1 La présente invention concerne les applicateurs pour appliquer un produit cosmétique sur les matières kératiniques humaines, et plus particulièrement, mais non exclusivement, les applicateurs d'eyeliner, de produit sur les lèvres, de fard à paupières ou de mascara. L'invention concerne également un dispositif de conditionnement et d'application et un procédé de maquillage correspondants. Parmi les dispositifs d'application d'eyeliner connus, certains comportent un récipient pourvu d'un col fileté sur lequel peut se fixer un capuchon de fermeture qui porte une tige munie en extrémité d'un embout applicateur généralement réalisé par injection de matière thermoplastique avec un revêtement de flocage. Un organe d'essorage est habituellement placé dans le col pour essuyer la tige et réduire la quantité de produit prélevée lors du retrait de l'applicateur. On connaît par ailleurs des stylos applicateurs, plus pratiques à utiliser. Toutefois, les performances de ces stylos sont parfois en retrait de celles qu'il est possible d'obtenir avec des formes complexes d'embouts applicateurs connus, réalisés par injection ou par usinage de pointe en feutre. FR 2 933 281 décrit un applicateur d'eyeliner comportant une tige et un embout applicateur porté par la tige, pouvant se déformer lors de l'utilisation et permettant de tracer selon l'orientation choisie deux traits d'épaisseurs différentes. FR 2 836 031 divulgue un applicateur d'eyeliner présentant au moins deux pointes. Il existe un besoin pour disposer d'autres applicateurs permettant de tracer des traits différents selon l'orientation donnée à l'applicateur, qui soient relativement simples à utiliser et à fabriquer. L'invention vise ainsi à perfectionner encore les applicateurs de produit cosmétique sur les matières kératiniques et elle y parvient grâce à un applicateur d'un produit cosmétique sur les matières kératiniques humaines, comportant : un support, et une pointe applicatrice d'axe longitudinal (X) portée par le support, cette pointe présentant : o une partie de base d'axe (X) permettant, par au moins l'une de ses portions, la fixation au support, et 3036260 2 o une partie d'application se raccordant à la partie de base et présentant au moins trois surfaces, chacune de contour formé par - au moins une arête, et/ou 5 - une ligne de base de jonction de la partie d'application à une portion cylindrique d'axe (X) de la partie de base, les formes des contours desdites surfaces étant différentes deux à deux et non symétriques les unes par rapport aux autres par rapport à un axe ou un plan médian. L'invention permet de nouveaux effets de maquillage en fonction des formes et 10 contours donnés aux surfaces d'application et permet de faciliter l'application du produit, notamment en améliorant le confort d'utilisation et l'efficacité de l'applicateur. De préférence, la pointe applicatrice est monobloc. La pointe applicatrice est avantageusement en un matériau poreux, notamment en fibres synthétiques ou naturelles orientées toutes sensiblement dans la même direction, 15 notamment selon l'axe longitudinal (X), et assemblées pour former un feutre. La pointe applicatrice est, de préférence, imbibée du produit cosmétique à appliquer, notamment d'eyeliner, de produit à lèvres, de fard à paupières ou de mascara. Ceci peut permettre au produit de diffuser facilement par capillarité au sein de l'embout applicateur, du fait de sa porosité. Les fibres permettent de transporter le produit le long de la pointe applicatrice.
20 La pointe applicatrice peut tremper dans un réservoir de produit cosmétique en dehors de ses périodes d'utilisation, ce qui permet notamment une plus grande autonomie de celle-ci. La partie de base peut s'étendre d'une extrémité de la pointe applicatrice à la partie d'application et la partie d'application peut s'étendre de la partie de base à l'autre 25 extrémité de la pointe applicatrice. Ainsi, la pointe applicatrice est constituée, entre ses deux extrémités, de la partie de base et de la partie d'application seulement. La pointe applicatrice est, de préférence, réalisée par découpes d'une pièce cylindrique monobloc, notamment par découpes desdites surfaces dans la pièce cylindrique, notamment à l'aide d'un outil de coupe mobile et orientable selon toutes les 30 directions de l'espace. La pièce cylindrique est à base circulaire ou non, par exemple à base elliptique ou polygonale, notamment carrée, rectangulaire ou triangulaire. De préférence, la pièce cylindrique est à base circulaire. Lorsque la pièce cylindrique est à 3036260 3 base non circulaire, son diamètre est par extension celui du plus petit cercle dans lequel est inscrite la section. La pièce cylindrique peut être non étagée ou comporter deux portions cylindriques de diamètres différents, notamment une des portions cylindriques, de 5 préférence la portion de plus grand diamètre, étant destinée à former la partie d'application et l'autre des portions cylindriques étant destinée à former la partie de base. La partie de base peut être au moins partiellement, par exemple totalement, insérée dans le support. La partie de base peut être insérée en force dans un logement du support.
10 La portion cylindrique de la partie de base, notamment toute la partie de base, peut être cylindrique de révolution ou cylindrique à base non circulaire, notamment rectangulaire ou triangulaire. La partie d'application peut avoir une hauteur H2 inférieure ou égale à 50%, mieux inférieure ou égale à 25% de la hauteur totale H1 de la pointe applicatrice.
15 La hauteur H2 de la partie d'application peut être comprise entre 0.5 et 20 mm. La pointe applicatrice peut être dépourvue d'axe de symétrie. La pointe applicatrice peut présenter au moins un plan de symétrie, de préférence un unique plan de symétrie, notamment un plan de symétrie contenant l'axe longitudinal de la pointe applicatrice.
20 Le rapport d/ H2, de la plus grande dimension d en section transversale de la pointe applicatrice et de la hauteur H2 de la partie d'application, peut être compris entre 0,04 et 14. La plus grande dimension d en section transversale de la pointe applicatrice peut être compris entre 0,8 mm et 7 mm.
25 Lorsque la plus grande dimension d en section transversale de la pointe applicatrice et la hauteur H2 de la partie d'application sont petits, la pointe applicatrice est relativement rigide et peut permettre une application précise du produit. Lorsque la plus grande dimension d en section transversale de la pointe applicatrice est petite et la hauteur H2 de la partie d'application est grande, la pointe 30 applicatrice est flexible et toute en gardant une précision d'application du produit.
3036260 4 Lorsque la plus grande dimension d en section transversale de la pointe applicatrice est grande et la hauteur H2 de la partie d'application est petite, la pointe applicatrice est rigide et permet une application stable de type tampon sur la peau. Lorsque la plus grande dimension d en section transversale de la pointe 5 applicatrice et la hauteur H2 de la partie d'application sont grande, cela permet d'avoir une application de produit stable pour un maquillage marqué. Les surfaces peuvent chacune être plane ou non plane, notamment concave, convexe ou de révolution. Les arêtes peuvent être vives ou non. De préférence, aucune desdites surfaces n'est plane et perpendiculaire à l'axe 10 longitudinal. Les surfaces sont, de préférence, non cylindriques de révolution. Une surface convexe peut permettre une jonction avec la partie de base avec ou sans arête, c'est-à-dire avec ou sans rupture de pente. La jonction se distingue alors en ce que, en déplacement selon l'axe (X) de la partie de base vers la partie d'application, la 15 tangente à la surface extérieure forme un angle avec l'axe longitudinal (X) variant continûment. De préférence, au moins trois des surfaces sont réalisées par découpes d'une pièce cylindrique. La pointe applicatrice peut ou non présenter, après découpes des au moins trois surfaces, une ou plusieurs surfaces n'ayant pas été réalisées par découpes.
20 De préférence, au moins trois desdites surfaces ne forment pas, en extrémité de la pointe d'application, une surface plane et perpendiculaire à l'axe longitudinal (X). Chacune des surfaces peut présenter une aire comprise entre 1 mm2 et 80 mm2. Au moins l'une des surfaces peut être plane et former un angle a compris entre 1° et 80° par rapport à l'axe longitudinal (X) de l'applicateur.
25 Un angle a par rapport à l'axe longitudinal (X) faible permet d'avoir une extrémité de la pointe applicatrice fine et d'effectuer un maquillage précis. Un angle a par rapport à l'axe longitudinal (X) élevé permet de réaliser un maquillage par tampon de la pointe applicatrice sur la peau. Au moins l'une des surfaces peut être concave ou convexe et présenter un 30 rayon de courbure compris entre 1 mm et 190 mm. Une surface présentant un rayon de courbure faible permet par exemple de créer un dégagement facilitant l'application à l'aide d'une autre des surfaces.
3036260 5 Une surface présentant un rayon de courbure élevé permet par exemple de maquiller toute la ligne au dessus de l'oeil d'un seul mouvement. Au moins une des surfaces peut s'effiler vers l'extrémité distale de la pointe applicatrice.
5 Au moins deux des surfaces peuvent présenter une arête commune. L'arête commune peut être rectiligne ou non rectiligne, notamment concave ou convexe. Une telle arête peut permettre de réaliser un trait fin ou un profil de trait particulier selon la courbure. Au moins trois des surfaces peuvent avoir un sommet en commun. Ceci peut 10 permettre d'avoir une pointe fine permettant de réaliser des traits fins. L'applicateur peut comporter au moins une surface additionnelle de contour formé par au moins une arête, et/ou par une ligne de base de jonction de la partie d'application à une portion cylindrique d'axe (X) de la partie de base et présentant un contour soit de forme identique à celui d'une desdites surfaces, soit symétrique de celui 15 d'une desdites surfaces par rapport à un axe ou à un plan. L'invention a encore pour objet un dispositif de conditionnement et d'application, comportant : un réservoir contenant le produit cosmétique, notamment de maquillage, en particulier un eyeliner, un produit à appliquer sur les 20 lèvres, un fard à paupières ou un mascara, un applicateur selon l'invention. Le produit cosmétique peut comporter un ou plusieurs pigments colorés. Le support de l'applicateur peut former le réservoir contenant le produit cosmétique. Le dispositif peut être alors sous la forme d'un feutre contenant le produit 25 cosmétique et la pointe applicatrice trempant, par sa partie de base insérée dans le support, dans le produit cosmétique de sorte que ce dernier est amené par capillarité à la partie d' application. En variante, le réservoir est séparé de l'applicateur. Le support peut être une tige monté sur un capuchon d'un récipient contenant le produit à appliquer de sorte que la 30 pointe applicatrice puisse s'insérer dans le récipient pour s'imbiber de produit cosmétique. L'invention a encore pour objet un procédé de maquillage de la paupière, comportant l'étape consistant à appliquer de l'eyeliner, un produit à lèvres, un mascara, ou 3036260 6 un fard à paupières à l'aide d'un applicateur selon l'invention ou d'un dispositif selon l'invention. L'invention a encore pour objet un procédé de maquillage des lèvres, comportant l'étape consistant à appliquer du rouge à lèvres à l'aide d'un applicateur selon 5 l'invention ou d'un dispositif selon l'invention. L'invention a encore pour objet un procédé de maquillage des sourcils, comportant l'étape consistant à appliquer du mascara à l'aide d'un applicateur selon l'invention ou d'un dispositif selon l'invention. D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront à la 10 lecture de la description détaillée qui va suivre, d'exemples de mise en oeuvre non limitatifs de celle-ci, et à l'examen du dessin annexé, sur lequel : - la figure 1 représente de façon schématique un exemple de dispositif de conditionnement et d'application selon l'invention, - la figure 2 représente de façon schématique et en perspective un exemple 15 de pointe applicatrice selon l'invention, - la figure 3 est une vue selon III de l'exemple de pointe applicatrice de la figure 2, - la figure 4 est une vue selon IV de l'exemple de pointe applicatrice des figures 2 et 3, 20 - la figure 5 est une vue selon V de l'exemple de pointe applicatrice des figures 2, 3 et 4, - la figure 6 représente de façon schématique et en vue de côté une variante de pointe applicatrice selon l'invention, - la figure 7 est une vue selon VII de la variante de pointe applicatrice de la 25 figure 6, - la figure 8 représente en perspective une vue schématique d'une variante de pointe applicatrice selon l'invention, - la figure 9 est une vue selon IX de la variante de pointe applicatrice de la figure 8, 30 - la figure 10 est une vue selon X de la variante de pointe applicatrice des figures 8 et 9, 3036260 7 - la figure 11 représente en perspective une vue schématique d'une variante de pointe applicatrice selon l'invention, - la figure 12 est une vue selon XII de la variante de pointe applicatrice de la figure 11, 5 - la figure 13 est une vue selon XIII de la variante de pointe applicatrice de la figure 12, - la figure 14 représente en perspective une vue schématique d'une variante de pointe applicatrice selon l'invention, - la figure 15 est une vue selon XV de la variante de pointe applicatrice de la 10 figure 14, - la figure 16 représente une vue de côté schématique d'une variante de pointe applicatrice selon l'invention, - les figures 17 et 18 représentent schématiquement deux étapes de réalisation d'une variante de pointe applicatrice selon l'invention, 15 - la figure 19 représente une vue schématique d'une variante de pointe applicatrice selon l'invention, - la figure 20 est une vue selon XX de la variante de pointe applicatrice de la figure 19, - la figure 21 représente en perspective une vue schématique d'une variante 20 de pointe applicatrice selon l'invention, la figure 22 est une vue selon XXII de la variante de pointe applicatrice de la figure 21, et - la figure 23 est une vue selon XXIII de la variante de pointe applicatrice des figures 21 et 22. 25 la figure 24 représente en élévation un autre exemple de pointe applicatrice, et la figure 25 est une vue selon XXV de la figure 24. Dans la suite de la description, des éléments identiques ou similaires ou de fonctions identiques ou similaires portent le même signe de référence sur les figures, sauf 30 mention contraire. Le dispositif de conditionnement et d'application 10 représenté à la figure 1 comporte un support 11 et un capot de fermeture 12, qui se fixe par exemple par 3036260 8 encliquetage, vissage ou friction sur le support 11. Le support 11 s'étend selon un axe longitudinal Y et définit un réservoir contenant le produit cosmétique. Le réservoir contient le produit cosmétique à appliquer. Ce dernier peut être un produit de maquillage, notamment un eyeliner et comporter de l'eau, des pigments, 5 notamment de l'oxyde de fer, des colorants et/ou des polymères. La contenance du réservoir est par exemple comprise entre 1 et 10 ml. Le support 11 porte, dans un logement 14 à l'une de ses extrémités, une pointe applicatrice 20 s'étendant selon un axe longitudinal X, représenté plus en détails sur les figures 2 à 5.
10 Après insertion de la pointe applicatrice 20, l'axe longitudinal Y du support 11 et l'axe longitudinal X de la pointe applicatrice 20 sont préférentiellement confondus. La pointe applicatrice 20 est monobloc. Elle est, de préférence, réalisée entièrement en feutre, notamment en fibres synthétiques ou naturelles orientées toutes sensiblement dans la même direction, notamment selon l'axe longitudinal X de la pointe 15 applicatrice 20, et assemblées pour former un feutre. Lorsqu'elle est insérée dans le logement 14 du support 11, la pointe applicatrice 20 peut tremper par l'une de ses extrémités dans le produit cosmétique et s'imbiber, par capillarité du produit cosmétique, notamment d' eyeliner. Ceci est en particulier le cas lorsque l'ensemble du support 11 et de la pointe applicatrice 20 est tel que la pointe applicatrice 20 est orientée vers le bas.
20 Comme illustré sur les figures 2 à 4, la pointe applicatrice 20 présente une partie de base 22 permettant la fixation de la pointe applicatrice 20 au support 11 et une partie d'application 24 permettant l'application du produit cosmétique en venant au contact avec les matières kératiniques se raccordant à la partie de base 22. La partie de base 22 est cylindrique de révolution selon l'axe longitudinal X, 25 mais d'autres formes sont possibles sans que l'on ne sorte du cadre de la présente invention, notamment une forme cylindrique de section non circulaire, notamment rectangulaire ou triangulaire. La pointe applicatrice 20 peut être fixée par tout moyen adapté sur le support 11. Par exemple, comme illustré sur la figure 1, la pointe applicatrice 20, en particulier la 30 partie de base 22, peut être insérée en force dans un logement 14 correspondant prévu à l'extrémité supérieure du support 11. La partie de base 22 peut s'insérer au moins partiellement dans le logement 14.
3036260 9 La partie de base 22 est alimentée en produit par son extrémité proximale et le produit peut diffuser longitudinalement par capillarité notamment, dans la pointe applicatrice jusqu'à atteindre la partie d'application 24. La pointe applicatrice 20 présente un rapport d/H2 compris entre 0.2 et 1.25, d 5 étant la plus grande dimension en section transversale, ici le diamètre, de la pointe applicatrice 20 et H2 étant la hauteur de la partie d'application 24. d peut être compris entre 3 mm et 5 mm et H2 peut être compris entre 4 mm et 15 mm. Comme illustré sur la figure 2, la partie d'application 24 présente une hauteur 10 H2 inférieure ou égale à 50% de la hauteur H1 de la pointe applicatrice 20. Dans l'exemple illustré sur les figures 2 à 5, la partie d'application 24 présente quatre surfaces 26, 28, 30 et 32. Les surfaces 26, 28 et 30 ou 32 présentent des contours différents et non symétriques entre eux. Les surfaces 30 et 32 sont symétriques par rapport à un plan médian M.
15 Le contour de chacune des surfaces 26, 30 et 32 est formé par des arêtes 34 avec les autres surfaces et avec la partie de base 22. Le contour de la surface 28 est formé par des arêtes 34 avec les autres surfaces et par une ligne de base courbe 36 de jonction avec une portion de la partie de base 22. Cette ligne de base courbe 36 est définie par la ligne à partir de laquelle la tangente à la surface varie.
20 Comme illustré sur la figure 3, la surface 26 est plane et forme, en vue selon le plan médian M, un angle a compris entre 1° et 45°. La surface 26 forme, avec les surfaces 30 et 32, des arêtes courbes 34 et forme, avec la surface 28 une arête rectiligne 34, cette dernière étant perpendiculaire à l'axe longitudinal X. La surface 28 est convexe et présente, en vue selon une direction 25 perpendiculaire au plan médian M, un rayon de courbure r28 compris entre 3 mm et 20 mm. La surface 28 forme avec les surfaces 30 et 32 des arêtes courbes. Comme illustré sur la figure 4, les surfaces 30 et 32 sont concaves et présentent, en vue selon une direction dans le plan médian M, un rayon de courbure rio compris entre 3 mm et 20 mm. Les surfaces 30 et 32 s'effilent chacune vers l'extrémité de 30 la pointe applicatrice 20 pour se terminer en un sommet commun aux surfaces 26, 28 et 30 et 26, 28 et 32 respectivement.
3036260 10 La pointe applicatrice 20 est réalisée par découpes des surfaces 26, 28, 30 et 32 dans une pièce cylindrique monobloc, notamment par découpes à l'aide d'un outil de coupe, non représenté, mobile et orientable selon toutes les directions de l'espace. L'exemple des figures 6 et 7 diffère de celui des figures 1 à 5 en la forme des 5 surfaces 26, 28, 30 et 32. Dans l'exemple des figures 6 et 7, les surfaces 26 et 28 sont convexes et les surfaces 30 et 32 sont planes. Les surfaces 26 et 28 se raccordent à la partie de base 22 par une ligne de base 36 courbe. La surface 26 présente un rayon de courbure r26 compris entre 3 mm et 20 mm et la surface 28 présente un rayon de courbure r28 compris entre 3 mm et 10 20 mm. Les surfaces 30 et 32 forment, en vue selon une direction perpendiculaire au plan médian M, un angle ft avec l'axe longitudinal X compris entre 5° et 30°. Les surfaces 26, 28, 30 et 32 présentent un sommet commun 38 à l'extrémité distale de la pointe applicatrice 20. L'exemple des figures 8 à 10 diffère de celui des figures 1 à 5 en ce qu'il 15 présente seulement trois surfaces 26, 28 et 30 toutes différentes les unes avec les autres. La pointe applicatrice 20 est symétrique par rapport à un plan médian M. Les surfaces 26 et 28 sont planes. Les plans contenant les surfaces 26 et 28 sont symétriques par rapport à un plan N, représenté sur la figure 10, ce dernier étant parallèle avec l'axe longitudinal X mais ne contenant pas ce dernier. Les surfaces 26 et 28 20 présentent des contours différents et non symétriques et forment chacun, en vue selon une direction perpendiculaire au plan N, un angle p avec l'axe longitudinal X compris entre 1° et 50°. Les surfaces 26 et 28 ne présentent pas d'arêtes en commun. Leur contour est formé par des arêtes 34 avec la surface 30 et avec la partie de base 22. La surface 30 est concave et constitue l'extrémité de la pointe applicatrice 20.
25 Elle est symétrique par rapport au plan médian M et au plan N. Son contour est formé par des arêtes courbes 34 avec les surfaces 26 et 28 et par des lignes de bases 36 avec la partie de base 22. L'exemple des figures 11 à 13 diffère de celui des figures 1 à 5 en ce que la pointe applicatrice 20 a la forme d'une pointe incurvée vers l'arrière.
30 Les surfaces 26, 28, 30 et 32 sont concaves. Les surfaces 26, 28 et 30 sont de contours différents et non symétriques. Les surfaces 30 et 32 présentent des contours 3036260 11 symétriques l'un par rapport à l'autre par rapport à une plan médian M. Les contours sont tous délimités par des arêtes 34. La surface 28 ne s'étend pas jusqu'à l'extrémité distale de la pointe applicatrice 20. La pointe applicatrice 20 présente, à son extrémité, une surface 40 n'étant pas réalisée 5 par découpe d'une pièce cylindrique mais étant une portion de la surface latérale de la pièce cylindrique initiale. La surface 40 présente un contour délimité par l'ensemble des autres surfaces 26, 28, 30 et 32. L'exemple des figures 14 et 15 diffère de celui des figures 1 à 5 en ce que la pointe applicatrice 20 comporte deux surfaces planes 26 et 28 formant des angles avec 10 l'axe longitudinal X différents et une surface de rotation 42. Les surfaces 26, 28 et 42 sont de contours différents et non symétriques. La pointe applicatrice 20 est symétrique par rapport à un plan médian M. Chacune des surfaces 26 et 28 se raccorde à une surface plane d'extrémité 44 perpendiculaire à l'axe longitudinal X. La surface plane d'extrémité 44 n'est pas réalisée 15 par découpe de la pièce cylindrique initiale, elle correspond à une portion de la base de ladite pièce. Les surfaces 26 et 28 se raccordent à des surfaces 46 identiques correspondantes à des portions latérales de la pièce cylindrique initiale n'ayant pas été usinées.
20 La surface 42 est une surface de révolution selon l'axe X et présentant une coupe transversale circulaire. Son diamètre varie sur sa hauteur, notamment selon une courbe décroissante puis croissante symétrique. L'exemple de la figure 16 diffère de celui des figures 1 à 5 en ce que la pointe applicatrice 20 présente plus de trois surfaces différentes et non symétriques, ici quatre 25 surfaces 26, 28, 30 et 50. Le diamètre de la partie de base 22 est inférieur à la plus grande dimension de la partie d'application 24. La pointe applicatrice 20 est alors réalisée par découpe dans une pièce cylindrique de diamètre supérieur au plus grand diamètre de la partie d'application d'une partie cylindrique de diamètre inférieur pour obtenir une pièce présentant deux parties de 30 diamètres différents, la première partie formant la partie de base 22 et la deuxième partie destiné à former la partie d'application 24. Les découpes des quatre surfaces différentes sont ensuite réalisées dans la deuxième partie par un outil de coupe.
3036260 12 L'exemple illustré sur les figures 17 et 18 diffère de celui des figures 1 à 5 en la forme des surfaces de découpes 26, 28, 30 et 32. En vue selon une direction perpendiculaire au plan médian M, la surface 26 est de forme concave et la surface 28 est de forme convexe. En vue selon une direction dans le 5 plan médian M, les surfaces 30 et 32 sont convexes. Comme illustré sur la figure 17, la pointe applicatrice est tout d'abord réalisée par découpe des surfaces 30 et 32 dans une pièce cylindrique 60, puis par découpes des surfaces 26 et 28 dans la pièce obtenue. L'exemple illustré sur les figures 19 et 20 diffère de celui des figures 1 à 5 en 10 la forme des surfaces de découpes 26, 28, 30 et 32. La pointe applicatrice est symétrique par rapport à deux plans médians M et N. Les surfaces 30 et 32 sont planes et symétriques l'une par rapport à l'autre par rapport au plan médian M. Leurs contours forment avec la partie de base 22 des arêtes 34. La surface 26 est concave et s'étend de part et d'autres des surfaces 30 et 32.
15 La surface 28 est convexe et constitue l'extrémité de la pointe applicatrice 2. Son contour est formé par des arêtes courbes 34 avec les surfaces 30 et 32 et par des arêtes 34 avec la surface 26. La pointe applicatrice représentée sur les figures 24 et 25 illustre le cas où d et H2 peuvent être petits tous les deux, ce qui confère de la rigidité à la partie d'application, et 20 permet un maquillage précis. Dans cet exemple, la pointe est double, comportant deux avancées formant entre elles un U lorsque la pointe est observée de côté, comme sur la figure 24. La partie d'application comporte une surface conique 26, d'axe X, se raccordant à la partie de base par une arête 34.
25 Une deuxième surface 28 est définie par la face intérieure de chaque avancée, et une troisième surface 30 par le fond de la gorge entre les deux avancées, ce fond se raccordant par une arête 34 à la face intérieure 28 de chaque avancée, les surfaces 26, 28 et 30 étant ainsi distinctes deux à deux. L'expression « comportant un » doit se comprendre comme étant synonyme de 30 comportant au moins un.