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On sait que l'aptitude à l'emploi de fils de polyamides, polyesters polyéthylènes, nitrilepolyacrylique entre autres matières plastiques, peuvent être améliorées en soumettant les fils obtenus par filage à une opération d'éti- rage au cours de laquelle les molécules s'orientent. Tandis que l'étirage en gé- néral même en opérant à des températures élevées donne un produit d'étirage d'épaisseur régulières si on utilise des fils calibrés réguliers, on ne peut pas obtenir par étirage à chaud de fils en nitrilepolyacrylique ou de fils avec une teneur en nitrilepolyaorylique d'au moins 85%, en particulier lorsqu'on opère avec des grandes vitesses de travail normales dans l'industrie, de plus de 100 mètres minute,
de fils textiles parfaite. Les fils étirés présentent souvent des variations d'épaisseur auquel cas les portions plus épaisses du fil sont moins étirées que les portions plus minceso Les tissus ou tricots fabriqués à partir de tels fils présentent des irrégularités dans le dessin du tissu et des mailleso Etant donné que, en outre les portions moins étirées absorbent, lors de la tein- ture du tissu ou du tricota une quantité plus grande de colorant que les portions de fils plus fortement étiréesles textiles ainsi obtenus sont souvent inutili- sables.
Outre ce défautg que présentent les fils obtenus avec des vitesses de travail élevées suivant les procédés d'étirage bien connus, il se produit lors de l'opération de retrait qui doit ensuite achever les fils étirés pour donner aux fils l'allongement nécessaire pour les opérations textiles ultérieures, des frisures dans le fil du fait que les fils capillaires se trouvant au même en- droit du fil, présentent par suite du degré d'étirage différente un degré de re- trait différente de telle sorte que les fils capillaires se rétractant plus for- tement lors du processus de retraite donnent lieu à la formation de boucles par les fils capillaires se rétractant plus faiblement$ ce qui fait que l'on obtient un fil capillaire avec des nodosités bouclé. Ceci peut être un avantage pour certains emplois spéciaux.
En générale on cherche à avoir un fil de soie artifi- cielle présentant une texture de fil unie.
La demanderesse a découvert que l'on peut éviter cette irrégularité de titre dans l'étirage à chaud de fils en nitrilepolyacrylique ou de fils com- portant une teneur d'au moins 85% de nitrielpolyacrylique, qui contiennent encore des restes de solvants provenant du processus de filage, même en opérant avec des vitesses de travail élevées lorsque l'on donne aux fils en mouvement, pendant l'étirage, une fausse torsiono Dans ce cas;, peu importe de quelle manière le fil est amené à la température d'étirage, (par exemple en passant par un canal avec air chaud, un birier de chauffage fixe9 un rouleau chauffé en rotationetc...).
Les conditions de travail doivent cependant être réglées de telle sorte que la fausse torsionconsidérée en partant du côté du fil étirée aille au moins dans la zone où le fil reçoit on étirageo Les fils capillaires isolés se placent pendant le processus d'étirage dans un ensemble fermé, de telle sorte qu'ils possèdent au même endroit du fil total;
, obligatoirement, le même degré d'étirage et le même degré de controction, lors du procédé de contraction subséquenteoDe ce faitles nodosités capillaires et la frisure du fil lors du procédé de feu- trage sont en contraction de telle sorte que 1 on obtient des fils parfaitement lisseso
Le procédé suivant l'invention sera expliqué plus clairement en se reportant au dessin annexés
Comme dispositif d'étirage pour un fil 1, on utilise une galette d'a- limentation 2 chauffée à environ 150 , avec 300 mm au-dessous une galette d'en- trainement 4, les deux étant fixées sur un support commun pouvant être débrayé.
Sur le chemin du fil entre la galette d'alimentation et la galette d'entraînement, on dispose environ à mi-hauteur un dispositif de fausse torsion 30 Ce dernier peut être constitué soit par un petit moteur réglé au nombre de tours avec un arbre creux à l'extrémité inférieure duquel est fixée une petite tête rotative avec un anneau disposé de façon excentrique, ou bien par un arbre creux disposé
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dans un palier, arbre qui est actionné en haut grâce à un disque entraîné par des courroies tangentielles, et parte à sa partie inférieure, la tête rotative avec l'anneau excentré.
Par exemple avec un fil formé de 36 fils capillaires en nitrilepo- lyacrylique avec un titre total de 410, qui contient encore, provenant du procé- dé de filage, environ 5% de diméthylformamide, on fait 8 tours autour d'une ga- lette d'alimentation chauffée à environ 1500, tournant avec une vitesse circon- férentielle de 50 m/mn, et on fait passer le fil dans l'axe creux, tournant à la vitesse de 10. 000 tours par minute, du dispositif de torsion 3 et on le reprend par la galette d'étirage 4 avec une vitesse circonférentielle de 850 m/mn. Ensui- te, on amène le fil à une broche de retordage 5 habituelle tournant à 11.000 tours-minute ou bien à un dispositif de bobinage. Avantageusement, on communique au dispositif de torsion la même direction que celle de la broche de retordage ultérieure.
Si l'on observe le parcours du fil entre la galette d'alimentation et la galette d'étirage, on reconnaît que la fausse torsion arrivant jusqu'au point où le fil quitte la galette d'alimentation rassemble les fils capillaires déjà dans la zone de fusion en un faisceau de fils serrés et provoque un étirage ré- gulier de ceux-ci.
Après la contraction du fil pendant le processus de vaporisation a l'état lâche, le fil est étiré de façon tout à fait régulière et est uni, tandis qu'un fil préparé de la même manière sans mettre en oeuvre le dispositif de faus- se torsion est tout à fait noueux et frisé, même lorsqu'on ramène la vitesse d'entraînement final à 1/20ème, c'est-à-dire de 42 m/minute.
Le fil capillaire noueux et frisé ne peut pas être utilisé sur un mé- tier à tisser, 'en particulier comme le fil de chaîne.
A côté de l'étirage régulier et ainsi de l'élimination des nodosités et de la frisure du fil, le dispositif de fausse torsion empêche par suite du rassemblement des fils capillaires, la formation de pelotes sur les galettes et les ruptures de fils inhérentes.
EXEMPLE 1.
Un fil tissé avec 40 fils capillaires en nitrilepolyacrylique, d'un titre total de 660, qui contient encore, provenant du processus de filage, 8% de diméthylformamide, est amené avec une vitesse de 31 m/mn à un étrier métallique faiblement bombé, chauffé à 1700. Ensuite, du coté du départ de l'étrier, se trou- ve un anneau tournant à la vitesse de 5000 tours-minutes, qui est traversé par le fil et lui communique, au moyen d'un nez une fausse torsion. Le fil est étiré grâce à une galette avec une vitesse circonférentielle de 230 m/mn de telle sor- te qu'il est étiré à environ 7,5 fois sa longueur initiale.
La zone d'étirage se forme alors à l'extrémité inférieure de l'étrier et on observe que le fil.présen- te un vif mouvement de torsionEtant donné qu'il s'agit alors de ce qu'on appel- le une fausse torsion, celle-ci se résorbe d'elle-même lorsque le fil sort du dispositif donnant la torsion. Le fil qui possède d'abord un titre de 88 peut en- suite être repris par un dispositif de bobinage ou une broche de retordage. Par vaporisage du fil à l'état lâche, on obtient un fil du titre de 100 deniers, qui possède un aspect tout à fait unie Un fil préparé sans fausse torsion présente des différences notables dans l'épaisseurs du fil et présente après vaporasage des nodosités de capillaire et est frisé, de telle sorte que l'on ne peut pas le travailler au métier à tisser.
EXEMPLE 2
On enroule un fil obtenu par filature de 36 fils capillaires en co- polymérisat à 95% de nitrileaorylique et de 5% d'acétate de vinyle avec un titre total de 410 qui contient encore 5,5% de diméthylformamide provenant du procédé
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de filage, 8 fois autour d'une galette chauffée à 1450 avec une vitesse de 89 mètres/minute et on l'amène en passant par un dispositif de fausse torsion tour- nant à environ 10.000 tours/minute à la galette d'étirage tournant avec une vi- tesse circonférencielle de 580 m/mn. Ensuite, à partir de la galette d'étirage on reprend le fil avec une broche de retordage tournant à 9600 tours-minute.
Après contraction du fil pendant un processus de vaporisage à l'état lâche, le fil se trouve étiré de façon régulière et devient uni, tandis qu'un fil préparé de la même façon sans utiliser de torsion, présente des nodosités de capillaire et est frisé.