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La présente invention concerne les bains pour l'application par fu- sion donnant une grande 'brillance de revêtements d'étain qui sont déposés par voie électrolytique sur un métal de base, en règle générale sur du fer. Dans les procédés connus utilisables industriellement, on n'obtient que des couches d'étain semi-mates à mateso Mais on cherche depuis longtemps à appliquer par fusion des couches d'étain en chauffant au-dessus du point de fusion de l'était de manière que les couches d'étain présentent la même brillance que les revê- tements d'étain obtenus par étamage au feuo
Comme revêtement pour la matière fondue d'étain, on utilise, dans l' étamage au feu, presque exclusivement de l'huile de palme,
On est donc incité à utiliser également pour l'application par fusion de couches d'étain déposées par voie électrolytique des masses fondues d'huile de palme. Il est effectivement possible d'appliquer de cette manière par fusion, souvent avec une brillance sa- tisfaisante, des couches d'étain séparées par voie électrolytique à partir de bains appropriés sur des surfaces convenablement préparées. On a toutefois constaté que la qualité de la brillance des couches d'étain appliquées par fu- sion dépend dans une grande mesure de la qualité de l'huile de palme utilisée dans chaque cas Il existe des qualités d'huile de palme avec lesquelles on n' obtient que des couches d'étain faiblement brillantes lors de l'application par fusion.
En outre, l'utilisation d'huile de palme' industrielle présente l'incon- vénient que l'huile de palme chauffée devient rapidement goudronneuse en fonc- tionnement permanent et doit être remplacée après une courte durée de-fonction- nement, lorsque les précipités doivent s'appliquer par fusion en donnant une grande brillance et lorsqu'on veut éviter.les difficultés lors de l'enlèvement subséquent de l'huile goudronneuse. L'huile de palme devient moins rapidement goudronneuse lorsqu'on utilise une huile de palme raffinée. Mais un tel produit' est très coûteux et ne donné, lors de son utilisation ordinaire, que des cou- ches d'étain appliquées par fusion troubles-.
Lorsqu'on emplôie comme bain pour l'application par fusion des cou- .ches d'étain des huiles minérales, par exemple de l'huile de paraffine, on ob- tient bien une longue durée avant de devoir remplacer l'huile par une nouvelle charge en raison d'une trop grande formation de goudron. Mais on n'obtient lors de l'application par fusion dans des huiles,minérales que des couches d'étain à aspect trouble, qui ne sont pas utilisables .
On a trouvé d'une façon surprenante qu'on obtient des bains de fu- sion de longue durée de service, qui-donnent des revêtements d'étain appliqués par fusion ayant une bonne brillance, lorsqu'on emploie comme bain de fusion des huiles minérales ou aussi des huiles et graisses végétales ou animales dont l'in- dice d'iode est faible ou égal à zéro et qui ont, en outre, une faible teneur en acide libreo L'indice d'iode doit être inférieur à 30 et le nombre de neutra- lisation.doit être maintenu entre 0,1 et 10, de préférence entre 0,3 et 5.
Des produits synthétiques, tels-que paraffines halogénées et naphtalines halogénées, peuvent aussi être employés comme bain de fusion avec une stabilité suffisante, lorsqu'iis présentent les valeurs caractéristiques mentionnées ou lorsqu'ils sont convenablement réglés par des additions.
L'observation des limites indiquées pour le nombre de neutralisation est particulièrement importante parce qu'on a pu constater par des essais que des huiles réagissant d'une façon totalement neutre et sans teneur en acide, d'une part, et des huiles ou graisses acides ayant un-nombre de neutralisation supérieur à 10, d'autre part, ne donnent plus des surfaces à grande brillance lors de l'application par fusion des coucher d'étain. On obtient alors des sur- faces qui sont plus ou moins troubles. Pour certâines huiles, notamment d'ori- gine minérale, il est avantageux de maintenir l'indice d'acide à'une valeur net- tement inférieure à 10, pour obtenir une application par.us.ion de grande bril- lance des couches d'étain.
Lorsqu'on prépare des bains de fusion à partir d'huiles ou des,grais-
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ses complètement neutres, on règle l'indice d'acide le plus favorable par addition de substances acides solubles dans les huiles.'Les additions appro- priées de ce type sont constituées par tous les acides complètement solubles dans les huiles, qui ont une faible tendance à l'auto-oxydation, comme par exem- ple l'acide laurique, l'acide palmitique, l'acide stéarique et l'acide naphténi- que. Certains acides non saturés, comme par exemple l'acide oléique, bien que moins stables, sont également appropriés.
Lorsque le nombre de neutralisation des huiles utilisées est trop élevé ou lorsque le nombre de neutralisation des huiles ou graisses employées pendant une longue durée comme bain de fusion s'est élevé au-dessus de la valeur admissible, les bains de fusion peuvent être ramenés à la meilleure action de brillance lors de l'application par fusion en réduisant l'excès d'acide libre par traitement avec des substances qui sont en mesure de se combiner à l'acide libre.
Des alcalis, tels que carbonate de soude ou hydroxyde de lithium, sont appropriés à cet usage, mais il est-préférable d'effectuer une estérification des acides libres en chauffant les bains avec des substances contenant des groupes hydroxyles estérifiables, comme par exemple le glycol, la glycérine, le pentaérythrite, l'alcool cétylique ou des produits analogues.
En outre, on peut additionner aux bains de fusion des antioxydants de type connu, comme par exemple le carbazol ou la -naphtylamine, pour amélio- rer encore la durée de service,
Les bains de fusion suivant l'invention présentent, par exemple, les compositions suivantes :
1 - 1000 g d'huile de noix de palme raffinée ayant un- indice d'iode de 16,7 g et un nombre de neutralisation égal à 0.
12 g d'acide oléique ou d'acide palmitique.
2 - 1000 g de paraffine ayant un point de fusion de 52 à'56 C et un nombre de neutralisation de 0,05,
6 g d'acide lauriqueo
3 - 1000 g de vaseline jaune DAB 6,
10 g d'acide stéarique.
4 - 1000 g d'huile de transformateur ayant un indice d'acide de 0,07 et un indice d'iode de 15,0
5 g d'acide stéarique.
5 - 1000 g de distillat de pétrole ayant un indice d'acide égal à
0, un indice d'iode de 2,1, un point d'ébullition commençante de 325 C etun point d'inflammation de 210 C.
7 g d'acide naphténique ou d'acide stéarique.
Diverses modifications peuvent d'ailleurs être apportées aux exem- ples de réalisation sans sortir du cadre de l'invention.
REVENDICATIONS.
1 - Bain de fusion constitué par des graisses, huiles ou cires mi- nérales, végétales ou animales ou par des mélanges de ces substances pour l'ap- plication par fusion donnant une grande brillance de revêtements d'étain déposés par voie électrolytique sur un métal de base, caractérisé en ce que l'indice d'iode de la masse de fusion est inférieur à 30 et la masse de fusion contient une faible proportion d'une substance acide.
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The present invention relates to baths for the high-gloss melt application of tin coatings which are electrolytically deposited on a base metal, generally on iron. In the known processes which can be used industrially, only semi-matt tin layers with mateso are obtained. However, attempts have been made for a long time to apply tin layers by melting by heating above the melting point of the state of so that the tin layers have the same gloss as the tin coatings obtained by fire tinning
As the coating for the molten tin material, almost exclusively palm oil is used in fire tinning,
There is therefore an incentive to also use for the application by melting of layers of tin deposited by electrolytic means of palm oil melts. It is indeed possible to apply in this manner by melting, often with satisfactory gloss, electrolytically separated layers of tin from suitable baths to suitably prepared surfaces. However, it has been found that the quality of the gloss of the tin layers applied by fusion depends to a large extent on the quality of the palm oil used in each case. There are qualities of palm oil with which one can obtains only weakly shiny tin layers during melt application.
In addition, the use of industrial palm oil has the disadvantage that heated palm oil quickly becomes tarry in continuous operation and must be replaced after a short period of operation, when The precipitates must be applied by melting, giving a high gloss and when it is desired to avoid the difficulties during the subsequent removal of the tarry oil. Palm oil becomes tarry less quickly when using refined palm oil. However, such a product is very expensive and in ordinary use only gives cloudy melt-applied tin layers.
When a bath is employed for the melt application of tin layers of mineral oils, for example paraffin oil, a long period of time is obtained before having to replace the oil with one. new charge due to too much tar formation. However, when applying by melting in mineral oils, only tin layers with a cloudy appearance are obtained, which cannot be used.
Surprisingly, it has been found that long-life melt baths, which give melt-applied tin coatings of good gloss, are obtained when oils are used as the melt. minerals or also vegetable or animal oils and fats with a low iodine number or equal to zero and which also have a low free acid content o The iodine number must be less than 30 and the neutralization number must be kept between 0.1 and 10, preferably between 0.3 and 5.
Synthetic products, such as halogenated paraffins and halogenated mothballs, can also be used as a molten bath with sufficient stability, when they exhibit the characteristic values mentioned or when they are suitably controlled by additions.
The observation of the limits indicated for the number of neutralizations is particularly important because it was possible to note by tests that oils reacting in a completely neutral way and without acid content, on the one hand, and oils or fats Acids having a neutralization number greater than 10, on the other hand, no longer give high gloss surfaces during the melt application of tin layers. Surfaces are then obtained which are more or less turbid. For certain oils, in particular of mineral origin, it is advantageous to keep the acid number at a value clearly below 10, in order to obtain a high gloss application of the coats. tin.
When preparing melting baths from oils or greases
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its completely neutral, the most favorable acid number is adjusted by the addition of acidic substances soluble in oils. Appropriate additions of this type are all completely soluble acids in oils, which have a low tendency to auto-oxidation, such as, for example, lauric acid, palmitic acid, stearic acid and naphthenic acid. Certain unsaturated acids, such as for example oleic acid, although less stable, are also suitable.
When the number of neutralizations of the oils used is too high or when the number of neutralizations of the oils or fats used for a long time as a molten bath has risen above the permissible value, the fusion baths can be reduced to the best shine action during melt application by reducing the excess free acid by treatment with substances which are able to combine with the free acid.
Alkalis, such as sodium carbonate or lithium hydroxide, are suitable for this purpose, but it is preferable to carry out esterification of the free acids by heating the baths with substances containing esterifiable hydroxyl groups, such as for example glycol. , glycerin, pentaerythritis, cetyl alcohol or similar products.
In addition, antioxidants of known type, such as carbazol or -naphthylamine, can be added to the melting baths to further improve the service life.
The melting baths according to the invention have, for example, the following compositions:
1 - 1000 g of refined palm nut oil having an iodine value of 16.7 g and a neutralization number equal to 0.
12 g of oleic acid or palmitic acid.
2 - 1000 g of paraffin with a melting point of 52 to 56 C and a neutralization number of 0.05,
6 g of lauric acid
3 - 1000 g of yellow petrolatum DAB 6,
10 g of stearic acid.
4 - 1000 g of transformer oil with an acid number of 0.07 and an iodine number of 15.0
5 g of stearic acid.
5 - 1000 g of petroleum distillate with an acid number equal to
0, an iodine number of 2.1, a starting boiling point of 325 C, and a flash point of 210 C.
7 g of naphthenic acid or stearic acid.
Various modifications can moreover be made to the exemplary embodiments without departing from the scope of the invention.
CLAIMS.
1 - Melting bath consisting of mineral, vegetable or animal fats, oils or waxes or of mixtures of these substances for the application by fusion giving a high gloss of tin coatings deposited electrolytically on a base metal, characterized in that the iodine number of the molten mass is less than 30 and the molten mass contains a small proportion of an acidic substance.