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CH164262A - Procédé pour l'amélioration des aciers. - Google Patents

Procédé pour l'amélioration des aciers.

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Publication number
CH164262A
CH164262A CH164262DA CH164262A CH 164262 A CH164262 A CH 164262A CH 164262D A CH164262D A CH 164262DA CH 164262 A CH164262 A CH 164262A
Authority
CH
Switzerland
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sep
slag
steel
sub
metal
Prior art date
Application number
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English (en)
Inventor
Societe D Electro-Chimie Ugine
Original Assignee
Electro Chimie Metal
Priority date (The priority date is an assumption and is not a legal conclusion. Google has not performed a legal analysis and makes no representation as to the accuracy of the date listed.)
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Publication date
Application filed by Electro Chimie Metal filed Critical Electro Chimie Metal
Publication of CH164262A publication Critical patent/CH164262A/fr

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  • Treatment Of Steel In Its Molten State (AREA)

Description


  Procédé pour l'amélioration des aciers.    La désoxydation de l'acier est un pro  blème fondamental de l'élaboration de l'acier,  la qualité de l'acier obtenu ayant un rapport  direct avec le plus ou moins grand degré de  désoxydation obtenu. On peut dire dans ce  sens que le problème général de la fabrication  de l'acier se résume, déphosphoration et dé  sulfuration mises à, part, par le but suivant à  obtenir: éliminer les oxydes dissous en provo  quant le minimum d'inclusions non métalli  ques oxydées restant en suspension et em  prisonnées à la solidification, par exemple  inclusions d'alumine, de silicates, de titana  tes, etc.  



  La solution de ce problème implique qu'au  moment des additions de Si, de Al, de Ti, le  bain contienne déjà très peu de     FeO    et de       MnO    dissous, sinon les additions faites rédui  sent ces oxydes et provoquent des inclusions.  D'où deux grands groupes de procédés d'ob  tention de métal sans soufflures:    le Procédés où l'on part de matières pre  mières pures et où l'on cherche à oxyder le  bain su minimum avant les opérations fi  nales, à. savoir procédés     mettant    en     oeuvre     soit le four Martin acide, soit le four élec  trique marchant en simple fusion, .soit le creu  set, soit le four à haute fréquence, ces procé  dés résolvant le problème par la suppression  de la. difficulté.  



  20 Procédés à oxydation     initiale    forte de  l'acier, à savoir les procédés basés sur l'em  ploi du four Thomas, du four Martin     basique,     du four électrique en affinage, ces procédés  faisant appel à des matières premières quel  conques, donc bon marché. Dans ce cas, sui  vant l'engin employé, on procède à une dés  oxydation plus ou moins complète avant l'ad  dition des désoxydants normaux; la qualité  des produits obtenus est, de ce fait, plus ou  moins grande, allant en sens croissant du pro  cédé Thomas au procédé électrique.      Mais l'obtention de produits de qualité  ne peut se faire qu'au prix d'opérations     lorL-          gues    et, par suite, coûteuses.  



  Dans le cas des aciers durs, la désoxyda  tion avant addition est faite, en partie, à  l'aide du carbone     ajouté,    par ébullition du  CO et, en partie, par action dissolvante du  laitier; dans le cas des aciers doux la désoxy  dation a lieu uniquement à. l'aide de laitiers,  dont le pouvoir dissolvant agit en     éliminant     progressivement par diffusion le     FeO    dissous  dans le bain. Le laitier agit sur la surface du  métal immédiatement en contact avec lui en  se     mettant    en équilibre avec elle; de l'oxyde  de fer diffuse des autres couches vers la sur  face et, si l'on a soin de désoxyder continuel  lement le laitier, on arrive à soutirer, au  prix d'un temps long,     continuellement    de  l'oxyde du bain.

   L'exemple extrême de ce pro  cédé est la méthode dite en laitier carburant  au four électrique.  



  Dans le cas des aciers carburés, la dés  oxydation est faite à. la fois par l'action du  carbone et par celle du laitier. La désoxyda  tion par le carbone présente d'ailleurs l'incon  vénient de donner un rendement irrégulier du  carbone ajouté, une partie se dissolvant dans  le bain et l'autre se dégageant sous forme de  C0, ce qui nécessite des     corrections    ulté  rieures pour arriver à la teneur en carbone  visée pour l'acier, et une prolongation des       opérations.     



  Il manquait     doie    jusqu'ici un moyen sim  ple, rapide et économique permettant d'éli  miner la plus grande     partie    du     FeO    et du       MnO    dissous dans l'acier et d'obtenir très  rapidement, à     partir    d'un métal oxydé, un  métal suffisamment désoxydé pour que des  additions finales (Si, Al, Ti,     etc.),    produi  sent un minimum d'inclusion, donc un acier  de qualité assimilable, par exemple à l'acier  élaboré au four électrique.  



  La     présente        invention    a pour but de four  nir un moyen particulièrement simple et ra  pide d'obtenir ce résultat.  



  Selon     l'invention,    on brasse énergique  ment avec l'acier à désoxyder, en état de<B>fu-</B>  sion, un laitier préalablement fondu très    fluide et possédant un     l@uucuïr        @lï < -ul@,,ui     élevé à l'égard des oxydes     dis.ou.        ,lai,    ;':,  cier, de préférence un laitier acide     i-outenaiit     une quantité faible de     FeO,    le     bra@..a@.    ,."  question et la fluidité du laitier assurant un  contact très intime entre les différentes par  ticules du métal et du laitier, par une véri  table pulvérisation du laitier dans la masse  du métal.  



  Aussitôt la désoxydation réalisée, ce qui  a lieu dans un temps extraordinairement  court, on peut séparer, par exemple par dé  cantation,     l:aeier    désoxydé d'avec le laitier  qui s'est chargé en oxydes.  



  La façon dont le brassage est effectué  importe peu,     pourvifi    que l'on     obtiennele    contact  intime de la masse     totale    du laitier avec la  masse totale du métal. A titre d'exemple non  limitatif, ce brassage peut être obtenu en cou  lant le métal sur le laitier fondu, dans un  four ou dans une poche, ou en coulant simul  tanément métal et laitier dans la poche ou le  four. La seule durée de la coulée suffit pour  que la désoxydation se produise. En versant  le métal sur le laitier, on obtient une pulvéri  sation du     laitier    dans le métal, donnant lieu  à. une émulsion non stable.

   Cette dernière  existe pendant un temps     relativement    court,  mais cependant suffisant pour que la réaction  entre le laitier et le métal puisse se produire.  D'autres moyens peuvent être     conçus    pour  arriver au même résultat.  



  L'expérience prouve que, dans ces condi  tions, le brassage rend très rapide une réac  tion qui se ferait lentement entre les deux li  quides de densités très différentes s'ils étaient  simplement superposés en deux     couches.    Le  brassage du     laitier    fondu, hors d'équilibre en  tous ses points avec le métal, entraîne en effet  une désoxydation extrêmement importante et  rapide de celui-ci.

   Il a été constaté, par exem  ple, qu'un brassage énergique avec un laitier  fondu répondant aux     caractéristiques    énon  cées     ci-dessus,    brassage dont la durée a été  inférieure à. une minute, a suffi pour qu'un  métal     extra-doux,        suroxydé    volontairement,  ait pu être calmé avec une addition de 0,06 ô       d'Al,    généralement nécessaire dans la prati-      que courante pour calmer un métal de même  composition     après    une longue désoxydation  d'une à deux heures au four électrique basi  que et une addition préalable de     0,3,",o'    de Si.  



  On constate naturellement un enrichisse  ment parallèle en oxyde de fer du laitier  acide fondu.  



  Ce résultat est évidemment tout à fait sur  prenant et remarquable et impossible à. pré  voir à priori.  



  Il en résulte que le présent. procédé ap  porte. un moyen entièrement nouveau,     extr--          rnement    simple et rapide de désoxyder les  aciers.  



  A titre d'exemple non limitatif, il permet.  en particulier d'obtenir à partir de métal       Thomas    doux, en quelques     minutes    au plus,  sans apport de chaleur extérieure, un acier  au moins aussi désoxydé, avant toute addi  tion, que de l'acier doux désoxydé longuement  an four électrique basique et ayant déjà     reçu.     des additions de Si.  



       Dans    le cas de métal carburé, ce procédé  permet d'obtenir le rendement quasi intégral  du carbone ajouté, en même temps qu'une  bonne désoxydation.  



  Il a été question jusqu'ici de métal calmé,  mais l'on peut aussi désoxyder ainsi du mé  tal     destiné    à être coulé non calmé.  



  La composition des laitiers mis en     oeuvre     pour l'application de la présente invention  peut varier dans de très larges limites, à- con  dition que ces laitiers contiennent très peu       d'oyde    de fer pour pouvoir ainsi dissoudre le       FeO    dissous dans l'acier: leur action sera  d'autant plus énergique qu'ils seront plus  avides de     FeO,    donc en principe plus acides,  sous la réserve qu'ils soient bien fondus afin  de pouvoir se mélanger intimement au métal.       Des    fondants pourront, dans ce but, être ajou  tés au laitier.  



  II y a     avantage,    au point de vue écono  mique, à recharger dans le four à fusion de  laitier les laitiers oxydés et à les, y     traiter     par un réducteur, afin de les réutiliser à, nou  veau pour la désoxydation.  



  Voici, à. titre d'exemple, deux opérations  effectuées sans moyens spéciaux propres à         augineyzter    le brassage et le contact laitier  métal et qui montrent suffisamment les .énor  mes possibilités apportées par la présente in  vention.  



       Premier        exemple:    On a     coulé    dans une po  che environ une tonne de laitier liquide de  composition  
EMI0003.0021     
  
    SiO2 <SEP> environ <SEP> 58, <SEP> par <SEP> exemple <SEP> 57,80
<tb>  Al2o@ <SEP> " <SEP> 15,5 <SEP> " <SEP> 15,60%
<tb>  Cao <SEP> <B>1</B>2,5 <SEP> 12,50%
<tb>  Mn0 <SEP> 4 <SEP> 4,07
<tb>  Fe0 <SEP> 2 <SEP> 2,04
<tb>  Na2o <SEP> 8 <SEP> 8,00       rendu plus fluide par     cette    addition de .soude.  Sur ce laitier, on a coulé quatorze tonnes  de métal ayant à. l'analyse.  



  C 0,075  Si 0,040  Mn 0,095  obtenu par affinage poussé très loin dans un  four électrique basique, métal     auquel    on avait  ajouté préalablement 250 hg d'une fonte syn  thétique contenant:  C 3,50  Si 6,00       bIn   <B>0,73%</B>  dans le but d'aboutir à une teneur en carbone  de 0,14% environ.  



  La coulée du métal sur le laitier durant  une minute a provoqué un brassage énergique;  immédiatement après, on a coulé en     lingo-          tières.     



  Les lingots ont     retassé    sous charbon de  bois sans addition supplémentaire; ils avaient  <B>,à</B> l'analyse:  C 0,145  Si     0,140%     Mn 0,100  On a donc réalisé en     une    minute, à par  tir de métal     suroxydé,    un acier doux, avec  pour toute     addition    calmante,<B>0,110%</B> de Si,       résultats    qu'il serait extrêmement difficile,  sinon impossible, d'obtenir en four     électrique,         même après une     désoxydation    de plusieurs  heures par les laitiers pratiquée à la. manière  ordinaire.  



  Cet acier étant parfaitement calme, ce qui  prouve qu'on était arrivé à un état de désoxy  dation très poussée.  



  Le laitier après brassage a donné une te  neur en     FeO    de 4,6<B>70.</B>  



       Deuxième   <I>exemple:</I> On a coulé dans une  poche 1200 kg de laitier liquide de composi  tion:  
EMI0004.0004     
  
    Si02 <SEP> environ <SEP> 68, <SEP> par <SEP> exemple <SEP> 68,20
<tb>  A1203 <SEP> 12 <SEP> <B><I>15</I></B> <SEP> 11,92
<tb>  CaO <SEP> 8 <SEP> 8,08
<tb>  Mn0 <SEP> 4 <SEP> 4,19/%
<tb>  Fe0 <SEP> 0,25 <SEP> 0,25
<tb>  Na2O <SEP> 7 <SEP> <B>7,00%</B>       Sur ce laitier, on a coulé quatorze tonnes       d'un    métal ayant à, l'analyse:

    C     10,020%,     si     0,010%     Mn 0,025  c'est-à-dire équivalent aux fers les plus doux  obtenus     industriellement,    ceci au prix d'un       suraffinage    qui avait bien entendu     suroxydé     en même temps le fer.  



  Après brassage intime<B>dû</B> à la coulée, du  rant     une    minute dix secondes, on a coulé sur       lingotières    avec additions d'Al croissantes  dans les différentes     lingotières.    Dès l'addition  de<B>0,06%</B> d'Al, le métal a     retassé    profondé  ment     sous    charbon de bois, résultat tout à. fait  remarquable indiquant une désoxydation par  faite pour une telle     qualité    d'acier.  



       Trroisième   <I>exemple:</I> On a fabriqué du mé  tal extra-doux après décrassage ayant les te  neurs suivantes  C 0,050%  Si 0,010%  Mn 0,042  Ce métal a été carburé après     addition     d'anthracite jusqu'à une teneur de Carbone  de 0,475%, ceci sur un     bain    nu, sans forma  tion de     laitier,    ni action de désoxydant quel  conque.    Ce métal a été versé dans une poche sur  1200 kg de laitier ayant la composition     ci-          après     Silice 70  Soude 25  Chaux 5  On a immédiatement coulé des lingots avec  additions d'aluminium croissantes.

   Dès l'addi  tion d'une     teur    en aluminium de<B>0,010%1</B>  quantité donc infime, l'acier a     retassé    parfai  tement sous charbon de bois.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé de désoxydation de l'acier par action d'un laitier désoxydant, caractérisé par le fait que l'on brasse énergiquement avec l'acier à l'état de fusion un laitier de désoxy dation préalablement fondu très fluide et ayant un pouvoir dissolvant élevé à l'égard des oxydes dissous dans le métal, de manière à . obtenir une véritable pulvérisation du lai tier dans la masse du métal. <B>SOUS-REVENDICATIONS</B> 1 Procédé suivant la. revendication, caracté risé par le fait que le laitier est un lai tier acide très fluide grâce à un fondant.
    2 Procédé suivant la. revendication, caracté risé par le fait que l'on place le laitier fondu dans une poche ou dans un four et que l'on coule, sur le laitier, l'acier ii désoxyder avec une violence telle que l'on obtienne l'émulsion du laitier dans l'acier, puis que l'on sépare l'acier désoxydé du laitier oxydé. 3 Procédé suivant la revendication et la sous-revendieation 2, caractérisé par le fait que l'on coule, sur le laitier, l'acier à désoxyder en gros jet et d'une hauteur suffisante pour obtenir l'émulsion du lai tier dans l'acier.
    4 Procédé suivant la. revendication, caracté risé par le fait que l'on recharge dans le four de fusion du laitier, le laitier oxydé par l'opération de désoxydation de l'acier et que l'on y traite par un réducteur ce laitier oxydé et qu'on réutilise le laitier ainsi désoxydé. 5 Procédé suivant la revendication, caracté risé par le fait que l'on recarbure l'acier avant de procéder 'a son brassaole avec le laitier. 6 Procédé suivant la revendication et la sous-revendication 1, caractérisé par le fait que le laitier contient de l'alumine.
    ï Procédé suivant la revendication et la sous-revendication 1, caractérisé par le fait que le laitier contient. de la chaux. 8 Procédé suivant la revendication et la sous-revendication 1, caractérisé par le fait que le laitier contient un composé al calin. 9 Procédé suivant la revendication et la sous-revendication 1, caractérisé par le fait que le laitier contient un composé alca.lino-terreux. 10 Procédé suivant la revendication et la sous-revendication 1, caractérisé parle fait que le laitier contient de la soude.
    f1 Procédé selon la revendication et la sous- revendication 6, caractérisé par le fait. que le laitier a la, composition suivante: EMI0005.0017 SiO. <SEP> environ <SEP> 58 <tb> :11_0;, <SEP> 15,5 <tb> Ca0 <SEP> 12,5 <tb> MnO <SEP> ,, <SEP> 4 <tb> FeO <SEP> 2 <tb> Na_0 <SEP> ., <SEP> 8 12 Procédé selon la revendication et la sous- revendication 6, caractérisé par le fait que le laitier a la. composition suivante:
    EMI0005.0020 8i02 <SEP> environ <SEP> 68 <tb> _u_0, <SEP> <SEP> 12 <SEP> % <tb> t"a0 <SEP> 8 <tb> MnO <SEP> 4 <tb> N <SEP> a._,0 <SEP> 7 <tb> Fe0 <SEP> <B>0,25%</B> 13 Procédé selon la revendication et la sous- revendication 10, caractérisé par le fait que le laitier a la composition suivante: EMI0005.0023 Silice <SEP> environ <SEP> 7-0% <tb> Soude <SEP> 2'5 <tb> Chaux <SEP> 5
CH164262D 1931-07-20 1931-12-10 Procédé pour l'amélioration des aciers. CH164262A (fr)

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