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Boîtier de montre La présente invention a pour objet un boîtier de montre comprenant deux éléments orientables à volonté l'un par rapport à l'autre et délimitant au moins en partie l'espace interne du boîtier, dont l'un comprend un premier organe annulaire portant un verre et l'autre un second organe annulaire sur lequel le premier est monté rotativement.
On connaît déjà des boîtiers de montre de ce type. C'est ainsi qu'on a déjà. proposé de monter sur la carrure d'un boîtier de montre une lunette retenue en place par un cran, mais mobile en rotation et portant le verre et de remplir une gorge pratiquée dans la face supérieure de la carrure d'une masse de graisse destinée à empêcher dans une certaine mesure la pénétration de l'humidité et des poussières. Ces moyens ne permettent toutefois pas de garantir une étanchéité satisfaisante de la montre si cette dernière est plongée dans de l'eau sous pression.
On connaît d'autre part, des montres qui, telles les montres de plongeur, doivent être parfaitement étanches même sous .une pression d'eau relativement importante et qui, d'autre part, doivent être équipées d'un organe rotatif muni de graduations et susceptible d'être déplacé à volonté autour du cadran. Ces montres connues sont en général pourvues d'un verre fixé de façon étanche à la carrure d'une fausse lunette portant la graduation et disposée autour du verre. La graduation est donc en contact avec d'eau et, par conséquent, s'altère très rapidement.
Dans de but de remédier à cet inconvénient, la présente invention a pour but de réaliser un boîtier de montre du genre mentionné plus haut, et dont d'étanchéité soit assurée même sous des pressions extérieures importantes et rapidement variables.
Pour cela, le boîtier de montre selon l'invention est caractérisé par un anneau fixé de façon amovible à l'intérieur du second organe annulaire et présentant une collerette qui s'étend sur un épaulement du premier de façon à le maintenir en place, et par une garniture d'étanchéité insérée entre ces deux organes.
L'organe portant les graduations peut dès lors être disposé sous le verre où il n'est pas en contact avec l'eau. Le dessin annexé .représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution du boîtier selon l'invention.
Les fig. 1 et 2 sont des vues en coupe axiale partielle de ces deux formes d'exécution.
La fig. 1 représente une montre de plongeur qui comprend un mouvement 1 portant un cadran 2. Ce mouvement est engagé depuis le bas dans une carrure 3 qui présente un rebord annulaire interne 4 contre lequel le filet de platine du mouvement est appuyé. Le boîtier est fermé vers le bas par un fond 5 de forme usuelle vissé dans la carrure 3, une garniture d'étanchéité 6 étant insérée entre de fond et la carrure.
Au-dessus du cadran 2 s'étend un verre 7 suffisamment épais pour résister à la pression maximum que doit subir la montre. Ce verre est porté par une lunette 8 de forme annulaire présentant à sa partie supérieure un cran de glace 9 de forme cylindrique dans lequel un rebord 10 que présente de verre 7 est engagé. Une bague de tension 11 engagée à l'intérieur du rebord 10 assure la fixation étanche du verre 7 à la lunette 8. Extérieurement, la lunette 8 est moletée. Un organe annulaire mince 12 de forme tronconique s'étend sous de verre 7.
Son bord extérieur est pincé entre le bord de la face inférieure du verre 7 et la bague de tension 11. Cet organe 12 porte des graduations radiales (non représentées) dans sa face supérieure. Il constitue un organe de repérage dont l'orientation par rapport au boîtier, peut être modifiée à volonté.
Pour cela, la lunette 8 est mobile en rotation sur la carrure 3. Elle est retenue en place par un anneau 13 qui est vissé dans la partie supérieure interne de la carrure. Le profil de cet anneau est en forme de cornière et son aile supérieure externe appuie sur un épaulement
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14 de la lunette 8. Des vis 15 engagées verticalement dans l'anneau 13 permettent de bloquer ce dernier contre la carrure 3. Deux encoches 16 diamétralement opposées pratiquées dans la face interne de l'anneau 13 permettent d'entraîner ce dernier en rotation lorsqu'on le met en place. Cette opération s'effectue avant que le verre 7 soit fixé à la lunette 8.
L'anneau 13 peut donc être mis en place depuis le haut et vissé commodément, le serrage de cet anneau étant ajusté de façon à permettre la rotation de la lunette. Le boîtier décrit doit naturellement être parfaitement étanche pour assurer l'étanchéité du joint entre la lunette 8 et la carrure 3, on a placé entre ces deux pièces une garniture d'étanchéité annulaire 17 de profil rond. Cette garniture est insérée entre un rebord extérieur 18 que présente la carrure et un rebord intérieur 19 que présente la lunette 8.
Elle est ainsi comprimée radia- lement entre des faces cylindriques et coaxiales que présentent ces deux rebords. Le taux de compression de cette garniture étant déterminé parles diamètres desdites faces cylindriques, est pratiquement indépendant de l'ajustage de la dunette 8 en hauteur au moyen de l'anneau 13.
Toutefois, les diamètres desdites faces sont déterminés en fonction de la garniture 17 de façon que cette dernière ait une hauteur supérieure à celle desdits rebords. Ainsi, en vissant l'anneau 13, on appuie légèrement la face inférieure de la lunette 8 contre la garniture.
Les garnitures 17 et 6, ainsi que la bague de tension 11 et une garniture de couronne (non représentée) assurent l'étanchéité complète du boîtier décrit de sorte que non seulement le mouvement 1, mais également la graduation portée par l'anneau 12 sont parfaitement protégés. L'anneau 12 peut être orienté facilement grâce au mole- tage extérieur de la lunette 8.
La fig. 2 représente une autre forme d'exécution de la montre plongeur décrite ci-dessus. Dans cette figure, les parties identiques sont désignées par les mêmes signes de référence. Cette forme d'exécution diffère en deux points de celle de la fig. 1.
La garniture d'étanchéité 17, au lieu d'être insérée entre une surface cylindrique de la carrure et une surface cylindrique et la lunette 8, est engagée dans une gorge annulaire 20, de profil carré pratiquée dans la face inférieure de la lunette 8. Elle est appuyée par l'anneau 13 contre une face supérieure plane 21 que présente la carrure 3.
En outre, la bague de tension 11, au lieu de présenter un profil trapézoïdal pourvu d'une aile inférieure externe s'étendant sous le rebord du verre comme dans la fig. 1, présente un profil circulaire coupé extérieurement selon une surface cylindrique coaxiale au mouvement. L'anneau 12 présente dans ce cas, au haut de sa face inférieure une encoche annulaire de profil arrondi 22 qui s'appuie contre la bague 11, ce qui permet un centrage plus facile de l'organe 12 par rapport au verre 7.
Des boîtiers construits conformément à la description précédente ont été soumis à la série de tests suivants Les boîtiers étant placés dans un récipient plein d'eau à la température de 20 C, on a progressivement augmenté puis diminué la pression de l'eau de 0 à 4 et de 4 à 0 atm, cinq fois de suite en laissant la pression de 4 atm s'exercer sur le boîtier pendant cinq minutes.
Pour déterminer ensuite si de l'eau avait pénétré, on a chauffé les boîtiers à 500 C pendant trois minutes en laissant couler de l'eau froide sur le verre pour le refroidir. Lors de ce test, on n'a pu constater aucune condensation de vapeur d'eau.
Ensuite, les boîtiers ont été placés à nouveau dans un récipient plein d'eau et comprimés à une pression de 20 atm pendant trente minutes, ce test étant répété trois fois de suite, la température de l'eau étant respectivement de 200 C, de 00 C (les boîtiers étant préalablement refroidis à -100 C) et de 500 C. Ces différents tests ont montré que les boîtiers étaient parfaitement étanches.
En outre, on a pu, en fixant le boîtier sur un tour, entraîner la lunette par rapport à la carrure à une vitesse de 500 tours par minute jusqu'à ce que la lunette ait effectué 30 000 tours sans constater aucune usure, ni aucune variation de la résistance de la lunette à la rotation.
Dans les boîtiers décrits, ,l'organe de repérage se trouve sous de verre et entoure de cadran. Il est donc situé immédiatement en regard des aiguilles, ce qui faci- lite la lecture des indications portées par cet organe et évite des risques d'erreurs dues à la parallaxe et à la réfraction.