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Montre de plongeur La présente invention a pour objet une montre de plongeur comprenant une lunette rotative portant deux échelles concentriques à origine comune.
On connaît déjà des montres de plongeur de ce type dont la lunette rotative est munie d'une échelle unique graduée en minutes. Cette graduation permet au plongeur de lire directement le temps qui s'est écoulé depuis le début de sa plongée. En retour, avec une telle montre. le plongeur est forcé de mémoriser la durée maximum de plongée à partir de laquelle il devra observer des paliers de décompression en remontant à la surface, pour pouvoir comparer cette durée limite avec la durée de plongée effective que lui indique sa montre.
Pour remédier à cet inconvénient qui peut se transformer en un danger certain si l'on tient compte du fait qu'aux grandes profondeurs les capacités intellectuelles d'un plongeur peuvent être amoindries, il est également connu de graduer la lunette rotative d'une montre de plongeur selon une échelle de profondeur, de sorte que, en plaçant un index d'origine de l'échelle en regard de l'aiguille des minutes au moment de la plongée, il suffise au plongeur, pour connaître la durée limite, de savoir à quelle profondeur il se trouve et de repérer le moment où l'aiguille des minutes se trouve en regard de l'indication de profondeur correspondante. En retour, avec une telle montre, le plongeur ne peut pas, sans calcul mental, connaître le temps effectif qui s'est écoulé depuis le début de sa plongée.
On connaît également, enfin, une montre de plongeur dont la lunette rotative porte deux échelles concentriques à origine commune. L'une de ces échelles est graduée en minutes à numérotation progressive alors que la seconde échelle est étalonnée en coefficients C de plongées successives, c'est-à-dire en valeurs de la pression d'azote dissous dans l'organisme à la suite d'une ou de plusieurs plongées. Cette seconde échelle n'est donc d'aucune utilité pour un plongeur qui en est à sa première plongée, à l'occasion de laquelle cette montre lui rendra donc les mêmes services mais aura aussi les mêmes inconvénients qu'une montre avec une lunette tournante à échelle unique graduée en minutes.
Or, il est bien connu que les durées limites de plongée peuvent être calculées en fonction de la profondeur selon différentes lois. D'autre part, il arrive souvent qu'un plongeur désire limiter arbitrairement ses plongées à une valeur inférieure à la durée donnée par une certaine tabelle, par exemple à la moitié de cette durée.
Aucune des montres connues décrites ci-dessus ne permet au plongeur de plonger sans avoir, pour connai- tre la durée de plongée effective et la durée limite, soit à mémoriser la durée maximum de sa plongée ou alternativement sans avoir à effectuer un calcul mental pour connaître le temps écoulé depuis le début de sa plongée.
C'est ici qu'intervient la présente invention dont le but est de réaliser une montre de plongeur qui, sans être d'une construction plus compliquée que les montres connues, présente les avantages combinés des montres connues, à savoir la lecture directe du moment de remontée pour une première plongée et la lecture directe du temps écoulé depuis le début de la plongée.
Dans ce but, la montre de plongeur selon l'invention, comprenant une lunette rotative portant deux échelles concentriques à origine commune, est caractérisée par la combinaison d'une échelle intérieure divisant le tour en minutes à numérotation progressive et d'une échelle extérieure portant des indications de profondeurs décroissant dans le sens horaire à partir de l'origine de l'échelle, chaque indication de profondeur formant avec le point d'origine un angle qui, divisé en minutes, correspond au temps maximum qu'un plongeur peut rester à cette profondeur sans observer les paliers de décompression pour remonter.
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L'unique figure du dessin annexé représente, à titre d'exemple, en plan de dessus, une forme d'exécution de la montre selon l'invention.
On voit au dessin la boîte 1 de la montre, à laquelle sont attachées les deux extrémités d'un bracelet 2 et dont la couronne de remontoir 3 est partiellement noyée dans une collerette de protection périphérique 4. Autour du verre qui s'étend au-dessus d'un cadran (non représenté) pourvu d'un tour d'heures et d'organes indicateurs usuels comprenant des aiguilles des minutes 14, des heures 15 et des secondes 16,
est montée une lunette rotative 5 qui peut être entraînée à la main dans le sens anti-horaire. Cette lunette présente à sa périphérie un profil formé d'échancrures 6 qui offre une prise plus forte lorsqu'on entraîne la lunette dans le sens anti- horaire que lorsqu'on l'entraîne dans l'autre sens, où sa rotation est bloquée. La lunette 5 peut être pourvue d'un cliquet ou d'un sautoir coopérant avec une denture pour fixer sa position lorsqu'elle est au repos.
Elle porte une première échelle graduée 7 disposée immédiatement à l'intérieur du bord échancré 6. Le début de cette échelle graduée est marqué par une creu- sure circulaire 8 à laquelle correspond une petite saillie 9 formée sur le pourtour de la lunette. Les divisions de l'échelle 7 sont réparties irrégulièrement sur le pourtour de la lunette et correspondent à des chiffres 10 décroissant dans le sens horaire de 60 à 20. A l'intérieur de cette échelle graduée s'étend une seconde échelle marquée par des divisions radiales 11 qui sont réparties régulièrement sur le pourtour de la" lunette.
Une creusure circulaire 12 disposée sur le même rayon que la creusure 8 marque le début de cette seconde échelle graduée 11 qui comporte des indications 13 sous forme de chiffres allant de 5 à 55 répartis à 30o les uns des autres. L'échelle fournit donc des repères donnant en minutes la durée écoulée depuis le moment où l'aiguille des minutes 14 a passé en regard des repères d'origines 12 et 8.
Comme on le voit au dessin, le chiffre 5 de l'échelle graduée intérieure coïncide avec le chiffre 60 de l'échelle graduée extérieure alors que les chiffres 25 et 50 de la première échelle coïncident avec les chiffres 30 et 20 de l'échelle extérieure. Les deux échelles établissent donc une relation entre les durées et les profondeurs, qui indique les durées maximums pendant lesquelles un plongeur peut rester à la profondeur donnée sans être obligé d'observer des paliers de décompression en remontant à la surface. La relation qui résulte du dessin est la relation dite américaine b.
Si on avait établi les graduations de la lunette 5 conformément à l'échelle dite française x. les coïncidences seraient différentes. L'utilisation de la montre décrite est exactement la même que si la lunette 5 ne comportait qu'une seule graduation.
Au moment de la plongée, le plongeur oriente la lunette 5 en plaçant les index 8 et 12 en regard de la position actuelle de l'aiguille des minutes. Il suffit dès lors que le plongeur mesure au moyen de son manomètre la profondeur à laquelle il se trouve et regarde si l'aiguille des minutes a déjà ou n'a pas encore atteint le repère corerspondant de l'échelle 7 pour qu'il sache s'il peut remonter à la surface directement ou non. Mais. en même temps. la position de l'aiguille des minutes repérée par rapport à l'échelle graduée intérieure lui donne directement son temps de plongée sans qu'il ait à se souvenir de l'heure exacte à laquelle il a plongé.
Pour différencier clairement les deux échelles graduées, on peut marquer les chiffres de l'une de ces échelles d'une couleur vive, par exemple orange, alors que les indications de l'autre échelle seront, par exemple, en noir. Ainsi, dans le cas où l'on adoptera ces deux couleurs, il sera préférable de marquer en orange les chiffres et l'index d'origine de l'échelle extérieure correspondant aux profondeurs.