[1]. La présente invention concerne le raccordement d'un conducteur électrique, en particulier dans un circuit électrique de véhicule automobile. [2]. Un circuit électrique de véhicule automobile comprend, de façon traditionnelle, des câbles électriques comportant des âmes en fils de cuivre torsadés. En effet, les bonnes propriétés de conduction électrique du cuivre sont particulièrement adaptées à son utilisation dans les circuits électriques de véhicules automobiles. Les terminaisons de ces câbles comportent des cosses, généralement serties, qui permettent de relier les câbles aux bornes des organes du véhicule à connecter. [3]. Dans ce qui suit, on appelle cosse un élément raccordé électriquement à l'extrémité d'un ou plusieurs conducteurs électriques et destiné généralement à être fixé sur un élément formant pôle, tel qu'une borne de connexion électrique ou masse électrique. Une cosse comporte habituellement une première extrémité portant un moyen de raccordement sur l'élément formant borne de connexion électrique, pôle ou masse, et une seconde extrémité destinée à être sertie ou soudée sur l'extrémité d'un conducteur.
Dans le cas des câbles destinés à faire circuler des courants de forte puissance (de section supérieure à 10mm2) le moyen de raccordement à la borne est en règle générale en forme d'anneau. Pour assurer une bonne connexion électrique, les cosses sont le plus souvent formées à partir de matériaux résistant à l'oxydation, tels que le cuivre ou le laiton. [004]. Il est également possible de disposer une cosse sur un câble continu comprenant une âme en cuivre, à un endroit défini situé entre les deux extrémités du câble. A cet effet, et de manière traditionnelle, on fixe la cosse par sertissage, après avoir préalablement retiré la gaine d'isolation du câble sur la portion désirée. Lors de l'installation du faisceau sur le véhicule cette cosse peut être raccordée directement sur la borne à laquelle elle est destinée. [005]. Dans le but de réduire le poids et le coût des faisceaux de câbles, les industriels proposent dorénavant de remplacer certains câbles électriques à âme en cuivre par des conducteurs dont l'âme est en aluminium, notamment en fils d'aluminium torsadés. Il s'avère toutefois que les conducteurs en aluminium sont moins aptes au sertissage que les câbles formés d'une âme en cuivre, du fait notamment des propriétés mécaniques (relaxation mécanique) et chimiques (formation de couches superficielles d'alumine, non conductrices de l'électricité) des fils d'aluminium. Aussi, La liaison entre le conducteur composé de fils en aluminium et la cosse est alors réalisée par soudure. Les procédés de soudure utilisés font appel, selon les applications, à des moyens tels que des moyens de -2- soudure électrique, par friction, ou plus communément par ultrasons. [6]. Toutefois, la liaison entre la cosse en cuivre ou en laiton et l'âme du conducteur en aluminium génère des couples galvaniques susceptibles d'entrainer la corrosion des câbles en raison du plus haut potentiel électropositif du cuivre qui est moins dégradable que l'aluminium, mais qui exerce une action néfaste sur ce matériau en cas de contact. De plus, l'aluminium présente un potentiel électronégatif plus important que le cuivre, et opère comme une anode sacrificielle en présence de courants de haute intensité, de vibrations, ou d'atmosphère humide, et plus particulièrement en ambiance saline. [7]. Il s'avère donc particulièrement important de prévenir la pénétration, au niveau de la jonction entre la cosse et le conducteur, des agents oxydants tels que l'eau ou les vapeurs d'acide lorsque le câble est situé dans l'environnement des batteries [8]. Parmi toutes les solutions permettant de prévenir ces infiltrations, une des plus simple et des plus couramment employée, consiste à disposer un manchon d'étanchéité de type thermo rétractable, recouvrant à chacune de ses extrémités, la gaine d'isolation du conducteur d'une part et la cosse d'autre part. [9]. L'implantation d'une cosse sur un conducteur continu contenant des fils en aluminium s'opère alors en sectionnant le conducteur au niveau où l'on désire implanter ladite cosse, en dénudant les deux extrémités de conducteurs ainsi créées pour dégager les extrémités des âmes, et en soudant chacune de ces extrémités sur la partie de la cosse réservée à cet usage. [0010]. Une première forme de réalisation connue et simple à mettre en oeuvre, consiste à souder les extrémités de l'âme des conducteurs en aluminium directement sur une platine unique aménagée sur la cosse. [0011]. Le manchon d'étanchéité thermo rétractable est alors positionné de sorte qu'une extrémité du manchon enserre de manière étanche la gaine d'isolation d'un premier conducteur, et que l'autre extrémité du manchon enserre simultanément la platine et la gaine d'isolation de l'autre conducteur. Cette partie de l'organe de connexion, présente un profil tourmenté, en raison de la superposition, en cet endroit précis, de la platine de forme rectangulaire et du conducteur non dénudé de forme circulaire. Ce profil comporte de multiples points d'inflexion entrainant la création d'espaces ouverts, particulièrement aux endroits présentant un rayon de courbure tourné vers l'extérieur du manchon d'étanchéité. Ces espaces, sont autant de points d'infiltration des éléments oxydants qu'il s'agit de prévenir. -3- [0012]. Il a donc été proposé de souder chacune des extrémités du câble en aluminium sur deux cosses distinctes, comportant chacune une platine formant une zone de soudage de l'extrémité de l'âme du conducteur. De la sorte, la première extrémité du manchon d'étanchéité thermo rétractable enserre la gaine d'isolation du conducteur, et la seconde extrémité du manchon est alors appliquée de manière étanche sur une partie de la platine de soudage au niveau de laquelle on a pris la précaution de laisser un espace libre. On observe que le profil de cette deuxième extrémité ne présente pas de points d'inflexion. [0013]. Au moment de l'assemblage, les deux cosses sont alors réunies au niveau de la borne de connexion pour assurer la continuité électrique du câble. [0014]. Pour faciliter cette tâche il est possible de réunir les cosses entre elles, préalablement à l'installation du faisceau sur le véhicule et à la connexion des moyens de raccordement sur la borne de connexion de manière à faciliter les opérations de raccordement sur la borne. A cet effet, les deux cosses sont réunies par emboutissage ou par poinçonnage des secondes extrémités entre elles. Toutefois cette solution nécessite l'utilisation d'outillages supplémentaires pour réaliser cet assemblage, et peut conduire de temps en temps, en raison des efforts imposés aux conducteurs pendant la manipulation des faisceaux de câbles, à la désolidarisation des cosses ainsi préalablement préassemblées. L'opérateur doit alors recomposer l'appairage des cosses, ce qui constitue une source de perturbation et de perte de temps, en ce qu'elle nécessite une action supplémentaire de nature aléatoire. [0015]. L'invention a pour but d'apporter une solution fiable à ce problème d'appairage des cosses, ne faisant pas appel à des moyens spécifiques particuliers supplémentaires pour effectuer l'opération d'assemblage. Plus généralement, et au-delà de l'origine du problème tel que décrit ci-dessus, l'invention a aussi pour but de proposer un organe de connexion électrique offrant une solution avantageuse lorsque l'on souhaite raccorder sur une même borne de connexion, au moins deux cosses placées respectivement chacune à l'extrémité d'un conducteur. [0016]. Ainsi, l'invention a pour objet un organe de connexion apte à être relié électriquement à une borne de connexion électrique selon l'invention, comprend deux cosses. Chacune des cosses comprend : une première extrémité destinée à être reliée électriquement avec une extrémité d'une âme d'un conducteur, une seconde extrémité, sensiblement plane, formant une paroi principale et -4- portant un moyen de raccordement à ladite borne de connexion. [0017]. Cet organe de connexion se caractérise en ce que chacune des cosses comporte des moyens de liaison avec la seconde extrémité de l'autre cosse, ces moyens de liaison préexistants à l'assemblage entre elles desdites cosses. [0018]. De la sorte, et en raison du fait que chaque cosse comporte des moyens de liaison avec l'autre cosse avant l'assemblage entre elles des deux cosses, il n'est plus nécessaire de mettre en oeuvre des moyens spécifiques pour réunir les deux cosses entre elles au moment de l'assemblage, et cette opération peut s'exécuter simplement avant ou pendant la réalisation du faisceau de câbles. [0019]. Préférentiellement lesdits moyens de liaison sont aptes à prévenir, lorsque les cosses sont réunies, toute séparation d'une cosse par rapport à l'autre. [0020]. Il est ainsi possible de raccorder l'organe de connexion sur une borne en une seule opération sans avoir à faire face, de manière occasionnelle, à la nécessité de reconstituer l'appairage entre les deux cosses. On entend ici par non séparable, l'aptitude de la liaison à ne pas se désunir sous l'action des forces engendrées par les manipulations du faisceau de câbles pendant les phases d'assemblage, en l'absence donc d'action volontaire, humaine ou mécanique, dans le but de désunir ladite liaison. [0021]. Selon un premier mode de réalisation de l'invention chacune des secondes extrémités comporte préférentiellement des moyens de liaison libérables. [0022]. Préférentiellement la seconde extrémité de chacune des cosses comprend une face avant dirigée du côté du demi-espace limité par la paroi principale dans lequel est située ladite première extrémité, et une face arrière dirigée du côté opposé, la paroi principale comportant deux entailles transversales parallèles entre elles, et réalisées sur une même demi-largeur de ladite paroi principale, lesdites entailles délimitant : une première paroi reliée à la première extrémité, une deuxième paroi portant l'organe de liaison avec la borne de connexion, et dont la face arrière est coplanaire avec la face arrière de la première paroi, et une troisième paroi, décalée en retrait par rapport aux dites première et deuxième paroi, de sorte que la face avant de ladite troisième paroi soit sensiblement coplanaire avec les faces arrière de la première et de la deuxième paroi et, dans lequel la largeur des entailles transversales est ajustée de sorte que deux cosses similaires s'emboîtent par encliquetage, en engageant les entailles les unes dans les -5- autres, en faisant glisser transversalement les unes contre les autres les faces arrière des premières et des deuxièmes parois, et les faces avant des troisièmes parois. [0023]. Préférentiellement, chacune des parois principales des secondes extrémités de chacune des cosses porte, sur son bord latéral placé du côté des entailles et dans le prolongement transversal de la paroi, un ergot de retenue dont le plan de la face avant, orienté vers la face avant de la paroi principale de la seconde extrémité, forme un angle donné avec le plan de la face avant de ladite paroi principale, préférentiellement compris entre 15° et 30°, et plus préférentiellement égal à 20°. Cet ergot a pour fonction de bloquer le déplacement transversal des secondes extrémités l'une par rapport à l'autre après l'encliquetage des cosses l'une avec l'autre. [0024]. Pour assurer une meilleure prise de l'ergot, préférentiellement, l'ergot de retenue est placé sur le bord latéral de la troisième paroi de chacune des cosses. [0025]. Selon une deuxième forme de réalisation de l'invention les secondes extrémités de chacune des cosses sont préférentiellement liées entre elles par un pont, venu de matière avec chacune desdites secondes extrémités et disposé sur un des bords délimitant lesdites secondes extrémités. [0026]. Préférentiellement, l'organe de connexion électrique selon ce deuxième mode de réalisation est formé à partir d'une bande de métal repliée sur elle-même autour d'une ligne de pliure principale, de sorte que chacune des parties délimitée par ladite pliure principale forme une des cosses de l'organe de connexion. Ce mode de réalisation permet de réaliser un organe de connexion selon l'invention à un coût réduit. [0027]. Préférentiellement, pour parfaire la liaison entre les secondes extrémités, au moins une des cosses porte, sur au moins un des bords de sa seconde extrémité, ai moins une aile rabattable apte à venir maintenir par sertissage la face principale de l'autre 25 cosse. [0028]. Toujours dans le but de réduire les coûts d'obtention de l'organe de connexion électrique selon un des modes de réalisation ci-dessus, les cosses sont formées à partir d'une bande de métal d'épaisseur donnée et de profil adapté, comportant une pliure intermédiaire, délimitant fonctionnellement les zones formant lesdites première et 30 deuxième extrémités, de sorte que la première et la seconde extrémité forment entre elles un angle donné, de préférence égal à 90°. [0029]. Préférentiellement, lorsque l'âme des conducteurs est formée de fils en -6- aluminium, la première extrémité d'au moins une des cosses comprend une platine, de préférence sensiblement plane, destinée à recevoir l'extrémité de l'âme du conducteur par soudage. [0030]. Préférentiellement, les moyens de raccordement disposés sur chacune des secondes extrémités de chacune des cosses sont en forme d'anneau, agencés de sorte que les axes desdits anneaux sont colinéaires lorsque lesdites secondes extrémités sont liées entre elles. Ce type de moyen de raccordement s'avère particulièrement bien adapté pour les conducteurs de fort diamètre destinés à faire circuler des courants de forte intensité, et que l'on cherche à réaliser en fils d'aluminium. [0031]. Préférentiellement, pour assurer une bonne conduction électrique au niveau de la borne, l'organe de connexion est formé à partir d'un métal conducteur de l'électricité en cuivre ou comprenant essentiellement du cuivre tel que du laiton, par exemple du Cua1, correspondant à la désignation ISO CuETP (ETP étant le sigle anglo-saxon pour Electrolytic Tough-Pitch), ce matériau ayant de préférence une ductilité permettant un taux de réduction de section d'au moins 15%. [0032]. L'invention concerne aussi, un circuit électrique, notamment pour véhicule automobile, comprenant au moins une borne de connexion destinée à être connectée électriquement simultanément à au moins deux conducteurs, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un organe de connexion électrique tel que décrit ci-dessus. [0033]. L'invention concerne aussi un procédé de raccordement électrique, à une borne de connexion unique, de deux conducteurs comportant chacun une âme formée de brins comprenant essentiellement de l'aluminium, l'âme étant revêtue d'une gaine d'isolation. [0034]. Ce procédé comprend les étapes au cours desquelles : pour chaque conducteur, on dénude une extrémité à raccorder de ce conducteur en retirant la gaine d'isolation de cette extrémité à raccorder de manière à dégager une extrémité dénudée de l'âme, on relie par soudage chacune des extrémités dénudées de l'âme de chacun des conducteurs à chacune des premières extrémités d'un organe de connexion tel que défini ci-dessus, dont les deuxièmes extrémités sont reliées entre elles, en laissant, sur chaque première extrémité d'organe de connexion, un espace libre entre l'extrémité de l'âme et la deuxième extrémité de la cosse, puis, après le soudage, on dispose un manchon d'étanchéité, de préférence thermo rétractable, autour de l'extrémité de chacun des conducteurs en disposant chacun des manchons de -7- sorte que, sur chacun des conducteurs : o une première extrémité du manchon est en contact étanche avec la gaine entourant l'âme du conducteur et o une seconde extrémité du manchon est en contact étanche avec ledit espace libre de la première extrémité de chacune des cosses,] on positionne les moyens de raccordement des secondes extrémités sur la borne de connexion. [0035]. On peut alors relier de manière simple deux conducteurs en aluminium à une borne de connexion unique sans subir les inconvénients liés à la pénétration de l'humidité dans le manchon et sans le risque occasionnel de voir les cosses se séparer l'une de l'autre. [0036]. L'invention sera mieux comprise à la lecture des figures annexées, qui sont fournies à titre d'exemples et ne présentent aucun caractère limitatif, dans lesquelles : La figure 1 représente, selon une vue en perspective, une cosse encliquetable selon un premier mode de mise en oeuvre de l'invention. Les figures 2A, 2B et 2C, représentent des vues isométriques de la cosse encliquetable selon l'invention. Les figures 3 et 4 représentent le mode opératoire de liaison de deux cosses encliquetables entre elles.
La figure 5 représente, selon une vue en perspective, un organe de connexion selon un deuxième mode de réalisation de l'invention. La figure 6 représente, en vue de dessus, l'organe de la figure 8 avant formage. La figure 7 représente, selon une vue en perspective, un organe de connexion selon un troisième mode de réalisation de l'invention.
La figure 8 représente la vue de dessus d'une cosse avant formage, selon le troisième mode de réalisation. La figure 9 représente, selon une vue en perspective, un organe de connexion selon l'invention sur lequel sont soudées les âmes de deux extrémités de conducteurs.
La figure 10 représente l'organe de la figure 9 après l'installation des manchons d'étanchéité. [0037]. Dans ce qui suit les organes de même nature mais appartenant à des modes de réalisation de l'invention différents seront repérés avec des indices identiques et seront indexés des lettre A ou B pour une meilleure compréhension. -8- [0038]. Une cosse selon la première forme de réalisation de l'invention est illustrée à la figure 1, ainsi qu'aux figures 2A, 2B et 2C, auxquelles on se réfèrera pour la mise en évidence de détails de réalisation plus précis. [0039]. Cette cosse est réalisée par pliage d'une bande de métal d'épaisseur e donnée, selon une ligne de pliure 22 orientée dans une direction perpendiculaire à la direction de la plus grande longueur de ladite bande, ici représentée par la ligne YY'. La pliure 22 délimite fonctionnellement les zones formant la première et la deuxième extrémité, respectivement notées 10 et 20, de sorte que la première et la seconde extrémité forment entre elles un angle donné (a). Cet angle est de préférence égale à 90°, mais cette valeur n'est pas limitative et peut être aménagée à volonté selon les besoins [0040]. La première extrémité 10, en forme de patine, est destinée à recevoir par soudure, l'âme d'un conducteur, de préférence en aluminium. D'autres formes d'exécution sont également possibles lorsque le conducteur est formé de fils ne contenant pas d'aluminium tels que des fils de cuivre pour lesquels le raccordement par sertissage est possible. [0041]. La paroi principale de la deuxième extrémité 20 comprend une face avant f disposée du côté du demi-espace limité par la paroi principale dans lequel est située la première extrémité 10. La face arrière b de la paroi principale de la deuxième extrémité 20, est située du côté opposé à la face avant f. Dans ce qui suit, les notations f et b seront accolée aux faces des parois selon qu'elles sont disposées du côté avant ou arrière. [0042]. La paroi principale de la deuxième extrémité 20 comprend deux entailles transversales, 204 et 205, parallèles entre elles. Ces entailles sont orientées selon une direction perpendiculaire à la direction longitudinale YY', et sont disposées sur une même demi-largeur de ladite bande. Les entailles délimitent alors la paroi principale de la seconde extrémité 20 en trois zones distinctes. La largeur t des entailles est déterminée, comme on le verra plus en détail par la suite. [0043]. Une première paroi 201 sert de liaison entre la paroi principale et la première extrémité de la cosse, de laquelle elle est séparée par la pliure 22. [0044]. Une deuxième paroi 202 porte l'organe de liaison 200 avec la borne de connexion. La face arrière 201b de la première paroi 201 est coplanaire avec la face arrière 202b de la seconde paroi 202. [0045]. La troisième paroi 203, située entre les deux entailles 204 et 205 est positionnée -9- en retrait par rapport à la première et à la deuxième paroi. Le retrait, de valeur r, est ajusté de sorte que la face avant 203f de la troisième paroi 203, soit sensiblement coplanaire avec les faces arrière 201b et 202b des parois 201 et 202. La valeur du retrait r est alors sensiblement égale à la valeur e de l'épaisseur de la paroi principale de la deuxième extrémité 20. [0046]. La troisième paroi 203 est reliée à la première paroi par un pont 206, et à la deuxième paroi par un pont 207. Les ponts 206 et 207 s'étendent sur la demi-largeur de la bande complémentaire des demi-largeurs dans lesquelles s'étendent les entailles 204 et 205. [0047]. La troisième paroi 203 porte sur son bord latéral placé entre les deux entailles un ergot de retenue 208. La face avant 208f de cet ergot de retenue, qui se situe dans le prolongement transversal de la face avant 203f de la paroi 203, est inclinée d'un angle b en direction de ladite face avant 203f. La valeur de l'angle b peut avantageusement être comprise entre 15° et 30°. Comme on le verra par la suite de bons résultats sont obtenus avec une valeur de b de l'ordre de 20°. [0048]. Les figures 6 et 7 permettent de visualiser le mode de liaison entre deux cosses A et B similaires pour former un organe de connexion 1 selon l'invention. [0049]. Pour ce faire, on engage les entailles situées dans les positions similaires les unes dans les autres comme cela est illustré à la figure 6 dans laquelle l'entaille 204A est engagée dans l'entaille 204B, et l'entaille 205A est engagée dans l'entaille 205B. On fait alors glisser transversalement dans la direction des flèches les deux cosses l'une par rapport à l'autre, de sorte que la face avant 203Af de la paroi 203A de la cosse A glisse sur la face avant 203Bf de la paroi 203B de la cosse B, que la face arrière 201Ab de la paroi 201A de la cosse A glisse sur la face arrière 201Bb de la paroi 201B de la cosse B et enfin, que la face arrière 202Ab de la paroi 202A de la cosse A glisse sur la face arrière 202Bb de la paroi 202B de la cosse B. Le mouvement de translation est interrompu lorsque respectivement les ponts 206A et 206B et les ponts 207A et 207B viennent en contact par leurs bords latéraux. [0050]. Les axes )0(' des anneaux 200A et 200B sont alors confondus. [0051]. Les deux cosses A et B sont reliées l'une à l'autre par encliquetage et sont privées de tout mouvement tendant à éloigner les parois principales des secondes extrémités 20A et 20B l'une de l'autre dans une direction perpendiculaire à ces parois. -10- [0052]. Les ergots de retenue 208A et 208B dépassent alors le bord extérieur respectivement des parois 203B et 203A. En raison de l'angle b formé par les ergots de retenue avec la paroi sur laquelle ils sont montés, les ergots viennent s'engager contre le bord latéral de chacune des parois 203 B et 203A, privant alors ces dernières de toute liberté de mouvement dans le sens transversal. [0053]. On obtient ainsi un organe de connexion 1 libérable dans lequel tous les mouvements des secondes extrémités 20A et 20B l'une par rapport à l'autre sont désormais interdits. [0054]. Il est possible de désolidariser les deux cosses en désengageant les ergots de retenue des rebords des secondes faces sur lesquels ils reposent et en faisant glisser les deux cosses transversalement l'une par rapport à l'autre. On observera que ce mouvement ne peut pas s'opérer de manière fortuite lorsque les deux cosses sont reliées l'une à l'autre. [0055]. La valeur du retrait r est sensiblement égale à la valeur de l'épaisseur e de la paroi principale. Toutefois, l'homme de l'art pourra ajuster de manière judicieuse la valeur de ce retrait r de manière à ce que les faces avant et arrière des premières deuxièmes et troisièmes parois de chacune des deuxièmes extrémités des cosses A et B glissent aisément l'une sur l'autre tout en prévenant d'une part les excès de jeu (ou de serrage) entre les parois pendant l'encliquetage des cosses, et un bon serrage des faces les unes contre les autres une fois les deux cosses A et B assemblées d'autre part. [0056]. Toujours dans la même perspective, il réglera la valeur de la largeur t des entailles en fonction de l'épaisseur e de la paroi principale de manière à réduire les mouvements des cosses A et B dans la direction longitudinale, une fois celles-ci assemblées. [0057]. Enfin il pourra jouer sur la longueur des ergots de retenue 208A et 208 B et sur la valeur de l'angle b de manière, en se servant de l'élasticité des parois 203A et 203B, à permettre un glissement aisé des faces avant 203Af et 203Bf les unes contre les autres, mais également une bonne accroche du bord extérieur desdites parois lorsque les cosses A et B sont totalement engagées l'une dans l'autre. A cet effet, et pour améliorer la retenue opérée par les ergots, il peut s'avérer utile de disposer des stries longitudinales sur la face avant desdits ergots. [0058]. Les cosses A et B peuvent être identiques. Toutefois, si tel était le cas les ergots 208A et 208B seraient alors disposés en vis-à-vis lors de l'engagement des entailles les unes avec les autres. Il peut donc paraître utile de réaliser deux cosses différentes se distinguant l'une de l'autre par la position longitudinale de l'ergot de retenue. [0059]. Bien évidemment, les ergots de retenue 208A et 208B peuvent être disposés sur les bords respectifs des parois 201 ou 202. Au cas où cette disposition serait retenue on veillera à éviter de perturber l'encliquetage des deux cosses l'une dans l'autre en raison de la présence de l'anneau 200 traversant la paroi 201 d'une part, ou en raison de la plus grande rigidité de la paroi 201 qui amoindrit l'effet de ressort joué par la paroi et favorisant la reprise du bord extérieur de la paroi de l'autre cosse par la face avant de l'ergot d'autre part. [0060]. La fabrication d'une cosse selon ce premier mode de réalisation peut se faire de manière simple par découpage à l'aide d'un emporte-pièce d'une bande de profil adapté prélevée dans une plaque d'épaisseur e donnée. La bande ainsi obtenue est alors pliée selon la ligne de pliage 22 pour séparer la première extrémité 10 de la seconde extrémité 20, et le retrait de la troisième paroi 203 par rapport aux parois 201 et 202 peut se faire aisément en repoussant, de la valeur de retrait r, ladite troisième paroi 203 en direction de la partie arrière de la paroi principale de la deuxième extrémité 20. [0061]. La figure 5 décrit une seconde forme de mise en oeuvre de l'invention, dans laquelle le moyen de liaison entre les secondes extrémités est fixe. [0062]. Comme cela est illustré sur cette même figure 5 les bords extérieurs des parois principales 20A et 20B des cosses A et B sont réunies par un pont 21 venant en continuité de matière avec les dites cosses. De la sorte, les parois 20A et 20B sont maintenues réunies, quelles que soient les sollicitations exercées sur lesdites cosses. [0063]. Il s'en suit un processus d'obtention particulièrement simple de l'organe de connexion, comme cela est illustré à la figure 6, dans lequel une bande de matière de profil adapté est prélevée par découpage à l'emporte-pièce dans une plaque d'épaisseur e. L'organe de connexion, selon ce deuxième mode de réalisation, est alors obtenu par repli au niveau de la ligne 21 de ladite bande sur elle-même pour former les deux cosses A et B réunies par le pont 21. La suite du processus de réalisation pour l'obtention des dites premières extrémités est alors semblable au précédent, par pliage autour des lignes 22A et 22B. [0064]. Le pont de liaison entre les cosses A et B est disposé de manière préférentielle au niveau de la zone sommitale des cosses A et B. Il s'ensuit que la ligne de pliage 21 est orientée dans la direction perpendiculaire à la direction longitudinale. On pourrait -12- également disposer ce pont 21 entre des bords latéraux, en s'assurant que, après le repli de la bande sur elle-même autour de la ligne de pliage 21, les axes des anneaux de raccordement soient confondus. Cette propriété est obtenue en règle générale en faisant en sorte que le profil de découpe des secondes extrémités présente une symétrie autour de la ligne de pliage 21. [0065]. Une variante d'exécution de l'invention est illustrée à la figure 10, dans laquelle la paroi de la seconde partie 20 comporte une aile repliable 23. L'assemblage des cosses A et B est alors réalisé, en mettant en contact les faces arrière des deuxièmes extrémités des cosses A et B, et en retournant l'aile 23 B sur la face avant f de la paroi principale de la seconde extrémité 20A de la cosse A, et en retournant l'aile repliable 23A sur la face avant de la paroi principale de la seconde extrémité 20B de la cosse B. [0066]. La réalisation de cette cosse peut se faire ici encore par découpe à l'aide d'un emporte-pièce en suivant un mode opératoire similaire à ceux déjà exposés ci-dessus. [0067]. Cette variante d'exécution est applicable à la seconde forme d'exécution de l'invention dans laquelle elle contribuera à renforcer la liaison entre les deux secondes extrémités des deux cosses, mais peut également être comprise comme une troisième forme d'exécution de l'invention. [0068]. L'invention comprend enfin le procédé de raccordement de deux conducteurs à une borne unique d'installation d'un organe de connexion comportant les caractéristiques décrites ci-dessus. Ce procédé est particulièrement adapté lorsque les deux conducteurs (30A, 30B) sont formés de brins comprenant essentiellement de l'aluminium. [0069]. Chacun des deux conducteurs 30A, 30B comporte une âme 31A, 31B formée de brins comprenant essentiellement de l'aluminium, l'âme étant revêtue d'une gaine d'isolation 32A, 32B. [0070]. Le procédé comprend les étapes suivantes. - Pour chaque conducteur, on dénude une extrémité à raccorder de ce conducteur en retirant la gaine d'isolation 32A, 32B de cette extrémité à raccorder de manière à dégager une extrémité dénudée de l'âme 31A, 31B. Puis, on relie par soudage chacune des extrémités dénudées de l'âme 31A, 31B de chacun des conducteurs 30A, 30B à chacune des premières extrémités 10A, 10B d'un organe de connexion tel que décrit ci-dessus, dont les deuxièmes extrémités 20A, 20B sont reliées entre elles, en laissant, sur chaque première extrémité d'organe de connexion, un espace libre (101A, 101B) entre la première -13- et la deuxième extrémité de la cosse. Ensuite, après le soudage, on dispose un manchon d'étanchéité 40A, 40B, de préférence thermo rétractable, autour de l'extrémité de chacun des conducteurs 30A, 30B en disposant chacun des manchons de sorte que, sur chacun des conducteurs : o une première extrémité du manchon d'étanchéité 40A, 40B est en contact étanche avec la gaine 32A, 32B entourant l'âme du conducteur et o une seconde extrémité du manchon d'étanchéité 40A, 40B est en contact étanche avec ledit espace libre 101A, 101B de la première extrémité 10A, 10B de chacune des cosses A, B. Enfin, on positionne les moyens de raccordement 200A, 200B des secondes extrémités sur la borne de connexion. [0071]. On observera que ce procédé est identique selon que les deux extrémités de conducteurs proviennent de parcours électriques et donc de conducteurs différents ou sont obtenues par sectionnement d'un conducteur unique. [0072]. Pour assurer une bonne conduction de l'électricité au niveau de la borne de connexion, les cosses formant l'organe de connexion sont réalisées de préférence en cuivre ou en matériau comprenant essentiellement du cuivre tel que le laiton. Le matériau formant l'organe de connexion peut être par exemple à base de Cu-a1 correspondant à la désignation ISO Cu-ETP (ETP étant le sigle anglo-saxon pour Electrolytic Tough-Pitch). [0073]. La nature des matériaux formant l'âme des conducteurs peut être différente de l'aluminium. L'organe de connexion tel que décrit et revendiqué peut alors être adapté pour recevoir des extrémités de conducteurs en cuivre, ou encore un conducteur en cuivre et un conducteur en aluminium. Dans ces conditions, on peut toujours procéder à l'assemblage des extrémités de conducteur par soudage, mais on peut également mettre à profit les meilleures propriétés mécaniques du cuivre pour assurer la liaison par sertissage entre une âme en cuivre et la cosse. Il suffit alors de prévoir des ailes rabattables sur les bords de la première extrémité 10. [0074]. L'invention se rapporte enfin à un circuit électrique, notamment pour véhicule automobile, comprenant au moins une borne de connexion destinée à être connectée électriquement simultanément à au moins deux conducteurs, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un organe de connexion électrique tel que décrit ci-dessus. [0075]. Comme cela été dit à de multiple reprises, les modes de réalisation de l'invention servant de base à la présente description ne sont pas limitatifs, pour autant qu'ils -14- permettent d'obtenir les effets tels revendiqués.