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"Perfectionnements aux machines à monter sur forme et analogues!! cordonnerie pour impartir le galbe voulu à 1'empeigne d'une chaussure, est appliquée ici . une niachine à monter les em- boitages; mais il est entendu que le principe de l'invention peut recevoir d'autres applications que la présente.
Jusqu'à ce jour, le montage de la partie arrière de l'empeigne s'est effectue sur des machines munies d'outils servant à. en ra.battre le bord vers l'intérieur par-dessus le fond de la chaussure constitue soit par une semelle unique, soit par une "première" fichée sur une forme de montage ou autre, et munies aussi d'outils servant à chasser des attaches permanentes (semences ou analogues) dans le bord de l'empeigne pour l'arrêter dans la position où il est
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rabattu tel que susdit. Or, la présente invention a pour objet, entre autres, de perfectionner ce système de machine de manière à pouvoir assujettir l'empeigne plus solidement et plus uniment qu'auparavant, et obtenir en même temps de meilleurs résultats en travaillant des chaussures de pointures différentes.
Eu égard à cet objet, la machine illustrée ci-contre est ainsi établie que les attaches sont chassées à travers des ouvertures ménagées dans les outils rabatteurs, l'empeigne pouvant des lors être fixée en place sans avoir à retirer ces derniers de la position qu'ils occupent sur le fond de la chaussure leur travail achevé, et les attaches pouvant en outre être posées invariablement à la même distance l'une de l'autre sur les deux côtés de l'emboîtage, sans égard à la pointure de la chaussure en oeuvre.
Pour arriver à poser les attaches ainsi, chacun desrabatteurs de ia nouvelle machine entraîne avec lui, en avançant par-dessus la chaussure, un jeu de cloueurs montés en parallélisme fixe ¯Les uns par rapport aux autres et mobiles tous ensemble dans une direction virtuellement perpendiculaire au plan des rabatteurs pour chasser des attaches dans l'ouvrage, un tel agencement des outils rabatteurs et cloueurs donnant un tout aussi simple que compact et facilitant la mise en jeu des cloueurs.
Cepen- da.nt, en raison surtout du fait Que .La partie emboîtage d'une chaussure est généralement un peu convexe, les attaches devraient être chassées de biais , cet endroit, c'est-à-dire d. e manière à pencher vers l'intérieur tout autour du bord de la semelle, pour Que 1'empeigne niait aucune chance de se détendre durant le clsuage, mais soit tirée plutôt plus en dedans sur le fond de la chaussure.
Or, c'est précisément ce que fait la présente machine, les semences du montage étant placées en effet à l'inclinaison voulue par rapport aux cloueurs et ceux-ci ayant en outre un galbe tel que leurs faces actives restent pencnées dans un plan
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essentiellement parallèle aux têtes des semences pour ne pas altérer l'inclinaison de celles-ci en les cha.ssant dans l'ouvrage. De cette manière, toutes les semences s'enfoncent obliquement dans le bord du fond de la chaussure sous l'ac- tion des cloueurs parallèles et décrivent -entre elles des angles différents.
Bien que la machine actuelle soit spécialement étudiée pour chasser à travers les rabatteurs les semences placées comme on vient de l'expliquer relativement aux cloueurs, il est entendu que quelques-uns des perfectionnements décrits ci-après ne sont pas exclusivement réservés un tel sys- tême de clouage, non plus qu'à une machine dont les outils cloueurs sont -portés par les rabatteurs.
En sus des perfectionnements susdits relatifs à l'in- sertion des atta,ches obliquement dans l'ouvrage, l'invention offre d'autres points de nouveauté résultant de la combinai- son des outils rabatteurs et cloueurs, comme aussi de l'em- ploi de moyens tout à fait nouveaux pour guider les mouve- ments utiles des rabatteurs et pour présenter la, chaussure comme il faut aux outils qui doivent agir dessus.
Au dessin ci-joint:-
Fig. 1 illustre, partie en élévation latérale et partie en coupe verticale, la tête d'une machine caractérisant la présente invention sous sa forme adoptée de préférence; Fig. 2 est une coupe verticale prise dans un plan essentiellement perpendiculaire au plan de coupe de fig.
1 et montrant certaines pièces de la machine dans .la position où elles sont placées pour l'insertion des seniences du montag e ;
Fig. 3, une coupe analogue à une partie de fig. 2, montrant les pièces dans la position qu'elles occupent à la fin du clouage;
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Fig. 4, une vue illustrant plus clairement, partie en plan et partie en coupe, le mode de construction de la commande des rabatteurs ;
Fig. 5, une perspective d'un fragment du mécanisme rabatteur-cloueur;
Fig. 6, une vue en plan, avec certaines parties de la structure omises, illustrant plus clairement -La position de ce même mécanisme par rapport à la chaussure ao moment du clouage;
Fig. 7, une vue des rabatteurs et de certaines oarties de leur monture, désassemblés;
Fig. 8, une coupe par la ligne VIII--VIII de fig. 7;
Fig. 9, une coupe par la ligne IX--IX de fige 7;
Fig. 10, une coupe par la ligne X--X de fig. 2, illustrant plus clairement la nature du dispositif place-semences;
Fig. 11, une vue détaillée, partie en élévation anté- rieure et partie en coupe, de 11 étau porte-chaussure.
La, machine représentée ici ressemblant essentiellement celle du brevet belge du 10 juillet 1928, n 352.736, il suffira, pour l'intelligibilité' du présent mémoire, de décrire seulement les parties qui intéressent l'invention.
Les machines de ce type, spécialement destinées au montage de la partie arrière d'une empeigne .± (avec doublure ct contrefort) sur une forme b (fig. 1 et 3), sont outillées pour rabattre le bord de l'empeigne par-dessus la semelle unique ou la première c de la chaussure fichée sur la forme, de même que pour chasser des attaches (semences) servant à arrêter le bord de l'empeigne dans la position où il est rabattu sur le fond de la chaussure.
Le montage exécuté par la présente machine est celui du cousu-Blake, mais il est entendu qu'elle pourrait être utilisée dans la fabrica- tion d'autres types de chaussures, le mot "semelle" étant pour cette raison employé souvent ci-après dans son sens
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général et désignant la partie de la chaussure à laquelle l'empeigne est clouée après l'avoir tendue à point sur 'la @ forme, que cette partie soit une première ou une seconde, ou bien la seule semelle dont la chaussure soit munie.
Les ma.chines dont s'agit comportent un support ou étau sur lequel repose la chaussure en forme et qu'on peut faire basculer pour introduire la partie arrière de celle-ci dans une bande de serrage 12 montée dans la machine. Cette bande embrasse l'emboîtage de la chaussure durant le fonctionnement automatique de la. machine sous l'action d'un mécanisme décrit a.u long au brevet précité. Pendant que la machine exécute son travail, un pied presseur 14 (actionné lui aussi automatiquement, comme expliqué audit brevet) appuie sur l'emboîtage de la chaussure pour déterminer, conjointe- ment avec l'étau, la hauteur à laquelle la chaussure doit être placée relativement au mécanisme rabatteur-cloueur décrit ci-après.
Pour replier le bord de l'empeigne vers l'intérieur par-dessus la semelle sur le pourtour entier de l'extrémité' postérieure de la forme, il est prévu une paire de rabatteurs
16 et 18 capables de se rapprocher et de s'écarter l'un de l'autre en se mouvant autour d'un axe situé au point de ren- contre x des bords actifs des deux rabatteurs (fig. 7). D'autre part, pour aider àmaintenir ces rabatteurs dans la position voulue l'un par rapportà l'autre et à guider leur mouvements d'oscillation comme il est proposé de le faire ici, le rabatteur 16 est pourvu d'un bras ou prolongement 20 qui décrit une courbe dont le centre coïncide a.vec l'axe susdite etle rabatteur 18 est muni à son tour d'un bras ou prolonge- ment analogue 22 glissant sur le prolongement 20.
On verra par fig. 8 et 9 que les deux bras ou prolongement2C et 22 se trouvent-ainsi munis de surfaces de contact concentriques à l'axe d'oscillation des rabatteurs et portant l'une sur
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l'autre, comme indiqueen 24, et munis aussi de surfaces parallèles au plan des rabatteurs et portant l'une sur l'autre., comme indiqué en 26. La monture des rabatteurs comprend une glissire 2g (fig. 4) et une paire de brides, 30 et 32 (fig.
5, 7), assujetties ensemble et à la. glissière 28 au moyen d'une vis 34. Sur la broche 30 est une languette 36 qui, après
1'assemblage des pièces, se trouve logée dans une rainure 38 ménagée dans le prolongement 22 du ra.batteur 18, languette et rainure décrivant une courbe autour de l'axe d'oscillation des rabatteurs.
La bridd 32 et le prolongement 20 du rabatteur 16 sont assemblés pareillement par une languette
40 et une rainure 42 (fig. 7, 9). Enfin, un autre assemblage à languette et rainure, 44-46, est prévu entre les brides 30 et 32 pour aider à les placer cornue il faut l'une par rapport à l'autre. Les rabatteurs sont donc tenus assemblés fermement ensemble par des moyens qui servent à les bien supporter, comme aussi à guider leur oscillation autour d'un même axe.
La, glissière 28 coulisse dans la tête de la machine p',ur effectuer des mouvements rectilignes en long de la chaussure afin de pouvoir avancer et reculer les rabatteurs montes dessus, et son extrérnité arrière porte une Queue cylindrique 48 (fig. 1,
4) qui est enfilée dans la tête pour aider à la guider. Sur une partie de la glissière empiète un couvercle 5,: (i'ig. 6) fixé à la tête de la. machine et pourvu d'une coulisse 52 dans laquelle joue une na.rtie montante de la vis 34 durant les mouvements de la glissière 28.
Cette dernière est com andée par une piste de ca.me 54 nratiquée dans une roue 56 calée sur un arbre 58 et actionnée par un dispositif décrit en détail au brevet précitée la glissière, 28 étant accouplée la came 54 par un galet 60 monte sur un bloc 62 fixé amoviblement àladite glissière.
Pour faire osciller les rabatteurs 16 et 18 à des moments déterminés automatiquement par rapport à leurs mouvements en détermines automatiquement par rapport leurs mouvements en
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long de la, chaussure, essentiellement'comme dans le système du brevet précité, il est monté des glissières 64 (fig. 2, 4), une pour chaque rabatteur, da,ns les cotes opposes de la tête de la machine, une vis 66 fixant chacune de ces glissières à un élément 68 muni d'une coulisse 70 où s'engage un galet 72 adapte' au rabatteur avoisinant. Le couvercle 50, qui empiéta sur les glissières 64, porte aussi des coulisses 74 dans lesquelles se meuvent les parties montantes des vis 66.
Pour imprimer des mouvements utiles aux glissières 64', sur la glissière porte-rabatteurs 28 est rapportée une claque 76 sur les cotes opposés de laquelle sont formées des dents de crémaillère 78 en prise avec les dents d'un secteur 80 situé à un bout d'un levier 82 pivotant en 84 sur la tête de la machine.
A l'autre bout du levier 82 est un deuxième secteur denté, 86, qui commande un pignon 88 en prise avec une cré- maillère 90 encastrée dans la glissière 64 et maintenue en position convenable par une vis 91. il est clair maintenant oue lorsque la, glissière 28 ava,nce pour entraîner les rabatteurs en long de la chaussure, les glissières 64, grâce aux transmissions susdécrites, se rapprochent de la chaussure pour former les rabatteurs; par contre, lorsque la glissière 28 revient en arrière, les glissières 64 se meuvent dans le même sens pour ouvrir les rabatteurs. Bien entendu, les coulisses oblongues 70 et les galets 72 tiennent toujours les glissières 64 reliées activement aux rabatteurs da.ns toutes les positions que prennent ceux-ci en long de la chaussure.
La plaaue 76 et la glissière 28 sont ainsi accouplées l'une à l'autre qu'il suffit d'ajuster celle-là par rapport à celle-ci pour placer les rabatteurs autour de leur axe d'oscillation dans une position qui leur permette de bien travailler des chaussures de pointures différentes. A cette fin, la plaque 76 est montée dans un évidement de la glissière 28 et capable d'effectuér des mouvements limités en long de
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ladite glissière.
De plus, elle porte deux oreilles 92 qui en descendent (fig. 4) pour se loger dans des cavités ména- gées dans un bloc 94 mobile également en long de la glissière
28 et muni d'un taraudage engageant un axe fileté 96 (fig. 1) monté pour tourner, aux deux bouts, dans des paliers 98 encastres dans la glissière 28, et sur ledit axe est calée une roue d'angle 100 qui engrène dans une roue correspondante
102 dans laquelle est sertie une broche cylindrique 104 montée dans un coussinet établi dans un côté de la glissière
28.
On voit donc au'en tournant la -roue 102, on pourra déplacer le bloc taraudé 94 dans un sens ou l'autre en long de la glissière 28 et entraîner avec lui la plaoue 7G portant les dents de crémaillère 78, et que grâco aux transmissions établies entre ces dents et les glissières 64, les rabatteurs seront placés au point voulu autour de leur axe d'oscillation.
Pour permettre de tourner la roue d'angle 102, dans la tête de la machine est monte'un arbre 106 dont le bout dedans est pourvu d'un tenon 108 fait pour entrer dans une mortaise 110, pratiquée da.ns la broche 104, lousoue l'arbre 106 est poussé vers l'intérieur à partir du point au' il . ccupe fig. 4.
L'arbre 106 peut être mû ainsi de dehors en dedans en vainouant la résistance d'un ressort lC9 oui le tient écarté normalement de la, broche 104 pour ne -cas entraver le mouvement utile de la glissière 28. Quand lespièces de la. machine sont à leur point de départ, comme indique' fig. 4, l'arbre 106 se trouve en ligne avec la broche 104 et le tenon 108 peut être accouple' alorsà la broche en poussant l'arbre en dedans, après ouoi l'ajustage nécessaire des rabatteurs pourra être effectué à l'aide d'un volant 110 sur l'arbre.
Pour arrêter le bord de l'empeigne en position de mantage tel que prévu par la présente invention, la machine actuelle possède des cloueurs montés sur les rabatteurs 16 et 18 et disposés de manière à pouvoir chasser Les semences d'attache à
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travers des ouvertures 112 (fig. 7) pratiquées dans les rabatteurs auprès de leurs bords intérieurs agissant sur l'empeigne. Sur chacun de ces bords est un ressaut vertical 114 dans lequel sont formées, perpendiculairement au plan des rabatteurs, des gorges 116 situées en regard des ouvertures
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11.
Dlrotre part, boulonne en position immuable par rapport à chacun des rabatteurs (un des boulons se voit en Ils sur fi,. 5) est un bloc 120 percé de plusieurs trous dlenfonçoir 122 (fig. 6) situés dans le prolongement des gorges 116. Dans chaque bloc 120 sont des évidement où sont montes des doigts pince-semence 124 (fig. 10) que des ressorts 126 poussent vers le ressaut 114 et qui ont la forme voulue pour coopérer avec les gorges 116 de celui-ci en vue de créer des logements où
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les semences de ]10ntage ! viendront se placer en position de clouage. Les semences sont amenées dans cette position par
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des tubes flexibles 128 (ri. 1) qui débouchent dans les blocs 120 et partent d'un distributeur 130 pareil à celui des machines du type représenté.
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Dans les trous 122 de c1aque bloc 120 sont montés plusieurs enfoçoirs 13 (fin. 2) assujettis p.o..r 2.e haut d. une monture courbe 134 (fig. 4) mobile dans un évideuient de courbe similaire prévu dans le bloc 120. Blocs et er=fonçoirs se meuvent donc dans une direction essentiellement perpendi- culaire au plau des rabatteurs. Dans le sommetde chaque
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porte-enfangoirs 134 est implantée une broche 136 engagée dans une coulisse qui est menage'e dans une pièce motrice 138 affectant la forme d'un T renverse'., et,qui est munie d'une tête empiétant sur ladite pièce. Celle-ci pivote en 140 (fig.
1) sur une bielle 142 dont le haut pivote à son tour en 144
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sur une tête chasse-erifonçoirs 146 dont les mouvements ascendant et descendant sent guidés par une tige fixe 148.
Une bielle 150 raccorde la tête 146 à un levier 152 monté et articule' par derrière sur une bielle 154. Le levier 152
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est actions et contrôle' essentiellement comme dans la machine du brevet précité, les moyens employas à cette fin comprenant une came 156 sur l'arbre 58, laquelle agitpar l'entremise d'un piston 158 pour exhausser le levier et avec lui la tête chasse-enfonçoirs146, et comprenant aussi des ressorts 160 ( il n'en est montre'qu'un au dessin) qui poussent sur des tiges 162 pour imprimer au levier un mouvement chasse-enfon- goirs quand la came 156 lui permet de ce laire.
Evidemment, lorsque le levier 152 monte sous l'impulsion de sa came, la pièce 138 lève les porte-enfonçoirs 134 par l'entremise des broches 156, ramenant par suite les enfonçoirs 132à leur point de départ. De plus, la présence des coulisses dans la pièce 138 et l'articulation de la bielle 142 à cette pièce et à la tête 146 font que les porte-enfonçoirs 134 restent toujours reliés activ ement à leurs commandes sans nuire aux mouvementsdesrabatteurs.
On verra qu'en sus d'être assujettis aux rabatteurs par des boulons 118, les porte-cloueurs 120 sont recouverts par une portion du guide-support 30 des rabatteurs monte' sur la glissière 28 (fig. 1), aussi bien que par les portions des glissières 64 (fig. 2,4) qui servant à effectuer la fermeture et l'ouverture des rabatteurs. Entre la partie empiétante de chaque glissière 64 et le porte-cloueurs 120 est installée une plaque 164 qui se trouve placée entre la glissière et l'élément 68 et qui est retenue en -place par la vis 66.
Il est clair maintenant que la disposition susdécrite, par quoi chaque rabatteur porte un jeu d'enfonçoirs 132 mobiles perpendiculairement au plan des rabatteurs, constitue un tout simple et compact et permet en même temps aux auf ngoirs d'être actionnés facilement par le mécanisme peu complique' en usage ici. Il est ben, cependant, de chasser les semences dans une direction obliuuant de dehors en dedans à partir du bord de la c haussure pour que, en s'enfonçant dans l'ouvrage, elles ne
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donnent point à l'empeigne la chance de prendre du lâche, mais tendent au contraire à en augmenter la tension par-dessus la forme.
La chose est tout particulièrement désirable en montant l'emboîtage, car cette partie de la chaussure est ordinairement plus ou moins convexe. Or, c'est pour tenir compte de cette convexité' que le mécanisme de la présente machine servant à placer les semences! en dessus des ouvertures 112 ménagées dans les rabatteurs est ainsi établi oue chaque semence, une fois amenée en dessous de son enfon- çoir, reste penchée en dedans par rapport à la partie margi- nale du fond de la chaussure (fig. 2).
Dans ce but, les doigts 124 (qui constituent, conjointement avec les rebords 114 des rabatteurs, des poches ou se logent les semences poser) sont munis de faces inclinées avec rainure au milieu, ainsi qu'il est montre en 164, en sorte que les pointes des semences sont déviées par les gbrges verticales 116 des rebords des rabatteurs durant l'alimentation de chaque porte-semence. De plus, les doigts 124 ont une forme telle qu'ils ne pénètrent pas dans les gorges 116 et laissent par suite, en deçà des poches à semences, des fentes étroites où se loge le bas de la'tige des semences.
Ces dernières se coincent donc dans lesdites gorges a.vec leurs pointes en ba.s et en dessous des doigts 124 (fig. 2), la pointe et la tête de chaque semence appuyant contre les parois verticales des gorges des rabatteurs et demeurant par conséquent à l'inclinaison désirée. Enfin, durantle clouage, les doigts à ressort 124, que la descente des en- fonçoirs 132 peut écarter l'un de l'autre, restent en prise avec les semences pour maintenir la pointe et la tête de chacune contre la paroi de la gorge correspondante 116 jusqu'à ce qui elle commence d'entrer dans la, chaussure.
Bien entendu, après la pénétration des pointes des semences dans la chaussure à l'inclinaison susdite, leurs tiges
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suivront la même direction générale en s'enfonçant plus avant dans la chaussure. Ainsi, les' semences sont chassées dans l'emboîtage dans des directions obliouant de dehors en dedans relativement au bord du fond de la chaussure et à des angles différents les unes par rapport aux autres, chaque semence restant penchée dans un plan essentiellement perpendiculaire à la partie attenante du bord du fond de la. chaussure. Pour aider à chasser les semences de cette manière, les faces de dessous des enfonçoirs 132 présentent une inclinaison telle qu'elles demeurent essentiellement parallèles aux têtes obliques des semences (fig. 2, 3).
Bien entendu, la venue du bas des enfonçoirs en contact avec les doigts pince-semence 124 pendant le clouage écarte ces doigts suffisamment l'un de l'autre pour laisser passer la tête des semences.
Durant les opérations susdécrites, la, chaussure en forme repose sur un étau capable de basculer en long de la chaussure pour placer celle-ci en position de montage et pour la retirer de cette position, essentiellement comme dans la machine du brevet précité', ledit étau comprenant un chandelier 166 (fig.
Il) surmonte' d'une cheville 168 oui peut être enfilée dans le de**usuel de .La. forme. Cr, pour le montage dont s'agit, il convient que les rabatteurs exercent une rression pour ainsi dire égale sur chaque côté de l'emboîtage en refoulant le bord de l'empeigne vers l'intérieur. Mais comme le dé où s'introduit la cheville 168 n'a pas toujours la même relation angulaire avec le pave' de la forme, la présente invention prévoit l'emploi d'un porte-ouvrage qui permette aux rabatteurs d'exercer la. pression requise sur lesdeux cotes de l'emboitage en dépit des variations dans l'établissement des différentes formes.
A cette fin, le haut du chandelier 166 est muni d'une coulisse qui se prolonge en large de :La chaussure et dans le bas de laquelleest forme' un guide 170 décrivant une courbe autour d'un axe sis au point y (fig. il) . Dans cette
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coulisse s'encastre un bloc 172 servant d'appui au chandelier 168 et dont le bas a la forme qu'il faut pour l'adapter au guide 170.
Bloc et chandelier peuvent ainsi, se mouvoir en travers de la'chaussure autour d'un axe situé, comme l'indique le dessin, approximativement dans la face de l'emboîtage de la chaussure et à peu près à mi-distance des côtés opposés de celle-ci, ce qui permet de placer les deux côtés de l'emboîtage virtuellement dans la même position relativement au plan des rabatteurs sans déranger sensiblement la position transversale de la chaussure relativement à la bande serre-talon et aux rabatteurs. Le bloc 172 et le chandelier 168 sont centrés normalement par un ressort 174 logé dans un évidement au bas dudit bloc et tendu entre des disques 176 montés à glissement dans le logement du ressort, l'assemblage du ressort et des disques dans le bloc étant préservé par une oreille 178 rapportée sur le bloc et venant en contact avec un des disques.
Le bloc 172 est muni d'une rainure transversale qui longe le dessous du ressort 174, et dans cette rainure s'encastrent des oreilles-180 assujetties au chandelier 166 et .venant en contact avec les disques 176. On voit donc que malgré le centrage normal du bloc 172 et de son chandelier par le ressort 174, ces deux pièces peuvent être mues dans un sens ou l'autre dans le guide courbe 170 en vainquant la résistance dudit ressort.
L'opérateur peut les mouvoir ainsi en penchant la forme dans un sens ou l'autre pendant qu'il présente la chaussure à la machine, ou bien leur mouvement peut être provoque par un surcroît de pression exercé sur un côté ou l'autre de l'emboîtage par les rabatteurs, la disposition étant ici telle que si la chaussure n'est pas placée tout d'abord dans la position qu'il faut pour que les côtés opposés de l'emboîtage subissent virtuellement la même pression de la part des rabatteurs, la pression-sera égalisée (ou presque) automatiquement durant le fonctionnement de la.
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machine.
En vue de limiter l'amplitude du mouvement du bloc
172, il est prévu cn -mire une vis 182, montre en coupe, laquelle est montée dans le chandelier 166 et se projette dans une rainure 184 pratiquée dans ledit bloc.
Bien que l'axe y se trnuve placé ici exactement sur la face emboîtage de la semelle première c, comme il est préférable au il le soit pour le traitement par exemple d'une chaussure de pointure moyenne, il est entendu oue sa position relativement au fond de la chaussure variera légèrement quand la machine doit opérer sur des chaussures de pointures différentes. Toutefois, cette variatiou n'est pas suffisante pour produire un changement netable dans la position latérale d'une chaussure de n' importe quelle pointure, 'vu le peu de réglage à effectuer pour égaliser la pression sur l'emboîtage.
Fonctionnement de la machine - La, chaussure, une fois placée de la façon susindiquée, sa partie emboîtage est serrée solidement sur tout son pourtour par la bande 12 durant la.
-marche automatique de la machine. Cela. fait, les rabatteurs 16 et 18 avancent et se ferment sous l'impulsion de la came 54 et de ses transmissions pour replier le bord de l'empeigne vers 11 intérieur' par-dessus la, partie emboîtage de la semelle, la came en usage ici étant ainsi étudiée au' il est imprime deux mouvements successifs de repliage aux rabatteurs. A la fin du second de ces mouvementset t durant le maintien des rabatteurs , la limite de leur course intérieure, les semences sont chassées à. travers les ouvertures 112 des rabatteurs pour arrêter le bord de l' empeigne dans la, position où il a été' replié.
Bien entendu, avant le clouage, les perte-semence sont alimentés de semences qui restent penchées en dedans relativement a.u bord du fond de la chaussure, ainsi qu'il a été expliqué au long plus haut . Quand la came 156 abandonne le levier 152 à l'action des ressorts 160, les deux porte-enfnnçoirs 134 descendent pour amener les
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enfonçoirs àchasser les semences hors de leurs logements jusque dans la chaussure.
Durant le mouvement de chasse des enfonçoirs, les doigts 124 tiennent la pointe et la tête des semences appuyées contre les parois verticales des gorges 116 jusqu'à ce qu'elles commencent d'entrer dans la chaussure, auprès quoi les semences suivent virtuelle- ment le chemin oblique qui leur a été tracé jusqu'%- ce qu'elles pénètrentà fond dans l'ouvrage et viennentse river sur la ferrure d de la forme (fig. 3). Evidemment, le fait de chasser ainsi les semences de biais, c'est-à-dire dans des directions inclinant de dehors en dedans par rapport à la partie marginale de l'emboîtage, assure qu'elles se riveront dans ces mêmes directions.' Le clouage achevé, le.s enfonçoirs sont levés et les rabatteurs,retires de dessus la chaussure,
les diverses pièces de la machine revenant alors à leur point de départ.
Inexpérience a montre'qu'il est tout à fait pratique, du moins pour le montage des emboîtages, d'employer les' mêmes rabatteurs avec des chaussures de'longueurs très différentes et comportant de fait toutes les pointures pour grandes personnes, les outils rabatteurs et cloueurs montés dessus pouvant être adaptas a la pointure en oeuvre à l'aide du mécanisme susdécrit commande par le volant 110. Il est donc évident maintenant que les semencps du montage chassées à travers chaque rabatteur sont espacées d'une distance égale l'une de l'autre dans toutes les chaussures, quelle que scit leur pointure, ce qui est un grand avantage au point de vue fabrication.
Quand les pointures à monter varient beaucoup entre elles, le nombre des semences chassées dans l'ouvrage peut être augmente ou diminue' en utilisant le dispositif dont les machines du type représenté sont ordinairement pourvues pour permettre soit d'alimenter une ou plusieurs des poches à semences situées de chaque côté le plus près du devant de
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l'emboîtage, soit de bloquer l'entrée des semences dans une ou plusieurs de ces mêmes poches.
La semence e, montrée fig. 6, est celle nui est chassée et rivée comme à l'ordinaire dans l'extrémité' postérieure de l'emboîtage pour assembler les divers éléments de la chaus- sure préalablement au montage, cette semence se trouvant place-¯ entre les deux semences de derrière posées par les mécanismes de clouage portés par les rabatteurs.
L'expression "le bord du fond de la chaussure", employée a.u cours du présent mémoire en parlant de la position des semences par rapport à la chaussure, dénote ici, pour chaque semence, la portion du bord Qui se trouve la plus proche de l'endroit où elle est posée.