Boîte étanche, notamment pour montres et appareils de mesure Considérons le montage du paquetage <B>.</B> a ssurant l'étanchéité entre une couronne de remontoir et le tube,de la boîte par exemple.
four que l'étanchéité soit assurée, il faut que le paquetage soit simultanément en contact avec un élément annulaire de la couronne et un même élément du tube; de plus, il faut que ce contact soit réalisé sous une certaine pres sion si l'on veut empêcher le passage des li- quidess et même des gaz, pression qui doit être réalisée par la force élastique de déforma- tion du paquetage.
La. matière qui constitue le paquetage, bien que déformable élastiquement, n'est pra tiquement compressible, c'est-à-dire que sa densité ne change pas sous l'effet d'une pres sion.
Le trou du paquetage est plus petit en diamètre que le tube qui doit y pénétrer; l'in troduction de ce dernier déplace donc une certaine quantité de matière: ce déplacement élastique crée sur 1e tube la pression néces saire, mais il faut pour cela. que l'a matière déplacée puisse se loger quelque part, c'est- à-dire dans l'un au moins des espaces mé nagés entre les parois -de la noyure de la couronne et son couvercle -et les surfaces cor respondantes du paquetage.
Le volume de cet espace ou desdits espaces dolit donc être au moins égal au volume de matière déplacée par l'introduction du tube.
Ce qui vient d'être expliqué pour la couronne de. remontoir est également vrai lorsque le paquetage se trouve dans une par- tie de plus grand -diamètre du tube de la boîte, .dans le corps de cette dernière ou dans l'organe de guidage d'un poussoir.
La présente invention a pour but la réa lisation des avantages ci-dessus mentionnés. Elle a pour objet une boîte étanche, notam ment pour montres et appareils de mesure, possédant au moins un organe de manoeuvre qui traverse un organe de guidage, l'un de ces organes, présentant une noyure formant un logement dans lequel est logé un paque tage annulaire élastique, caractérisé par des rainures circulaires,
pratiquées dans l'une au moins des parois du logement du paque tage, et formant entre elles. de nervures cir culaires qui sent enveloppées; au moins par tiellement, par le paquetage lorsqu'il pénètre dans les rainures. quand l'un des: organes - de guidage et de, manoeuvre - est placé dans le paquetage.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemples, cinq formes d'exécution de l'ob jet de l'invention.
La partie gauche et la partie droite de la fig. I montrent respectivement une première et une seconde forme d'exécution.
La partie gauche et la partie droite de la fig. 2 montrent respectivement une troi sième et une quatrième forme d'exécution.
La, fig. 3 montre! la partie droite de la cinquième forme d'exécution.
Dans ces exemples!, les organes sont re présentes non assemblés. <B>En</B> étudiant comment se comporte un pa quetage libre dans lequel on introduit le tube, l'expérience, confirmée par le calcul, montre qu'on peut négliger la variation de hauteur du paquetage.
On peut donc en con clure que la matière fuit plus facilement raidialement que dans tout autre sens et que, par conséquent, si le paquetage doit augmen ter de hauteur, l'effort nécessaire sera plus grand pour un même volume de matière dé placée, provenant -de la différence entre le trou du paquetage et le tube.
Cet exposé démontre que si, pair des moyens, le paquetage peut s'étendre radia- lement plus ou moins. facilement, tout en restant étanche avec la paroi adjacente de la noyure de la couronne, la réaction élastique qui .'peu suivra;
sûr le tube de la boîte donnera une friction plus ou moins douce de la cou- sonne. Les formes d'exécution des fig. 1 et 2 ont pour but la réalisation de ces avantages.
Dans. la première forme d'exécution, mon trée dans la partie gauche de la fig. 1, l'or gane de commande ou couronne de remon teir 1 possède une noyure coaxiale 2 dans laquelle ut logé le paquetage annulaire 3, pratiquement cylindrique, en une matière souple et élastique, par exemple du caout chouc synthétique,
paquetage qui est pro tégé par un couvercle 4 reposant sur un épaulement 5 d'une feuillure 6 de la cou ronne et se trouve ainsi dans un logement à trois parois; le couvercle est simplement assemblé à cran, du fait qu'il ne presse pas le paquetage.
Il est pratiqué dans la paroi cylindrique de l'a noyure 2, sur toute sa hauteur, des rainures parallèles 7 dont les parois latérales ;sont coniques, qui créent des nervures circulaires 8, de même forme, dont le sommet est un peu aplati. Ces rai- nures peuvent être exécutées à la fois au moyen d'un burin à profil constant.
Le dia- mètre du paquetage 3, dont le trou cylin- drique .est au moins "/,0o -de mm plus petit que le tube 9 ou organe de, guidage; repré senté en traits mixtes ,dans le paquetage, cor respond à celui de,- la noyure de la couronne.
Suivant la grandeur .de la couronne, le dia- mètre du tube et la: matière utilisée pour le pa;quetage, cette valeur .de zo/:Loo sera aubgnen- tée ou diminuée.
Le volume des rainures est plus grand que celui de la matière du paque tage qui sera déplacée en introduisant le tube dans ce dernier. D'après. la théorie exposée au début de la desieription, le pa quetage se déforme seulement radialement lorsqu'on y introduit le tube parce qu'il peut pénétrer dans les rainures 7,
mais avec une certaine résistance provenant des nervures circulaires 8 qu'il doit envelopper, partielle ment, puisque le volume des rainure est plus fort que celui dé;placé -en assemblant la couronne au tube de la boîte;
,cette résistance élastique du paquetage a évidemment pour effet -de réagir de même sur le tube et d'augmenter ainsi sa pression déjà créée par la matière déplacée, provenant de la diffé rence entre le diamètre du trou du paquetage et de celui du tube.
Il est à remarquer que l'enveloppement, même partiel, de chaque nervure circulaire crée un contact étanche avec la couronne, ce qui n'est pas le cas lorsqu'il est en prise avec le filet en spirale d'un taraudage de la noyure de la couronne;
ce fait important permet de ne pas presser, ' par le couvercle, le paquetage contre le fond de la noyure de la courone et de pouvoir augmenter ainsi la gamme des possibilités quant aux frictions pouvant être réalisées par la couronne sur le tube de la boîte et prove nant de l'invention. Il suffit en effet, pour cela, de modifier le nombre et la forme des rainures et des nervures circulaires, de ma nière à permettre au paquetage, libre en hauteur,
d'y pénétrer et de les entourer plus ou moins. facilement et de considérer qu'il peut, en outre, être pressé axialement, sur une .plus ou moins grande zone, entre le fond de la noyure de la couronne et son couvercle et qu'il pourra s'étendre en hauteur dans le ou les dégagements pratiqués à cet effet,
quand il ne trouvera pas ou pars assez d'espace radialement; autrement dit, il est possible de varier les solutions dans le but de réaliser une friction plus ou moins douce de la couronne. Des encoches faites avec un poinçon dans la première des nervures cir culaires au moins empêcheraient, dans cer tains cas, que le paquetage se déplace rotati- vement lorsqu'on fait tourner la couronne.
A part l'avantage de pouvoir obtenir à son gré la- puissance avec laquelle le paquetage enserre la pièce accouplée, le dispositif décrit facilite la mise en place de la couronne sur le tube, parce qu'il permet d'éviter la; forma tion d'un bourrelet du paquetage dans le trou du couvercle qui non seulement pro cure une augmentation de frottement indési rable de la couronne, mais qui est parfoüs sec tionné et entre dans la montre;
le dispositif supprime encore le refoulement du paque tage vers le fond de la noyure de la cou ronne, entre cette dernière et le tube, re foulement qui tend à sortir la couronne du tube et à empêcher finalement la mise en place correcte de l'organe de commande après une mise à l'heure de la montre, par exem ple. Le paquetage pourrait aussi être un peu forcé dans la noyure de la couronne. Dans ce cas, le trou du paquetage diminuera, de dia mètre et il faudra: en tenir compte lors de sa fabrication.
Les rainures peuvent être en forme d'arc ou avoir leurs surfaces radiales parallèles et, dans les deux cas, les extrémités des nervures circulaires pourraient être arrondies. Dans la @deuidième forme d'exécution re présentée dans la partie droite de la fig.1, il est pratiqué dans la paroi cylindrique de la noyure 2 de la couronne 1, dans les deux tiers de sa hauteur seulement, des rainures parallèles 7 formant des nervures circu laires 8 semblables à celles de la première forme d'exécution, l'autre tiers étant occupé par une seule rainure 10 dont la surface extérieure 11 est conique.
Le couvercle 4 re pose aussi sur un épaulement 5 d'une feuil lure 6 de la couronne<B>-où</B> il est serti et ferme le logement du paquetage; le tout est dimen- sionné de manière à ce qu'il presse un peu le paquetage 3 :contre le fond de la noyure de la couronne, mais seulement sur une zone exté rieure 12, du fait que le couvercle possède une creusure 13 dans laquelle pénètre le paque tage.
L'étanchéité est déjà assurée par cette faible pression, mais elle n'est pas assez forte pour empêcher le paquetage de la par faire en ,s'étendant radialement dans les rai nures et en enveloppant partiellement les nervures circulaires lorsqu'on assemble la cou ronne au tube 9 de la boîte; la grande rai nure 10 facillite l'agrandissement radial de la portion du paquetage en regard, ce qui assure la mise en place correcte du tube, parce que la formation d'un bourrelet par refoulement du paquetage est impossible.
La surface exté rieure 11 de cette rainure pourrait être cylin drique. Si, dans cette forme d'exécution, la différence entre le diamètre du trou du pa quetage et celui du tube est la même que dans la première, la friction sur ce dernier sera un peu plus forte du fait de la pression axiale exercée sur le paquetage par le cou- vercle.
Dans la troisième forme .d'exécution, mon trée dans la partie gauche de la fig. 2, l'organe de manceuvre est encore une cou ronne 20, de remontoir, avec son canon 21, et l'organe .de guidage une pièce tubulaire qui présente un tronçon de petit diamètre 22 qui se fixe à la boite et s'élargit à l'extérieur de celle-ci en une cuvette 23;
1a paroi cylin- drique de la noyure 24 formant cette cuvette, dans laquelle est logée sans jeu le paque tage 25, présente sept rainures parallèles 7 et autant -de nervures circulaires 8 et le dia mètre du canon 21 de la ,couronne est évidem ment aussi plus, :grand que celui -du trou du paquetage.
Ce dernier n'étant pas pressé, puisqu'il existe un petit espace 26 avec le couvercle 27, celui-ci peut être fixé simple-: ment à cran, ou serti si .on le préfère, repo sant !sur l'épaulement 28 d'un évidement de la pièce tubulaire. Des .deux surfaces for mant les rainures 7, transversales à l'axe du tube, l'une est à l'équerre et l'autre oblique;
lorsqu'on introduit le canon de la couronne dans le trou du paquetage, celui-ci, ,d'après ce que nous savons, pénètre dans les rainures, entoure partiellement les nervures circulaires et, en glissant sur le plan incliné de celles-ci, a la tendance d'être un peu pressé contre le fond de la noyure du tube, mais seulement dans une petite zone extérieure, ce qui assure encore l'étanchéité.
Dans la quatrième forme d'exécution, re présentée dans la partie drolite de 1a fig. 2, les rainures parallèles 7 et les nervures cir culaires 8 sont moins nombreuses et ces der nières sont en forme d'ogive;
en outre, la profondeur des rainures est telle qu'elles sont comblées. lorsqu'on introduit le canon de la couronne dans le trou du paquetage, ce qui l'oblige à s'étendre finalement dans l'espace 26 laissé avec lecouvercle 27, fermant le loge ment pour le paquetage et procure une aug mentation de frottement sur le canon de la couronne, parce que l'effort nécessaire pour déplacer le paquetage en hauteur est plus grand que dans le sens radial.
L'espace en question pourrait être prévu avec l'autre base du paquetage en pratiquant un évidement dans le fond de la noyure de la pièce tubu laire et en laissant, à l'extérieur, une petite surface circulaire sur laquelle le paquetage prendrait appui.
On pourrait, bien entendu, remplacer ces espaces par des ra'linures, concentriques, pra tiquées dans l'un au moins des fonds ou parois de la pièce tubulaire et du couvercle adjacents aux bases du paquetage, dans les quelles pénétrerait celui-ci lorsque les rai nures de la paroi cylindrique du logement sont comblées;
en supprimant ces dernières, on oblige le paquetage à s'étendre entièrement dans les rainures circulaires concentriques 29 des deux autres parois dudit logement, comme montré en fig.3 dans la moitié de droite d'une pièce tubulaire, semblable à celle de la fig. 2.
L'invention peut être utilisée, bien en tendu, pour poussoirs de chronographes et aussi lorsque le paquetage est monté dans un logement du corps de la boîte.
Lorsque les rainures sont seulement .dans la paroi cylindrique .du logement du paque tage, on peut évidemment dliminuer l'épais seur du couvercle et même le supprimer, dans le but .de réduire d'autant la hauteur de la couronne, par exemple, et un peu par écono mie, si on le supprime.
Les rainures peuvent, bien entendu, être dissemblables: les rainures de la paroi cylin- dr,ique du logement proches du fond de celui-ci pourraient être plus grandes que celles de l'entrée du logement, par exemple.