L'Oeil de Pierre à Cannes : Sebastião Salgado, le sel de la vie
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« On est un animal très féroce, on est un animal terrible nous les humains, soit en Afrique, en Amérique latine, en Europe, soit partout, on est d’une violence extrême. Notre histoire c’est l’histoire des guerres. C’est une histoire sans fin, les répressions, c’est une histoire folle. »
"Si on n'aime pas attendre, on ne peut pas être photographe."
« Seul un taux élevé de criminalité rappelle aux élites prospères l’existence d’une majorité appauvrie. »
Chacun, à travers ses vêtements, sa pose, son expression et son regard, m'avait raconté son histoire avec une franchise et une dignité désarmantes. Surtout, leurs yeux étaient comme des fenêtres ouvertes sur leurs âmes.
Plus que jamais, je sens que la race humaine est une. Au-delà des différences de couleur, de langue, de culture et de possibilités, les sentiments et les réactions de chacun sont identiques. Les gens fuient les guerres pour échapper à la mort ; ils émigrent pour améliorer leur sort ; ils se forgent de nouvelles existences dans des pays étrangers : ils s'adaptent aux pires situations…
La solitude des agents de conduite
Etre seul pour conduire un train c'est d'abord une surcharge de travail, de fatigue. C'est aussi la disparition du contact avec l'autre, l'échange des expériences, du savoir-faire.
En cas de difficulté, c'est être seul, sans possibilité de discuter, de raconter, de confronter, de transmettre.
Etre seul, c'est perdre tout ce que la rentabilité ne veut pas connaître.
Ce live est dédié aux milliers de familles brésiliennes sans terre qui survivent dans les campements improvisés au bord des routes, luttant dans l'espoir de pouvoir un jour conquérir un morceau de terre à cultiver, et vivre ainsi avec dignité.

Ma recherche de communautés humaines anciennes s'est révélée plus complexe. Il existe encore des tribus »non contactées » dans les forêts d'Amazonie et de Nouvelle-Guinée, mais parmi les peuples les plus isolés auxquels j'ai pu rendre visite, seuls les indiens Zo'é de l'Amazonie et Stone Korowai de Papouasie occidentale ont à peine été touchés par le monde extérieur. Nombre d'autres communautés défendent leur identité en conservant les formes séculaires de leurs maisons de bois, leurs langues, leurs rituels religieux, leurs méthodes de chasse et leurs pratiques alimentaires, mais elles ne vivent plus dans l'isolement total. Le passage de missionnaires et même de groupes d'écotouristes ont rapproché les frontières de la société de consommation.
Mon objectif était de tracer le portrait de ces gens en rendant compte le plus possible de leur modes de vies ancestraux. Certains portent des vêtement d'occasion distribués par des communautés religieuses, mais je voulais montrer les tenues cérémonielles et les coutumes tribales dont ils sont les plus fiers, celles qui dans quelques décennies, ne subsisteront plus que sur des photographies. Tôt ou tard, la vie moderne les atteindra, ou ils viendront à elle. Je voulais capter ce monde qui s'efface, cette part de notre humanité sur le point de disparaître qui vît encore en harmonie avec la nature.
Ce travail est donc le témoignage de ce long voyage ;il est une ode en images à la majesté et à la fragilité de la terre , mais il souhaite aussi mettre en garde sur tout ce que nous risquons de perdre.
L’objectif de Salgado, qui magnifie leur visage et leur corps, donne du relief, de la profondeur et de la beauté à leur labeur. Il nous permet de comprendre que les véritables protagonistes des plantations sont en réalité les personnes : pour qu’un produit soit bon pour consommateur, il doit l’être aussi pour le producteur. (Page 13)