Appareil et procédé de filtration continue sous vide, à bande sans fin.
La présente invention concerne un filtre ou appareil de filtration continue sous vide, à bande sans fin. Elle vise également un procédé visant à améliorer les performances de cet appareil de filtration, dans une application spécifique intéressante de ce dernier.
De manière intéressante, quoique nullement limitative, le filtre selon l'invention est applicable à la filtration, à l'essorage et à la dessiccation des boues résiduelles des bassins de décantation, ou des stations d'épuration industrielles, ou d'autres provenances et nature, telles que par exemple, filtration des lisiers, des effluents de sortie des fromageries, des eaux de lavage, des eaux de bassins d'aquaculture, etc.
On connaît, par exemple par le document SU-1.001.972 A, un filtre continu sous vide, à bande sans fin, comprenant, d'une part, un support filtrant constitué par une bande sans fin perforée d'entraînement enroulée sur deux tambours, et, d'autre part, une toile filtrante sans fin reposant, par l'intermédiaire de son brin supérieur, sur le brin supérieur de la bande d'entraînement qui peut assurer ainsi le déplacement par friction de ladite toile filtrante, une chambre à vide disposée au-dessous des brins supérieurs superposés de la bande d'entraînement et de la toile filtrante permet de créer une dépression permanente favorisant le passage de la phase liquide de la bouillie ou effluent à filtrer déversée sur la toile filtrante, à travers cette dernière.
Ce type de matériel a notamment pour inconvénients :
- un entraînement irrégulier de la toile filtrante par la bande d'entraînement dû à de fréquents patinages entre les surfaces en contact de ladite bande et de ladite toile, ce qui diminue le rendement des filtres ;
- un dépôt irrégulier des effluents sur la toile filtrante dû à cet entraînement irrégulier, d'où un assèchement irréguiier des boues ou bouillies déversées sur cette dernière ;
une mauvaise répartition de l'effet d'aspiration appliqué sur la surface inférieure de la toile filtrante, d'où des performances médiocres dans les degrés de dessiccation des effluents ou autres bouillies à filtrer.
L'invention a donc notamment pour but de remédier aux inconvénients des filtres à bande sans fin du genre susmentionné.
Cet objectif est atteint, selon l'invention, par un appareil de filtration continue sous vide, à bande sans fin, lequel, suivant une première disposition caractéristique, est remarquable par le fait que son support filtrant sans fin est constitué de deux toiles superposées rendues solidaires l'une de l'autre, soit une toile filtrante externe et une toile porteuse interne, le maillage de la toile porteuse interne étant supérieur au maillage de la toile filtrante externe. De manière avantageuse, la toile tissée interne servant de tapis porteur a un maillage de l'ordre de un à quelques millimètres (par exemple cinq millimètres), tandis que la toile filtrante externe a un maillage de l'ordre de un à quelques micromètres (par exemple de l'ordre de 1 à 30 micromètres).
Grâce aux dispositions caractéristiques ci-dessus, on dispose d'un support ou média filtrant indéformable se présentant sous forme d'une bande sans fin permettant son montage sur deux tambours dont l'un est moteur, et son entraînement à vitesse constante et sans à coup, et, par conséquent, un excellent rendement, une répartition régulière des effluents ou bouillies sur ledit support filtrant et un assèchement très poussé de ces derniers.
Les buts, caractéristiques et avantages ci-dessus, et d'autres encore, ressortiront mieux de la description qui suit et des dessins annexés dans lesquels :
La figure 1 est une vue en coupe axiale de la partie essentielle d'une première forme d'exécution de l'appareil de filtration sous vide à bande sans fin selon l'invention.
La figure 2 est une vue en plan, avec arrachement partiel, de cet appareil.
La figure 3 est une vue en coupe axiale d'une autre forme d'exécution de l'appareil de filtration selon l'invention.
La figure 4 est une vue en coupe verticale d'un dispositif permettant l'injection d'additifs dans les effluents, avant leur filtration.
La figure 5 est une vue de détail à plus grande échelle et en coupe verticale illustrant les moyens contribuant à l'étanchéité, le long des bords supérieurs amont et longitudinaux du bac de dépression.
La figure 6 est une vue de détail, à plus grande échelle et en coupe verticale, illustrant un moyen contribuant à l'étanchéité à l'extrémité aval du bac de dépression.
La figure 7 est une vue de détail, à plus grande échelle et en coupe transversale illustrant la constitution de l'un des bords longitudinaux du tapis filtrant sans fin et un moyen permettant de l'appliquer sur l'un des bords longitudinaux d'une glissière.
On se réfère auxdits dessins pour décrire des exemples de réalisation avantageux, bien que nullement limitatifs, de l'appareil de filtration sous vide, à bande sans fin, selon l'invention.
Cet appareil comprend un bâti 1 supportant deux tambours espacés, soit un tambour moteur 2 et un tambour mené lisse 3. Le tambour 2 est avantageusement du genre cage d'écureuil comportant deux joues 2a assemblées, au voisinage de leur périphérie, par des barreaux 2b régulièrement espacés, par exemple de l'ordre de 30 à 60 mm. Une crépine 2c est disposée autour du tambour moteur 2 ainsi réalisé. Cette construction a pour avantage d'éviter les glissements et froissements du support ou média filtrant lors de son défilement continu.
Le support filtrant réalisé sous forme de bande sans fin et désigné, dans son ensemble, par la référence 4, s'enroule sur ces tambours 2 et 3. L'avancement continu de la bande sans fin constituant le support ou média filtrant 4 est assuré par un moteur, par exemple par un motoréducteur électrique
5 dont la sortie est reliée à l'axe 6 du tambour moteur 2, par un système de transmission, par exemple à poulies et courroie, les tambours 2 et 3 étant entraînés en rotation selon flèches F1. Le déplacement du média filtrant 4 est, de préférence, asservi à un automatisme commandant la vitesse de rotation du tambour moteur, de façon à régler la vitesse d'avancement dudit média filtrant en fonction des caractéristiques physiques et chimiques des effluents ou autres suspensions à filtrer et de leur concentration en solides. La vitesse de rotation du tambour moteur 2 peut, par exemple, être régulée au moyen d'un variateur de vitesse électronique. La vitesse d'avancement de la bande est généralement de l'ordre de 8 à 50 cm/seconde.
Selon une première disposition caractéristique de l'invention, le support filtrant 4 est constitué de deux toiles superposées 4A, 4B plaquées l'une contre l'autre et rendues solidaires l'une de l'autre, de préférence par l'intermédiaire de leurs bords latéraux, par exemple par couture, ou par rubans autoagripants du genre "Velcro" (marque déposé) ou autrement. Un joint d'etanchéite est ajouté à chaque bordure de cette bande sans fin. Le maillage de la toile tissée interne 4B qui sert de tapis porteur, est nettement supérieur au maillage de la toile tissée filtrante externe 4A.
La toile tissée interne 4B, c'est-à-dire celle qui est disposée à l'intérieur de la boucle a, de préférence, un maillage de l'ordre de 1 à quelques millimètres et, par exemple, un maillage de l'ordre de 5 millimètres, tandis que la toile tissée filtrante externe 4A a, de préférence, un maillage de l'ordre de 1 à 30 micromètres.
La toile tissée filtrante externe 4A peut avoir une largeur supérieure à celle de la bande interne porteuse 4B, ses bords longitudinaux débordants 4A' étant, dans ce cas, repliés au-dessous des bords longitudinaux de ladite bande interne, un ruban d'etanchéite 4C étant fixé (par couture, collage ou autrement), sous les bords longitudinaux du média filtrant 4 ainsi réalisé (figure 7).
La toile filtrante externe 4A peut être constituée par une toile micro tissée en monobrin de fil de textile synthétique tel que polyamide, polyester ou autre. Le
maillage de la toile filtrante externe 4A est déterminé au préalable en fonction du degré de clarification ou d'assèchement et du débit demandés.
La toile support interne 4B peut être tissée avec une fibre synthétique, par exemple un polymère fluoré tel que le Poly (tétrafluoréthylène) ou PTFE, lequel présente l'avantage d'être insensible aux changements de température et peu sensible aux effets d'étirement ou de retrait.
Le support ou média filtrant 4 circule en continu (selon flèches F2) et un bac de dépression 7 est disposé au-dessous de son brin supérieur 4'.
La partie supérieure de ce bac de dépression est surmontée par une plaque ou paroi lisse perforée 8, par exemple constituée par une tôle perforée d'acier inoxydable, reposant sur des poutrelles transversales 7a fixées sur les parois latérales 7b dudit bac de dépression. Cette plaque rigide fixe 8 constitue une glissière sur laquelle se déplace le brin supérieur 4' de la bande sans fin 4. Les perforations de la plaque 8 ont, par exemple, un diamètre de l'ordre de 10 mm à 12 mm, les bords longitudinaux de cette dernière étant dépourvus de perforations.
Le tambour moteur 2 se trouve logé, en partie, dans l'extrémité aval du bac de dépression 7, de sorte que l'effet de dépression s'exerce aussi à travers ledit tambour moteur et tend à plaquer le média filtrant sur ce dernier et à le rendre adhérent audit tambour moteur.
Au-dessus du brin supérieur 4' du support filtrant 4, est disposée une trémie supérieure 9 destinée au déversement des effluents à filtrer, cette trémie comportant un fond ouvert. Le brin supérieur 4' du support filtrant 4 est placé en interface entre la trémie supérieure 9 et la glissière perforée 8 surmontant l'ouverture supérieure du bac de dépression 7.
Dans la partie la plus basse du fond du bac de dépression 7, est ménagé un orifice de sortie 10 relié, par l'intermédiaire d'une canalisation d'aspiration 11a, à une pompe 11 , par exemple constituée par une pompe à palettes placée au- dessous du niveau où se trouve ledit orifice de sortie. Cette pompe 11 qui
travaille ainsi toujours en charge, permet de créer une dépression à l'intérieur du bac et de recueillir le liquide filtré ou filtrat.
Les tambours 2 et 3 et la glissière perforée 8 peuvent être avantageusement installés de sorte que le brin supérieur 4' du média filtrant 4 et ladite glissière aient une orientation plus ou moins inclinée par rapport à l'horizontale, cette inclinaison pouvant, par exemple être de l'ordre de 3° à 15°, selon les applications envisagées. Dans certaines applications spécifiques, filtration de lisiers par exemple, cette inclinaison peut aller jusqu'à 30°.
Par construction, la filtration est de type tangentiel.
Selon cette disposition, le brin supérieur 4' de la bande sans fin 4 et la glissière perforée 8 s'élèvent dans la direction de l'avancement de la bande sans fin.
Afin d'améliorer l'effet de dépression dans le bac 7, des joints 12a, 12b, constitués par des languettes souples et lisses, sont disposés fixement au- dessus de l'extrémité amont du bac de dépression 7 et des bords longitudinaux de la glissière perforée 8, respectivement. Le support ou média filtrant 4 passe sous la languette souple constituant le joint transversal 12a, tandis que les bords longitudinaux dudit support ou média filtrant circulent sous les languettes souples constituant les joints longitudinaux 12b. Ces joints qui sont fixés par l'intermédiaire de l'une de leurs bordures longitudinales, sur les bords inférieurs amont et longitudinaux de la trémie supérieure 9, tendent à plaquer le brin supérieur 4' du support filtrant mobile 4 contre le bord supérieur amont du bac de dépression 7 et contre la surface supérieure des bords longitudinaux non perforés de la plaque d'appui perforée 8, respectivement. Le bord transversal arrière 13 du bac de dépression 7 s'étend approximativement jusqu'à l'endroit où se produit la séparation du brin inférieur 4" de la bande sans fin 4 et du tambour moteur 2, de façon à favoriser cette séparation. Il peut être équipé d'un masque ou joint souple 13a, par exemple exécuté en polymère fluorés CPTFE, FEP, PFA, EPE, mieux connus sous le nom de "Téflon" : (Marque déposée), s'opposant à la libre pénétration de l'air, à cet endroit, dans le bac de dépression. La séparation du brin inférieur 4" et du rouleau moteur 2, est, d'autre part, facilitée par la tension qu'exerce un rouleau
tendeur 14 sur ledit brin inférieur, ce rouleau tendeur étant assujetti à un dispositif de réglage de tension 15, par exemple constitué par un vérin ou petit bras télescopique à ressort.
Une rampe 16 de soufflage d'air comprimé chaud est installée au-dessous du tambour moteur 2, parallèlement à l'axe 6 dudit tambour moteur, et à l'intérieur de la boucle constituée par le support filtrant sans fin 4. Les orifices de sortie ou buses de cette rampe sont orientés en direction de la surface interne du support filtrant mobile 4. L'action du soufflage de l'air comprimé chaud vers l'extérieur, au travers du média filtrant 4, permet d'augmenter le degré d'assèchement de la couche de boue ou bouillie B appliquée contre ledit média filtrant. Cette action permet aussi un décollement partiel de la couche de boue B de son support 4 et facilite ainsi le nettoyage du support filtrant qui est ensuite soumis à une action de raclage exercée par un racleur 17 constitué par un couteau racleur disposé transversalement à l'extérieur de la boucle constituée par ledit support filtrant à un niveau inférieur à celui où se trouve la rampe de soufflage 16. Ce racleur 17 frotte, par l'intermédiaire de son bord actif supérieur, relevé vers le haut et qui peut être muni d'une bande de "Téflon" (marque déposée) dur, sur la surface externe de la bande sans fin 4, de préférence sur la totalité de la largeur de celle-ci.
Le gâteau Ba détaché du support filtrant ou les résidus de raclage sont déversés dans un réceptacle (non représenté) d'où ils sont ensuite dirigés, suivant les applications, vers un tunnel de dessiccation totale ou transportés par un bac sur un lieu de stockage.
Le débit d'arrivée de l'effluent B à filtrer dans la trémie 9 peut être réglé de toute manière connue, par exemple au moyen d'une vanne 18 placée sur la canalisation d'alimentation 19 débouchant dans ladite trémie, et commandée par un flotteur 20 logé dans cette dernière. De la sorte, le flotteur 20 asservit la vanne extérieure 18 qui règle le débit de l'effluent à filtrer. Le contrôle de ce débit est important, car il permet de fixer l'épaisseur de la lame ou couche d'effluent iiquide entraîné sur et par le média filtrant 4. Plus fine est la lame ou couche d'effluent liquide, plus rapide est l'essorage des boues Ba retenues sur le média filtrant. L'épaisseur souhaitable de cette lame d'effluent iiquide (quelques millimètres) en
fonction des caractéristiques physiques et chimiques du produit à filtrer et des buts de la filtration (clarification ou dessiccation), peut être déterminée au moyen d'essais préalables en laboratoires.
Comme indiqué précédemment, une application intéressante de l'invention est la filtration, l'essorage et la dessiccation des boues résiduelles des bassins de décantation.
Dans ce cas, pour améliorer les débits de concentration, un dispositif permettant la mise en œuvre d'un procédé de traitement chimique de coagulation et de floculation, est prévu en amont de l'entrée de l'effluent dans l'appareil de filtration et de concentration précédemment décrit.
Selon ce procédé on ajoute, à très faibles doses, et en continu, au moyen de pompes doseuses P1 , P2, P3, P4, à l'effluent liquide provenant du bassin de décantation de boues liquides :
- a) une solution bactéricide oxydante telle que de l'ozone ou de l'eau de Javel ;
- b) au moins un coagulant ;
- c) un floculant ;
- d) un produit "siccateur".
Les essais ont démontré que l'adjonction d'une petite quantité d'un produit bactéricide et oxydant (par exemple : ozone, eau oxygénée, eau de Javel) ralentit puis arrête les fermentations durant un temps plus ou moins long. Durant cet arrêt de fermentation, l'efficacité des coagulants et floculants augmente. Les essais ont aussi établi que cette efficacité augmente notablement si la température du mélange est supérieure à 25°.
Le réchauffement du mélange permet aussi de diminuer de façon importante la viscosité des coagulants et floculants.
Ce réchauffement peut être obtenu de diverses façons, par exemple par chauffage de l'air servant au brassage du mélange.
Ce chauffage peut être obtenu en utilisant l'air chaud produit par un compresseur d'air en continu à palettes (gain de chaleur de Tordre de 30°).
La non fermentation des boues rejetées peut être maintenue au-delà du temps limite si l'élimination du filtrat (eau claire rejetée) permet d'atteindre et de dépasser une concentration supérieure à 80 %.
Pour obtenir ce chiffre, l'adjonction d'un "coagulant siccateur", par exemple du genre commercialisé par la Société "Métaux Chimie" BP 7115 - 95054 CERGY PONTOISE Cedex, sous le nom de "Cos 50", est souhaitable.
Le dispositif permettant le mélange de l'effluent liquide et des additifs susmentionnés est illustré à la figure 4.
Ce dispositif comprend une cuve à mélange fermée 21, ayant par exemple une contenance d'environ 800 litres, dans laquelle pénètrent, en partie haute, une conduite d'alimentation 22 reliée à un bac ou réservoir d'effluent liquide (non représenté), et, en partie basse, un tuyau 23 relié à un compresseur d'air (non représenté).
Les pompes doseuses P1 , P2, P3, P4 sont reliées à une portion extérieure de la conduite d'alimentation 22, de préférence à proximité de la cuve 21 , ladite conduite d'alimentation débouchant dans la partie basse de ladite cuve.
A sa partie supérieure, la cuve 21 comporte un orifice de sortie 24 relié à un tuyau 25 dont l'extrémité libre débouche au-dessus de la trémie 9 du filtre proprement dit précédemment décrit.
Les additifs susmentionnés sont injectés séparément et simultanément, par l'intermédiaire des pompes doseuses P1 , P2, P3 et P4, dont le débit est, par exemple, de Tordre de 20 litres/heure chacune. Les additifs se déversent simultanément dans la cuve 21 avec Teffuent introduit gravitairement par la conduite d'alimentation 22 qui débouche dans la partie inférieure de ladite cuve.
L'air chaud sous faible pression permettant le brassage de l'effluent et les additifs, arrive par le tuyau 23.
Le brassage dure de trois à quatre minutes. La sortie du mélange liquide s'effectue par l'orifice 24 et ce mélange liquide se déverse gravitairement par l'intermédiaire du tuyau 25, dans la trémie 9 du filtre.
La cuve à mélange est construite de telle façon que le mélange et l'alimentation puissent se faire en continu.
Pour cela, ladite cuve aura une capacité au moins égale au 120/100 du débit maximum d'effluent reçu durant le temps de brassage. Par exemple : pour un débit d'alimentation en effluents < à 10 m3/Heure pour une durée de brassage de 4 minutes, la capacité de la cuve sera, en m3, de 10m3 x 4 x 120/100,
60 soit 0,799 m3 arrondi à 0,800 m3, soit 800 litres environ.