Machine pour l'assemblage et le retordage de fils sur métier sans anneau La présente invention concerne une machine pour l'assemblage et le retordage de fils sur métier sans anneau.
Actuellement, on assemble et on retord les fils sui vant deux procédés principaux.
Suivant le premier procédé, on commence par réali ser une prétorsion de 20 tours environ, sur un métier continu à anneaux. L'opération s'effectue à environ 200 mètres par minute et au maximum à 250 mètres par minute ; ceci est dû à la vitesse limite des curseurs sur les anneaux. On obtient des bobines qui ne peuvent dépas ser le poids de 1 kg pour des raisons d'équilibre sur la broche lors de l'opération suivante. Cette opération con siste à exécuter la torsion définitive sur un moulin à clo ches tournantes. Celles-ci reçoivent des bobines de poids inférieur à 1 kg.
Suivant un deuxième procédé, on réalise une prétor- sion dans une broche creuse, avec cloche fixe. Etant donné la rotation donnée à la bobine, celle-ci ne peut dépasser 1 kg. Cette prétorsion est suivie d'une tor sion définitive suivant le même procédé. Ce procédé a été décrit dans le brevet français No 1130768, du 25 août 1955.
Les procédés existants ont plusieurs inconvénients a) la vitesse est limitée à 250 mètres par minute, b) le passage du fil dans les curseurs et à proximité des anneaux est une cause de salissure.
c) on ne peut faire des bobines de poids supérieur à 1 kg, d) le fil subit des efforts de traction lors des opéra tions ; il est allongé et perd de son élasticité, e) lorsque le fil casse, il faut faire un neeud sur le fil assemblé, noeud qui est gênant lors du tissage. La présente invention est destinée à remédier à ces inconvénients.
La machine suivant l'invention est caractérisée par le fait qu'elle comprend un pot dans lequel est montée, de façon à pouvoir tourner, une broche qui porte une bobine sur laquelle les fils sont enroulés, un porte-cur- seur fixé à la partie supérieure de la bobine, et un cur seur monté de façon mobile sur le porte-curseur et muni d'un élément de guide pour le fil provenant de la bobine pour effectuer le filage et retordage de ce fil pendant son passage à un point d'enroulement.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la machine faisant l'objet de l'in vention.
La fig. 1 est une vue perspective schématique du dis positif d'assemblage sans prétorsion ; la fig. 2 est une coupe verticale schématique du dis positif de retordage ; la fig. 3 est une coupe suivant AA de la fig. 2 ; la fia. 4 est une coupe verticale axiale du pot ; la fia. 5 est une coupe horizontale du pot suivant BB de la fig. 4.
La machine représentée schématiquement est destinée à effectuer un assemblage, ou doublage, sans torsion à très grande vitesse de plusieurs fils (généralement deux) sur des bobines d'un poids supérieur à 1,5 kg, suivi d'un retordage du fil obtenu sur une broche, en continu, réa lisant des bobines de dimensions supérieures à la nor male.
La machine spéciale d'assemblage schématisée à la fig. 2 est constituée, dans le cas d'un doublage, de deux bobines 1 et 2 soutenues par un support non représenté, dont les fils passent dans un guide 3 en queue de cochon puis dans un guide 4 animé d'un mouvement alternatif, parallèle à l'axe de la bobine 5. L'amplitude du mouve ment du guide 4 est égale à la distance entre joues de la bobine 5, c'est-à-dire la longueur de celle-ci. La bobine 5 peut contenir 1,8 kg de fils assemblés sans torsion et a un diamètre supérieur à 100 millimètres et une longueur supérieure à 200 millimètres.
Le fonctionnement de ce dispositif d'assemblage est très simple. Les fils 6 et 7 provenant respectivement des bobines 1 et 2, passent dans le guide mobile 4. Celui-ci est animé d'un mouvement tel que, lors de la rotation de la bobine 5, il répartisse uniformément sur celle-ci le fil double 8. Cette opération s'effectue de telle manière que le fil doublé 8 ait une vitesse d'enroulement de 350 mè tres à la minute ; cette vitesse peut monter jusqu'à 500 mètres par minute. Elle est nettement supérieure aux 250 mètres au maximum obtenus sur les préretordeuses classiques.
Lorsqu'elle est pleine, la bobine 5 est disposée sur une broche 9 dans un pot 10 fixe, pour le retordage du fil assemblé sans torsion. Le pot 10 est légèrement ouvert à sa partie supérieure et ses dimensions sont telles à contenir partiellement un porte-curseur 17 en forme de champignon, qui se pose au-dessus de la broche 9 et de la bobine 5, coaxial à la broche 9. Le porte-curseur 17 présente, à sa partie supérieure, une gorge 18 profonde au fond de laquelle ne subsiste qu'un axe 19 autour du quel s'enroule un crochet 20 d'une barrette 21 qui est maintenue horizontalement dans la gorge 18 et se ter mine à l'extérieur par un #illet ou curseur 22 en forme de queue de cochon.
Le pot 10 comporte, dans sa moitié supérieure, un renflement, c'est-à-dire un diamètre plus important, réa lisé par un manchon 23 de diamètre plus grand que celui du pot. Le pot 10 est interrompu à l'endroit du manchon 23 et celui-ci assure la liaison des deux tronçons de pot en étant fixé de façon hermétique au tronçon supérieur, mais par une liaison à claire-voie avec le tronçon infé rieur, le manchon 23 assurant un recouvrement partiel par quatre entretoises radiales 24, étant entendu que le diamètre intérieur du manchon 23 est supérieur au dia mètre extérieur du pot 10.
Le pot présente des ouvertures 25 à sa partie inférieure et d'autres ouvertures entre les entretoises radiales 24 et ses ouvertures et la forme spé ciale du pot 10 atténuent fortement le courant d'air vers le haut qui tend à se produire dans la partie supérieure du pot 10.
Le manchon 23 est destiné à éviter que le fil qui < c ballonne en tournant vienne frotter contre les parois du pot et entraîne des impuretés.
S'il n'y a pas de claire-voie dans la moitié supérieure du pot, il se produit une mise en mouvement de l'air à l'intérieur du pot, d'autant plus active que la vitesse cir- conférentielle de la bobine est grande, et l'air projeté vers le haut soulève le fil en cours de retordage et risque de le souiller. En créant des claires-voies, l'air s'échappe, comme il est indiqué en pointillé à la fig. 2, et ne pousse pas le fil.
La broche 9 et, par conséquent, la bobine 5 sont entraînées par la poulie 11. A la sortie du pot 10, si on désigne par 8 le fil qui est assemblé, celui-ci passe d'abord dans l'oeillet 22. Passé cet orillet, le fil 8 devient le fil retordu 12, passe dans un guide en forme de queue de cochon 13, sur une tige 14 et enfin dans un guide 24 pour être enroulé sur une bobine 15. Lors de la rotation de la broche 9, le fil 12 ballonne et est contenu dans le renflement du pot 10 constitué par le manchon 23. La bobine 5 a des joues 16 qui ont un diamètre à peine supérieur à celui du noyau, mais elles peuvent recevoir un diamètre d'environ 150 millimètres de fil, soit nette ment supérieur à la normale qui est de 100 millimètres.
Les avantages de la machine décrite, sont multiples a) l'opération se fait à plus grande vitesse que dans les procédés usuels ; cette vitesse étant en général double de la vitesse normale, on économise la moitié de machine et de main-d'oeuvre pour la première opération ; b) la première opération d'assemblage est totalement indépendante de la deuxième en ce qui concerne le sens de torsion ; par conséquent, un seul ré glage de machine pour la première opération suf fira pour les fils de torsion droite (torsion Z) ou torsion gauche (torsion S) ; il suffira de retour ner la bobine 5 pour obtenir l'une ou l'autre tor sion ;
c) comme les fils ne passent pas dans des curseurs se déplaçant sur des anneaux qu'il faut lubrifier, on obtiendra des fils beaucoup plus propres ; d) on constitue des bobines de fils retordus, d'un poids presque double du poids usuel, ce qui accé lère le processus de fabrication ; e) étant donné qu'il subit une faible traction à l'as semblage et qu'il n'a pas subi de frottement sur un curseur, et vu l'absence de curseur et d'anneau, le fil conserve une plus grande élasticité et pos sède un gonflant >> supérieur aux fils habituels ;
f) en cas de rupture d'un fil simple 6 ou 7, lors de l'opération d'assemblage, on pourra nouer le seul fil qui se sera rompu ; le noeud en résultant sera beaucoup plus petit que les noeuds qu'on fait habituellement sur les deux fils assemblés et ce noeud sera beaucoup moins gênant lors du tis sage ; g) on évite la peluche à la surface extérieure du fil retordu.