<Desc/Clms Page number 1>
FIAT FERROVIARIA SAVIGLIANO S. p. A. Bogie à deux essieux pour véhicules ferroviaires ou tramways et véhicules ferroviaires ou tramways utilisant ce bogie.
EMI1.1
- v Demande de brevet italien No. 68510-A/82 du 23 décembre 1982 en sa faveur.
<Desc/Clms Page number 2>
"Bogie à deux essieux pour véhicules ferroviaires ou tramways et véhicules ferroviaires ou tramways utilisant ce bogie"
La présente invention se rapporte, d'une façon générale, aux véhicules ferroviaires et tramways, et elle concerne plus particulièrement un bogie à deux essieux destiné à être utilisé dans de tels véhicules.
L'un des problèmes fondamentaux auquel se heurtent les entreprises de transport, en particulier de transports urbains, est celui de l'accès des passagers de quais fixes à l'intérieur des caisses des véhicu- les. Jusqu'à présent, ce problème a été résolu sur les véhicules de ce type par l'utilisation, au niveau des portes d'accès, de descentes ou de marche-pieds à géométrie variable, dont l'accessibilité est rarement aisée.
Pour apporter une solution fonctionnelle et efficace à ce problème, il est nécessaire d'abaisser le plan du plancher du véhicule à un niveau qu'on puisse facilement franchir à partir d'un quai situé à une hauteur de 15 à 20 cm, c'est-à-dire aux alentours de 40 cm au-dessus du plan des rails.
Le principal obstacle à ce type de solution est représenté par la présence des bogies du véhicule, qui contraignent à maintenir le plancher au-dessus de ces bogies, normalement à une hauteur comprise entre 85 et 90 cm.
Les solutions qui ont été proposées en ce sens jusqu'à ce jour prévoient toutes l'utilisation de bogies moteurs et porteurs classiques, c'est-à-dire de roues traditionnelles de grand diamètre, normalement de l'ordre de 60 à 70 cm.
Ceci implique la nécessité d'utiliser des marches intérieures,
<Desc/Clms Page number 3>
soit sur les bogies moteurs, soit sur les bogies porteurs. Dans chaque cas, les zones surbaissées du plancher sont exigües, même dans le cas de véhicules comportant une carrosserie à deux caisses articulées, avec l'inconvénient que les portes disponibles sont en nombre limité et, en tout cas, d'accès difficile en raison de la présence des marches. En outre, la zone d'intercommunication entre les deux caisses est rarement utilisée et la capacité de réception du véhicule est donc trop pénalisée comparativement aux solutions traditionnelles.
Il est donc évident que les solutions proposées jusqu'à présent et qui utilisent des bogies de type classique, d'une part, ne résolvent que partiellement le problème mentionné plus haut et, d'autre part, présentent des inconvénients qui ne sont pas négligeables.
Du moment que le ou les bogies moteurs du véhicule ne peuvent être radicalement modifiés comparativement aux solutions classiques, en raison de la présence de moteurs et de réducteurs, l'unique voie qui s'offre pour résoudre le problème de façon efficace et en même temps avantageuse consiste à intervenir sur le ou les bogies porteurs du véhicule, de manière à permettre de réaliser un véhicule dans lequel la partie du plancher comprise entre les deux bogies moteurs soit entièrement située à un même niveau surbaissé sans aucune solution de continuité.
Pour atteindre cet objectif, la présente invention a pour objet un bogie porteur à deux essieux pour véhicules ferroviaires ou tramways caractérisé en ce qu'il comprend : - un châssis formé de deux longerons et d'une paire d'essieux transversaux reliés de façon articulée aux extrémités opposées des deux longerons, chaque essieu portant une paire correspondante de roues de petit diamètre, - des moyens de suspension verticale et transversale à un seul étage, portés par les parties médianes des deux longerons, - une traverse de charge ayant ses extrémités appuyées sur lesdits moyens de suspension et ayant sa partie médiane agencée pour être reliée, au moyen d'une crapaudine, à une caisse de véhicule ferroviaire ou tramway, - une paire de bras longitudinaux qui relient la traverse de charge par des articulations,
respectivement à l'une des extrémités d'un longeron et à l'extrémité opposée de l'autre longeron,
<Desc/Clms Page number 4>
correspondants.
Dans la présente description et dans les revendications, l'expression"roue de petit diamètre"désigne une roue dont le diamètre est sensiblement inférieur à la moitié (35 cm) de celui des roues des bogies traditionnels.
La structure du bogie selon l'invention permet en pratique d'éliminer la suspension primaire et, par conséquent, de réduire considérablement l'encombrement en hauteur du bogie. Cette caractéristique, jointe aux dimensions des roues, permet de réaliser une caisse pour véhicules ferroviaires ou tramway présentant un plan de plancher sur-
EMI4.1
., - baissé à une hauteur d'environ 45 cm au-dessus du plan des rails, même au-dessus du ou des bogies porteurs et jusqu'à proximité du ou des bogies moteurs.
Selon une application particulièrement avantageuse, l'invention a pour objet un véhicule ferroviaire ou un tramway ayant une carrosserie formée de deux caisses articulées et d'une paire de bogies traditionnels, dont au moins un bogie moteur, disposés à proximité de ces extrémités, et qui utilisent une paire de bogies porteurs du type défini plus haut situés dans la zone d'articulation entre les deux caisses.
Cette solution permet de réaliser, entre les deux bogies moteurs, un plan de plancher unique surbaissé, continu et dépourvu de marches internes dangereuses, sans toutefois atteindre des charges par essieu inacceptables pour les roues de petit diamètre des bogies porteurs, puisque la charge est évidemment répartie sur les deux bogies porteurs.
En outre, cette solution offre l'avantage d'exploiter de façon optimale
EMI4.2
la zone permise par le"profil la ligne puisque, dans la zone d'intercommunication entre les deux caisses, l'espace peut être exploité au maximum, ce qui permet d'augmenter considérablement la capacité de transport comparativement aux véhicules traditionnels. Un autre avantage dérive de la plus grande liberté de distribution des portes d'accès sur la longueur du véhicule puisque les bogies porteurs selon l'invention laissent sur leurs flancs un espace suffisant pour le montage de marche-pieds, même lorsqu'ils sont soumis à la rotation maximum sur les courbes de petit rayon.
Dans le bogie selon l'invention, les roues peuvent être so
<Desc/Clms Page number 5>
daires de leurs essieux respectifs en rotation, ou bien elles peuvent être montées librement rotatives sur ces essieux. Dans le deuxième cas, les roues sont évidemment libres de tourner indépendamment les unes des autres, en éliminant ainsi l'inconvénient du glissement entre les roues et les rails en courbe, glissement qui, en particulier dans le cas des tramways et des roues d'un aussi petit diamètre, pourrait provoquer une forte usure des bandages.
Selon l'invention, la liaison entre les essieux et les longerons du châssis du bogie est réalisée par l'interposition d'élément supports élastiques. Cette caractéristique, outre qu'elle garantit la correction des fonctions de guidage du véhicule et de sûreté de la marche, permet d'assurer un notable degré de confort et une adaptabilité facile aux irrégularités des voies de la part du véhicule qui utilise ce bogie.
L'invention sera décrite ci-après en détail en référence au dessin schématique annexé, donné uniquement à titre d'exemple non limitatif, dans lequel :
Figure 1 est une vue schématique en plan par-dessus d'un bogie selon l'invention ;
Figure 2 est une vue en élévation de côté prise suivant la flèche II de figure 1 ;
Figure 3 est une vue en coupe partielle transversale suivant III-III de figure 1 ;
Figure 4 illustre une variante d'exécution d'une partie de figure 1 ;
Figure 5 est une vue en coupe transversale et à plus grande échelle, suivant V-V de figure 4 ;
Figure 6 est une vue partielle en élévation de côté et à plus grande échelle, prise suivant la flèche VI-VI de figure 1 ;
Figure 7 est une vue en coupe et à plus grande échelle suivant VII-VII de figure 1 ;
et
Figure 8 est une vue schématique en élévation de côté d'un véhicule ferroviaire ou tramway qui utilise le bogie porteur selon l'invention.
En se reportant initialement aux figures 1 à 3, on a représenté, dans son ensemble, un bogie porteur à deux essieux (l0), en particu-
EMI5.1
1-
<Desc/Clms Page number 6>
lier pour tramways.
Le bogie (10) comprend un châssis (12) formé de deux longerons en caisson, en tôle d'acier, (14, 16) dont les extrémités (14a, 16a) et (14b, 16b) sont reliées entre elles par une paire d'essieux transversaux (18,20) qui portent respectivement des roues à boudin (21). Les roues (21) présentent un diamètre sensiblement inférieur à celui des roues des bogies traditionnels, qui sont actuellement adoptés sur les tramways.
Selon l'invention, ce diamètre est de préférence de l'ordre de 35 cm.
Sur les régions médianes des deux longerons (14, 16) sont appliquées les-bases de deux ressorts pneumatiques constitués par des soufflets toroldaux à axe vertical (22), de type classique, qui constituent l'étage de suspension secondaire verticale et transversale du bogie (10).
En (24), on a indiqué une traverse de charge constituée par un élément tubulaire en acier muni à ses extrémités de parties en console (26) qui s'appuyent sur les extrémités supérieures des deux ressorts pneumatiques (22) et sont appuyées sur ces ressorts. Ainsi qu'on peut mieux le voir sur la figure 3 ; à chacune des parties en console (26) est fixée une butée (28) coaxiale au ressort pneumatique (22) correspondant et qui fait face à une butée complémentaire (30) guidée elle-même le long d'un organe de guidage et de centrage (32) qui est fixé aux longerons correspondants (14,16). Entre la butée (30) et la base (34) du ressort pneumatique (32), est interposé un organe annulaire élastique (36) formant tampon.
A la partie centrale de la traverse de charge (24) est fixée, par des vis verticales (38), la bague inférieure (40) d'une crapaudine à billes ou à rouleaux (42) qui sert pour l'articulation du bogie (10) à la caisse (C) du véhicule.
Dans la zone comprise entre la bague de crapaudine (40) et les deux extrémités en console (26), la traverse de charge (24) est munie de deux supports en étrier (46) qui sont rabattus de part et d'autre parallèlement à l'axe longitudinal (A) du bogie (10) et qui portent chacun un axe transversal (48) correspondant qui sert pour l'articulation à joint de cardan d'une extrémité d'un bras longitudinal (50) correspondant. Les extrémités opposées des deux bras longitudinaux (50) sont articulées
EMI6.1
sur des axes verticaux (52) correspondants portés par un organe support ,
<Desc/Clms Page number 7>
à fourche (54), qui font saillie transversalement sur les longerons (14) et (16), respectivement à proximité des extrémités opposées (14b) et (16a).
La référence (56) désigne un bras diagonal disposé au-dessous de la traverse de charge (24) et dont les extrémités sont articulées par des joints correspondants dont l'un est indiqué dans son ensemble par (58) sur la figure 6, à deux axes verticaux (60) portés par deux supports transversaux (62) eux-mêmes fixés aux longerons (14) et (16), respectivement à proximité des extrémités (14a) et (16b) de ceux-ci.
Le montage des essieux (18,20) aux extrémités (14a, 14b) et (16a, 16b) des deux longerons (14) et (16), est réalisé au moyen de supports élastiques annulaires (64) qui agissent à la façon de joints à rotule pour permettre des rotations mutuelles limitées autour de l'axe longitudinal (A) du bogie (10). Dans le cas des figures 1 à 3, les roues (21) sont solidaires en rotation des extrémités des essieux (18) et (20) correspondants et, par conséquent, dans ce cas, des roulements non représentés sont interposés entre les supports élastiques (64) et les extrémités correspondantes des essieux (18, 20). En variante, ce montage pourrait être réalisé en utilisant des douilles oscillantes en remplacement
EMI7.1
des supports élastiques (64).
Au contraire, dans le cas de la-variante représentée aux figures 4 et 5, dans lesquelles les éléments identiques ou analogues à ceux décrits ci-avant sont désignés par les mêmes numéros de référence, les roues (21) sont montées librement rotatives aux extrémités des essieux (18, 20), avec interposition de roulements à rouleaux cylindriques (66). De cette façon, les deux roues (21) du même essieu (18, 20) sont libres de tourner l'une indépendamment de l'autre, ce qui élimine l'inconvénient du glissement entre les roues et les rails dans les courbes, glissement qui, dans le cas des rayons de courbure des tramways (15 m) et de roues d'un aussi petit diamètre, pourrait provoquer une usure des bandages des roues.
La conformation précédemment décrite permet en pratique des rotations mutuelles des deux longerons (14,16) autour de l'axe transversal (B) et, par conséquent, des deux essieux (18, 20) autour de l'axe longitudinal (A) du bogie (10), de manière à assurer la compensation correcte des déformations et irrégularités de la voie.
<Desc/Clms Page number 8>
La fonction des deux bras longitudinaux (50) consiste évidemment à empêcher les rotations relatives entre la traverse de charge (24) et le châssis (12) et à transmettre les forces longitudinales entre le châssis (12) et la traverse (24), tandis que les forces transversales passent en pratique à travers les ressorts de suspension (22). Naturellement, les forces longitudinales et les forces transversales sont ensuite transmises de la traverse de charge (24) à la caisse (C) du véhicule à travers les crapaudines (42).
La fonction du bras diagonal (56) consiste au contraire à empêcher les déformations en losange du châssis (12), qui pourraient être dues à sa conformation articulée décrite précédemment.
Le bogie (10) est muni de patins de freinage électromagnétiques (68) guidés entre des éléments de guidage (70) fixés aux côtés extérieurs des deux longerons (12), dans les zones comprises entre les roues (21), et commandés d'une façon connue en soi par des leviers d'actionnement (72).
Il convient de remarquer que les patins (68) peuvent être intégrés dans des étriers de freinage directement associés aux roues (21).
Ainsi qu'on l'a dit plus haut, le bogie selon l'invention trouve une application particulièrement avantageuse sur les tramways. En effet, la conformation du bogie permet de résoudre efficacement le problème de l'abaissement du plan du plancher de la caisse du véhicule, afin de faciliter l'accès des passagers à l'intérieur de la caisse elle-même. Le bogie selon l'invention présente en effet un encombrement vertical beaucoup plus limité que celui des bogies porteurs classiques, grâce, d'un côté, à l'absence d'une suspension primaire proprement dite'et, d'un autre côté, au diamètre réduit des roues. Ceci permet en pratique de prévoir un plancher surbaissé de la caisse, également dans la région du bogie porteur selon l'invention.
La figure 8 illustre un exemple préféré d'application du bogie ou, mieux, d'une paire de bogies selon l'invention, à un véhicule de tramway (V) constitué par deux demi-caisses (CI'C2) articulées l'une à l'autre par l'intermédiaire d'une partie centrale de liaison et de passage (P). Comme on peut le voir sur cette figure, le véhicule (V) est muni, à
<Desc/Clms Page number 9>
EMI9.1
proximité de l'extrémité avant de la caisse (Cl) et de l'extrémité arriere de la caisse (C2), paire de bogies moteurs (M M,,) munis de roues (R) de diamètre classique. Les deux bogies porteurs (l0) selon l'invention, d'uneéquipés de roues de diamètre réduit (21), sont montés à proximité des extrémités d'articulation des deux caisses (C C), dans la zone de passage (P).
De cette façon, le plancher (F) du véhicule (V) peut être entièrement surbaissé, sauf dans les zones des deux bogies moteurs (M M-) à une hauteur qui est normalement de l'ordre de 45 cm au-dessus du plan des rails, en assurant en conséquence un accès plus commode et plus facile par les portes (D). Une conformation analogue du véhicule de tramway (V) assure, outre une meilleure accessibilité à l'intérieur des caisses (C C.-,), lets importants avantages suivants : - possibilité d'obtenir un plan de plancher unique continu et dépourvu de marches intérieures dangereuses dans la zone comprise entre les
EMI9.2
deux bogies moteurs (Mi, une charge correctement répartie 0 2 sur les essieux des deux bogies porteurs ;
- exploitation optimale de la surface permise par la"forme"du véhicule, grâce au fait que la zone d'intercommunication entre les deux caisses (Cl, C2) est exploitée de la façon la plus complète possible, grâce à l'absence d'étranglements appréciables, de marches ou autres obstacles, ce qui se traduit en dernière analyse par un accroissement sensible de la capacité de transport du véhicule ; - présence, entre les deux demi-caisses (C C-), d'un spacieux élément d'interconnection, qui, outre les avantages mentionnés plus haut, donne davantage d'espace pour les passagers et leur assure un passage commode et facile entre les deux demi-caisses ; - plus grande liberté dans l'étude de la disposition des portes d'accès (D) au véhicule (V).
Naturellement, tout en conservant le principe de l'invention, on peut apporter de nombreuses modifications au détail de construction et aux formes de réalisation, comparativement à ce qui a été décrit et représenté, sans sortir du cadre de l'invention.
<Desc / Clms Page number 1>
FIAT FERROVIARIA SAVIGLIANO S. p. A. Two-axle bogie for rail vehicles or trams and rail vehicles or trams using this bogie.
EMI1.1
- v Italian patent application No. 68510-A / 82 of December 23, 1982 in his favor.
<Desc / Clms Page number 2>
"Two-axle bogie for rail vehicles or trams and rail vehicles or trams using this bogie"
The present invention relates, in general, to rail and tram vehicles, and it relates more particularly to a two-axle bogie intended for use in such vehicles.
One of the fundamental problems encountered by transport companies, in particular urban transport, is that of access for passengers on fixed platforms inside vehicle bodies. Up to now, this problem has been solved on vehicles of this type by the use, at the level of the access doors, of descents or steps with variable geometry, the accessibility of which is seldom easy.
To provide a functional and effective solution to this problem, it is necessary to lower the plane of the vehicle floor to a level that can easily be crossed from a platform located at a height of 15 to 20 cm, it that is to say around 40 cm above the plane of the rails.
The main obstacle to this type of solution is represented by the presence of the bogies of the vehicle, which force the floor to be kept above these bogies, normally at a height of between 85 and 90 cm.
The solutions which have been proposed in this sense to date all provide for the use of conventional motor and carrier bogies, that is to say traditional large diameter wheels, normally of the order of 60 to 70 cm. .
This implies the need to use internal steps,
<Desc / Clms Page number 3>
either on the driving bogies or on the carrying bogies. In each case, the lowered areas of the floor are cramped, even in the case of vehicles with a body with two articulated boxes, with the disadvantage that the available doors are limited in number and, in any case, difficult to access due the presence of the steps. In addition, the intercommunication zone between the two boxes is rarely used and the vehicle's reception capacity is therefore too penalized compared to traditional solutions.
It is therefore obvious that the solutions proposed so far and which use bogies of the conventional type, on the one hand, only partially solve the problem mentioned above and, on the other hand, have drawbacks which are not negligible. .
As long as the motor bogie (s) of the vehicle cannot be radically modified compared to conventional solutions, due to the presence of motors and reducers, the only way available to solve the problem effectively and at the same time advantageous consists in working on the bogie (s) carrying the vehicle, so as to make it possible to produce a vehicle in which the part of the floor comprised between the two motor bogies is entirely situated at the same lowered level without any solution of continuity.
To achieve this objective, the subject of the present invention is a two-axle load-bearing bogie for rail or tram vehicles, characterized in that it comprises: - a chassis formed by two longitudinal members and a pair of transverse axles connected in an articulated manner at the opposite ends of the two beams, each axle carrying a corresponding pair of small diameter wheels, - vertical and transverse single-stage suspension means, carried by the middle parts of the two beams, - a load cross member having its ends supported on said suspension means and having its middle part arranged to be connected, by means of a crapaudine, to a body of a rail or tram vehicle, - a pair of longitudinal arms which connect the load cross member by articulations,
respectively at one end of a spar and at the opposite end of the other spar,
<Desc / Clms Page number 4>
correspondents.
In the present description and in the claims, the expression “small diameter wheel” designates a wheel whose diameter is substantially less than half (35 cm) of that of the wheels of traditional bogies.
The structure of the bogie according to the invention makes it possible in practice to eliminate the primary suspension and, consequently, to considerably reduce the overall dimensions in height of the bogie. This characteristic, together with the dimensions of the wheels, makes it possible to produce a body for rail or tram vehicles having a floor plan above
EMI4.1
., - lowered to a height of approximately 45 cm above the plane of the rails, even above the load-bearing bogie (s) and close to the drive bogie (s).
According to a particularly advantageous application, the invention relates to a rail vehicle or a tram having a body formed by two articulated bodies and a pair of traditional bogies, including at least one motor bogie, arranged near these ends, and which use a pair of load-bearing bogies of the type defined above situated in the articulation zone between the two bodies.
This solution makes it possible to produce, between the two driving bogies, a single lowered, continuous floor plan devoid of dangerous internal steps, without however achieving axle loads unacceptable for the small diameter wheels of the carrying bogies, since the load is obviously distributed over the two carrying bogies.
In addition, this solution offers the advantage of optimally exploiting
EMI4.2
the area allowed by the "line profile" since, in the intercommunication area between the two boxes, the space can be exploited to the maximum, which considerably increases the transport capacity compared to traditional vehicles. Another advantage derives from the greater freedom of distribution of the access doors over the length of the vehicle since the load-bearing bogies according to the invention leave sufficient space on their sides for mounting the step plates, even when they are subject to rotation maximum on small radius curves.
In the bogie according to the invention, the wheels can be so
<Desc / Clms Page number 5>
of their respective axles in rotation, or they can be mounted freely rotatable on these axles. In the second case, the wheels are obviously free to turn independently of each other, thereby eliminating the disadvantage of the slip between the wheels and the curved rails, slip which, in particular in the case of trams and wheels. such a small diameter could cause heavy wear on the tires.
According to the invention, the connection between the axles and the side members of the bogie chassis is achieved by the interposition of elastic support elements. This characteristic, in addition to guaranteeing the correction of the vehicle's guiding and gait safety functions, ensures a significant degree of comfort and easy adaptability to irregularities in the lanes on the part of the vehicle using this bogie.
The invention will be described below in detail with reference to the accompanying diagrammatic drawing, given solely by way of nonlimiting example, in which:
Figure 1 is a schematic plan view over a bogie according to the invention;
Figure 2 is a side elevational view taken along arrow II of Figure 1;
Figure 3 is a partial cross-sectional view along III-III of Figure 1;
Figure 4 illustrates an alternative embodiment of a portion of Figure 1;
Figure 5 is a cross-sectional view on a larger scale, along V-V of Figure 4;
Figure 6 is a partial side elevational view on a larger scale, taken along arrow VI-VI of Figure 1;
Figure 7 is a sectional view on a larger scale along VII-VII of Figure 1;
and
Figure 8 is a schematic side elevation view of a rail or tram vehicle which uses the carrier bogie according to the invention.
Referring initially to Figures 1 to 3, there is shown, as a whole, a two-axle carrying bogie (10), in particular
EMI5.1
1-
<Desc / Clms Page number 6>
link for trams.
The bogie (10) comprises a chassis (12) formed of two box-shaped longitudinal members, made of sheet steel, (14, 16) whose ends (14a, 16a) and (14b, 16b) are connected to each other by a pair. transverse axles (18,20) which respectively carry flanged wheels (21). The wheels (21) have a diameter substantially smaller than that of the wheels of traditional bogies, which are currently adopted on trams.
According to the invention, this diameter is preferably of the order of 35 cm.
On the median regions of the two longitudinal members (14, 16) are applied the bases of two pneumatic springs constituted by toroidal bellows with vertical axis (22), of conventional type, which constitute the stage of vertical and transverse secondary suspension of the bogie (10).
In (24), there is indicated a load cross member constituted by a tubular steel element provided at its ends with console parts (26) which bear on the upper ends of the two pneumatic springs (22) and are supported on these springs. As can best be seen in Figure 3; to each of the console parts (26) is fixed a stop (28) coaxial with the corresponding air spring (22) and which faces a complementary stop (30) itself guided along a guide and centering member (32) which is fixed to the corresponding beams (14,16). Between the stop (30) and the base (34) of the pneumatic spring (32), is interposed an elastic annular member (36) forming a buffer.
To the central part of the load cross member (24) is fixed, by vertical screws (38), the lower ring (40) of a ball or roller bearing (42) which serves for the articulation of the bogie ( 10) at the vehicle body (C).
In the area between the bushing ring (40) and the two console ends (26), the load crossmember (24) is provided with two stirrup supports (46) which are folded down on both sides parallel to the longitudinal axis (A) of the bogie (10) and which each carry a corresponding transverse axis (48) which serves for the articulation with universal joint of one end of a corresponding longitudinal arm (50). The opposite ends of the two longitudinal arms (50) are articulated
EMI6.1
on corresponding vertical axes (52) carried by a support member,
<Desc / Clms Page number 7>
fork (54), which protrude transversely on the side members (14) and (16), respectively near the opposite ends (14b) and (16a).
The reference (56) designates a diagonal arm disposed below the load cross member (24) and the ends of which are articulated by corresponding joints, one of which is indicated as a whole by (58) in FIG. 6, two vertical axes (60) carried by two transverse supports (62) themselves fixed to the side members (14) and (16), respectively near the ends (14a) and (16b) thereof.
The mounting of the axles (18,20) at the ends (14a, 14b) and (16a, 16b) of the two beams (14) and (16) is carried out by means of annular elastic supports (64) which act in the manner of ball joints to allow limited mutual rotations around the longitudinal axis (A) of the bogie (10). In the case of FIGS. 1 to 3, the wheels (21) are integral in rotation with the ends of the corresponding axles (18) and (20) and, consequently, in this case, bearings not shown are interposed between the elastic supports ( 64) and the corresponding ends of the axles (18, 20). As a variant, this assembly could be carried out using oscillating sockets as a replacement
EMI7.1
elastic supports (64).
On the contrary, in the case of the variant shown in FIGS. 4 and 5, in which the elements identical or analogous to those described above are designated by the same reference numbers, the wheels (21) are mounted freely rotating at the ends axles (18, 20), with the interposition of cylindrical roller bearings (66). In this way, the two wheels (21) of the same axle (18, 20) are free to rotate one independently of the other, which eliminates the disadvantage of the sliding between the wheels and the rails in the curves, sliding which, in the case of the radii of curvature of trams (15 m) and wheels of such a small diameter, could cause wear on the tire treads.
The conformation previously described allows in practice mutual rotations of the two beams (14,16) around the transverse axis (B) and, consequently, of the two axles (18, 20) around the longitudinal axis (A) of the bogie (10), so as to ensure correct compensation for deformations and irregularities in the track.
<Desc / Clms Page number 8>
The function of the two longitudinal arms (50) obviously consists in preventing the relative rotations between the load cross member (24) and the chassis (12) and in transmitting the longitudinal forces between the chassis (12) and the cross member (24), while that the transverse forces pass in practice through the suspension springs (22). Naturally, the longitudinal forces and the transverse forces are then transmitted from the load cross member (24) to the body (C) of the vehicle through the straps (42).
The function of the diagonal arm (56) consists, on the contrary, in preventing diamond-shaped deformations of the chassis (12), which could be due to its articulated conformation described above.
The bogie (10) is provided with electromagnetic braking pads (68) guided between guide elements (70) fixed to the outer sides of the two longitudinal members (12), in the zones between the wheels (21), and controlled by a manner known per se by actuation levers (72).
It should be noted that the pads (68) can be integrated into brake calipers directly associated with the wheels (21).
As mentioned above, the bogie according to the invention finds a particularly advantageous application on trams. Indeed, the conformation of the bogie effectively solves the problem of lowering the plane of the floor of the vehicle body, in order to facilitate the access of passengers inside the body itself. The bogie according to the invention has in fact a much smaller vertical size than that of conventional load-bearing bogies, thanks, on the one hand, to the absence of a primary suspension proper, and, on the other hand, to the reduced wheel diameter. This allows in practice to provide a lowered floor of the body, also in the region of the carrier bogie according to the invention.
FIG. 8 illustrates a preferred example of application of the bogie or, better still, of a pair of bogies according to the invention, to a tramway vehicle (V) constituted by two half-bodies (CI'C2) articulated one to the other via a central connection and passage part (P). As can be seen in this figure, the vehicle (V) is provided, at
<Desc / Clms Page number 9>
EMI9.1
near the front end of the body (Cl) and the rear end of the body (C2), pair of motor bogies (M M ,,) fitted with wheels (R) of conventional diameter. The two carrying bogies (10) according to the invention, fitted with wheels of reduced diameter (21), are mounted near the articulation ends of the two bodies (C C), in the passage area (P).
In this way, the floor (F) of the vehicle (V) can be entirely lowered, except in the areas of the two motor bogies (M M-) at a height which is normally of the order of 45 cm above the plane. rails, thereby ensuring more convenient and easier access through the doors (D). A similar conformation of the tram vehicle (V) ensures, in addition to better accessibility inside the boxes (C C.-,), the following important advantages: - possibility of obtaining a single continuous floor plan without steps dangerous interior in the area between
EMI9.2
two driving bogies (Mi, a load correctly distributed 0 2 on the axles of the two carrying bogies;
- optimal use of the surface permitted by the "shape" of the vehicle, thanks to the fact that the intercommunication zone between the two bodies (Cl, C2) is used as fully as possible, thanks to the absence of appreciable constrictions, steps or other obstacles, which ultimately translates into a significant increase in the vehicle's transport capacity; - presence, between the two half-boxes (C C-), of a spacious interconnection element, which, in addition to the advantages mentioned above, gives more space for passengers and ensures them a comfortable and easy passage between the two half-cases; - greater freedom in studying the arrangement of access doors (D) to the vehicle (V).
Naturally, while retaining the principle of the invention, many modifications can be made to the construction details and to the embodiments, compared to what has been described and shown, without going beyond the ambit of the invention.