L’article le plus saillant prévoit la « suspension » du droit de grève aux heures de pointe – trois heures le matin, trois heures le soir – pendant trente jours chaque année. « En neutralisant trente jours par an, on change de paradigme. La grève doit être une arme nucléaire. Si on bloque tout avant de négocier, on ne négocie pas », expose le député (LR, Val-de-Marne) Nicolas Tryzna, rapporteur du texte. Décidées chaque année lors d’une concertation entre syndicats, patrons, autorités organisatrices et associations d’usagers – ou, à défaut, par décret –, ces périodes devraient, selon le texte, se situer autour des jours fériés, des vacances scolaires, des élections, des examens ou de tout autre événement « de portée régionale, nationale ou internationale sur le territoire français ».