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divers:ishihara

đŸ‘ïž Le test d'Ishihara

Ces tests composĂ©s de planches « pseudoisochromatiques » sont les plus frĂ©quemment utilisĂ©s pour la dĂ©tection des dĂ©ficiences congĂ©nitales des teintes rouge et verte. Quelques-uns testent aussi les anomalies concernant la perception du bleu. Le plus connu de ces tests, il est d’ailleurs celui utilisĂ© dans le monde entier, est le test japonais d’Ishihara. Je vais donc le dĂ©velopper plus que les autres.

Descriptif du test d’Ishihara

Ce test, inventĂ© en 1917 par Shinobu Ishihara, est un recueil de 38 planches utilisĂ© pour dĂ©pister les anomalies de la vision des couleurs. Il permet de dĂ©tecter toutes les dĂ©ficiences dyschromatiques sauf la tritanopie et la trianomalie, d’ailleurs trĂšs rares.

Il faut savoir que ce test est exclusivement qualitatif et non quantitatif. Ainsi, un daltonien atteint d’un trichromatisme anormal trĂšs minime fera le plus souvent presque autant d’erreurs qu’un dichromate complet. Ce test est trĂšs performant pour dĂ©tecter les dyschromaĂžtopsies hĂ©rĂ©ditaires de type protan et deutan : son taux de fiabilitĂ© est de 98% (il permet mĂȘme de distinguer ces deux types avec un taux d’erreur de 17%).

Les planches de ce test sont composĂ©es d’une mosaique de points de couleurs diffĂ©rentes, disposĂ©s de façon apparemment alĂ©atoire, au sein duquel apparaĂźt une forme sur un fond. Un ensemble de points reprĂ©sente une forme reconnaissable par l’unitĂ© de la teinte.

Les couleurs des points sont saturĂ©es diffĂ©remment. Ainsi, le dyschromate qui ne verrait pas la couleur, ne pourra pas non plus dĂ©chiffrer la forme par le seul fait d’une homogĂ©nĂ©itĂ© de saturation ou de luminositĂ©. Sur d’autres planches, cette homogĂ©nĂ©itĂ© est utilisĂ©e pour faire percevoir des formes Ă  des dyschromates alors que des sujets normaux, abusĂ©s par les couleurs qui leur paraissent diffĂ©rentes, ne les percevront pas.

Rùgles d’utilisation

Une bonne correction optique en verres non teintés est de mise.

L’utilisation peut ĂȘtre effectuĂ©e en vision binoculaire dans la mesure oĂč l’on recherche une dyschromatopsie hĂ©rĂ©ditaire qui est forcĂ©ment identique sur les deux yeux. Cependant dans quelques cas douteux, il peut se rĂ©vĂ©ler intĂ©ressant pour affiner un diagnostic de pratiquer l’examen en vision monoculaire.

L’éclairage par lampe Ă  incandescence doit ĂȘtre formellement proscrit (rappelons que les lampes halogĂšnes sont des lampes Ă  incandescence). Un Ă©clairage par lampe fluorescente ou simplement par la lumiĂšre du jour (thĂ©oriquement devant une fenĂȘtre au Nord) en Ă©vitant l’éblouissement sera convenable.

Il est formellement interdit de toucher les planches avec les doigts.

Interprétation des planches

Le test des tables d’Ishihara est un livre composĂ© de 38 planches. Il peut ĂȘtre utilisĂ© dans le “sens classique” : les planches comportent alors des chiffres (les planches 1 Ă  25). En retournant le livre, les planches (26 Ă  38) s’adressent aux illettrĂ©s ou aux enfants : il faut suivre des chemins (avec un stylo pour ne pas toucher les planches).

Les planches n°1 et 38 sont les planches d’initiation (respectivement avec chiffre et avec chemin). Puis viennent ensuite 6 groupes de 4 planches consĂ©cutives avec des chiffres, et mĂȘme chose mais dans le sens inverse pour les tables avec des chemins avec cette fois ci 6 groupes de 2 planches. Pour chaque groupe, le principe de confusion est le mĂȘme : ainsi lors d’une utilisation rapide, une seule planche dans chaque groupe peut ĂȘtre montrĂ©.

Les groupes sont donc :

Planches 1 et 38

Ces planches sont des planches d’initiation. Elles sont utiles pour expliquer l’examen et Ă©ventuellement pour dĂ©pister des simulateurs (Ă  condition alors de ne pas les prĂ©senter en premier).

Planche N°1 Planche N°38

Planches 2 Ă  5 et 36 Ă  37

Ces planches explorent la mĂȘme confusion colorĂ©e. ThĂ©oriquement, des chiffres diffĂ©rents de ceux perçus par les sujets normaux sont visibles en cas de dyschromatopsie rouge-vert. En fait cette lecture erronĂ©e est trĂšs inconstante.

Planche N°2 Planche N°3 Planche N°4 Planche N°5 Planche N°36 Planche N°37

Planches 6 Ă  9 et 34 Ă  35

Ces planches sont de mĂȘme valeur et explorent une confusion entre le rouge et le vert trĂšs voisine de celle analysĂ©e par le groupe prĂ©cĂ©dent mais sur un fond diffĂ©rent. Les sujets anormaux peuvent percevoir des chiffres diffĂ©rents.

Planche N°6 Planche N°7 Planche N°8 Planche N°9 Planche N°34 Planche N°35

Planches 10 Ă  13 et 32 Ă  33

Ces planches sont basées sur une confusion bleu vert - orangé. Les sujets anormaux ne perçoivent rien.

Planche N°10 Planche N°11 Planche N°12 Planche N°13 Planche N°32 Planche N°33

Planches 14 Ă  17 et 30 Ă  31

Ces planches sont en fait trÚs voisines de la série 6 à 9 sur un fond légÚrement différent et de plus, comme dans la série précédente, les sujets anormaux ne perçoivent pas de chiffre.

Planche N°14 Planche N°15 Planche N°16 Planche N°17 Planche N°30 Planche N°31

Planches 18 Ă  21 et 28 Ă  29

Ces planches sont construites sur une philosophie diffĂ©rente. Les sujets normaux (et les achromates) ne perçoivent rien alors que les dyschromates peuvent ĂȘtre capables de distinguer des chiffres. En rĂ©alitĂ© cette perception est trĂšs inconstante. Cette sĂ©rie peut Ă©ventuellement ĂȘtre nĂ©gligĂ©e lors d’une utilisation rapide.

Planche N°18 Planche N°19 Planche N°20 Planche N°21 Planche N°28 Planche N°29

Planches 22 Ă  25 et 26 Ă  27

Ces planches sont trÚs importantes car elles ont pour but de séparer les sujets protans des deutans. Pour cela le fond est gris et chaque planche présente deux chiffres dont la couleur est située dans la zone neutre protane pour le chiffre de gauche et deutane pour celui de droite.

Comme on le voit bien sur ces planches, ces zones neutres sont trĂšs voisines. Un sujet dichromate ne percevra donc qu’un seul chiffre, l’autre Ă©tant confondu avec le fond gris puisqu’étant dans la zone neutre, et un trichromate anormal aura plus de difficultĂ© Ă  percevoir un chiffre que l’autre.

Il faut savoir qu’en fait bien souvent les rĂ©ponses ne sont pas assez nettes pour ĂȘtre valablement interprĂ©tĂ©es. Il est en tout cas impensable de porter un diagnostic dichotomique protan-deutan sur la seule lecture de ces planches. En dĂ©finitive, si l’on veut aller trĂšs vite, on peut se contenter de faire lire 5 planches. En cas d’hĂ©sitation, il faut soumettre le test en entier.

Planche N°22 Planche N°23 Planche N°24 Planche N°25 Planche N°26 Planche N°27

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