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PROCEDE D'UTILISATION DU POUVOIR CALORIFIQUE DES GAZ DE REACTION
DEVELOPPES DANS DFS FOURS DE REDUCTION ELECTRIQUES FERMES.
L'invention concerne, un procédé d'utilisation du pouvoir calori- fique des gaz de réaction dans les fours de réduction électriques fermés en vue du traitement préalable des matières premières c'est-à-dire de la charge, par une combustion,, réglée d'une manière nouvelle, des gaz de ré- action, directement au-dessus du foyer du fouro
Les gaz de réaction qui s'échappent du foyer dans les procédés de réduction exécutés dans des fours électriques possèdent un pouvoir calo- rifique élevécela sous la forme des gaz de réaction proprement dits et obtenus à l'état chaud (généralement du CO),
ainsi que sous la forme de la chaleur de combustion de quantités entraînées de poussière carboniques de silicium ou d'autres poussières métalliques ayant subi le traitement réducteur. Dans le procédé du four à carbure par exemplel'énergie néces- saire pour la production du carbure proprement dit énergie rapportée au ki- logramme de carbure pur et qui est représentée généralement par l'électricité, s'élève à 1687 Kcal
Par comparaison, on consomme pratiquement environ 4,37 kilowatt-heures,,c'est-à-dire 3750 "
D'autre part et en se rapportant toujours au kilogramme de carbure pu ,
le foyer ouvert laisse échapper en perte par exemple 1955 " à savoir
Pouvoir calorifique des gaz de réaction propre- ment dits 1352 "
Pouvoir calorifique de la poussière carbonique 603 "
Ces quantités d'Énergie qui s'échappent du foyer et qui représen- tent des valeurs importantes par rapport à l'économie d'ensemble, représen- tent généralement de nos Jours une perte sèche.
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LJ}éq'.1i-vent de la chaleur de combustion est même neutralisée par le fait que l'on aspire au dessus du foyer un excès dair de 20 à 50 fais" cette quantité d'ait servant à évacuer la chaleur en question. Les tâches d'entretien de,l'équipe du four se trouvent ainsi facilitées On a en outre essayé dlincorpo-rcr au four des systèmes de canaux: refroidis à l'eau, dré- vaGUer par ceux-ci au moins une partie des gaz de réaction et de brûler ces derniers en un point éloigné de l'équipe du four. Ensuite,cette masse de gaz,, par exemple les deux tiers de la quantité globale était refroidie en
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dehors du four., débarasséo des poussières et dirigée vers des points d'uti- lisation situés en dehors du four.
Ceci avait fatalement pour effet de ré- duire l'enthalpie du gaz et le pouvoir calorifique des poussières de celui- ci et donc de rendre ce dernier plus pauvre en énergie. De plus,, le prix payé par les consommateurs de ce gaz était incomparablement plus bas que celui déboursé pour le même nombre de calories par les exploitants du four sous forme d'énergie électrique.
Pour cette raisons on a essayé depuis longtemps dutiliser ces gaz pour le réchauffage de la charge du fouren faisant en sorte que les flammes qui en résultaient braient en un endroit quelconque et sans réglage par exemple de façon à chauffer les trémies de mélange On réalisait ainsi des économies tellement insignifiantes que ces solutions ne se sont pas im- plantées dans la pratique. On a proposé de nos jours de munir de tels fours d'un couvercle en forme de chaudière et d'utiliser la chaleur de combustion
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développée sous cette chaudière y a la génération de vapeur utilisable industiellement.
Ces suggestions ne tenaient pas compte du fait que vu l'ad- mission insuffisamment réglée de Pair d'une part, et du mélange d'autre part, il s'établissait entre ces deux éléments une réaction chimique nuisi-
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ble, et que, de cette façon.)! 9 l' a,: d'admission attaquait dangereusement le carbone de la charge et plus spécialement celui de l'éleetrodes cela aussi dans le cas d'électrodes Soderberg entourés de chemises en t81eo En outre, la vapeur ne peut être que rarement utilisée directement pour la marche d'un four.
Sa transformation en énergie électrique donne lieu ultérieure- ment à la perte des 3/4 de la chaleur perdue récupérée au prix de tant de peine.
Les procédés visant à obturer de tels òurs d'une fagon tant soit peu hermétique et de mettre en valeur, en dehors du foursla quantité globa- le du gaz développée sont fatalement rendus peu économiques en raison de leur dépréciation mentionnée plus haut et due à l'épuration,ainsi que par la moins-value quils subissent lorsqu'ils sont livrés à un consommateur ex- terne.
Dans un grand nombre de procédés au four de réductionsla tempe- rature et l'irrégularité de la marche du procédé sont si importantes que
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de tels fours ne peuvent être exploités qu"au prix de précautions spéciales, par exemple en utilisant des charges soigneusement tamisées et donc plus caf- leuseso Malgré ces mesures, on n's.
pas pu éviter dans ces procédés des per- turbations parfois lourdes de conséquencestant qu'on n'a pas eu recours à l'obturation hermétique du fours en acquérant ainsi la possibilité de procé- der à tout moment à un réglage de la marche proprement dite du procédé
Contrairement à ces procédés connus, l'invention suit une toute autre voie Elle part de la constatation- qu'il est nécessaire de surveiller toujours exactement la marche dufour et d'agir immédiatement sur celle-ci aussitôt que des irrégularités se produisent. Il est donc nécessaire d'as- surer une communication constamment ouverte entre l'atmosphère extérieure et l'espace intérieur, générateur de gazdu four.
D'autre part la qùanti- té considérable d'énergie des gaz de réaction et des poussières contenues dans ceux-ci doit être transformée en chaleur directement au dessus du foyer cela de telle façon que cette récupération de chaleur bénéficie directement à la charge et remplace une quantité notable de !-énergie électrique coûteuse La Poussière carbonique doitdans ce cas,être brûlée ou gazéifiée directe- ment au dessus du foyer et il convient d'empêcher qu'elle ne s'échappe en pure perteen tant que poussières vers des zones plus froides ou à l'air
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libre.
Il convient cependant de veiller tout, particulièrement à ce que ce
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phénomènes de oco-bustîon intéressent exclusivement les gaz de réaction per- dus et les poussières y eontenues, mais non l'air d'admission ou 1-'acide carbonique développé et le carbone de la charge ou celui de l'électrodeo De plusil ne faut pas que la vitesse d'écoulement plus rapide, qui se pré- sente dans des zones particulières de 1-'espace intérieur du four ait pour
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effet d-arracher à celui-ci une quantité supplémentaire de fines particules de mélange; au contraire.\! on doit seefforcer à conduire la charge en de- hors du courant gazeux de telle façon que l'on puisse travailler aussi avec les calibres fins.
Ces derniers sont généralement moins coûteux etde
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plus, ils, élèvent les e;oeîiffiGients de transmission de chaleur et améliorent les effets physico-chimiques utiles de la récupération de la chaleur, con- tribuant ainsi à une marche rapide et économique du procédé selon l'inven- tion.
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A cette fin, les élee.tB'edes selon l'invention sont entourées d'un. bi-cône qui se forme automatïquementg à la manière d'un sablier. La charge de matières premières glisse vers le bas le long d'un entonnoir en acier réfractaire qui entoure les électrodes entièrement ou partiellement,
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la charge se déplaçant vers 1-I'électrode en une couche mince et au fur et à mesure de la consommation.') de façon à former un cône supérieurs pour
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eonstituer, à partir d'un point d'étranglement, un cône inférieur diver- geant vers le bas .
Par conséquente ce cane de mélange inférieur recouvre, à une hauteur et en une épaisseur réglables, la zône de réaction propre- ment dite qui se situe au dessous des électrodes Les gaz ascendants ren- contrent donc un obstacle uniforme sous l'aspeet du cône de mélange infé- rieur et s'échappent le long de Paire extérieure de celui-ci.,en un courant égal,';
vers l'espace intérieur du four. Conformément à l'invention, l'air comburant est aspiré radialement de 1-'extérieur vers cet endroit pré-
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cis de 1-'espace intérieur du four, c9 est=à=dire entre les deux cônes du mélange formé autour des électrodex9 de telle façon qu'il s9établit un es- pace de flammes de forme déterminée Cet espace de flammes est séparé de la surface du cône de mélange inférieur par la couche, des gaz de réac- tion ascendants D'antre part.: il est en contacta avec cession de cha- leuravec l'entonnoir métallique sur lequel repose le cône de mélange supérieur mais n' entre pas en contact avec la charge même.
La température de la chambre de combustion qui est située,de la façon indiquée plus hautdirectement au-dessus du foyer,, est si élevée que les particules de poussière carbonique des gaz de réaction s'y gazéifient immédiatement A cette fins on peut éventuellement prévoir une admission supplémentaire
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d'oxygène pur en des points déteI'1D.iD,Éis de façon à régler la température. Selon l'invention, Pécoulement des gaz de combustion d9une party et ce- lui de la charge qui descend en glissant vers la chambre de réaction,, d'autre part est conçu de façon que les deux courants ne se "heurtent" pas
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mécaniquement mais s9effleurent mutuellement de sorte que les fines parti- cules des charges ne soient entraînées par le courant de gaz.
Selon l'invention, la partie supérieure du four est obturée à l'aide d'un couvercle Celui-ci constitue la limite supérieure de la chambre de combustion et est établi généralement d'après les principes con- nus des surfaces rayonnantes des chambres de combustion,, de sorte qu'il absorbe aussi peu de chaleur que possible et qu'il réfléchit celle-ci vers la chambre de combustion et contre le o8ne supérieur de la charge.
Ge couvercle est traversé aussi bien par les gaines d'électrodes qui y sont montées à joint hermétique et coulissant afin de permettre le réglage
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de la puissance électrique abc#bée ainsi que par les organes d'amenée de là chargée cela de telle façon ql1en"modif'iaIlt la position en hauteur de l'entonnoir ou de l'étrangiLenent du bic5ns3 on puisse modifier le recou- vrement de la zone de réaction et de la sortie des gaz de réaction,,mais aussi la position du cône supérieur absorbant la chaleur par rapport au
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four ou au système d Ci admission d'aira L21évacuation des gaz est assurée par une cheminée disposée d'une façon symétriqueo Dans les fours à courant, triphasée cette cheminée est située généralement dans l'axe du four -.
dans les fours à électrodes en ligne, elle
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se trouve par exemple au milieu'entre chaque paire d'électrodes. Selon l'invention, ces cheminées sont caractérisées en ce que la charge descend vers le four par ces cheminées dans des canaux séparés par des cloisons métalli- ques du courant de gaz de combustion ascendant dans ces mêmes cheminées.
La charge absorbe de la chaleur des gaz évacués mais n'est pas directement léchée ou partiellement entraînée vers la sortie par ceux,6-ci. Comme l'in- vention vise à transférer à la charge des quantités d"énergie relativement importantes en utilisant l'espace et le trajet disponibles., on allonge au possible ce contre-courant entre les gaz de fumée qui s'évacuent et la char- ge qui arrive. Ainsi, par exemple, on prévoit, dans un canal horizontal d' échappement de gaz, un système de transport intérieur commandé par vibra- tions, une vis transporteuse,, un tube transporteur rotatif, etc.
Selon l'invention cet échange thermique dans la partie verticale de la cheminée est notablement renforcé par la prévision d'un trajet particulier allongé de la charge et des gaz sous la forme d'une double hélice en tôle réfractai- reo Les deux milieux pénètrent dans le four ou quittent celui-ci en traver- sant cette double hélice en contre-courant.
Dans tous ces dispositifs d'amenée de la charge dans le rayon d'action des gaz de combustion, l'invention vise particulièrement à ce que., dans l'application de la technique opératoire, l'effet produit dans la char- ge sous 1-'action du chauffage ne soit pas freiné, mais au contraire favori- sé par le fait que les produits gazeux qui se forment peuvent s'échapper aisément et sans entrave. Donc la charge glisse en couche mince sur les cônes supérieurs à travers la zone d'influence de la chambre de combustion.
Dans l'échangeur de chaleur en double hélice,ainsi que dans le système transporteur horizontal prévu dans l'intérieur du canal des gaz, la hauteur de la couche, et dpnc la résistance à l'écoulement des produits gazeux qui se développent dans la masse de la charge, peuvent être influencées par la vibration et maintenues à une valeur réduite L'invention vise en outre à maintenir la chute de température entre la chambre de combustion d'une part et la charge d'autre part, à une valeur aussi élevée que possible,, afin de transmettre à la charge rapide- ment une quantité de chaleur maximum. A cette fin.. et selon l'invention, la charge est introduite dans la chambre de combustion du four à l'état essen- tiellement non préparé et ne subit un, traitement préalable que dans celui-ci.
Ainsi, par exemple pour la préparation du carbure, on introduit dans le four du calcaire au lieu de chaux. On exécute des opérations de grillage ou de calcination dans le four Au lieu du coke,on introduit dans le four, selon les circonstances, du charbon brut, le processus de distilla- tion ou de gazéification étant dans ce cas, accompli dans le four même.
Le produit de distillation qui se forme dans les couches supérieures de la charge peut être évacué du four comme tels tandis que le coke continue à descendre vers la zone de réaction du procédé principal.
Lorsque des procédés de réaction qui étaient exécutés à ce j ours par voie électrique sont mis en oeuvre conformément à l'invention,le traitement préalable efficace de la charge peut se faire sentir en partie jusqu'à un stade avancé de la réduction, en d'autres termes, on obtient - une réduction sensible de la consommation d'énergie électrique. Celle-ci sert en partie uniquement à l'allumage et à la stabilisation des niveaux de température du procédé tandis que la fraction principale de l'énergie nécessaire est fournie par la récupération des gaz de réaction, conformé- ment à 1-'invention.
Ainsi, par exemple, un four à fonte électrique, qui consomme pratiquement 2.480 KWH par tonne de fonte doit employer 1.686 kWh pour la réaction utile proprement dite D'autre part,, le pouvoir calorifique des gaz de réaction qui se forment représente, également rapporté à la tonne de fonte et après conversion, 1965 kWh.
Le facteur déterminant est représenté ici par le fait que le ni- veau de température de la réduction se situe, dans ce casau dessous de celui de la zone de combustion, de sorte que de l'énergie de la combustion peut être apportée directement au processus de réduction.
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Un four de réduction électrique produisant du ferrosilioium a 75 % nécessite théoriquement pour 1.000 Kg de ce produit,une énergie réductrice correspondant à environ 5 millions de kcal, essentiellement sous la forme électrique. En regard de ceci, on effectue de nos jours,
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dans des foyers ouverts la transformation inutile ci-aprèsg toujours rapportée au 10000 kg
Pouvoir calorifique du gaz de réaction CO env.
2.490.000 kcal
Pouvoir calorifique des poussières perdues
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de Si env. 5 0000 koa7 Doncapport d'énergie total à la
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chambre de combustion 075 e000 kcal soit, environ 75 % de l'énergie théoriquement requise pour la réduction.
Ces chiffres ne peuvent représenter qu'un faible aspect des
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possibilités d'éconatie et du domaine d'application de 1-'invention. Il va de soi que le rendement de la récupération de l'énergie calorifique
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dans la chambre de combustion selon 15invention doit être considéré comme en tenant compte des circonstances particulières de telles chambres. Ce- pendant le mode opératoire selon l'invention peut bénéficier de tous les perfectionnements techniques appliqués couramment lors de l'établissement de telles chambres de combustions dans le cas de chaudières à vapeur par exemple, sans qu'il soit nécessaire d'en faire mention spécialement.
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Dans le cas du four de fusion éleotrique!1 on se trouve en outre en présence de la tâche consistant à pouvoir à tout moment, parfaitement observer et travailler le "lit de combustible!! représenté dans ce cas par le cône de mélange inférieur recouvrant la zone de réaction Dans ce but et selon l'inventionsla communication représentée par l'orifice d'admission d'airs entre l'intérieur du four et l'atmosphèresest conformée sciemment
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d'une manière particulière L admission d'air peut, dans ce case être as- surée par le tirage naturel de la cheminéeou par un ventilateur avec ou sans réglage.
Dans les fours de réduction électriques selon l'invention, on
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tirera parti des possibilités de réchauffage d'air qui s 9 oîirent et l'on réalisera des températures de combustion plus élevées dans la chambre de combustion grâce à . 3.r.troduaton de l'air réchauffé. Par exemple, les gaines des électrodes peuvent être refroidies avec de l'air qui sera en- suite introduit dans la chambre de combustion.
La chaleur des produits éva- cués libérés lors du soutirage peut servir en partie à réchauffer l'air comburante Comme des particules provenant de l'évaporation et de la disso-
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ciation sont généralement entraînées avec les vapeurs ou fumées de soutira.ge:! et comme ces particules représentent également des substances chimiques de
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valeur il est ressmmandé selon l'invention de ramener plus spécialement les vapeurs de soutirage vers le four en tant qu'air comburant.
La Fig.1 représente une coupe verticale d'un four triphasé
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selon l'invention j la Fig. 2 est une vue en plan correspondante.
On a représente ici un four symétrique à électrodes en trian- gle. Les fours triphasés à électrodes en lignes ou les fours monophases devront subir des modifications en. conséquence. Dans ces dessins? 1 dé-
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signe la cuve du four;
2, 3 et 4a les électrodes de charbon, e'est-àrdire les électrodes dites de Soderbergo 5 désigne les chemises métalliques qui entourent les électrodes de toute part et qui pénètrent profondément dans la
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zone des gaz de réaction, chemises appartenant aux gaines d9éleotrodes Cel- les-ci comportent a leur extrémité supérieure les dispositifs qui reçoivent le courant de service du transformateur,,qui l'envoient vers le base le long
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des gaines, à 1-' aide de conducteurs métalliques.1J pour le transmettre à l'ex- trémité inférieure des électrodes. Partant de ces extrémités inférieures
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des colonnes de charbon des éleatrodess le courant de service est communi- qué à la zone de réaction 6 située au dessous des électrodes.
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La charge est introduite à l'extrémité supérieure des tubes ou conduits verticaux de chargement 7 et glisse vers le bas dans ceux-ci.
Ces tubes se terminent à leur extrémité inférieure par des goulottes 8 en forme d'entonnoirs, en acier spécial réfractaire. Par conséquent, la chargée en glissant vers le bas sous couche mince dans ces entonnoirs, forme un cône de mélange supérieur autour des électrodes. Partant du point d'étranglement, le plus étroit situé au voisinage des électrodes, la charge tombe librement autour de ces électrodes en formant autour de celle-ci le talus conique inférieur 9. -On obtient ainsi le bi-cône selon l'invention.
Comme les tubes de chargement 7, dont les extrémités infé- rieures 8 présentent la forme d'entonnoirs, traversent la taque 10 du four à joint hermétique et à coulissement et peuvent se déplacer vertica- lement, on a la possibilité de régler la position du bi-cône dans le four par rapport à la sone de réaction 6, et donc l'épaisseur de la couche de ma- tières premières qui recouvre cette zone.
Il en résulte la possibilité, très importante pour la marche du procédé, de régler la sortie des gaz à la surface du cône inférieur 9. La paroi du four présente sur sa périphérie des ouvertures 11 pour l'admission d'air comburante Celles-ci correspon- dent à peu près aux ouvertures que l'on prévoit généralement pour les cham- bres de combustion habituelles des foyers de chaudières et qui permettent d'observer et d'entretenir la chambre de combustion et le lit de combustible.
Conformément à l'invention, ces ouvertures sont disposées de telle façon que l'air comburant détermine au dessus du cône inférieur 9, qui émet des gaz, un espace de flammes qui rayonne de la chaleur vers la face inférieure métal- lique du cône supérieur 8. La quantité et l'orientation de l'air entrant peuvent être modifiées de la manière habituelle. En général,, l'entretien du processus de combustion au-dessous de la voûte 10 du four est conforme aux conditions et méthodes habituelles applicables au foyer d'une chambre de combustion, pour autant que les prescriptions du procédé selon l'invention ne spécifient rien de particulier à ce sujet. La cheminée pour l'évacua- tion des gaz est constituée par un tube 12 situé au centre du four, fixe 1 et 2.
Ce tube se prolonge à l'extérieur par un conduit 13 par exempleg lequel peut éventuellement être horizontal et se raccorder, de la façon connue en soie à un ventilateur non représenté. Afin d'assurer une trais- mission thermique favorable entre la charge introduite également au centre d'une part, et le courant des gaz de combustion qui s'évacuent à contre- courant de la charge, d'autre part, une partie de la charge est introduite, en 14 par exemple.,dans un dispositif transporteur 15 monté à vibrations dans le tube d'évacuation des gaz 13 et qui la dépose dans le tube d'amenée central èt vertical 16, en une couche dont l'épaisseur peut être déterminée par le réglage du mouvement d'avancement.
La charge quitte ce tube en bas, par exemple ici également, en passant par des goulottes métalliques 17 en forme d'entonnoirs et arrive jusqu'aux électrodes.. pour former un bi- cône dans l'axe du four, fig. la L'espace ainsi formé peut être alimenté, à l'aide d'un tube d'amenée spécial, par exemple, en air comburant ou en oxy- gène, qui subiront une transformation selon l'invention, pour être finale- ment évacués.
Ce processus est indiqué dans la fig. 1 d'une manière schémati- que seulement. Une fois modifié d'une façon appropriée, il est tout aussi bien applicable dans les fours précités à électrodes en ligne, où les élec- trodes sont disposées côte à cote. Dans la fig. 2, on a indiqué en pointil- lé, en ce qui concerne l'électrode 2, les directions d'écoulement de l'air pénétrant par les orifices d'admission d'air affectés à cette électrode et qui se dirige vers la cheminée centrale 12 en passant le long du cône supé- rieur.
On constate que le courant d'air ou de gaz de combustion s'écoule le long des organes de support métalliques de la charge, sans entrer en contact direct avec celle-ci? c'est-à-dire, sans les remuero
Dans les fig. 1 et 2, l'indice 18 désigne le trou de coulée pour le produit chaud et liquide sortant du four et 19, un dispositif d'évacua- tion pour les mélanges d'air et de vapeurs de soutirage, qui se forment im- médiatement au dessus du trou de coulée. Vu leur teneur en oxygène réchauf- fé et en produits provenant du four et se présentant sous une forme pulvéri-
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sée, ces mélanges peuvent être ramenés en vue de leur utilisations dans la chambre de combustion:') conformément à l'invention.
Dans la fig.1, 1-'indice 20 désigne un système de refroidis- sement à air prévu, pour la. gaine de l'électrode 3. ce qui suggère l'emploi de cet air réchauffé en vue de la combustion des gaz de réaction selon l'invention.
La figo 3 montre schématiquement un échangeur de chaleur éta- bli sous la forme d'une double hélice et pouvant être utilisé au lieu du tube vertical 16 de la fig.1. L'échangeur 21 se situe tue donc dans l'intérieur de la cheminée tubulaire 12. Cet échangeur est par exemple supporté à son extrémité supérieure par un système vibrateur 22 solidaire du bâtiment. Par suite des oscillations produites par le vibrateur, la charge glisse vers le bas le long d'un trajet hélicoïdal 23, en formant une couche d'épaisseur réglable,, pour aboutir à l'entonnoir de déversement 17.
Lors de ce trajet, les produits gazeux qui se dégagent de la chargée peuvent aisément refluer vers le haute Les gaz'de fumée sont évacués,, jusqu'à leur sortie du fours par l'hélice 24, où ils sont séparés par une cloison métal- lique de la charge, à laquelle ils cèdent cependant leur chaleur
La fig. 4 représente la manière, conforme à l'invention, dont les gaz de fumée et la charge peuvent être dirigés côte à côte et à contre- courant dans le canal horizontal d'évacuation de gaz 13.
Les gaz de fumée montent dans la cheminée 12 et quittent celle-ci par le prolongement latéral horizontal 13,au bout duquel ils sont déviés vers le haut, par exemple. La charge venant de la trémie-magasin 29 glisse par le couloir 28 pour tomber sur un transporteur 25 suspendu à vibrations en 26 à l'in- térieur du tube d'évacuation des gaz L3 et entraîné dans un mouvement vibratoire par le mécanisme à impulsions 27. La charge se déplace sur le transporteur en une couche variable avec la nature des vibrations, pour atteindre l'extrémité opposée du transporteur,d'où elle tombe dans le canal de mélange vertical 16, pour pénétrer ensuite en 17 dans le four pro- prement dite en formant un double cône.
Les vapeurs qui se dégagent de la charge dans le transporteur 25 sous l'influence du chauffages se dirigent vers le haut, dans la direc- tion de la flèche en passant par 1-'espace 30 du transporteur à vibrations, pour s'évacuer à l'extérieur par le conduit fixe 31.
Les Figo 1 - 4 montrent uniquement des applications de prin- cipe de l'invention.9 pratiquées à l'aide de fours fonctionnant conformé- ment à celles-ci sans prétendre épuiser l'ensemble des possibilités tech- niques de détail qui soffrent grâce à cette invention.
REVENDICATIONS
1.- Procédé d'utilisation du pouvoir calorifique des gaz de ré- action développés dans des fours de réduction électriques fermés en vue de la préparation de la charge caractérisé en ce que les électrodes sont . entourées d'un bi-cône de déversement formé par le mélange réactionnel se dirigeant vers le 'baset en ce que l'air comburant est introduit d'une manière réglable dans l'angle d'étranglement du bi-cône de façon que l'o- xygène de l'air? n-attaque pas le carbone du mélange ou de l'électrode.