Des pirates, un fabuleux trésor, un monde déjanté, des pouvoirs éclatés au sol, des escargophones: s’il y a bien un manga dont je n’attendais pas une adaptation en prises de vue réelles, c’est bien One Piece! Et contre toute attente, cette série m’a scotché!
Posons déjà les choses: One Piece est le manga le plus vendu au monde: près de 120 tomes en japonais, 600 millions d’exemplaires vendus, des palettes de produits dérivés. Et le Jolly Roger au chapeau de paille est même devenu symbole de rébellion dans la Vraie Vie.
Mais revenons à cette série, produite par Netflix: huit épisodes pour entrer dans cette série et faire connaissance avec ces personnages qui vont devenir l’équipage du Chapeau de Paille. Ce chapeau, c’est d’abord celui de Luffy, jeune homme débordant d’un optimisme un peu naïf (mais contagieux), qui rêve de retrouver le One Piece, trésor légendaire qui fera de son possesseur le Roi des Pirates.
Il croise la route de Nami, une voleuse à la recherche de la carte pour la Grand Line, la région du monde qui cache le One Piece, puis celle de Roronoa Zora, épéiste chasseur de pirates, puis Usopp, poltron un peu mytho, mais qui lui au moins sait comment fonctionne un bateau, et enfin Sanji, qui se bat à coups de pieds et est un cuisinier hors pair. Pour Luffy, obnubilé par la bouffe, c’est très important!
En face, la Marine, bras armé du Gouvernement mondial, qui essaye de faire régner l’ordre sur les mers, et surtout un catalogue invraisemblable de pirates tous plus secoués les uns que les autres, et parfois détenteurs de pouvoirs surnaturels. Comme Luffy, qui peut adopter la consistance du caoutchouc.
Je mentirais si je disais que je ne connaissais pas One Piece. Vu le nombre de conventions manga-animé-cosplay-pop culture que je fais chaque année, ça serait malheureux! Mais, en vrai, je ne connaissais la série que par ce biais, ou peu s’en faut: jamais lu un manga, jamais vu un épisode d’animé. Oui, je suis un peu un geek en carton.
Ceci posé, ce que j’ai vu m’a plutôt enthousiasmé: le casting est solide (mention spéciale à l’acteur mexicain Iñaki Godoy, qui joue Luffy) et un soin particulier a été apporté aux costumes et au décors, plus certains aspects meta et « cassage du quatrième mur » (les jeux avec les titres des épisodes et les affiches « Wanted », par exemple). Alors, oui, l’ensemble a un côté kitsch, mais c’est complètement raccord. Et au reste, ma dame – qui est bien plus au fait que moi – a elle aussi été enthousiasmée.
J’ai également beaucoup aimé la musique, ce qui n’est jamais gagné quand on parle de médias japonais. Fort heureusement, les compositeurs – Sonya Belousova et Giona Ostinelli (qui est né au Tessin) – ont composé des thèmes qui sont assez éloignés de deux de l’animé (mme s’ils reprennent parfois le thème).
Point bonus: certains combats – qui ne sont pas si nombreux que ça – m’a beaucoup fait penser à nos parties de Feng Shui il y a quelques années. Il y a clairement des idées à récupérer dans cette série pour les rôlistes.
Bref, One Piece, c’est de la bonne. Huit épisodes qui donnent la banane, même aux vieukons blasés dans mon genre.
La bande-annonce:
01/07/2026 at 16:04
Ah tu me donnes envie de poursuivre après l’épisode 1. Je vais tenter d’intéresser la cheffe pour qu’on le regarde à deux.
01/07/2026 at 16:48
C’est étonnant que tu aies arrêté après le premier épisode, parce que pour ma part, c’est presque celui qui m’a le plus hypé (surtout avec le combat contre Axe-Hand Morgan).