Procédé et appareil pour traiter la surface de feuilles de verre, en vue d'en éliminer les irrégularités. Dans la fabrication des plaques de verre, la pratique à peu près universelle était de fixer une série de feuilles de verre à meuler sur la surface d'une grande table rotative, par exemple à l'aide de plâtre, puis d'appli quer des outils meuleurs et polisseurs en succession sur les faces exposées des feuilles fixées. Lorsqu'une des faces des feuilles avait été travaillée de cette manière, on détachait les feuilles en brisant le plâtre, on les retournait, on les fixait de nouveau, après quoi on répétait l'opération de meulage et de polissage sur la face des feuilles devenue la face supérieure.
Outre que la fixation des feuilles à l'aide de plâtre ou d'une matière analogue est longue et coûteuse et exige beaucoup de main-d'ouvre expérimentée, il était difficile, par ce procédé antérieur, de produire des plaques de verre d'épaisseur uniforme. Le procédé selon la présente in vention permet de traiter (meuler ou polir des feuilles de verre de diverses dimensions plus rapidement et plus économiquement et d'obtenir un produit fini plus uniforme, la fixation de la feuille de verre à la plaque à l'aide de plâtre, etc. étant supprimée. D'après ce procédé, on dispose la feuille de verre sans l'assujettir sur une surface horizontale plate d'un organe de support, le mouvement latéral de la feuille. étant limité à l'aide de butées, et on traite alors la surface libre de la feuille non assujettie.
Ce procédé sera avantageusement exécuté dans des usines comportant une série de machines similaires composées en partie de meuleuses et en partie de polisseuses, chaque machine n'agissant que sur une seule feuille de verre à un moment donné. La feuille de verre n'est pas fixée à l'aide de plâtre sur la table de support et peut être simplement posée librement dans une dépression peu profonde du dessus d'une table rotative. De préférence, ces machines sont établies de telle faon que, dès que la feuille a été placée, l'action de la machine soit presque entière ment automatique.
Les polisseuses peuvent être, sous beau coup de rapports, entièrement analogues aux meuleuses, les différences principales étant que les outils polisseurs sont substitués aux outils meuleurs et qu'un appareil distributeur de rouge à polir est substitué à l'appareil distributeur d'abrasif employé sur la machine à meuler. Les feuilles meulées sont successi vement polies, d'abord sur une face, puis sur l'autre.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem ple, deux formes d'exécution de l'appareil pour l'exécution du procédé selon l'invention, constituant l'une une machine à meuler et l'autre une polisseuse.
La fig. 1 est une coupe centrale verticale de la machine à meuler; La fig. 2 est une vue de côté de la machine à polir, la partie supérieure étant représentée en coupe verticale; La fig. 3 est une vite de face de la ma chine à meuler, cette figure montrant aussi (les parties de l'installation de distribution d'abrasif employée sur cette machine; La fig. 4 est un plan de la table à sup porter la feuille de la machine à meuler, cette figure montrant aussi des parties de l'outil meuleur et le distributeur d'abrasif; La fig. 5 est une coupe verticale partielle à plus grande échelle, cette coupe étant prie approximativement suivant 5-5, fig. 4; La fig. 6 est un plan de la table polis- seuse; La fig.7 est une coupe verticale partielle à plus grande échelle, cette coupe étant prise approximativement suivant 7-7 fig. 6;
La fig. 8 est une coupe verticale, à plus grande échelle, montrant le mécanisme de commande et de réglage de la durée des opérations et les dispositifs moteurs qui s'y rattachent; La fig. 9 est un schéma de montage gé néral montrant certaines parties des inter rupteurs de commande en coupe verticale; La fig. 10 est une coupe horizontale faite à travers le tambour à cames; La fi,,. 11 est une vite de face (le ce tambour et montre certaines des cames em ployées dans le mécanisme de commande; La fig.12 est un plan à plus petite échelle, avec arrachement de certaines pièces, montrant les câbles de support et de levage de l'obturateur; La fig. 13 est une coupe fragmentaire du flan de verre, montrant les bords biseautés.
Le bâti de support de la machine à meuler comprend des paliers centraux supé rieur 1 et inférieur 2 destinés à supporter la colonne verticale rotative 3 de la table 4 supportant la feuille. La colonne 3 est en tourée, près de son extrémité supérieure, par un chemin de roulement à rouleau fixe 6, assujetti sur la face inférieure de la table 4. Entre les chemins de roulement 5 et 6 est disposée une série annulaire de rouleaux 7 supportant le poids de la table 4 et des pièces portées par elle. La partie centrale 8 du bâti, allant en se rétrécissant vers le bas et supportant le palier inférieur 2, forme un réservoir pour l'huile de graissage. L'huile de ce réservoir est envoyée à l'aide d'une pompe aux divers organes et redescend dans ce réservoir, ainsi qu'il est usuel dans les machines similaires.
Pour éviter de com pliquer le dessin, l'installation de graissage n'a pas été représentée.
La partie externe du bâti de support et d'enveloppement comprend une paroi cylin drique verticale interne 9 allant en s'élargis sant vers l'extérieur dans sa partie supérieure comme représenté en 10, au-dessous du bord inférieur de la table 4. La table rotative est munie d'un rebord 11 s'étendant vers le bas et coopérant avec la paroi évasée 10 pour empêcher l'abrasif ou les autres substances étrangères projetés d'avoir accès au méca nisme de support situé au-dessous de la table. Le bâti comprend aussi une paroi cylindri que verticale externe 12 dont le diamètre est plus grand que la table 4 et qui s'é lève considérablement au-dessus d'elle pour former une paroi enveloppante et protec trice autour des organes rotatifs de l'ap pareil.
Cette paroi externe va en se rétré cissant vers I'ltitérreur <B>a soli</B> lord supélreur, au-de,us de la table .1, comme out le voit en 13. Certaines parties de la paroi 12 sont découpées comme on le voit en 14 pour for mer des ouvertures permettant d'avoir accès au dessus de table et au mécanisme placé au-dessus. Une plaque de protection ou obtu rateur 15 coulissant verticalement est placé juste à l'intérieur de la paroi externe 12.
Dans l'exemple représenté, cet obturateur 15 est constitué par un anneau ou collier qui entoure complètement la table et qui est un peu plus petit que la paroi cylindrique 12, ce qui permet de le faire mouvoir verticale ment à l'intérieur de la paroi enveloppante 12. Lorsque l'obturateur 15 a été élevé à la position représentée dans les fig. 1, 2 et 3, il obture les ouvertures 14 et, conjointement avec la paroi verticale 12, enveloppe essen tiellement toutes les pièces rotatives, ce qui empêche le liquide, l'abrasif ou les fragments de verre ou de métal susceptibles de se dé tacher par rupture, d'être projetés horizonta lement depuis le dessus de la table.
L'obtu rateur 15 est élevé automatiquement lorsque le meulage commence et est abaissé automa tiquement, ce qui l'éloigne des ouvertures 14, lorsque le meulage est achevé, par un mé canisme qui sera décrit plus loin. Une cloison d'entretoisement 16 disposée entre les parois cylindriques espacées 9 et 12 va en s'incli- rrant vers le bas dans les deux sens à partir (le son point 1e plus haut 17 situé à l'arrière (le la machine jusqu'à une tubulure d'échap pement ou de drainage 18 située à l'avant de la machine.
Cette cloison 16 forme le fond d'un conduit de drainage dont les parois latérales sont constituées par les parois cylin driques parallèles 9 et 12, ce conduit recueil lant l'eau, l'abrasif et le verre enlevé par menlage qui ont été projetés depuis la table 4 sur l'obturateur enveloppant 15. Cette matière délivrée par la tubulure 18 est con duite par un tuyau 19 à un tuyau de vidange 20 situé au-dessous de la machine. Le tuyau 20 conduit l'abrasif et autres matières usagés à un puisard commun à toutes les machines.
Une grande roue dentée conique 21 est calée sur la colonne centrale 3 entre les paliers 1 et 2. Cette roue 21 reçoit un mou- vement de rotation d'un pignon conique 22 fixé à un arbre 23 monté dans un bâti de support et actionné par l'intermédiaire de pignons réducteurs 24 par un moteur 25. Lorsque le moteur 25 est alimenté de cou rant, la table 4 reçoit un mouvement de rotation continu dans un plan horizontal, cette table étant supportée par le roulement à rouleaux 7 et étant empêchée de se dé placer latéralement par la colonne centrale de grand diamètre 3.
La table 4 est ronde, mais porte sur sa face supérieure un organe carré et plat 26 servant à supporter la feuille de verre, le centre de cet organe, dans la construction représentée, coïncidant avec le centre de la table. Il n'est pas nécessaire que cet organe de support soit carré, ruais il convient qu'il s'adapte essentiellement au contour de la feuille destinée à être travaillée sur cette machine. Cet organe de support 26 est pré- férablement fait de métal résistant de façon à être absolument rigide et sa surface supé rieure est meulée suivant une surface se rap prochant aussi exactement que possible d'un plan absolu, de façon à constituer urne sur face maîtresse ou modèle pour la feuille de verre supportée par elle.
Autour de l'organe central carré 26 sont disposés quatre seg ments<B>27</B> qui sont également fixés art dessus de la table 4 et dont les faces supérieures des bords 28 s'élèvent un peu plus haut que la surface supérieure de l'organe de support 26, une creusure ou dépression carrée, des tinée à recevoir la feuille, étant ainsi formée sur le dessus de la table. Une garniture de support en matière souple appropriée 29 re couvre la face supérieure de l'organe 26. La matière qui convient le mieux pour cette application est le liège ou une composition de liège.
Une garniture formée d'un tissu et d'une composition très compacte de liège broyé et de gomme à huile de lin a aussi donné des résultats très satisfaisants. Cette matière, quoique suffisamment souple, est imperméable, ne gonfle ni ne se déforrno et n'absorbe pas l'abrasif ou rouge à polir eornure les tissus en toile ou en papier. Cette nia- tière n'est pas non plus influencée par la chaleur assez intense qui se développe dans le verre pendant la polissage.
Cette compo sition de liège possède aussi un coefficient de friction élevé au contact de la surface de verre. Il convient que cette garniture ait une épaisseur absolument régulière afin que la surface maîtresse de l'organe de support 26 soit reproduite sur la surface de support supérieure de la garniture de liège. Les pa rois de la creusure sont bordées par des laines verticales 30 en matière élastique telle que le caoutchouc. Cette creusure, dont le fond est constitué par la garniture 29 et dont les parois sont déterminées par les lames élasti ques 30, possède une forme correspondant à celle du flan de verre 31 à meuler mais un peu plus grande que ce flan.
Les surfaces su périeures 28 des segments latéraux 27 et les organes marginaux élastiques 30 s'élèvent au- dessus de la garniture de liège 29 d'une distance un peu inférieure à l'épaisseur du flan de verre 31, afin que l'organe meuleur qui sera décrit plus loin n'entre jamais en contact avec les parties latérales 27 ou 30 de la table.
Le disque on organe meuleur 32 est de construction normale, sa face inférieure com prenant nue série (le dents ou saillies plates 33 qui, en coopération avec un abrasif appro prié, effectuent l'opération de meulage sur la feuille. Pendant qu'Un place les feuilles sur la machine ou qu'on les enlève de la machine, cet organe meilleur est élevé au-dessus de la table, mais lorsque la machine fonctionne, le poids dudit organe repose sur la feuille (le. verre 31 et est entièrement supporté par elle. L'organe meilleur 32 est relié - par un plateau ou disque à bras 34 à l'extrémité inférieure d'un arbre vertical 35 tournant librement dans une douille non rotative 36. Cette douille peut être déplacée verticalement, par un mécanisme qui sera décrit plus loin, à travers des coussinets 37 et 38 montés dans le bâti supérieur (le la machine.
Entre les bras du plateau 34 et la face supérieure du disque meilleur 32 sont interposées (les rondelles en caoutchouc (ou des ressorts) 39 permettant un léger mouvement de pivotement universel entre le disque meuleur et l'arbre 35 afin que le disque meuleur puisse s'adap ter temporairement à des niveaux inégaux de la feuille de verre 31. L'axe de l'arbre 35 est considérablement déporté par rapport à l'axe de la colonne 3 et de la table 4 comme on le voit plus particulièrement dans les fia. 1 et 4. Lorsque la table reçoit un mouvement de rotation dans le sens de la flèche, fig. 4, l'organe meilleur 32 tourne aussi dans le même sens par suite du frotte ment de cet organe contre la surface de la feuille de verre. Le disque meuleur possède un dia mètre tel que sa face de travail agit sur les coins de la feuille aussi bien que sur son centre.
Pendant le meulage, la feuille supporte en tout temps le poids entier du disque meilleur 32. L'abrasif est délivré sur la surface supé rieure de la feuille et dirigé au-dessous du disque meilleur 32 par une tuyère de distribution 40 prévue à l'extrémité infé rieure d'un tuyau 41 descendant d'un bassin ou trémie 42 monté commodément au dessus de la machine. Les sortes d'abrasifs désirées sont délivrées successivement à la trémie réceptrice 42 par toute installation de distri bution d'abrasif appropriée, indiquée généra lement en 43 sur la fia. 3.
Le mélange d'abrasif usé, d'eau et de verre meulé qui est projeté hors de la table meuleuse 4 et de l'organe meilleur 32 par la force centrifuge, est recueilli par la paroi protectrice ou obturateur enve loppant 15 et par la paroi externe 1, dirigé par le conduit 16 et délivré par la tubulure 18 au tuyau de drainage 20 déjà décrit. Le tuyau 20 conduit ce mélange à un puisard collecteur hors duquel la meilleure partie de l'abrasif est préférablement retirée, reclassi- fiée et renvoyée aux illachilles pour être réutilisée.
Uri grand nombre des pièces de la ma chine polisseuse, indiquée dans les fia. 2, 6 et 7,<B>sont les</B> mènles que des pièces simi laires de la machine à meuler déjà décrite et la description qui suit de la polisseuse sera limitée aux caractéristiques qui lui sont pro pres. Une série d'organes polisseurs 44 sus pendus librement à un plateau à bras 45 remplace le disque meuleur 32 précédemment décrit. Chaque organe polisseur comprend une garniture de feutre 46 fixée à un bloc pesant 47 qui est monté librement à l'aide d'un joint universel 48 à l'extrémité inférieure d'une tige 49 coulissant verticalement à travers un des bras du plateau 45.
Dans l'exemple représenté, cinq organes polisseurs de ce genre sont disposés symétriquement autour de l'axe du plateau 45. Celui-ci est fixé à l'extrémité inférieure d'un arbre vertical 50 qui tourne librement dans la douille de sup port 36 qui est identique à la douille 36 précédemment décrite relativement à la ma chine meuleuse. Comme un seul jeu d'organes polisseurs du genre de celui qui vient d'être décrit serait quelquefois insuffisant pour polir con venablement les coins de la feuille carrée, on peut adjoindre à ce jeu deux ou plus de deux jeux d'organes polisseurs auxiliaires. Dans l'exemple représenté, chacun de ces jeux auxiliaires comprend quatre garnitures 51 qui décrivent une orbite un peu plus petite que celle des cinq organes polisseurs principaux décrits plus haut.
Ces organes polisseurs auxiliaires sont portés par des plateaux à bras plus petits 52 montés aux extrémités inférieures d'arbres 53 pouvant tourner libre ment dans des douilles de support 54. Les arbres 53 et les douilles de support 54 sont identiques sous tous les rapports à l'arbre 50 et à la douille 36 déjà décrits.
On remarquera en examinant la fig. 6 que les garnitures polisseuses les plus petites 51 passent complètement à l'extérieur de la feuille de verre lorsqu'elles occupent les parties externes de leurs orbites. Il est par consé quent essentiel que ces garnitures polisseuses soient supportées pendant qu'elles sont situées à l'écart de la feuille de verre et qu'elles soient guidées d'une façon régulière dans le mouvement qu'elles affectuent en passant sur la feuille et en s'en éloignant, afin d'éviter de détériorer soit les garnitures polisseuses, soit les bords de la feuille de verre. A cet effet, les faces supérieures des segments la téraux 55 de la table polisseuse sont formées de plaques métalliques lisses :6.
De préfé rence, on emploiera un alliage métallique dur tel que le nichrome capable de recevoir et de conserver une surface extrémement polie. Ces plaques 56 sont montées de façon que leur surface supérieure soit. située dans le même plan horizontal que la surface supé rieure exposée du flan de verre meulé 31 lorsque ce flan est placé dais la creusure destinée à le recevoir. Etant donné que les flans de verre meulés destinés à être polis sur une de ces machines auront ordinairement une épaisseur normale uni forme, les plaques 56 peuvent ordinairement recevoir une épaisseur convenable et être fixées à demeure à la place des segments de support latéraux 55.
Toutefois, pour adapter ces ma chines en vue de permettre le polissage de plaques de verre d'épaisseurs différentes, on peut adopter tout dispositif approprié permet tant de régler verticalement les plaques 56. Dans l'exemple de la fig. 7, chaque plaque 56 est munie d'une série de chevilles 57 s'adaptant dans des creusures 58 des segments 55. Une ou plusieurs garnitures minces et convenablement perforées 59 peuvent être interposées entre la plaque polie 56 et le segment de support 55, après quoi ou fixe la plaque et les garnitures en position à l'aide de boulons 60. En modifiant le nombre des garnitures employées, le plan de la sur face supérieure des plaques 56 qui supporte l'outil petit être adapté exactement à la surface du flan de verre 31 qui supporte également l'outil et qui est destinée à être polie.
Bien entendu, le réglage sus-mentionné n'interviendrait qu'aux nionients oïi il s'agi rait de changer l'épaisseur normale des pla ques de verre: à polir.
'Un mélange de rouge à polir et d'eau est délivré à la polisseuse par titi tuyau 61 descendant d'une trémie ou bassin 62 situé au-dessus de la machine. Le rouge à polir petit être délivré à la trémie réceptrice 62 à l'aide de tout mécanisme approprié.
Des moyens sont prévus pour élever au tomatiquement les organes meilleurs ou polis seurs de faon à les éloigner de la feuille de verre lorsqu'une opération est achevée et pour abaisser automatiquement ces organes sur la surface de la feuille suivante avant l'opération suivante. En se référant d'abord à la machine à meuler représentée dans la fig. 1, on remarquera qu'un palier de butée à rouleaux 63 est monté à l'extrémité supérieure d'un manchon 64 vissé d'une façon réglable dans l'extrémité supérieure de la douille de support 36 et maintenu en position réglée par un contre-écrou 65.
Sur l'arbre vertical 35 est fixé un collier 66 qui, lorsque l'organe meuleur 32 est en position de travail, est placé à un léger écartement au-dessus du palier de butée 63, de sorte que l'arbre 35 tourne librement à l'intérieur de la douille 36 et du collier 64 en reposant par son poids entier augmenté du poids de l'organe meu- leur sur la feuille de verre. Lorsque la douille de support 36 est élevée par le méca nisme qu'on va décrire, le collier 66 porté par l'arbre 35 entre en contact avec la bague de roulement supérieure du roulement à rouleaux 63 et l'organe meilleur et son arbre s'élèvent avec la douille 36, le roulement 63 permettant à l'arbre et à l'organe meuleur de continuer à tourner dans la douille de support.
Un secteur denté 67 monté dans le bâti supérieur de la machine engrène avec une crémaillère 68 formée sur un côté de la douille 36. Le secteur 67 est relié par une tige réglable 69 et une bielle 169 au mane- ton 70 d'un arbre à manivelle 71 monté dans la partie arrière supérieure du bâti 72 de la machine. Sur l'arbre à manivelle 71 est fixée une roue à vis sans fin 73 engrenant avec une vis sans fin 74 portée par un arbre de commande 75. L'arbre 75 peut recevoir un mouvement de rotation à la main à l'aide d'un volant démontable 76 révu à l'une de ses extrémités, mais cet arbre reçoit norma lement son mouvement de rotation d'un mo- teur 77 par l'intermédiaire de pignons réduc teurs 78 et d'un accouplement à friction 79.
Cet accouplement permet le glissement lorsque cela est nécessaire dans le but d'éviter la rupture des dents des pignons. Lorsque les pièces occupent la position représentée à la fig. 1. le collier 66 n'est pas supporté par la cage du roulement à rouleaux 63 et le poids entier (le l'organe meilleur repose qui- In feuille de verre. Lorsque le moteur 77 est alimenté de courant et que la roue dentée 73 et l'arbre à manivelle 71 tournent de 180 , la douille 36 reçoit un mouvement d'éléva tion de la transmission à crémaillère 68 et secteur 67, et l'action du collier 66 et du roulement 63 a pour effet d'élever l'organe meilleur 32 au-dessus de la table et de la feuille de verre 31 d'une distance suffisante pour permettre d'enlever la feuille 31 et de la retourner ou de la remplacer.
La plaque protectrice ou obturateur enve loppant 15 est supporté par un dispositif grâce auquel cet obturateur s'élève à la po sition de fermeture lorsque les organes meu- leurs ou polisseurs s'abaissent sur la feuille et grâce auquel il s'abaisse et vient se placer à l'écart pour permettre d'avoir accès à la feuille lorsque les organes meuleurs ou polis seurs s'élèvent au-dessus de la feuille et que les opérations sont interrompues. Comme le montrent les fig. 1, 2 et 12, l'obturateur 15 est suspendu à quatre câbles 80, 81, 82 et 83. Un levier 84 pivotant en 85 sur le bâti supérieur de la machine est relié par son extrémité supérieure 86à la bielle 169.
Un arbre transversal 87 disposé à l'extrémité inférieure du levier 84 porte une série de quatre poulies à câble analogues espacées 88. Les câbles de support 80 et 81 fixés en deux points opposés de l'obturateur 15, près (le la partie avant de la machine, passent sur des poulies directrices 89 et 90, passent ensuite vers l'arrière autour des deux poulies à câble externes 88, et sont ancrés par leurs autre, extrémité, sur le bâti supérieur 72 < le la in < icliiue, comme on le voit en 91.
Le, eàbles 83 et 83 qui supportent la partie arrière (le l'obturateur 15 pas,ent sur des poulies direc- trices 92, passent ensuite vers l'avant autour de poulies directrices 93, repassent vers l'arrière autour des deux poulies à câble internes 88 et sont assujettis au bâti de la machine eu 94. On remarquera que lorsque la bielle<B>169</B> est mue vers l'arrière et vers l'avant par la manivelle 71 pour actionner le secteur denté élévateur 67, les leviers 84 pivotent simultanément autour de leur axe de pivotement 85, un mouvement de pivote ment horizontal étant communiqué aux pou lies à câble 88.
Lorsque la bielle 169 se ment vers la gauche (fig. 1) pour abaisser l'organe meuleur 32 sur la feuille, les poulies à câble 88 pivotent simultanément vers la droite. Ceci allonge les boucles de câble pas sant autour de ces poulies et tire les câble 80, 81, 82 et 83 vers le haut, ce qui a pour effet d'élever l'obturateur 15 à sa position de fermeture, représentée à la fig. 1. Inversement, lorsque la bielle 169 est mue vers la droite (fig. 1) pour élever l'organe meuleur au-dessus de la feuille, les poulies 88 pivotent vers la gauche.
Ceci a pour effet de diminuer la longueur des boucles de câble passant autour de ces poulies et le mou qui en résulte dans les câbles de support 80 à 83 permet à l'obturateur 15 de descendre dans le bâti inférieur de la machine et de rendre libre ment accessibles la surface supérieure de la table et la feuille de verre supportée par cette surface. On remarquera que la disposi tion de support est telle que l'organe meuleur se comporte à la façon d'un contrepoids pour l'obturateur 15 et vice versa. Une disposition exactement similaire est prévue pour action ner l'obturateur 15 sur la machine polisseuse.
Les arbres verticaux 53 et les douilles de support 54 des organes polisseurs auxi liaires sont munis d'un mécanisme élévateur exactement analogue à celui décrit relative ment â l'organe meuleur 32 et aux organes polisseurs principaux 44. Les secteurs dentés 95 servant à élever les organes polisseurs auxiliaires sont reliés par des leviers 96, des biellettes 97 et des leviers 98 à l'arbre 85 du levier 84. Grâce à ces liaisons, les deux jeux de secteurs dentés 67 et 95 sont actionnés simultanément et également en tout temps.
A l'avant de la machine est monté, dans une position commode, un bras de commande 99 pivotant centralement sur un cadran de réglage 100 (fig. 1, 3, 8 et 9). Le bras de commande 99 est fixé par frottement à l'extrémité externe d'un arbre 101 et l'en semble de cet arbre et du bras 99 est agencé pour recevoir un mouvement de rotation lent dans le sens des aiguilles d'une montre autour de la face du cadran 100 à l'aide d'un petit moteur électrique 102 qui est relié à l'arbre 101 par l'entremise d'un train d'engrenages réducteurs approprié 103. Un anneau de contact 104 est fixé centralement au cadran de réglage 100 autour de l'arbre 101 mais en est convenablement isolé. Dans le cadran sont aussi montés concentriquement par rap port à l'arbre 101 et les uns par rapport aux antres, trois anneaux de contact 105, 106 et 107.
Sur la face du cadran 100 est fixée une cheville de contact 108 située sur le cercle occupé par l'anneau 105 autour de l'arbre 101 mais isolée de cet anneau, cette cheville 108 faisant saillie vers l'extérieur sur la face du cadran. Chacun des anneaux de contact 105, 106 et 107 présente une série de trous ou creusures espacés dans lesquels des chevilles de contact réglables 109, 110 et 111 sont destinées à être fixées d'une façon interchangeable. Les chevilles de contact 108, 109, 110 et 111 ont toutes des dimensions ana logues et leurs faces de contact externes sont toutes situées dans un même plan parallèle à la face du cadran 100.
Une barre de con tact 112 fixée sur la face arrière du bras (le commande 99 comprend un plot 113 qui glisse sur l'anneau central 104 et est en tout temps en contact électrique: avec cet anneau. Un second plot 114 porté par la barre 112 est destiné à. entrer en contact avec fuite ou l'autre des chevilles 108 ou 109.
Des plots similaires 115 et 116 prévus sur la barre 112 sont destinés<B>il.</B> entrer en contact électrique avec les chevilles 110 et 111, res pectivement, lorsque le bras de commande: passe sur ces dernières. Un saisissant la poi- gnée 117 du bras de commande 99 et la tirant vers l'extérieur en antagonisme à l'ac tion d'un ressort 118 monté à l'intérieur du bras, l'opérateur peut faire tourner ce bras 99 manuellement en sens inverse des aiguille d'une montre jusqu'au point de départ, posi tion dans laquelle ce bras est dirigé vertica lement vers le haut et dans laquelle une butée 119 prévue à la partie inférieure du bras 99 est en contact avec une cheville d'arrêt 120 montée sur le cadran.
A ce mo ment, lorsqu'on lâche la poignée 117 et qu'on permet au ressort 118 de se détendre, le plot 114 du bras 99, lequel plot est alors situé au-dessus de la cheville de mise en marche 108, entre en contact avec cette che ville. Lorsqu'on fait tourner lentement le bras 99 autour de la face du cadran dans le sens des aiguilles d'une montre, le plot 113 dont est muni ce bras est continuellement relié à l'anneau central 104 et les plots 115, 116 et 114 dudit bras entrent successivement en contact avec les chevilles 110, 111 et 109 qu'on a placées dans les positions variables désirées sur la face du cadran de réglage.
Prés d'une extrémité de l'arbre 71 qui porte la roue à vis sans fin 73 du mécanisme élévateur et est actionné par cette roue est fixé un tambour à cames 121 (fig. 9, 10 et 11). Sur la périphérie de ce tambour sont prévues urne série de rainures 122 dans les quelles sont fixées d'une façon réglable cer taines cames qui seront décrites plus loin. Un peu au-dessous et prés de l'extrémité externe de ce tambour est monté un inter rupteur principal 123, dut type à poussoir, comprenant une douille fixe 124 et un pous soir coulissant verticalement 125. Une came ou saillie 126 fixée à la partie arrière du poussoir 125 est destinée à être poussée vers le bas par une came 127 du tambour 121 en antagonisme à l'action d'un ressort 128 qui tend à maintenir normalement l'interrup teur dans la position d'ouverture.
Comme le montrent les fig. 9 et 11, le poussoir a été repoussé vers le bas par la came 127 en antagonisme à l'action du ressort 128 et l'interrupteur est fermé. Un circuit est établi entre le fil positif et le fil négatif du réseau d'alimentation par l'intermédiaire de fils 129, 130, d'un interrupteur de secours 131, d'un fil 132, du moteur 25 actionnant la table, d'un fil 133, de la douille 124, de l'inter rupteur l23 et du poussoir 125 de cet inter rupteur, lequel poussoir est relié par un fil 134 au fil négatif du réseau. Lorsque l'inter rupteur 123 est fermé, un circuit est établi à travers le moteur et le meulage s'effectue. Un second circuit va du fil positif au fil négatif du réseau par l'intermédiaire du fil 129, d'un fil 135, du moteur 102 actionnant le bras 99, d'un fil 136, du fil 133, de l'in terrupteur 123 et du fil 134.
Grâce à ce circuit shunt le moteur 102 servant à action- lier le bras 99 est alimenté ou privé de cou rant simultanément avec le moteur principal 25 actionnant la table.
Deux interrupteurs à poussoir analogues 137 et 138 sont disposés de chaque côté du tambour 121 et entre ces interrupteurs est placé un organe à mouvement de va-et-vient horizontal 139 portant à ses extrémités le poussoir 140 de l'interrupteur 137 et le poussoir 111 de l'interrupteur 138. L'organe 139 possède une longueur telle qu'il ne peut y avoir qu'un seul des deux interrupteurs 137 ou 138 dans la position de fermeture à un moment quelconque. Un ressort de trac tion 142 est relié par une de ses extrémités à une saillie 143 placée sur la face arrière de l'organe à mouvement de va-et-vient 139 et par son autre extrémité à une saillie 144 prévue sur la surface interne du tambour 121.
Lorsque les pièces occupent la position re présentée dans les fig. 9, 10 et 11, le ressort 142 maintient l'organe coulissant 139 à droite, de sorte que l'interrupteur 138 est fermé. Au bord externe du tambour 121 est dispo sée une came 145 qui est agencée pour s'engager d'une façon alternée derrière des épaulements 146 et 147 disposés près des deux extrémités de l'organe coulissant 139.
Cette caille 1-15 a une longueur titi peu infé rieure à 1@00 et se termine :t. sort extrémité arrière 1-18 eu titi point oüanrt@tralemeut. op posé à la saillie 144 à laquelle une des extrémités du ressort 142 est assujettie.
Lorsque les pièces occupent la position des fig. 9, 10 et 11, si le tambour 121 reçoit un mouvement de rotation en sens inverse des aiguilles d'une montre comme indiqué par les flèches, le point d'attache externe 144 du ressort 142 se trouve entraîné vers le haut au-dessus de la position centrale, de sorte qu'il cesse d'avoir tendance à maintenir l'organe coulissant 139 à droite et tend au contraire à tirer cet organe vers la gauche. Toutefois, avant que le ressort 142 ait atteint cette nouvelle position, la came 145 s'est engagée derrière l'épaulement 146 de l'organe coulissant 139, de sorte que l'interrupteur 138 est maintenu fermé par cette came mal gré que le ressort 142 tend maintenant à rompre le contact en ce point.
Lorsque le tambour 121 a tourné d'une demi-révolution, c'est-à-dire de 180 , à partir de la position représentée sur les dessins, l'extrémité arrière 148 de la came 145 quitte la position qu'elle occupait derrière l'épaulement 146 et le ressort 142 déplace alors brusquement l'organe cou lissant 139 vers la droite en rompant le contact de l'interrupteur 138 et fermant l'in terrupteur 137. Un nouveau mouvement de 180 du tambour 121 occasionne la reproduc tion exacte de cette action dans la direction opposée, c'est-à-dire la rupture du contact de l'interrupteur 137 et le rétablissement du contact de l'interrupteur 138. La douille de l'interrupteur 137 est reliée à la cheville de mise en marche 108 du cadran de réglage par un fil 149.
La douille de l'interrupteur 138 est reliée à l'anneau de contact 105 et par conséquent à la cheville d'arrêt 109, par un fil 150. Les poussoirs mobiles des inter rupteurs 137 et 138 montés sur l'organe coulissant 139 sont reliés par un fil 151 à l'une des bornes du moteur 77 servant à élever l'organe meuleur ou polisseur, l'autre borne de ce moteur étant reliée par un fil 152 au conducteur négatif du réseau. Le fil 129 partant du conducteur positif aboutit à l'anneau de contact 104 du cadran de réglage.
Pour envoyer de l'eau à profusion sur le dessus de la table et sur la feuille de verre à des intervalles appropriés dans le but d'évacuer par lavage l'abrasif et le verre meulés accumulés, un tuyau à eau 153 partant de toute source d'alimentation appropriée est relié à des éjecteurs appropriés 154 disposés au-dessus de la table. Un robinet 155 monté sur le tuyau de distribution d'eau 153 est commandé par un poussoir 156. rit galet 157 prévu à l'extrémité externe de ce poussoir est destiné à être actionné par des cames segmentaires 158 et 159 placées à des intervalles appro priés sur la périphérie du tambour à cames 121.
Des connexions électriques 160, 161, 162 et 163 partent respectivement de la cheville de mise en marche 108 et des anneaux de contact 105, 106 et 107 et aboutissent à un appareil de commande servant à délivrer automatiquement les différentes sortes d'abra sifs au mécanisme mouleur. Cet appareil de commande n'est pas représenté sur les des sins. Lorsque les pièces occupent la position représentée à la fig. 9, la machine est en fonc tionnement et le meulage est presque terminé. Le bras de commande 99 est animé d'un mou vement de rotation lent dans le sens des aiguilles d'une montre par le moteur de commande 102 du cadran. Lorsque ce bras 99 a tourné d'un angle d'environ 30 à partir de la position représentée, le plot 114 dont il est muni entre en contact avec la cheville d'arrêt 109.
Un circuit s'établit alors comme suit: conducteur positif du réseau, fil 129, anneau de contact 101, plot 113, barre 112, plot 114, cheville 109, anneau 105, fil<B>150,</B> interrupteur 138, fil 151, moteur 77 pro duisant l'élévation de l'organe meuleur, fil 152 et conducteur négatif du réseau. Le mo teur 7 7 fait alors tourner la roue à vis sans fin 73, le tambour 121 et l'arbre à manivelle 71 dan, le sens inverse des aiguilles d'une montre.
La rotation de l'arbre à manivelle 71 détermine l'élévation de Foutil nieuleur 32 au-dessus de la table et l'abaissement de l'enveloppe protectrice 15. La cause 1\_'7 s'éloi gne de la pièce 1'26 en permettant au ressort 128 d'ouvrir l'interrupteur principal 123, ce qui coupe le circuit du moteur principal 25 et permet à la table meuleuse de cesser de tourner.
La came segmentaire 159 vient agir sur le galet 157 du poussoir 16, en produisant l'ouverture du robinet 155 et la distribution d'eau sur le dessus de table pour évacuer l'abrasif et le verre meulé accumulés hors de la surface meulée de la feuille 31. Lors que la roue à vis sans fin 73 et l'arbre 71 ont tourné de 180 , la came 148 se dégage de la position qu'elle occupait derrière la saillie 146 prévue sur l'organe coulissant 139 en permettant au ressort 142 de rompre le contact à l'interrupteur 138 et de fermer l'interrupteur 137. Le moteur 77 cesse ainsi d'être alimenté de courant et l'arbre 71 cesse de tourner. L'outil mouleur 32 est ainsi laissé dans la position élevée avec l'enveloppe 15 abaissée pour permettre l'accès à la feuille de verre et au dessus de table.
A ce moment, la came 159 a quitté le galet 157 et la distribution d'eau sur le dessus de table a cessé. L'interrupteur 123 n'est pas fermé et les moteurs 25 et 102 sont privés de courant de sorte que toutes les parties mobiles du mécanisme sont au repos.
Lorsqu'on veut commencer une nouvelle opération de meulage, on fait mouvoir le bras de commande 99 manuellement à l'aide de la poignée 117 en sens inverse des aiguilles d'une montre jusqu'à ce que le contact ait été établi entre le plot 114 et la cheville 108, comme représenté à la fig. 8. II s'établit alors le circuit suivant: fil positif du réseau, fil 129, anneau 104, plaque l12, cheville 108, fil 149, interrupteur 137, fil 151, moteur 77, fil 152 et fil négatif du réseau. Le moteur 7 7 fait alors tourner la roue à vis sans fin 73 et l'arbre 71 avec les pièces portées par cet arbre d'un nouvel angle de 180 . Ceci a pour effet d'abaisser l'outil 32 sur la feuille de verre et d'élever l'enveloppe 15 à la po sition de protection autour de la table.
Si multanément, une came 158 actionne le robinet à eau 155 pour laver préparatoirement au meulage la feuille qui occupe maintenant la position de meulage, et la came 127 agit sur la pièce 126 et ferme l'obturateur prin cipal 123, ce qui fournit du courant au moteur 25 et fait tourner la table 4 avec la feuille de verre portée par elle au-dessous de l'outil mouleur 32. Simultanément, le moteur 102 reçoit du courant et le bras de commande 99 reçoit un mouvement de rotation lent dans le sens des aiguilles d'une montre autour du cadran 100. Un autre circuit s'éta blit entre la cheville de mise en marche 108 et le distributeur d'abrasif par l'intermédiaire du fil 160, ce qui a pour effet de délivrer la sorte d'abrasif la plus lourde au-dessus de la table par le tuyau 41 et la tuyère 40.
Pen dant que le bras de commande se meut au tour du cadran, les connexions sont établies successivement par les chevilles 110 et 111 et par les fils 161 et 162 avec le distribu teur d'abrasif pour délivrer successivement différents abrasifs de plus en plus fins à la table pendant les phases successives de l'opé ration de meulage. Lorsque le bras 99 est arrivé contre la cheville d'arrêt 109, le fonc tionnement des machines s'arrête; ainsi qu'il a déjà été décrit. En même temps, un circuit s'établit de la cheville 109 au distri buteur d'abrasif par l'intermédiaire du fil 163 pour interrompre la distribution de la sorte d'abrasif qui avait eté délivrée en dernier lieu à la table.
La longueur de l'arc parcouru dans le sens des aiguilles d'une montre entre les chevilles 108 et 109 détermine le temps total du meulage et les arcs compris entre les chevilles<B>108</B> et 110,<B>110</B> et<B>111</B> et 111 et 109, déterminent les fractions de ce temps pen dant lesquelles les trois différentes sortes d'abrasifs sont utilisées. Les chevilles mobiles 109, 110 et 111 peuvent être placées dans n'importe quels trous désirés des anneaux 105, 106 et 107 pour faire varier ces frac tions suivant qu'on le désire.
Les flans de verre carrés 31 destinés à être traités sur ces machines sont obtenus de toute manière appropriée et les bords < le chacun de ces flans sont légèrement biseautés comme cela est représenté à une échelle un peu exagérée à la fie. 13, dans le but d1évi- ter que ces bords s'écaillent ou se rompent au moment où certaines parties de l'outil meuleur passent sur lesdits bords ou s'en éloignent.
Un des flans est posé librement, directe ment sur la garniture 29 disposée dans la dépression. Lorsque la machine a été mise en marche en manouvrant le bras de com mande 99 de la façon précédemment décrite, le disque meuleur 32 s'abaisse sur la feuille posée sur la table rotative 4. Le léger mou vement de déplacement permis à la feuille dans la cavité un peu plus grande que cette feuille lui permet de s'appliquer fermement et régulièrement sur la surface de support maîtresse sous le poids de l'outil meuleur. Usuellement, la feuille se déplacera légère ment à l'intérieur de la cavité et se coin cera près de ses angles contre les lames ou butées latérales élastiques 30, comme indiqué par des traits pointillés à la fig. 4.
Celle des surfaces non meulées de la feuille qu'on place en premier lieu au contact de la table de support n'est pas absolument plane et pré sente de légères irrégularités superficielles l'opération de meulage ne serait usuellement pas nécessaire s'il en était autrement). La garniture de liège 29 est suffisamment souple pour s'adapter à ces légères variations entre la surface et une surface plane et constitue une surface qui supporte la feuille d'une façon continue et uniforme sans qu'il soit néces saire de redresser élastiquement ou gauchir la feuille de verre.
Dans l'exemple représenté, étant donné que la feuille de verre est dis posée dans une cavité carrée qui est approxi mativement symétrique par rapport à l'axe de la table, la feuille a très peu tendance à être projetée hors de la table pendant la rotation puisque le centre de gravité de la feuille est situé approximativement sur l'axe (le rotation de la table. Le frottement de la feuille 31 sur la garniture de support 29, en combinaison avec le coincement de la feuille contre certaines parties des parois ou butées latérales 30 suffit pour maintenir la feuille fermement et pour l'empêcher de se déplacer latéralement dés que l'opération (le meulage a commencé.
La feuille est maintenue appli- quée contre la surface de support maîtresse par le poids de l'outil meuleur 32, secondé dans une certaine mesure par l'action de coincement des lames de bordure 30.
La cheville d'arrêt 109 prévue sur le ca dran de réglage occupe une position telle que la machine s'arrête automatiquement et que l'outil meuleur 32 s'élève, lorsque le meulage est achevé sur la face supérieure de la feuille, c'est-à-dire lorsque la surface est devenue absolument plate et possède la régularité requise pour le polissage. On en lève alors la feuille de la cavité, certaines parties des parois latérales et du fond de cette cavité étant découpées par intervalles, comme représenté en 164, pour permettre à l'opérateur de saisir les bords de la feuille. On enlève celle-ci, on la retourne et on la remet en place dans la cavité, la surface non meulée étant alors au-dessus, après quoi on ramène le bras de commande 99 à la position de mise en marche pour commencer une nouvelle opération de meulage.
Pendant cette seconde opération de meulage, la face plane déjà meulée de la feuille repose sur la garniture de liège qui, dans ce cas, ne cède pas localement et conserve sa surface de support maîtresse plane. Il s'ensuit que lors que la seconde face ou face supérieure de la feuille se trouve achevée, les deux faces de la feuille sont absolument parallèles à la surface maîtresse et parallèles entre elles et que la plaque de verre possède une épaisseur absolument uniforme.
Lorsque la feuille a été meulée sur ses deux faces, on la transfère à l'une des ma chines polisseuses et on la pose librement dans la cavité de la table de cette machine, puis on met la machine en marche comme décrit précédemment relativement à la ma chine meuleuse. Les outils polisseurs 44 et 51 descendent sur la feuille, appliquent celle-ci à l'intérieur de la cavité et la maintiennent fermement cri place,
à peu près de la même façon que celle décrite relativement à la machine à meuler. Le poids des outils polis seurs est supporté par la feuille excepté lorsque ces outils sortent de la périphérie de la feuille et viennent reposer sur les plaques latérales 56 comme décrit précédemment. Ainsi qu'il est usuel dans les machines de ce type général, un mélange de rouge à polir et d'eau est délivré à la surface de contact des outils polisseurs et du flan de verre pendant le polissage.
Etant donné que les garnitures polisseuses plus petites 51 passent complètement à l'exté rieur de la périphérie de la feuille de verre pendant qu'elles décrivent les parties externes de leur orbite, il est essentiel que ces gar nitures soient supportées pendant une partie de leur mouvement, car, s'il en était autre ment, elles tomberaient au-dessous des bords de la feuille et une rupture s'ensuivrait au moment où elles repasseraient sur la feuille. En outre, dans le but d'obtenir le poli con venable sur les parties marginales de la feuille, il est essentiel que la surface de support supérieure des segments 56 coïncide pratiquement avec la surface de support de la feuille de verre, ainsi qu'il a été mentionné dans ce qui précède.
En outre, s'il se produit un contact direct entre les bords de l'ébau che de verre 31 et les garnitures polisseuses en feutre au moment où ces garnitures re montent sur la feuille, la couche solidifiée de rouge à polir recouvrant ces garnitures, ainsi qu'il est essentiel dans l'opération de polissage, se trouvera arrachée et les garni tures seront déchirées par les arêtes vives de la feuille de verre. Grâce aux plaques de support 56 qui sont situées comme décrit plus haut, ce contact n'a pas lieu et les outils polisseurs sont guidés d'une façon ré gulière dans leur passage à l'extérieur et à l'intérieur de la périphérie de la feuille sans détériorer les garnitures ni la feuille de verre.
Lorsqu'une des faces de la feuille a été polie, on la retourne et l'on polit l'autre face comme dans l'opération de meulage. Les feuilles achevées sont enlevées, lavées et découpées aux dimensions désirées.
On pourrait disposer plusieurs cavités individuelles séparées, analogues à celle dé crite sur un dessus de table unique, pour surfacer simultanément plusieurs feuilles plus petites au lieu d'une seule grande feuille. Toutefois, les formes de machines représen tées sont préférables. Comme une installation d'usine comprend un grand nombre de ces machines, on peut prévoir différents groupes de machines pour des feuilles de verre de différentes dimensions. On remarquera qu'aucune partie de l'ap pareil employé pour meuler la feuille n'est transportée à la station de polissage. Dans la méthode de travail des plaques de verre antérieure, la feuille était fixée à la table à l'aide de plâtre, etc. et lorsque la face exposée de la feuille avait été meulée, on transférait l'ensemble de la table et de la feuille à l'appareil à polir.
Le sable ou autre abrasif à gros grain était sujet à se loger dans l'enveloppe de plâtre entourant la feuille pendant le meulage et si cet abrasif à gros grain entrait en contact avec la feuille pen dant le polissage, il éraflait la feuille qui se trouvait perdue. Grâce à l'installation décrite, la feuille peut être complètement meulée sur ses deux faces, être ensuite parfaitement lavée, puis transférée seule à l'appareil po lisseur. De cette façon, les risques de trans port d'abrasif à gros grain sur l'appareil polisseur se trouvent complétement évités.
On remarquera que chaque machine uti lisée est simple et compacte et que les élé ments sont pour la plupart interchangeables. Un grand nombre des éléments de la meu- leuse et de la polisseuse sont identiques et la plupart de ces éléments peuvent être utilisés indifféremment sur l'une et l'autre machine. Le fonctionnement presque éntièrement automatique de ces machines rend possi ble de faire fonctionner un grand nombre de machines avec très peu de surveillance, ce qui effectue une grande économie de main- d'#uvre. U n seul opérateur petit desservir un grand nombre de machines.
Après qu'une machine a été mise en marche, il n'est usuel lement pas nécessaire de s'en occuper jus qu'au moment oir le meulage ou le polissage est terminé. La machine s'arrête alors auto matiquement et l'opérateur peut retourner ou remplacer la feuille à tout moment com mode ultérieur et remettre ensuite la machine en marche.