Machine de transformation pour l'alimentation d'engins électriques répartis en deux groupes, par utilisation d'un courant de réseau continu à voltage constant. L'invention a pour but l'alimentation, à partir d'une tension de réseau constante V, de moteurs électriques d'utilisation pour trac tion, levage, extraction, laminage etc. sans dissipation d'énergie dans des résistances de démarrage et de freinage et avec récupéra tion aux freinages et aux descentes.
On sait que, si l'on veut alimenter des moteurs d'utilisation à une tension variable entre O et V, on peut se servir d'un groupe transformateur moteur-générateur dont les deux induits moteur et générateur sont en série sous la tension V le générateur pro duisant une tension e1 variable de O à V, le moteur absorbant une tension e2 variable de V à O, e1 + e2 = V. On pourrait penser à se servir aussi d'un groupe transformateur composé (fig. 1) d'une génératrice 2 interposée entre les moteurs 1 et 3 se partageant la tension e2; mais alors le courant ne peut parvenir aux moteurs d'utilisation M sans traverser les deux moteurs 1 et 3 du groupe transformateur.
Toutefois si on subdivise les engins d'utili- sation en deux groupes M1 M3 (fig. 2) ab sorbant chacun un courant i, chaque groupe de ces engins d'utilisation peut être alimenté par l'une des deux parties extrêmes A1 et A3, fonctionnant comme génératrices, du groupe transformateur dont la partie intermédiaire A2 fonctionne alors comme motrice; dans ce cas, une partie du courant passe directement des deux bornes du réseau aux deux groupes de moteurs M1 M3 sans traverser les parties génératrices A1 A3 du groupe transformateur. De même, si l'on fait fonctionner les moteurs M1 M3 comme générateurs, les parties ex trêmes A1 et A3 fonctionnant comme motrices et la partie intermédiaire A2 fonctionnant comme génératrice, une partie du courant passe directement des moteurs M1 M3 au réseau sans traverser les parties A1 A3 du groupe transformateur.
Cette disposition est, par conséquent, très avantageuse.
Dans ces conditions, tout le réglage se réduit à déterminer une subdivision de la tension constante V en trois parties e1 e2 e3 telles que e1 = e3 et e1 + e2 + e3 = V. Ce schéma général peut être réalisé, par exemple, au moyen de trois sortes de com binaisons: Première combinaison: Machine com prenant: Un circuit magnétique subdivisé en trois dérivations convenablement dimensionnées, et un induit avec un collecteur subdivisés en trois parties convenablement dimensionnées en série.
Deuxième combinaison: Machine com prenant: Un circuit magnétique subdivisé en deux dérivations égales, et deux induits convenable ment bobinés avec deux collecteurs subdivisés chacun en deux parties (quatre parties en série).
Troisième combinaison: Machine com prenant: Deux circuits magnétiques complémen taires égaux, et deux induits à deux enroule ments, avec deux collecteurs, convenable ment connectés entre eux (quatre parties en série).
Dans le cas d'un seul induit, il suffira, par des moyens de réglages convenables, tels que ceux décrits plus loin, de régler les trois flux partiels (O1 O2 O3 devant traverser les trois parties distinctes de l'induit, de manière que O1 = O3 et O1 + O2 + O3 = Cte.
Dans le cas d'un seul induit à deux en roulements convenablement enroulés, on de deux induits à deux enroulements convenable ment connectés, il suffira, plus simplement, de régler deux flux partiels (travaillant tous les deux sur deux enroulements) O1 et ¸ O2 de manière que O1 + ¸ O2 = ¸ O (constant).
D'une manière générale, une machine ainsi constituée est caractérisée en ce que les enroulements induits extrêmes sont égaux entre eux et soumis avec le ou les enroule- rnents intermédiaires à des flux partiels de telle sorte que, d'une part, les enroulements induits extrêmes puissent fonctionner comme générateurs également chargés, le ou les en roulements intermédiaires travaillant alors comme moteurs, d'autre part, les enroulements extrêmes puissent fonctionner comme moteurs également chargés le ou les enroulements intermédiaires servant alors de générateurs.
Le dessin ci-joint représente, à titre d'exemple et schématiquement, des formes d'exécution de l'objet de l'invention. La fig. 3 est un schéma montrant une installation générale à laquelle peut s'appliquer le genre de machines, qui fait l'objet de l'invention; les fig. 4 à 9, 10 à 14 et 15 à 19 se rap portent à des formes d'exécution de l'objet de l'invention réalisant les trois combinaisons sus-indiquées; la fig. 20 représente, comme la fig. 3, un équipement complet d'installa tion avec subdivision de l'enroulement des moteurs en vue de la récupération; la fig. 21 est un schéma montrant l'application à la charge et la décharge de batteries d'accumu lateurs; les fig. 22, 23 et 24 montrent un dispositif pour le réglage d'un flux magnétique permettant de faire varier les flux partiels nécessaires au fonctionnement des machines décrites.
Dans la description suivante, M1 et M3 sont deux groupes de moteurs alimentés par une machine de transformation dont les in duits extrêmes ou les parties extrêmes de l'induit, sièges des f. é. m. e1 et e3, sont re présentés par A1 et A3, l'induit intermédiaire ou la partie intermédiaire d'induit (A2) étant représenté par deux moitiés symrétriques A'2A''2.
On peut distinguer quatre périodes de fonctionnement comme ci-dessous.
a) Première période de démarrage.
A2 est motrice et absorbe un courant i2 qui varie de O à i tandis que A1 et A3 sont génératrices et produisent des courants égaux variant de i à O pour appliquer aux moteurs M1 M3 les f. é. m. e1 e3 variant de O à ¸ V. Les moteurs M1 et M3 sont en série. Le réseau fournit un courant I qui varie de O à i. b) Deuxième période de démarrage.
A1 et A3 sont motrices et absorbent des courants égaux variant de O à i tandis que A2 est génératrice et produit un courant i2 variant de i à O, pour appliquer aux moteurs M1 et M3 les f. é. m. (e1 + e2) et (e2 + e3) variant de 1/2 V à V. Les moteurs M1 et M3 sont en dérivation. Le réseau fournit un courant I qui varie de i à 2 i.
c) Première période de freinage.
Tout se passe comme dans la deuxième période de démarrage, mais tous les courants sont changés de sens. Les moteurs M1 et M3, fonctionnant comme générateurs, passent de parallèle en série.
d) Deuxième période de freinage.
Tout se passe comme dans la première période de démarrage, mais les courants sont changés de sens. Les moteurs M1 et M3, continuant à fonctionner comme générateurs, sont ramenés aux conditions de départ.
Les formes d'exécution décrites ci-dessous, à titre d'exemple, réalisent trois combinaisons différentes: Première combinaison.
La fig. 4 en montre schématiquement un exemple d'exécution en coupe transversale. Une machine à deux pôles principaux P et Q subdivisés chacun en trois parties, à six balais fixes et éventuellement à six pôles de compensation, dans laquelle les trois flux à régler O1 O2 Os passent respectivement des pôles partiels P1 P2 P3 aux pôles par tiels Q1 Q2 Q3 par l'induit A.
En raison de la différence entre les valeurs maxima à atteindre par les trois flux, les pôles partiels intermédiaires P2 et Q2 doivent avoir une section transversale sensiblement double de chacune de celles des pôles partiels extrêmes P1 Q1 et P3 Q3.
Les pôles correcteurs p p' q'' q q' p'' fixes (ou légèrement déplaçables pour pouvoir par faire la correction au fonctionnement) pour ront être excités chacun soit par le courant passant dans les balais correspondants m m' n'' n n' m'' soit d'une manière compound.
La fig. 4 montre comment se distribuent dans l'induit les trois flux aux trois instants caractéristiques où 1 O1 = O3 = 0 et O2 = O (quart d'in duit supérieur à gauche) ; 2 O1 = O3 = · O et O2 = ¸ O (demi induit à droite); 3 O1 = O3 = ¸ O et O2 = 0 (quart d'induit inférieur à gauche). Pour la production des trois flux variables, on peut se servir (fig. 4) de six bobinages radiaux disposés en étoile sur les bras B1 P1 et Q1 B1, B2 P2 et Q2 B2, B3 P3 et Q3 B3 présentant les forces magnétomotrices néces saires pour engendrer les trois flux à travers les deux entrefers respectifs. Ces f. m. m. doivent varier, au cours des quatre périodes a, b, c, d dans le même sens que les flux à produire.
Une solution particulière de ce genre s'obtient (fig. 5, 6, 7 et 8) en adoptant un induit à anneau plat et en plaçant les deux inducteurs P1 B1 Q1 et P3 B3 Q3 (avec les quatre pôles correcteurs p'' p' q' q'') sur une face et l'inducteur P2 B2 Q2 (avec les deux pôles correcteurs p q) sur l'autre. Les six pôles correcteurs, portés par trois équipages pivotant autour de l'arbre de la machine, seront facilement déplaqables si nécessaire. Quant aux balais, ils peuvent éventuellement être appliqués sur la surface cylindrique ex térieure de l'anneau plat, surface transformée cen collecteur, comme dans d'autres machines connues.
La production des trois flux variables peut être encore obtenue (fig. 4) au moyen de six bobinages périmétraux disposés en polygone sur les jougs B1 zB1 et Bs zB3; B1 xyB2 et B3 xyB2 (de droite et de gauche). Les deux premiers doivent avoir une f. m. m. F' et les quatre suivants une f. m. m. F'' telles que les deux produisent chacune un flux 01 = Os et les deux F' + 2 F'' pro duisent chacune le flux ¸ 02.
Au cours de chaque période, F' varie en gardant une direction constante, alors que F'' varie en changeant de direction.
La production d'un certain nombre de flux variables entre zéro et une certaine valeur, mais toujours de même sens, peut encore être obtenue par la production d'un certain nombre de flux de valeur et de direc tion constantes et celle d'un certain nombre de flux variables et changeant alternativement de sens.
Dans la machine à pôles subdivisés en trois parties (fig. 4), il y a lieu de produire deux flux de valeur et direction constantes par des bobinages placés sur les jougs B1 et B3 zB3 et deux flux variables et de sens variable, soit par quatre bobinages placés sur les jougs B1 xyB2 et B3 xyB2 de droite et de gauche (voir aussi fig. 9, côté gauche), soit par deux bobinages placés sur les bras B2 P2 et Q2 B2 (voir aussi fig. 9, côté droit).
Mais dans ces conditions, il y a lieu d'empêcher les flux variables de droite et de gauche de se fermer en passant par les cir cuits magnétiques supérieur et inférieur sans passer par l'induit. Il faut, par conséquent, ménager quatre entrefers z suffisants, entre les deux moitiés de chacun des pôles partiels extrêmes P1 Q1 P3 Q3 et diminuer autant que possible les surfaces magnétiques en regard des deux côtés de ces entrefers. Ces derniers et les boulons de liaison doivent être en alliages non magnétiques.
Ces entrefers radiaux z qui sub divisent les pôles partiels entre deux balais consécutifs étant indéfinis, ne peuvent pas être contournés par les flux transversaux que le courant parcourant l'induit entre deux balais tendrait à produire. Ces entrefers ont donc pour effet de réduire une partie des réactions d'induit.
Une solution particulière s'obtiendrait encore en adoptant un induit à anneau plat et en plaçant les deux inducteurs P1 B1 Q1 et P3 B3 Q3, sur une face et les inducteurs B1 B2 P2 B3 P3 et Q1 B2 Q2 B3 Q3 sur l'autre avec les pôles, précédemment contigus, main tenant vis-à-vis les uns des autres. Deuxième combinaison.
Une machine à deux pôles principaux subdivisés chacun en deux parties (et éven tuellement à quatre pôles de commutation) avec induit à deux enroulements et à deux collecteurs distincts: chaque collecteur à quatre balais (fig. 10 à 14).
Les deux enroulements progressifs doivent procéder en sens inverses (fig. 11) de manière que, ceux des balais extrêmes m m''' n''' n, qui sont compris entre les demi-pôles prin cipaux P et Q, c'est-à-dire m et n (corres- pondant au même pôle auxiliaire p) comme ceux compris entre les demi-pôles principaux P2 et Q2, c'est-à-dire m''' et n''' (correspon dant au même pôle auxiliaire q) aient des polarités contraires deux à deux.
Chacun des quatre pôles correcteurs, fixes ou légèrement déplaçables, peut être alimenté par le courant passant par l'un quelconque des deux balais qui lui correspondent ou d'autres manières encore. Les deux enroulements sont mis en série de manière due les deux f. é. m. s'ajoutent, en connectant m''' avec n'''.
Dans ces cou- ditions, les deux demi-enroulements compris, d'une part, entre m et m' m'' et, d'autre part, entre n' n'' et n sont soumis au flux allant de P à Q et les deux demi-enroule ments compris, d'une part, entre m' m'' et m''' et, d'autre part, entre ai' et<I>ri'</I> rt' sont sou mis au flux allant de P-- à QL.
Le premier de ces flux doit encore varier comme suit au cours des quatre périodes < x, <I>L, c, d</I> ci-dessus:<I>0,</I> '/: <B>05</B><I>, 0,</I> r0, <I>0,</I> pendant que le second varie maintenant, comme suit: '/:@ <I>I, 0, 0,</I> Leur somme doit valoir constamment 'A,0.
Pour la production des deux flux variables, on peut se servir de quatre bobinages radiaux disposés en étoile sur les bras LP, QJT 1\P.@, <I>QUO</I> (fig. 12) présentant les forces magnéto- motrices nécessaires pour engendrer les deux flux à travers les deux entrefers respectifs.
Ces f. ni. ni. doivent varier, au cours des quatre périodes rc, L, <I>c, cl</I> dans le sens des flux à produire.
La production des deux flux variables peut être encore obtenue au moyen de quatre bobinages périmétraux disposés en polygone sur les jougs<I>MI,</I> N0, IïH, IT (fig. 13). Les deux premiers doivent avoir deux f. m. ni.
F' <I>et If"'</I> telles que F' produise 0, et que F" produise '/z rlrz. Les deux autres doivent avoir deux f. in. m. '/:., FI" et','.- FI" formant ensemble une f. m. m. P"' telle qu'elle annule à chaque instant la f. in. m. totale sur le circuit périphérique L@tITI01'HI% La f. ni. m. F\ sera donc de sens variable.
On peut encore recourir à des systèmes mixtes tels que celui composé de quatre bobinages radiaux comme plus haut, plus deux bobinages périmétraux intermédiaires de manière à annuler à chaque instant la f. m. m. totale sur les deux circuits<I>L P P2 N</I> et<I>AI</I> Q Q2 0 (fig. 12).
Dans cette combinaison comme dans la précédente, on peut finalement atteindre- le but avec deux bobinages périmétraux pro duisant deux flux de valeur ('14(P) et de direction constantes et deux bobinages péri métraux produisant deux flux variables et de sens variable (<U>y</U> 1/40). Quatre entrefers z (fig. 14) empêchent les flux variables de droite et de gauche de se fermer en passant par les circuits supérieur et inférieur sans passer par l'induit.
Une solution particulière s'obtiendrait encore une fois en adoptant un induit à anneau plat et en plaçant les deux induc teurs<I>P L</I> i11 <I>Q et P2 N 0Q2</I> (fig. 14) sur une face et les deux inducteurs<I>P'</I> .K <I>H P'2</I> et<I>Q' J I</I> Q'2 sur l'autre, avec les pôles <I>P Q</I> Pu, <I>Q2</I> faisant vis-à-vis, respectivement aux pôles P' Q' P'2 Q'2.
Les entrefers radiaux z qui subdivisent les pôles partiels entre les balais, étant in définis, ne peuvent pas être contournés pal les flux transversaux que les courants d'in duit tendent à produire. Cette disposition aurait pour effet de réduire ici toutes les réactions d'induit. Troisième combinaison.
Une machine à deux parties égales, co axiales et solidaires, chacune à deux pôles principaux et deux pôles éventuels de com pensation, chacune à induit pourvu de deux enroulements et de deux collecteurs distincts, chaque collecteur à deux balais (fig. 15, 16 et 18).
Les quatre enroulements, connectés tou jours de manière que toutes les f. é. m. s'ajou tent, doivent se suivre (fig. 15) dans l'ordre suivant: premier enroulement du premier induit, puis les deux enroulements du second induit, finalement le deuxième enroulement du premier induit.
Il est évident que le fonctionnement ne serait pas changé si le deuxième induit ne com portait qu'un seul enroulement et un seul collecteur à deux balais.
Chacun des quatre pôles correcteurs peut être alimenté par le courant passant par l'un quelconque.des deux balais correspondants<I>77I</I> Ou n', Ilt' Ou 92, 7I2" Ou î2"', 772"' Ou 92", ou d'autres manières encore.
Les deux enroulements du premier in duit compris entre les pôles P et Q sont soumis à un flux variant comme suit: 0, 1/2 0, 0, 1/20, 0, pendant que les deux enroule ments du deuxième induit compris entre les pôles Ps et Qs sont soumis à un flux variant comme suit: 1/2 0, 0, 1/2 0, 0, 1/2 0. Le flux total utile du groupe vaut 1/2 (l, comme dans le cas de la machine de la deuxième com binaison.
On peut encore rapprocher comme suit les dispositifs de cette troisième combinaison de ceux de la deuxième combinaison.
A la machine de la fig. 12 fait pendant un groupe à deux inducteurs normaux (à. bobinages radiaux ou périmétraux).
A la machine de la fig. 13 fait pendant un groupe à inducteurs magnétiquement reliés \comme l'indique la fig. 16. Les flux produits par les inducteurs normaux sont simplement variables, ceux produits par les inducteurs communs<I>H</I> K et I <I>J</I> connectés aux pré cédents sont variables de sens variable (fig.17).
A la machine à quatre bobinages radiaux et deux bobinages périniétraux fait pendant un groupe analogue à celui de la fig. 16, où les inducteurs normaux reçoivent deux bo binages radiaux à la place de deux bobinages périmétraux.
A la machine de la fig. 14 fait pendant un groupe à inducteurs magnétiquement com plétés comme l'indique la fig. 18. Les flux produits par les inducteurs normaux sont constants, ceux produits par les inducteurs communs H K et<B>I</B> .J, isolés des précédents, sont variables et de sens variable (fig. 19).
Une solution particulière s'obtiendrait ici encore en adoptant deux induits à anneau plat et en plaçant les deux inducteurs HIL et IJ entre les deux anneaux, et deux in ducteurs PL 11Ï Q <I>et</I> P- NO Q@a contre les faces extérieures avec les pôles P Q, vis-à-vis des pôles K J et les pôles P2 Qz, vis-à-vis des pôles H I.
Tous ces groupes, comme les machines précédemment décrites, peuvent être à plus de deux pôles principaux; mais les machines et groupes indiqués n'ont pas besoin de plus de deux pôles pour desservir des groupes de moteurs représentant déjà une puissance assez élevée.
Alors due les machines, relativement courtes, ont un développement diamétral re lativement considérable, le contraire se pro duit pour les groupes. Il y a donc manière de satisfaire, avec les deux, à des desiderata variés concernant l'encombrement.
Les fig. 3 et 20 montrent l'équipement complet d'une installation. Quelle que soit la combinaison adoptée, cette installation comporte: deux ampèremètres ai a,,, deux commutateurs<I>Ici</I> 7c3 à quatre positions, les interrupteurs ou commutateurs éventuellement nécessaires pour modifier le mode d'excitation des moteurs quand ils doivent fonctionner comme générateurs pour le freinage et la récupération, les curseurs et séries de plots des différents dispositifs de réglage de flux adoptés, si c'est le cas ou autres appareils équivalents.
Les quatre positions des commutateurs Ici 7r3 correspondent: la position 1 aux périodes ix et d (moteurs en série imparfaite), la posi tion 2 à la marche des moteurs en série saris intervention de la machine de ti,ansfoi,niation, la position 3 aux périodes b et c (moteurs en dérivation imparfaite), la position 4 à, la marche des moteurs en parallèle sans inter vention de la machine.
La position 2 évite qu*un courant par coure inutilement les enroulements compris entre les points 11 et 13, la position 4 qu'un courant parcoure inutilement les enroulements compris, d'une part, entre les points 10 et 11, d'autre part, entre les points 13 et 14. Ces positions ont donc pour but de soulager la machine de transformation en l'excluant des circuits sous courant. en dehors des périodes variables<I>cc</I> b <I>c d.</I>
Quant à la manoeuvre des commutateurs ki k:;, des interrupteurs ou commutateurs éventuellement nécessaires pour modifier le mode d'excitation des moteurs quand ils doi vent fonctionner comme générateur, et des curseurs le long des séries de plots des dis positifs de réglage des flux variables ou autres appareils équivalents, elle peut-être faite au moyen d'un contrôleur unique ou d'un autre système équivalent.
Ce dernier petit être commandé à la main ou à distance par un servomoteur. Celui-ci peut être à soir tour éventuellement contrôlé par des relais faisant avancer le contrôleur, pendant le démarrage lorsque les courants absorbés par les moteurs descendent au- dessous d'une certaine limite.
et le faisant avancer pendant le freinage, lorsque les cou- ranis débités par les moteurs descendent au- dessous d'une autre limite.
Les machines de transformation à flux total constant, alimentées sous tension cons tante, marchent à vitesse constante; elles peuvent donc servir accessoirement comme moteurs pour entraîner des machines auxi liaires telles, par exemple, que des excita- trices, pour satisfaire ii des buts accessoires.
La fi-. 20 complète la fig. 3 dans ce sens qu'elle montre comment, au moyen d'une excitatrice spc:ciale entraînée par la machine de transformation, et de deux commutateurs doubles, on petit se servir de tout ou partie de chacun des enroulements inducteurs des moteurs, s'ils sont excités en série, pour en faire des moteurs à excitation indépendante simple ou compound, pour les adapter à la marche comme générateurs ou à, récupération.
Dans ce cas, uni interrupteur permet de rac- coi-der entre elles les parties desdits enroule inents correspondant aux deux circuits secon daires, pour fermer le circuit à alimenter par l'excitatrice spéciale.
Comme il est indiqué par la fig. 20, les induits des deux groupes de moteurs 111i 1113 sont connectées directement aux points 10 et 14 de la machine ou du groupe de réglage; à ces induits font suite les enroulements in., ducteurs 10', 11"' et 14', 13"' dont les ex trémités 11"' et 13"' doivent être connectées respectivement avec les points 11 et 13 de la machine ou du groupe pendant la période a et avec les points 13 et 11 pendant la période b.
Chacun de ces enroulements inducteurs est subdivisé en deux parties 10', 11' et 11", 11"', ou 14', 13' et 13", 13"'. Les parties 10', 11' et 14', 13' sont connectées à l'induit de manière permanente et parcourues par un courant magnétisant pendant le démarrage et la marche normale (le courant absorbé par les moteurs), et par un courant dé magnétisant pendant le freinage et la marche à récupération (le courant débité par les moteurs).
Les parties 11", 11"' et 13", 13"' sont connectées pendant le démarrage et la marche normale aux parties 10', 11' et 14', 13' et parcourues par le même courant magné tisant que celles-ci; pendant le freinage et la marche à récupération au contraire, elles sont déconnectées -des précédentes et reliées à une petite excitatrice mue par la machine à flux constant employée (fonctionnant par tiellement comme un moteur quelconque ex cité en dérivation et alimenté à tension cons tante), excitatrice qui leur fournit un courant magnétisant spécial.
Les machines suivant l'invention peuvent Également servir à la charge à fond et à la, décharge d'une batterie d'accumulateurs in sérée dans un circuit à tension constante. La fig. 21 montre un schéma de montage pour cette application.
La batterie est subdivisée en deux parties égales<I>b'</I> b" montées entre le réseau et les points 11 et 13 de l'induit de la machine. Si l'on suppose un réseau à 210 volts et une batterie de 100 éléments, on pourra charger la batterie, les connexions étant celles repré sentées en traits mixtes (connexions croisées) en fournissant à chaque demi-batterie, par exemple, 700 ampères sous 135 volts, ce qui demandera 900 ampères au réseau, la partie médiane de l'induit A'2<B>A",-,</B> dévoltant la batterie;
et l'on pourra la décharger, les connexions étant celles en traits pointillés (connexions droites), en tirant de chaque demi-batterie 1,050 ampères sous 90 volts en fournissant 900 ampères au réseau, la partie médiane A'2 A"2 survoltant la batterie.
Le montage pourrait être adapté à la décharge de la batterie en tampon. Pour cela, il conviendrait d'adjoindre au système un relais et un servomoteur commandant un dispositif convenable pour le réglage des flux magnétiques, tel que le dispositif décrit ci- après.
Les variations des flux partiels nécessaires au fonctionnement des machines suivant l'in vention, peuvent être réalisées en particulier au moyen du dispositif de réglage de flux qui est décrit ci-après et auquel sont relatives les fig. 22, 23- et 24. Ce dispositif permet le réglage d'un flux magnétique entre deux valeurs extrêmes, ou bien le réglage de deux ou plusieurs flux magnétiques d'après une loi d'interdépendance quelconque, sans emploi de rhéostats, par courant constant ou sous tension constante.
La fig.22 montre un dispositif simple permettant d'obtenir ce résultat. La fig. 23 représente une épure de calcul. La fig. 24 est un détail.
Dans la fig. 22, sur les deux parties sy métriques K <I>H</I> et<I>I J</I> d'un circuit magné tique, sont disposés deux bobinages enroulés en sens contraires composés de deux séries identiques de bobines égales deux à deux. Les deux bobinages sont suivis de deux ré sistances de réglage qui complètent deux demi-cimuits électriques. Ceux-ci sont con nectés en série de manière à constituer un circuit fermé sur lequel les bobines correspon dantes et résistances se suivent en un ordre doublement cyclique.
Les points de raccord<I>i' j'</I> 1c' <I>l'</I> m' <I>n' o'</I> 27f q' <I>et 2"</I><B>il/</B> k l il' 9)2" n" <B>off</B><I>p</I> i Q" entre les bobines des deux bobinages et entre les bobines extrêmes et les résistances sont con nectés à deux séries de plots sur lesquelles se déplacent solidairement deux curseurs de manière à prendre continuellement contact avec deux plots correspondants.
Deux plots correspondants quelconques partageant toujours le circuit fermé en deux parties identiques, si l'on applique aux deux curseurs une différence de tension constante, les deux demi-circuits seront toujours par courus par deux courants égaux d'intensité constante.
Chaque bobine a donc un effet magnéti sant relatif dépendant seulement de son nombre de spires et de la direction du cou rant. Cette dernière change dans la bobine si le curseur passe du plot raccordé à une de ses extrémités au plot raccordé à l'autre; l'effet magnétisant total de tout l'enroulement ne dépend donc, en dehors de la tension appliquée, que du choix des plots d'entrée et de sortie des deux courants. dérivés.
Cet effet. magnétisant est nul si ces plots correspondent aux points de milieu des deux bobinages; il varie de sens selon le côté oit se trouvent lesdits plots par rapport à ses points de milieu, et augmente avec l'écart entre lesdits plots et ces points de telle sorte q ti 'il est maximum, positif ou nécatif,
b quand les plots en question correspondent aux points d'extrémité des bobinages où l'enroulement des bobines change de sens.
Pour éviter de court-circuiter franchement les bobines inductrices, les cuiseurs C (fig.2q) peuvent porter deux résistances additionnelles s' et s". Ait cours du passage du curseur d'un plot b à un plot c, la résistance d'amont .' sert à étouffer le courant résiduel venant du plot b, la résistance d'aval 5" sert à pré parer un courant nouveau avant la prise de contact franche avec le plot c et les deux ou une partie de chacune, servent à la cap tation du courant quand le curseur C se trouve à inichemin entre les deux plots. Ces ré.
sistances servent donc à adoucir la commu tation du courant dans la bobine interposée<B>S</B>".
Dans la fig. 12, deux circuits fermés l art u, il <I>o</I> t- servent à produire 01<I>=</I> 0I :# variable entre 0 et 1/s <I>0,</I> et inversement, et il:; variable entre 1/#_, et 0 et vice-versa.
Dans la fig. 13, deux circuits fermés l M il o et h 7c <I>j i</I> servent à produire, le premier, deux flux variables comme ci-dessus, le deuxième, deux flux variables entre et - 11110. Le circuit l in, il, <I>o</I> réunit en un seul circuit fermé deux circuits fermés comme celui décrit plus haut;
ce nouveau circuit fermé comprend non plus deux, mais quatre inversions de sens dans l'enroulement: il atteint le but complexe indiqué, à condition que les deux circuits magnétiques <I>(Pi</I> P, L <B><I>M Q1</I></B> (fis) et (PL -VO Q=) aient des carac téristiques d'aimantation sensiblement recti lignes, c'est-à-dire qu'ils soient toujours éloignés de la saturation magnétique.
Dans la fig. 11, le circuit fermé<B><I>il</I></B><I> le</I> j <I>i</I> sert à produire deux flux variables entre + 1i1.0 et<I>-</I> 1/I0.
II est à remarquer que dans le cas de production de deux flux variables en sens contraires de manière que leur somme soit constante, encore que les deux circuits magné- tiques soient identiques, les nombres de spires des deux bobines à faire sauter simultané ment par les deux curseurs sur les deux cir cuits électriques fermés, ne sont pas égaux.
En effet, les deux circuits magnétiques par courent leur caractéristique d'aimantation en sens inverses et, sauf au moment oit les deux circuits sont parcourus par deux flux de même valeur, ils se trouvent en deux points de leur caractéristique commune oit une même variation de flux ne peut être provoquée que par deux variations de force magnétomotrice différentes.
Pour plus de généralité, la fig.23 montre comment on peut déterminer les forces magné- tisantes correspondant à la production de trois flux satisfaisant aux conditions:
iii (lit -= 113 0s et izt h -+- <I>il:
,</I> h -f-- <I>il,,</I> ÙA, = const., dans le cas d'un groupe à trois machines dont deux extrêmes égales et mie intermédiaire différente, ayant deux caractéristiques d'allures différentes et présentant même du magnétisme rémanent.
On supposera qu'on proche par échelons toits égaux des ordonnées, en raison de la constance (les courants d'excitation; les abcisses donnent en même temps, à deux échelles différentes, les forces magnétomotrices et les nombres de spires.