Ma fille, tu ne peux pas imaginer à quel point je m'en suis voulu de t'avoir offert ce kit de magicienne à Noël, tu as réussi ton tour, tu as vraiment disparu et tu as fait disparaître trois de tes camarades dont Anaïs.
Que ton repos soit doux comme ton coeur fut bon.
Perhaps home is not a place but simply an irrevocable condition
And this was perhaps the first time in my life that death occurred to me as a reality. I thought of the people before me who had looked down at the river and gone to sleep beneath it. I wondered about them. I wondered how they had done it - it, the physical act. I had thought of suicide when I was much younger, as, possibly, we all have, but then it would have been for revenge, it would have been my way of informing the world how awfully it had made me suffer. But the silence of the evening, as I wandered home, had nothing to do with that storm, that far-off boy. I simply wondered about the dead because their days had ended and I did not know how I would get through mine.

Le grand poète indien, Muhammad Iqbal, a écrit : « Cette seule prosternation, que vous jugez exigeante, vous libère pourtant de mille autres prosternations ». Au fond de cette cellule, ces mots prenaient tout leur sens. Car même lorsqu'ils ne sont pas physiquement enchaînés, la plupart des êtres humains se complaisent dans une forme ou une autre de servitude. Les passions, le regard des autres ou l'obsession de posséder sont des chaînes invisibles plus lourdes que les murs qui entouraient K. Ainsi, l'homme « libre » reste esclave tant qu'il est dominé par ses désirs ou sa cupidité. Tandis que « l'esclave », lui, accède à la vrai liberté lorsqu'il accepte le décret divin et se contente de ce qu'Allah lui accorde.
Car la liberté véritable ne dépend ni des murs, ni de l'espace, ni d'un système injuste, ni d'un capitaine fourbe. On peut l'atteindre même depuis le fond obscur d'une cellule, à condition que le cœur, lui, n'aspire qu'à la proximité du Très-Haut.
“There are many ways to die,
but only one way to stay alive.”
Si je meurs, qui va la protéger ?
Si je survis, qui va me protéger ?
On dirait que le soleil s’est posé sur son berceau et n’en est plus jamais reparti.
Ce n'est pas la question. Ça fait deux ans que tu es triste comme Marie-Madeleine. Quoi que tu aies fait, si ça ne marche plus entre vous, ça ne marche plus et c'est tout. On ne peut pas tout réparer. Souvent ça ne suffit pas de s'aimer ou d'être désolé. Il faut que tu construises une famille avec quelqu'un de bien. Il ne faut pas que tu restes seule. C'est dangereux la solitude, il faut savoir dépendre des autres, avoir besoin d'eux, c'est ça qui rend heureux.
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— Juste Anna, insistai-je. Et vous, H. ? Comme la lettre ? — Ou comme l’outil, rétorqua-t-il du tac au tac, laissant un frisson me traverser le corps.
Ne t’en fais pas, il ne te fera aucun mal, moya malen’kaya. Les jambes encore tremblantes, j’ancrai mon regard au sien et lui répondis :
— Comment peux-tu le savoir ? Ma voix était peu assurée.
Il me fit un sourire énigmatique avant de me chuchoter à l’oreille :
— Parce que même Hadès a eu un jour besoin d’une Perséphone…
"I would come for you. And if I couldn’t walk, I'd crawl to tou, and no mattrr how broken we were, we'd fight our way out together - knives drawn, pistols blazing. Because that’s what we do. We never stop fighting."
Un travail qui ne fabrique rien ou qui ne rend service à personne, ce n'est pas un métier.
À l’avenir… si par miracle, tu as encore l’occasion de tomber amoureuse… que ce soit de moi.
Un jeune homme amoureux qui retourne sa tête, c'est une chose qu'on connaissait tous, ça fait partie de la vie vraie.
Elle a même beaucoup insisté dessus. « C'est normal, vous avez besoin de vos chats. » Et nous, on l'a crue, parce qu'ils nous manquaient tellement qu'on ne voyait pas la différence entre envie et besoin, entre ce plaisir inutile et pourtant nécessaire, ce petit truc qui fait vivre, et ce qui nous est indispensable pour survivre comme manger ou boire.
Insensé.
Mais l'amour n'avait jamais fait preuve de rationalité.
On reproche l'utopie aux gens de gauche, ils ne seraient pas dans le réel. Ce renversement donne le vertige. La gauche est née de la misère, de la colère. Elle est née dans la tête de gens qui n'avaient plus rien à perdre, qui se brûlaient chaque jour au contact du monde. Elle n'a pas été calculée sur un boulier.
MASSIMO : Pardonnez-le. Il est vrai que nos adieux n'ont tenu qu'un jour, mais les siens, à lui, sont partis pour durer. Hier, son amante a pris la mer sans le lui dire. Quand il est arrivé au port, il n'y avait plus personne pour l'attendre. Il a le cœur lourd de mots d'amour qu'il n'a pas pu donner... Voilà ce qui le retient.
ALDO : Tu sais ce qui me rend fou ? J'ai déja été trompé par le passé. Mais, cette fois-ci, je n'ai pas même un homme à haïr. Même cela, elle me l'a refusé. Un homme, ça peut se battre, ça peut se défier, mais que faire contre l'océan ? Je ne peux que le regarder me l'arracher. Me l'arracher. Il m'a même semblé le voir se moquer de mon chagrin, mes larmes étaient si petites dans son immensité. Si petites. Et ces mouettes qui riaient avec lui, volant au-dessus de ma tête, si j'avais pu en attraper une. Je l'aurais tuée. Je l'aurais tuée.
MASSIMO : Aldo, tuer une mouette par amour n'a jamais été une solution.
ALD0 : Alors comment, mon ami, comment puis-je lutter contre l'océan ?