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DISPOSITIF PERFECTIONNE DE FERMETURE MAGNETIQUE ET ANC HE.
La présente invention concerne des dispositifs de fermeture et des joints étanches de portes, tiroirs, couvercles et autres organes similaires uti- lisant pour leur fermeture la fores magnétique.
Il est de pratique courante de monter des joints d'étanchéité tout autour des ouvertures d'accès aux'armoires telles, par exemple,, les armoires frigorifiques, dans lesquelles on désire maintenir une température très diffé- rente de la température ambiante. Un teljoint est généralement réalisé en matière plastiques compressibles, telle par exemple le caoutchouc, et est fixé au corps de l'armoire, ou sur la porte de cette dernière, de façon à être com- primé dans la position de-fermeture. Pour effectuer une compression suffisan- te pour assurer l'étanchéité, on se sert d'une grande variété de mécanismes à loquet, Dans ce cas, généralement une gâche est ménagée sur le meuble et un loqueteau monté sur la porte comprend un ressort ou un système a came qui exerce la compression nécessaire.
Pour éviter l'emploi de mécanismes compli- qués et coûteux appliquant une pression élevée sur le jointe pour le compri- mer et assurer son étanchéité,, on a désensibilisé des dispositifs magnéti- ques exerçant une action sur le joint; toutefois, ces dispositifs comportent des mécanismes compliqués de compression et de déverrouillage et ne donnent pas, par conséquente entière satisfaction. Conformément à la présente inven- tion, l'étanchéité est obtenue de façon satisfaisante par des moyens magné- tiques, sans l'intervention de loquets ou d'un mécanisme spécial de manipula- tion. On est ainsi parvenu à une réalisation simple, comportant une quantité minima d'organes et utilisant les éléments de l'armoire frigorifique elle-mê- me, pour effectuer une fermeture étanche.
En outre, la conception et le montage particulier du joint exer- cent une action qui, dès le début de l'opération d'ouverture, réduit l'impul- sion normalement nécessaire pour vaincre la force d'attraction d'un système magnétique, quand on exerce l'impulsion dans 1-'axe d'attraction maximum.
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L'objet de l'invention concerne un dispositif perfectionné pour 1 )- réaliser la fermeture et l'étanchéité d'une armoire, ou autre enceinte comportant une porte.
2 )- maintenir cette porte en position fermée.
3 )- réaliser un joint comportant des éléments magnétiques qui maintiennent le joint en contact avec une surface magnétique quand la porte est fermée.
4 )- réduire l'effort nécessaire à l'ouverture de la porte.
En résumé, la présente invention s'applique à une armoire telle que, par exemple, une armpoire frigorifique ou autre comportant une enceinte avec une ouverture donnant accès à l'intérieur, et une porte ou un autre orga- ne de fermeture associé à cette enceinte à obturer cette ouverture.
Un joint est prévu pour assurer l'étanchéité lors de la fermeture, ce joint renfermant un grand hombre d'aimants permanents. A titre d'exemple non limitatif de l'invention, le joint peut être monté sur la porte de l'armoire cette dernière étant réalisée avec un matériau magnétique, de préférence à per- méabilité élevée, offrant autour de l'ouverture une surface, vers laquelle les éléments magnétiques seront attirés au-'cours de l'opération de fermeture, et maintenant le tout dans une position étanche de fermeture avec cette sur- face. Selon une variante, le joint peut être fixé sur le corps même de l'ar- moire, la porte.,-ou autre organe de fermeture, devant offrir une surface d'at- traction en matière magnétique.
Une réalisation consiste à disposer dans le joint un petit nombre d'aimants de forme allongée, bout à bout, l'inter- valle entre les aimants successifs étant choisi de façon qu'un chemin magnéti- que préférentiel puisse se fermer à travers les parties actives. Le joint est construit et monté de façon que la force nécessaire pour l'ouverture de la porte soit réduite au minimum. L'ouverture est obtenue sans qu'aucun mécanisme soit nécessaire pour effectuer un changement préliminaire des po- sitions relatives des aimants et de leurs supports ou des lignes de forces.
Dans le cas où le joint ne sert pas à assurer l'étanchéité mais seulement à maintenir la porte fermée, le joint peut être réduit à une portion de la sur- face adjacente à l'ouverture d'accès, au lieu d'entourer complètement cette ouverture ; le joint ou la portion de ce joint étant pourvus d'un ou plu- sieurs aimants.
On comprendra mieux les caractéristiques nouvelles et les avanta- ges de l'invention en se référant à la description suivante et aux dessins qui l'accompagnent, donnés simplement à titre d'exemple non limitatif et dans lesquels - la figure 1 représente une armoire frigorifique conforme à l'invention; - la figure 2 est une vue en coupe représentant les détails de construction du joint; - la figure 3 représente la disposition des éléments magnétiques dans le joint; - la figure 4 représente une variante de cette disposition; - la figure 5 montre la disposition de la fig. 2 avec la porte partiellement ouverture ; - la figure 6 est une vue'en élévation de la porte partiellement ouverte ; - la figure 7 est une vue en coupe d'une forme modifiée de joint; - la figure 8 montre une autre vue de joint de la figure 7;
- la figure 9 est une vue dujoint des figures 7 & 8 monté sur la porte en
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position de la figure 5 partiellement ouverte; - la figure 10 est une vue en coupe dune autre forme modifiée du joint; - la figure 11 représente une variante selon laquelle le joint est monté sur l'armoire au lieu de l'être sur la porte; - la figure 12 est une vue en élévation d'une partie de l'armoire frigorifi- que représentant l'application de l'invention à un tiroir et, finalement, - la figure 13 représente une vue de face, en partie coupée, de la partie de l'armoire frigorifique de la figure 12.
La figure 1 représente un meuble frigorifique 1 comprenant la caisse d'une armoire 2. Cette dernière comprend une paroi extérieure 3 et une paroi interne 4, espacée de la première et formant un compartiment 5 pour les aliments à stocker. Les parois externe 5 et interne 4 présentent une ouverture d'accès dans la partie frontale du meuble, l'espace entre les parois 3 & 4 étant rempli par un calorifuge 6 dans la zone de l'ouverture d'accès. Le compartiment 5 refroidi par un évaporateur indiqué en 7, com- porte des clayettes destinées au stockage des denrées.
L'organe de fermeture, ou la porte 9, est prévu pour obturer l'ouverture d'accès du meuble et est fixé au moyen de charnières 10. Un joint 11 sert à obtenir l'étanchéité. Bien qu'il soit préférable de fixer le -joint sur la porte, il est évident que l'étanchéité peut être aussi bonne en fixant le joint sur la caisse.
En se référant en particulier à la figure 2, oh voit que la porte 9 comporte une paroi externe 12 en matière magnétique, de préférence de permé- abilité élevée, telle qu'une tôle d'acier, et une paroi interne 13 pouvant être constituée en matière isolante, telle que par exemple une composition plas- tique appropriée. La paroi interne est écartée de la paroi externe et l'espa- ce intermédiaire est rempli d'un calorifuge convenable. Le joint 11 comporte une languette 14, fixée contre un rebord 15 de la paroi externe de la porte,, au moyen d'une bride-16. Le rebord 15 s'étend, comme le montre la figure 1, tout autour de la face interne de la porte.
Pour maintenir le joint en place on utilise entre la bride 16 et le rebord 17 de la paroi externe de la porte des vis dont une est indiquée en 18. Le joint comprend une portion flexible 19 reliée à la languette 14 par une portion 19' faisant charnière, et s'éten- dant le long d'un bord seulement du joint. La partie flexible 19 vient s'ap- pliquer sur la partie 20 faisant corps avec 3 et constituant une surface enca- drant l'ouverture d'accès du compartiment . 5 des aliments!) comme le représente la figure 1.
Pour appliquer le joint fermement sur le -bâti du meuble, on dispo- se!) conformément à une variante de réalisation de l'invention, une grande quantité d'éléments magnétiques ou d'aimants permanents 82 éloignés les uns des autres à l'intérieur du joint 11. En position fermée de la porte, les aimants sont attirés par.la partie 20 du meuble . Les aimants 22 peuvent être réalisés, par exemple, en alnico. On constate que le joint s'étend au- tour de la porte de façon à obturer complètement l'ouverture d'accès dans la position fermée de la porte. Le joint comprend deux portions distinctes 23 & 24, formant un canal 25, tout le long du joint et présentant une fente ou ouverture 25' pour l'introduction des aimants 22.
Ces derniers sont montés dans l'intérieur du joint, en les forçant à travers l'ouverture 25', ce qui fait écarter les lèvres 23 & 24 pour recevoir les aimants, qui sont ainsi serrés élastiquement dans leur position finale. Pour pouvoir plier les joints aux angles droits, il est parfois nécessaire de l'entailler aux quatre angles de la porte, somme on le voit- en 11' de la fig. 1. Pour maintenir le joint fermement dans ces angles contre les surfaces 20 du meuble.et pour réduire les fuites au minimum, en ces endroits, on emploie des aimants 22',en forme de L, présentant des pôles de même polarité à chaque extrémité et un pôle de
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polarité opposée au centre.
La paroi externe 3 du meuble, dont la partie 20 fait corps avec elle, est réalisée en matière magnétique, de préférence de perméabilité éle- vée, vers laquelle se trouvent attirés les éléments magnétiques 22. Etant don- né que les meubles firgorifiques sont construits d'habitude en tôle d'acier, c'est-à-dire en matière de perméabilité élevée, aucun changement de matière ou de parties particulières du meuble, n'est nécessaire, lors de la réalisation de la présente invention, et la paroi externe du meuble est utilisée comme surface d'attraction pour les aimants, afin d'appliquer le joint sur la paroi du meuble.
Selon une forme de réalisation de l'invention, représentée à la figure 3, les aimants 22 sont des aimants permanents de forme allongée, de section circulaire, chacun d'eux présentant un pôle nord à une extrémité et un pôle sud à l'autreo Il est évident, cependant que toute autre section peut être employée, la section circulaire représentée offrant, tout simplement, une commodité de montage. Dans la forme préférée de la figure 3, les aimants individuels, allongés, 22, sont éloignés le long du joint, de fagon à présen- ter, tournés l'un vers l'autre, des pôles de même signeo Il s'ensuit une ré- pulsion des flux magnétiques, lesquels suivent alors un chemin préférentiel allant de chaque aimant 22 à la partie métallique 20 du meuble, dans la posi- tion de fermeture de la porte.
Cependant, l'invention peut également être réalisée avec les aimants 22 dispo- sés en opposition de polarité, comme le montre la figure 4. Dans cette dispo- sition, les pôles de polarités opposées des aimants adjacents, sont, en effet disposés en vis à vis. 'Toutefois., l'écartement 28 qui les sépare, est prévu d'une valeur supérieure à la distance 27 entre la portion 20 du meuble et les aimants 22 en position fermée de la porte, de sorte que la résistance magné- tique est minimum entre les aimants 22 et la partie métallique 20.
Bien que les intervalles entre les aimants de la figure 3, soient représentés de même grandeur que ceux de la figure 4, il est clair que les aimants de la réalisa- tion conforme à la fig. 3 n'exigent pas les mêmes intervalles que ceux de la fig. 4, puisque les pôles de polarités opposées sont orientés l'un vers l'au- tre et n'offrent, par conséquent, aucune tendance pour le flux de suivre le chemin entre les faces adjacentes des aimants consécutifs. Il s'ensuit dans la variante de la fig. 3, qu'il n'est pas nécessaire que les intervalles entre les aimants adjacentes dépassent en grandeur la distance 27; en fait, si on le désire, dans cette forme de réalisation, aucun intervalle, en général, n'est nécessaire entre les aimants consécutifs.
Dans la disposition de la figo 3, les aimants 22 peuvent être maintenus à distance convenable grâce au serrage élastique exercé par le joint lui-même. On peut, toutefois, employer, si on le désire, des intercalaires 28 en matière convenable non magnétique, par exemple en caoutchouc ou autre matière plastique, pour réaliser, comme dans la fig. 4, les intervalles d'espacement entre les aimants successifs.
Se- lon une autre variante, les aimants peuvent être incorporés au corps du joint à des distances convenables, au cours de l'extrusion du jointo Il est évident qu'on peut remplacer les aimants permanents par des électro-aimants de forme allongéeo
On peut réaliser une disposition particulière du joint et des éléments magnétiques associéso Comme il vient d'être expliqué et comme on le voit sur les figures 2, 3 & 4, les aimants 22 sont écartés les uns des autres à une distance plus grande-que la distance 27 séparant les aimants de la portion métallique 20 de la paroi externe 3 en position de fermeture de la porte. Il en résulte un chemin de flux préférentiel allant des aimants à la partie 20 du meuble dans la position fermée de la porte, aussi bien pour la disposition des aimants conformes à la figure 3, que pour celle de la figure 4.
De plus, il faut noter que, dans la position d'ouverture de la porte, les aimants 22 s'éloignent de 20 à une distance plus grande 'que celle qui les sépare de la paroi métallique 15 de la porte. Il s'ensuit que, dans la position d'ouverture de la porte, après que le joint a été écarté de la pro- ximité de la surface métallique 20 du bâti, un flux magnétique s'établit vers
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la partie métallique 15 de la porte, ce qui maintient le joint avec une fer- meté relative contre la surface de la porte, dans la position d'ouverture.
Si la bride 16 est constituée en matière magnétique, elle exerce, elle aussi une attraction sur les aimants 22. L'existence de tels flux magnétiques allant des aimants à la porte, dans sa position d'ouverture, offre un avan- tage additionnel en réduisant les fuites de flux à l'extérieur et diminue ain- si le danger d'aimantation des objets délicats, tels que montres-bracelets, etc... pouvant s'approcher du joint lors de l'ouverture de la porte. En outre, il faut remarquer que la distance qui sépare les aimants 22 de la par- tie métallique 20 du bâti, dans la position fermée de la porte, est inférieure à la distance séparant les éléments magnétiques de la bride 16 ou de la portion métallique 15 de la porte.
Par conséquente dans la position de fermeture de la porte, l'attraction exercée sur les aimants par les parties magnétiques de la porte, est diminuée par l'attraction plus forte provenant de la partie mé- tallique 20 du bâtiet le joint est ainsi appliqué de façon ferme sur la par- tie 20 du bâti En outre, une partie de la paroi métallique externe du meuble est employée, elle aussi, comme armature d'attraction des aimants, en assu- rant ainsi une application directe dujoint contre la'surface même du bâtie et rendant ainsi inutile toute armature indépendante ou associée au bâti, vers laquelle les aimants seraient attirés dans le but d'opérer une fermeture é- tanche.
La construction particulière du joint dont la partie 19, comprenant les aimants 22, fait office de charnière avec la languette 14, le long d'un seul bord 19', réduit la force nécessaire pour l'ouverture de la porteo En se référant, par exemple, aux figures 2 & 5, dans lesquelles a été représen- tée une section transversale de la portion du joint s'étendant le long de la partie verticale gauche de la porte, on voit que, lorsque la porte est amenée de la position représentée à la fig. 2, à la position partiellement ouverte de la figure 5, la force tendant à écarter le joint et les aimants 22 de la carcasse s'exerce par l'intermédiaire de la partie 19' du joint et agit le long d'un côté seulement des aimants 22.
Comme conséquence d'une telle con- struction, on obtient une action du levier en écartant les aimants 22 de la surface métallique 20 de la carcasse. En se référant à la figure 5, on peut voir que le profil d'extrémité 29 du joint, qui est appliqué sur la portion
20, peut être considéré comme le point d'appui du levier. La force tendant à faire mouvoir les aimants 22 vers la portion 20 du bâti de l'armoire, peut être considérée comme agissant à partir du centre des aimants 22 et perpen- diculaire à la face 20. D'un autre côté, la force tendant à écarter les aimants 22 du bâti de l'armoire est exercée le long du bord gauche'de ces aimants.
Le bras du levier de cette force de dégagement est donc plus grand que celui de la force d'attraction et on facilite ainsi le dégagement des ai- mants. En fonction de la rigidité de la partie 19' faisant charnière et de la partie 19 contenant les aimants, la force d'ouverture peut même être exercée à une certaine distance du bord gauche 30 des aimants, conférant ain- si un bras de levier encore plus grand.
La construction du joint est telle qu'il en résulte un effet de came, par rapport aux aimants 22 et à la par- tie 20 de l'armoire. C'est pourquoi, s, conformément à la fig. 2, la partie
31 du joint est plus épaisse que la partie 32, située normalement entre les aimants 22 et l'armoire, dans la position de fermeture de la porte. En plus, et conformément aux fig. 2 & 5, la section du joint augmente graduellement d'épaisseur, de la portion 32 à 1-'extrémité droite dujoint, c'est-à-dire en allant vers le côté des aimants 22 le plus éloigné de la portion 19' du joint faisant charnière.
En comparant les dispositions des fig.2 à 5, on voit que la force de dégagement des aimants fait tirer la pointe 29 un peu vers la gauche en poussant la section 31, à épaisseur graduellement croissante, entre la face 20 de l'armoire et les aimants 22. Ceci déve- loppe un effet de came qui .écarte les aimants 22 de la portion 20 de l'ar- moire,et réduit la torse nécessaire à l'ouverture de la porte. Si le joint était fixé à la porte le long des deux côtés des aimants 22, la force de- mandée à l'ouverture de la porte devrait être exercée de façon à détacher directement les aimants 22 de la face 20 de l'armoire, sans-bénéficier de l'avantage mécanique des actions de levier et de came décrits précédemment.
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Le fait d'avoir articulé la languette de fixation 14 et la portion 19 du joint, le long seulement d'un bord 19', réduit sensiblement la force d'ou- verture au-dessous de celle qui aurait été nécessaire si ce joint était disposé de telle fagon que la force d'ouverture soit exercée à la fois le long des deux bords ou côtés des aimants.
Les actions de levier et de came décrites précédemment, par rap- port à la section du joint le long de la portion verticale gauche de la porte, s'appliquent également au dégagement du joint le long des parties supérieure et inférieure de la porte, ainsi que de la partie verticale et droite de la por- te. En dehors de ces actions de levier et de came,s'exerce également l'action de décollage du joint le long des portions supérieure et inférieure de la por- te. Cette action de décollage est illustrée à la figure 6, dans laquelle la porte est représentée dans une position partiellement ouverte et où l'on voit une poignée simple 33, pouvant être employée pour l'ouverture et la fermeture de la porte de l'armoire frigorifique conforme à l'invention.
Il y a lieu de noter que les dimensions de cette poignée permettent son emplacement dans le plan délimité par les prolongement de la face frontale 34 de la porte et par la perpendiculaire tangente du bord 35 de la porte. Ainsi, la poignée ne dépasse pas la face frontale 34 de la porte et l'armoire frigorifique peut ê- tre placée plus étroitement contre le mur, tout en permettant une ouverture pleine de la porte, ce qui n'est pas possible avec les armoires utilisant une poignée à loquet, de grandes dimensions, capable d'achever une manoeuvre de le- vier suffisante pour faire fonctionner le mécanisme de fermeture.
En outre, la poignée représentée sur la figo 6 peut être éliminée et remplacée par une fente ou encoche disposée dans la face frontale de la porte ou par une fente à la partie intérieure 15 de la porte, offrant à gauche de cette dernière une prise pour la main. En revenant à l'action de décollage du joint, on peut constater que, à l'ouverture de la porte, le joint subit tout d'abord le long de son extrémité gauche 37, une action d'arrachement décrite précédemment de la portion métallique 20 de l'armoire. L'extrémité droite 38 du joint reste appliquée contre l'armoire jusqu'à une large ouverture de la porte. Dans la position représentée fig. 6, le joint a été arraché de l'armoire sur à peu près la moitié des longueurs supérieure et inférieure du joint, et la force tendant à détacher le joint de l'armoire est appliquée au point 39.
Il y a lieu de noter que la partie 40 du joint, qui vient d'être détachée de l'armoire, a été attirée sur la porte comme il a été décrit précédemment. Au fur et à mesure qu'on ouvre la porte, le joint se décolle de plus en plus vers l'extrémité droite 38, la force de décollement étant concentrée en un point, ou tout au plus sur un espace très faible. La force de détachement exercée successive- ment sur chaque aimant 22, est appliquée à son extrémité gauche, et la force ainsi à pivoter autour de son extrémité droite, ce qui facilite la manoeuvre.
Une action inverse s'exerce lors de la fermeture de la porte, c'est ainsi que la partie verticale à droite du jointe près de la charnière, est la première attirée, l'attraction sur le joint continue alors progressive- ment vers la gauche, le long des sections supérieure et inférieure, jusqu'au moment où finalement, la section verticale gauche du joint se trouve attirée et appliquée sur la paroi 20. Cette action contribue à pousser la porte vers la position de fermeture. Dès que la porte est suffisamment approchée de cette position, de façon que la section verticale droite du joint subisse l'attrac- tion, l'action progressive de la ligne d'aimants entraîne la porte dans la position de fermeture, sans aucune autre interventiono Cette action est avan- tageuse dans le cas où la porte serait fermée assez brutalement pour occasion- ner le rebondissement.
Dans de telles conditions, la porte ne rebondit pas au point de décoller le joint du côté charnière et la porte est rappelée par les aimants, en position de fermeture. Le degré d'efficacité de cette action peut être démontré en penchant l'armoire légèrement vers l'avant pour que la porte s'ouvre par son propre poids. On constate que l'action de fermeture du joint est assez énergique pour amortir le rebondissement consécutif à une fermeture violente. Une telle réalisation du joint permet de prévoir une porte pouvant être facilement transformée de porte ouvrant à droite, en porte ouvrant à gauche et vice-ver sa. Il est simplement nécessaire de prévoir des
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trous des deux cotés de l'armoire pour la fixation des moitiés de charnières 10 destinée à l'armoire.
La porte peut aussi être transformée de 1-'ouverture à droite représentée, en ouverture à gauche, par le transfert des charnières 10 au côté gauche de l'armoire, et en tournant la porte de 180 . Il n'existe pas ici de loquet et de serrure pour compliquer la transformation de la porte.
La poignée 33 peut être disposée au milieu de la longueur de la porte, de sor- te que la position est inchangée pour le retournement de la porte.
Les figures 7, 8 & 9 représentent des variantes de forme du joint.
Ce dernier comprend ici une languette 41, analogue à la languette 14 de la sec- tion du joint décrit précédemment et un évidement 42, formant par rapport à la languette 41 et seulement d'un côté, une charnière, par l'intermédiaire d' une section flexible 43. Une nervure 44 est prévue à l'intérieur de la par- tie creuse 42, cette nervure tonnante avec une portion 45 la partie 42' du joint, un canal ou passage circulaire 46. Le canal 46 contient un certain nom- bre d'éléments magnétiques ou d'aimants espacés 22 d'une façon analogue au ca- nal 25 aménagé dans le joint représenté à la fige 2. Pour rendre possible l'in- sertion des aimants de forme allongée à l'intérieur du canal 46, le joint est muni sur sa longueur, de fentes 47.
Un aimant est inséré dans le canal 46, à travers chaque fente 47, suivant la fig. 8. Le diamètre du canal 46 peut être légèrement plus faible que le diamètre des aimants allongés, de sorte que chacun de ces aimants est maintenu dans sa position par l'élasticité du joint.
Toutefois si on le désire, dans les deux formes de joints représentés dans les fig. 7 & 8, la grandeur normale du canal ne doit pas être nécessairement plus faible que le diamètre des aimants et ces derniers peuvent être collés dans leurs emplacements ou maintenus écartés l'un de l'autre par des interca- laires en matière non magnétique placés entre les éléments magnétiques succes- sifs. Suivant une autre variante d'exécution, les éléments magnétiques peuvent être incorporés dans le joint directement, pendant le processus d'extrusion de la matière plastique.
Un joint pour une armoire firgorifique est habituellement réalisé à partir d'une-bande de matière plastique continue d'une longueur suffisante correspondant à l'encerclement complet de la porte. Selon une autre variante de construction, les 'aimants utilisés pour la section du joint représentée à la fig. 7 peuvent être insérés par les extrémités ouvertures du jointe avant son montage sur l'armoire frigorifique.
Le montage en question peut être réalisé de différentes façons; à titre d'exemple, les aimants et les pièces intercalaires de diamètres légèrement plus faibles que celui du canal 46, peu- vent être alternativement insérés à travers les extrémités ouvertures du joint, de telle façon que les aimants soient séparés longitudinalement par les distances appropriées. Il est commode de préassembler les aimants, en les enveloppant dans une bande oudans un ruban mince de matière plastique tor- due, au cours de ce préassemblage aux endroits qui séparent les aimants suc- cessifs, pour assurer ainsi l'espacement désiré. La pièce ainsi constituée est ensuite insérée à l'intérieur dujoint par une extrémité ouverte.
Un tel préassemblage peut être effectué évidemment, en une longueur indéfinie, ingéré dans le joint et être découpé ensuite à la longueur voulue. Si la portion creuse 42 est entaillée aux quatre coins de la porte, on peut se servir de quatre préassemblages de ce genre, l'un deux étant inséré dans la section supérieure du joint, un dans la section inférieure et un dans chaque section latérale, verticale. Il est évident que là où de tels assemblages sont employés,, les fentes 47 sont inutiles et le canal 46 enferme complète- ment les aimants et les pièces intercalaires employées.
Il y a lieu de souligner que la construction du joint est telle que l'action de levier et de came décrite précédemment à propos, du joint repré- senté dans les figures 2 & 5. a lieu également dans la forme représentée dans les fig. 7, 8 & 9, ce que l'on peut voir dans la position partiellement ouver- te de la fige 90
C'est pourquoi, la languette 41 et la portion creuse 42 sont ar- ticulées d'un côté seulement et notamment en 43. Il s'ensuit que la force
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tendant à arracher de l'armoire le joint et ses aimants 22, est exercée par l' intermédiaire de la portion 43,et l'action de levier est obtenue en écartant les aimants de l'armoire, de la même façon que celle décrite au cours de la description des figures 2 à 5.
Il ressort de la comparaison des fig. 7 & 9, que le joint est formé de telle façon que l'articulation a' lieu généralement dans la région 43', la portion 42' du joint étant un peu plus épaisse, donc plus rigide que la portion du joint dans la région articulée. Cette dispo- sition fait jouer à la portion 42' comprise entre le point d'appui et l'es- pace d'articulation 43', le rôle d'un bras de levier, ce qui confère un avan- tage mécanique relativement important. (}'est pourquoi, comme dans les varian- tes de construction précédentes, le joint augmente progressivement en épaisseur depuis le point 48, directement entre les aimants 22 et l'armoire, là où le joint normalement adhère à l'armoire dans la position de fermeture, vers la partie opposée 43, par rapport aux aimants.
Lorsque l'on ouvre la porte et lorsque la forme du joint tel qu'il est représenté fig. 7, prend la position -représentée fig. 9, la portion plus épaisse 49 est amenée progressivement entre les aimants 22 et l'armoire, en jouant le rôle d'une came.
Il en résulte un avantage mécanique pendant l'opération d'ouverture de la porte, pour un joint de forme représentée à la fig. 7, de la même façon que pour le joint représenté figures 2 & 5.
La figure 10 représente une forme modifiée de joint, construit pour réaliser une action de levier et de came décrite précédemment et qui, en plus, présente une section particulière agissant comme point d'appui au cours de l'opération d'ouverture. Sur la figure 10, représentant la sec- tion de ce joint, on voit une languette de fixation 41a, une partie 42a loge- ant les aimants et une partie d'articulation 43a reliant la languette à la portion 42a, le long d'un côté seulement de cette dernière. Comme dans les formes représentées dans les figures 7, 8 & 9, la section du joint, illus- trée dans la fig. 10, comprend un bras 42b, correspondant en général à la portion 42' de la forme de la fig. 7, laquelle est un peu plus épaisse et plus rigide que la portion du joint dans la région articulée, 43b.
Lorsque ainsi, la force de dégagement est appliquée au moyen de la section d'arti- culation 43a, le joint tend généralement à fléchir dans la région 43b et le bras 42b reste, grâce à sa rigidité inhérente relativement droit.
La force de dégagement est ainsi appliquée à l'extrémité gauche du bras 42b qui joue le rôle d'un grand bras de levier.
La section du joint représentée fig. 10, comporte deux nervures 42c et 42d, destinées à adhérer à la face 20 de l'armoire, dans la position fermée de la porte, pour réaliser bonne étanchéité. La nervure 42d four- nit également un point d'appui autour duquel pivote la partie 42a du joint, pendant l'opération de dégagement ; laforce est ainsi appliquée par l'inter- médiaire de la portion 43a du joint et agit, en général, à l'extrémité gauche du bras 42b, et le bras-effectif est constitué par la distance entre l'ex- trémité gauche du bras 42b et le point d'appui fourni par la nervure 42d.
Par ailleurs, la force d'attraction exercée par l'aimant 22, peut être con- sidérée comme agissant d'après le centre de l'aimant, et il s'ensuit que le bras de levier de cette force n'est égal qu'à la distance séparant la ner- vure 42d et la verticale passant par le centre de l'aimant représenté.
En comparant ces deux bras de levier, on constate qu'un rapport de levier substantiel est ainsi réalisé, pour diminuer l'effort nécessaire au déga- gement du joint de l'armoire. Une action de came analogue à celle décri- te précédemment, a lieu également avec le joint dont la construction a été représentée à la figure 10. C'est pourquoi, la section 48a du joint, adja- cente à la paroi 20 de l'armoire dans la position de fermeture de la porte, est plus mince que la section 49a qui se trouve amenée entre la surface 20 de l'armoire et l'aimant 22.
Lorsque la portion 42a du joint subit une rota- tion au cours de l'opération de détachement, comme pour le joint décrit précé- demment, l'épaisseur du joint augmente progressivement depuis le point 48a jusqu'à la section du joint opposée à la section charnière 43a, par rapport à l'aimant.
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La figo 11 représente une variante selon laquelle le joint et les éléments magnétiques ou les aimants qui lui sont associés, sont montés, non sur la porte, mais sur la carcasse de, l'armoire. En se référant à cette figure l'armoire 2 comprend un rebord 50 entourant la porte de l'armoire et faisant partie de la paroi extérieure 3 de l'armoire. Une bande isolante 51 est prévue entre les parois extérieure et inférieure (non représentée) de l'armoire. Un joint 52, présentant une section transversale similaire à la celle de la fig.
7, est fixée au moyen d'une bride 53 sur le rebord 50 de l'armoire. La bri- de est fixée par des moyens appropriés, tels par exemple que des vis, dont une est représentée en 54. Un certain nombre de barreaux aimantés,ayant leurs pôles de même nom vis-à-vis, sont disposés en ligne à l'intérieur d'un canal 55,tout en étant séparés par des intervalles et d'une fagon analogue à la disposition décrite dans la figure 7. La porte 9 est pourvue d'un rebord 56 faisant partie de la paroi extérieure 12, sur laquelle s'applique le joint 52 dans la position de fermeture. La porte 9 comprend, en outre, une paroi intérieure ou une garniture 57, en matière plastique convenable, et fixée à la paroi intérieure 12 de la porte par des moyens de fixation appropriés, tels que des vis, dont une est représentée en 58.
Comme dans les réalisa- tionsdécrites précédemment, la paroi interne 3 de l'armoire et la paroi ex- terne 12 de la porte sont constituées en matière magnétique, par exemple en tôle -d'acier, caractérisée par une perméabilité élevée, vers laquelle sont attirés les aimants 22. Lorsque la porte 56 se rapprochant du joint 52, les aimant 22 sont attirés par la paroi 56, en écrasant le joint dans sa position finale et en maintenant, en même temps, cette dernière en position fermée.
Les figures 12 & 13 représentent une application d'un joint magné- tique, conforme à l'invention, à un tiroir. Le tiroir fait partie, par exem- ple d'une armoire frigorifique domestique, dans laquelle il peut, par exemple, constituer un compartiment pour le stockage des denrées congelées, mais il est entendu que le dit joint magnétique peut être employé dans n'importe quel autre tiroir, que l'on désire maintenir fermé quelqu'en soit l'usage.
En se référant maintenant aux fige 12 & 13, on voit une armoire frigorifi- que 59 munie intérieurement d'une cuve 60 formant un compartiment 6le pour réfrigérer les aliments, et d'une cuve 62 formant un compartiment 63 mainte- nu à une basse température pour la conservation des aliments congelés. Les compartiments 61 & 63 peuvent être refroidis de n'importe quelle manière appro- priée pour maintenir la température désiréeo
L'étanchéité de la porte 64 du compartiment 61 destiné à la réfri- gération, peut être obtenue par un joint 65 analogue au joint 11 décrit dans la fige 1. Les aliments congelés sont placés dans un tiroir 66 susceptible de glisser par rapport à l'armoire 59.
Pour obtenir l'étanchéité du compar- timent 63, le tiroir 66 comporte un rebord de fermeture frontal 67 et un joint 68 fixé à la face intérieure de ce rebord 67. Le rebord 67 du tiroir, pa- reillement à la porte 9 des fig. 1 & 2, comprend une paroi extérieure et une paroi intérieure.
L'armoire comprend une partie 69 qui encadre l'ouver- ture d'accès du compartiment 63 et qui, comme la portion 20 de l'armoire frigorifique représentée à la fige 1, fait corps avec la paroi extérieure de l'armoire 59, et est construite en matière magnétique, de préférence en matière magnétique, de préférence en matière de perméabilité élevée, telle que la tôle d'acier, dont est formée, normalement, la paroi extérieure d'une ar- moire frigorifique., Le joint 68 comporte un grand nombre d'éléments magné- tiques cu@aimants 70, espaces les uns des autres et disposés à l'intérieur du joint, de la même façon que pour les aimants 22 des constructions pré- .cédemment décrites.
On utilise une des sections de joint décrites précédem- ment et représentées dans les figo 2, 7 & 10.
Lorsque le tiroir approche de la position de fermeture, les aimants 70 sont attirés par la partie 69 de l'armoire et le joint se trouve ainsi appliqué sur la surface de l'armoire entourant l'ouverture d'accès du compartiment 63. Lorsqu'on désire ouvrir le tiroir 66, on lettre vers soi au moyen de la poignée 71, pour vaindre l'attraction magnétique entre les aimants 70 et la paroi 69 de l'armoireo La construction d'un joint magné-
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tique est avantageuse, en particulier pour les applications où il faut réaliser l'étanchéité, puisque, à l'opposé des portes précédemment'décri- tes, la partie frontale du tiroir n'est pas fixée par des charnières sur un de ses côtés.
Ainsi, alors que la fermeture d'une porte peut être effec- tuée au moyen d'un seul loquet disposé sur la porte du côté opposé aux gonds la fermeture d'un tiroir exige deux loquets, un de chaque côté de la partie frontale du tiroir. L'invention réalise ainsi une fermeture satisfaisante, exempte de tout mécanisme à loquet. L'action du joint, pendant l'ouverture du tiroir,est similaireà celle décrite précédemment et concernant la section verticale gauche du joint dans la figure 2. (Somme pour les sections du joint représentées à la figure 2, le joint 68 représenté à la figure 10, comporte une languette de fixation et une section enserrant les aimants et venant en contact avec l'armoire, ces aimants étant fixés d'une façon flexi- ble seulement le long d'un côté du joint.
Comme il a été expliqué lors de la description des fig. 2 & 5, une telle construction, assurant une li- aison entre la languette de fixation et la portion comportant les aimants le long d'un côté seulement du joint, réduit la force nécessaire à l'ouverture du tiroir pour vaincre la force d'attraction exercée par les aimants. En dehors de son application aux portes et aux tiroirs, l'invention s'applique également aux organes de fermeture entièrement séparés, sans loqueteau ni charnières, par exemple aux couvercles des sorbières et autres appareils.
Bien que le joint magnétique, objet de cette invention, se prête en particulier à l'application aux armoires et meubles frigorifiques, dans lesquels il est important d'obtenir une étanchéité parfaite des ouvertures d'accès, il est évidemment utilisable sur toutes autres enceintes ou armoires où l'on désire maintenir fermée une porte ou autre organe de fermeture.
Le joint décrit peut, par exemple, trouver son application aux meubles de cuisine en tôle et dont il faut maintenir les portes fermées; dans ce cas on peut se contenter de portions de joints, chacune contenant un ou plusieurs aimants.