition de mesure automatique et dans les conditions de mesure données plus haut au paragraphe colorimétrie. Les résultats sont exprimés en donnant la vitesse
initiale à laquelle la teinte varie (dE*/mιn) Les résultats sont donnés dans le tableau 7
Tableau 7
Les produits selon l'invention ont un effet protecteur prononcé
Tenue thermique des peintures
Les peιntures"coιl-coatιng" ont des températures de cuisson relativement élevées Il est donc nécessaire d'évaluer la tenue thermique des pigments En effet sous l'action de la chaleur, le pigment peut s'oxyder et passer de la forme sulfure à la forme sulfate de terre rare Pour cela les peintures sont réticulées à différentes températures (de 200 à 280°C) pendant une durée de deux minutes La brillance est mesurée pour chaque peinture On prendra comme référence les échantillons réticulés à 200°C
Les résultats de SUIVI de brillance sont donnés dans le tableau 8 qui suit et dans lequel est indiquée la variation de brillance Δ entre 200°C et 280°C
Tableau 8
PLAQUE AL36. TENUE THERMIQUE SECHAGE AIR 30', 2' FOUR SUIVI BRILLANCE 20°
En terme de variation de brillance, on note une nette amélioration pour les peintures incorporant les produits de l'invention
EXEMPLE 3
Cet exemple décrit une application d'un pigment de l'invention dans un plastique On mélange au cube tournant des granulés de Polyamide 12 (Rilsan AMN D naturel de la société Atochem non protégé contre les UV) avec le pigment (1 % en poids) (soit le produit 1 comparatif, soit le produit 3) et un agent "fixatif le stéarate de butyle (0,05 %)
On extrude le mélange sur une extrudeuse double vis de diamètre 30 mm (ZSK 30 de Werner & Pfleiderer) puis on effectue un moulage par injection sur presse Arburg 35
T (allrounder 350-90 220D) à 220°C pour obtenir des plaquettes de dimensions 48 x 40 x 4 mm Ces plaquettes sont soumises a un test de vieillissement accéléré XENOTEST (ISO 4892) aux conditions suivantes
Conditions d'irradiation lampe à arc xénon avec filtres suprax simulant un éclairage solaire à peu près cent fois plus intense, l'irradiance est régulée à 65 W/m2 Température de chambre 30°C
Cycle de fonctionnement 27 minutes d'irradiation en phase sèche à t=30°C puis 3 minutes d'irradiation en phase humide à t=30°C L'apport d'humidité se fait par aspersion directement d'eau liquide sur les plaques à tester par le moyen de buses
On mesure l'écart de teinte (dE*) au bout de 2500 heures On obtient les résultats donnes dans le tableau 9 ci-dessous
Le pigment de l'invention améliore nettement la tenue au vieillissement du plastique
EXEMPLE 4
Cet exemple concerne une composition selon l'invention dans laquelle le pigment du support est de l'oxyde de titane
Pour la préparation du produit on procède comme dans l'exemple 1 en préparant une suspension de TiO2 dans le xylène L'oxyde de titane utilisé est le produit RCL 535 de la société Millenium qui comporte en surface une couche d'alumine On utilise en outre un copolymère de formule (4) dans laquelle m=10 et n=30 Le produit obtenu constitue le produit 4 La quantité de copolymère présente dans le produit est de 0,5% en poids par rapport à l'oxyde de titane A titre comparatif, le pigment à base de TιO2 sans copolymère constitue le produit 5 Les produits 4 et 5 sont utilisés dans une peinture acrylique isocyanate préparée comme indiqué ci-dessous
Préparation de la base de broyage PMA (Methoxy 2, propyl acétate) 4,5 g
Acétate de butyle 4,5 g MULTIFLOW (agent d'étalement) 0,15 g
MACRYNAL SM51 ON (polyol acrylique) 19,95 g
TιO2 (pigment) 30gr
On ajoute 90 gr de billes de verre d'un millimètre de diamètre Le mélange est broyé au pendraulyk équipé d'un disque en Téflon pendant 20 minutes à 7000 tours par minutes On récupère le broyât en filtrant sur une toile de 100 microns
Préparation de la peinture
BASE DE BROYAGE 23,23 gr
MACRYNAL SM51 ON 70 gr Aiout du durcisseur avant application de la peinture tolonate HDB 75 MX (isocyanate) à 15% en masse Conditions de cuisson
Séchage à l'air ambiante pendant 1 h puis cuisson en étuve ventilée pendant 30' à 100°C On donne dans le tableau 10 ci-dessous les résultats concernant la brillance et l'opacité, les mesures étant faites selon les méthodes décrites dans l'exemple 2
Tableau 10
Le produit de l'invention et celui de l'art antérieur présentent des brillances similaires Par contre, l'opacité est très nettement améliorée par le produit de l'invention
EXEMPLE 5
Cet exemple concerne une composition selon l'invention dans laquelle le pigment du support est un pigment organique du type Naphtol AS (Rouge Novaperm F3RK70 de Hoechst)
Pour la préparation du produit on procède comme dans l'exemple 1 en préparant une suspension du pigment organique dans le xylène On utilise en outre un copolymère de formule (4) dans laquelle m=10 et n=30 Le produit obtenu constitue le produit 6 A titre comparatif, le pigment à base du pigment organique non traité constitue le produit
7
Ces deux produit sont utilisés dans la peinture décrite à l'exemple 2 On détermine ensuite la tenue thermique de la peinture dans les mêmes conditions que celles données dans l'exemple 2 en mesurant la variation de teinte ΔE entre 140°C et 230°C
Les résultats figurent dans le tableau 11 qui suit
Tableau 1 1
PLAQUE AL36. TENUE THERMIQUE SÉCHAGE AIR 30'. 2'
En conclusion, il apparaît des propriétés données ci-dessus que le traitement de l'invention conduit bien à des pigments sur lesquels les copolymeres sont bien fixes ou déposés
On remarque que la tenue thermique des pigments organiques est particulièrement améliorée Ainsi, comme on le voit à partir de l'exemple 5, on obtient un pigment qui est stable à une température de 230°C
En outre les copolymeres ne se désorbent pas lors de la mise en formulation et lors du séchage des peintures II n'y aucune migration des copolymeres aux interfaces du feuil de peinture Ce point est essentiel pour l'adhérence de la peinture avec son support et les autres couches de vernis ou de peinture qui peuvent être appliquées. En effet, dans les applications industrielles des peinture, il n'est pas rare que les pièces métalliques soit peintes par plusieurs couches de peinture (primaire d'adhésion, couche d'apprêt et vernis) Au contraire les additifs ou agents tensioactifs usuels servant a disperser les pigment se désorbent en partie et altèrent l'adhésion de la peinture Le dépôt des copolymeres a un double rôle II offre une barrière à l'eau et à l'oxygène et un effet compatibilisant avec la peinture ce qui améliore la dispersion de ces pigments