[go: up one dir, main page]

Affichage des articles dont le libellé est 1813. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 1813. Afficher tous les articles

mercredi 22 juin 2016

Dresde 1813

Dresde – 27 février 2016
Comme promis il y a quelques mois, voici les images d’une bataille de Dresde que nous avons jouée fin février. J’en profite pour dire que vous pourrez trouver plusieurs scénarios en rapport avec cette partie dans le numéro de juillet 2016 de Vae Victis.
Dans le même numéro, je présenterai aussi un article historique sur la première phase de la campagne d’Italie de Bonaparte en avril 1796, au cours de laquelle les Français chassent les Autrichiens des Apennins et forcent les Piémontais à conclure la paix. Cet article sera suivi, à partir de la rentrée, d’une série avec scénarios sur cette campagne.

Donc à l’occasion de cette grande bataille (9 joueurs), on accueille Hervé Caille et son fils Adrien (10 ans mais suffisamment à bonne école pour savoir que faire à la tête d’une division de cavalerie). Hervé est venu tester notre règle. Je lui ai donné le rôle de Murat, commandant l’aile droite française
Parmi nous également, Stéphane, un de nos joueurs réguliers, est venu avec ses deux fils (de 14 et 16, je crois quelque chose comme ça). Autant dire que la salle de jeu a pris un joli coup de jeune ce jour-là ! J


Les OdB ont été très édulcoré de manière à faire une bataille relativement rapide et à ne léser aucun joueur. Je cherche systématiquement à mettre en place des situations historiques mais également à fournir à chaque joueur (en particulier les débutants) assez de troupes et suffisamment de chances pour jouer sans frustration. Par contre je ne contrôle pas leurs jets de dé J
Ainsi, ne cherchez pas dans cette bataille une restitution exacte de la bataille de Dresde.
Pour commencer, un petit tour sur l’aile gauche alliée tenue par Giulay/Christophe:

 
Son objectif principal est l’attaque et si possible la prise du faubourg de Friedrichstadt. Le faubourg étant cantonné en bord de table, il est clair que c’est une tâche qui demanderait une quasi annihilation de l’aile droite française, chose peu probable. Giulay doit donc surtout compter sur les PV qu’il gagnera en faisant le plus de pertes possibles aux Français. De toute façon, ces collègues ont plus de chances que lui d’emmagasiner les fameux points nécessaires à la victoire puisqu’ils ont un plus grand nombre d’objectifs à leur portée.

Détail important : l’aile gauche de Giulay est coupée du reste de l’armée alliée par le ravin de la Weisseritz qui n’est franchissable qu’au pont de Plauen. Ce pont est donc un objectif important pour les Français (mais n’est pas compté comme tel pour Giulay, qui doit être assez grand pour se rendre compte tout seul de l’importance de la position !)
 
Au centre allié, Maxime, un de nos jeunes invités qui avait déjà fait fureur à la tête d’une division sudiste à Sharpsburg quelques mois plus tôt, va tenir le rôle du prince de Hessen-Homburg. Il commande à 18 bataillons, une dizaine d’escadrons et 5 batteries d’artillerie. J’ai même prévu l’arrivée possible d’une réserve de grenadiers autrichiens, au cas où ça se passerait mal pour lui mais y a peu de chances…

À l’aile droite, Stéphane commande une partie du corps prussien de Kleist, soit 18 bataillons, 16 escadrons et 4 batteries. Et dans le prolongement, sur le côté latéral de la table, Melvin dirige les Russes de Wittgenstein, soit 14 bataillons, 6 escadrons et 3 batteries.

Côté français, Bruno jouera Ney face à Melvin et Stéphane (12 bataillons, 8 escadrons et 4 batteries). Au centre gauche, moi-même en Mortier avec 12 bataillons et 4 batteries. Nous avons une petite réserve de Vieille Garde dans la ville : 4 bataillons et 4 escadrons.

À ma droite, Christian/Saint-Cyr (12 bataillons et 4 batteries) suivi d’Hervé/Murat avec 12 autres bataillons, 3 batteries et toute notre cavalerie (dont une partie est commandée par le jeune Adrien).
Ma plus grosse surprise est le choix de mes collègues français quant au partage de la cavalerie. Historiquement, le Ier corps de cavalerie de Latour-Maubourg et la 10ème division de Pajol ont été massés à l’aile droite. Notre scénario laissait la possibilité à nos généraux de revoir ce déploiement. Et à mon grand étonnement, Hervé/Murat et Christian/Saint-Cyr se sont entendus pour laisser la grande majorité des troupes montées à l’aile droite. Seule une brigade de cuirassiers était venue se placer au pont de Friedrichstadt pour épauler les troupes de Christian.

Le plus drôle restait de voir la tête de Christophe/Giulay lorsqu’il a compris que ses 10 unités de cavalerie allaient devoir faire face à quasiment le double de troupes à cheval…


Au centre, Maxime me met une pression énorme d’entrée de jeu. Il joue super bien le coup en refusant son aile gauche devant Christian (il se contente de couvrir Plauen, délaissant le jardin Köhler et la redoute N°5) et en attaquant en force mes positions entre la porte de Dippoldiswald et la redoute N°4.

Et ça ne tarde pas à payer puisqu’il s’empare de la redoute 4 dès le premier assaut tandis que j’accumule les 1… En plus mes réserves peinent à réagir parce que je me suis un peu empêtré dans les jardins, les zones construites, etc. Je suis obligé de mettre en mouvement nos dernières réserves : 2 bataillons et 4 escadrons de Vieille garde. Il ne reste plus que 2 bataillons dans la ville !

Christian semble dubitatif devant ces Autrichiens en attente et patiente un tour ou deux pour voir venir.  Peut-être craint-il que des renforts ne viennent apporter un surnombre contre ses troupes. Mais voyant que rien ne se passe, il finit par avancer dans la plaine et surtout envoie une brigade à mon aide sur la porte de Dippoldiswald où 4 escadrons de cavaliers blancs vont bientôt me poser des problèmes. C’est un choix heureux parce que je commence à transpirer sévèrement devant les jardins de Dresde ! Car en plus de me faire battre par les Autrichiens, les batteries de la Vieille Garde tirent comme des pieds et prennent des pertes sévères par les jägers et grenzers déployés en tirailleurs. Et au loin arrivent les Prussiens…

 
En effet, ceux-ci sont désormais à portée de tir. Dans le Grand Jardin, Bruno engage leurs tirailleurs et sur la gauche, la brigade du Prince Auguste longe les haies extérieures en direction de la redoute N°4 où la lutte fait rage.

Les contre-attaques succèdent aux attaques et j’enregistre enfin quelques succès. On dirait que la fortune revient. De plus, la brigade de Christian libère mon aile droite, ce qui me permet d’envoyer quelques bataillons menacer le flanc des Autrichiens qui attaquent les jardins.

Je réussis à repousser les dernières attaques. Petit à petit, je reprends l’avantage devant les faubourgs. Seule la portion entre la redoute et le Grand Jardin a flanché. Mes bataillons décharnés se sont repliés derrière les murs des jardins et la cavalerie de La Ferrière tente un effort pour dégager mes batteries et virer les escadrons autrichiens et même prussiens qui commencent à pulluler dans le secteur. La charge n’est pas si brillante – décidemment la Vieille Garde n’aura pas fait d’étincelles ce jour-là – mais elle sauve momentanément la situation. Et puis la redoute N°4 est restée en mon pouvoir. Les bataillons autrichiens épuisés sont finalement repoussés par ma deuxième ligne !

Maintenant, la menace la plus pressante vient du Grand jardin…
 
Les actions furent moins violentes sur l’aile droite des coalisés. Peut-être est-ce de ma faute. J’avais peut-être placé la zone de déploiement des Russes (Melvin) trop loin du « point d’impact » estimé avec les Français de Ney. Il faut dire que Melvin n’a pas été aidé par Bruno/Ney qui choisit de soigneusement conserver une pause défensive malgré nos objectifs lointains, tout en avançant la cavalerie de la Garde pour menacer le flanc des Russes. À cet endroit, plusieurs combats opposent donc les lanciers de la Garde à deux carrés russes qui arrivent à tenir face aux meilleurs cavaliers de notre armée. Ceci dit, les lanciers ont parfaitement fait leur travail puisque l’attaque de l’infanterie de Wittgenstein ainsi retardée n’a pu avoir lieu à fond.

En fin de bataille arrivent les hussards de Wassiltchikov et les deux cavaleries s’affrontent sans qu’un résultat très net ne se dessine.
 
Pendant ce temps vers le centre, le Grand jardin est à son tour la proie de furieux combats entre mon aile gauche et les Prussiens du Prince Auguste, tandis que les brigades Pirch et Jagow se fusillent avec la Jeune Garde de Barrois (corps de Ney). Comme au centre, je me fais enfoncer et recule précipitamment, jetant même le désordre dans les bataillons de Bruno qui sont rangés derrière moi. Heureusement, les deux bataillons de Vieille Garde de Christiani viennent soulager mes unités malmenées. Mais il est surtout l’heure de suspendre le feu.
 
Le combat aurait encore pu durer sur cette partie du champ de bataille mais les Autrichiens sont battus et les compte des PV est en notre faveur. Les alliés dont la moitié de l’armée est épuisée (voire détruite !) nous laissent la victoire. Mais honnêtement, celle-ci arrive surtout à cause de la mésaventure de l’aile de Giulay. Il faut bien reconnaître que de mon côté, j’ai subi des pertes sévères. Je les ai un peu compensées en mettant en déroute quelques bataillons épuisés de Maxime en fin de combat. Mais l’infanterie russe est quasi intacte et les Prussiens de Stéphane ont plutôt pris l’avantage dans le Jardin, même si celui-ci reste disputé. Et ils arrivent encore en très grand nombre en seconde ligne. Il est probable que, s’ils avaient pu nous engager plus rapidement, leurs effectifs nous aient forcé à reculer au moins jusqu’aux portes de Dresde, si ce n’est pire.
 
Sinon je dirais qu’on n’a pas encore trouvé notre maréchal Ney autour de notre table. À Dresde comme à Friedland l'automne dernier, les deux joueurs qui ont incarné le Rougeot ont fait preuve de plus de prudence que de l’exaltation caractéristique du personnage J.
On verra bientôt si l'un d'entre nous se révèle puisque la prochaine grande bataille est fixée au 14 juillet, avec 10 ou 11 joueurs prévus (c’est le max qu’on pourra faire entrer dans la salle de jeu de Christian). A priori gros affrontement franco-russe.

À bientôt donc, et n’oubliez pas de retrouver Bonaparte en Italie et Napoléon à Dresde dans le Vae Victis 128, sortie début juillet 2016.

jeudi 7 novembre 2013

Leipzig - une grande victoire française (?!?)


Ce week-end, nous avons joué notre bataille de Leipzig (en fait Wachau le 16 octobre), avec la règle maison sur laquelle nous trimons depuis de longs mois. On a joué sur 2 jours et manipulé pas mal de figurines. Après quelques désagréments de dernière minute, on a quand même réussi à obtenir un résultat satisfaisant : victoire française J

La table en cours d’installation.
Au fond, les rives de la Pleisse ; vers le centre de la table, Wachau (à droite) ; plus près de nous toujours sur la droite au pied du plateau et du Galgenberg, Liebertwolkwitz.

Le scénario était prévu pour 9-10 joueurs. Je m’étais dit que l’on pouvait éventuellement descendre à 8. Même si j’apprenais en début de semaine que nous n’étions finalement que 7, ça pouvait encore se tenter dans des conditions décentes… jusqu’à l’abandon de 2 d’entre nous le vendredi à 15h00, la partie commençant à 17… Aïe ! L
C’est donc envahi d’ un stress intense que j’ai commencé la bataille car j’ai bien cru voir ce grand projet de bataille que je nourrissais depuis un an et demi tomber à l’eau faute de participants. J’ai dû trouver une solution de répartition des troupes dans l’urgence et il ne fait plus aucun doute que je ne suis pas très bon pour l’improvisation J. J’ai tout d’abord laissé de côté le scénario tel que je l’avais chronométré. A la réflexion, c’était une erreur et il aurait parfaitement pu suivre le déroulement prévu mais avec moitié moins de joueurs, je ne pouvais pas le prévoir à ce moment-là.
J’ai choisi de faire entrer les renforts au petit bonheur, en tablant plus sur la jouabilité et le plaisir de chacun d’entre nous que sur le cadrage historique. Il se trouve qu’il n’y a pas eu de grosse entrave à l’Histoire pour autant, si ce n’est l’absence du XIème corps de Macdonald.
 




Enfin, un peu tout de même. L’aile gauche coalisée (Kleist / Julien) n’a jamais vraiment pu mettre en danger les positions de Poniatowski (Christian) le long de la rivière. Julien a été cloué au sol par une terrible artillerie et l’action exemplaire des escadrons de Kellermann que son adversaire a su exploiter tout au long de la bataille avec une grande dextérité. Dans les bois et les zones marécageuses de l’autre rive, là encore, Christian  a su retarder les Autrichiens de Merveldt qui menaçaient tout juste le manoir de Markkleeberg en fin de bataille.






L'artillerie franco-polonaise face aux troupes de Kleist

Entre la droite de Poniatowski et le centre de Victor, le IVème cc de Kellermann attend son heure pour frapper.

Pour ma part, j’avais la tâche d’attaquer le centre français autour de Wachau avec la colonne du prince de Wurtemberg.
Les hommes de Victor face aux bataillons de Wurtemberg
Là encore, les batterie françaises accompagnent rudement l'avance des coalisés 

L’artillerie française m’a fait du mal, mais c’est surtout la descente opportune de la cavalerie de Kellermann qui a stoppé la marche de mon aile gauche (les Prussiens de Klüx). Les cavaliers polonais ont réalisé une percée en profondeur entre Kleist et moi et j’ai dû réorienter Klüx pour faire face et protéger mon artillerie et mes arrières. Julien devait en faire de même et toute notre attaque a ainsi été désorganisée et différée.  

A l'aile gauche française, la charge de Kellermann en 2 colonnes pulvérise la cavalerie de Levachoff.

Le IVème corps de cavalerie s'enfonce entre Kleist et Wurtemberg
Kellermann se rabat sur les flancs adverses.
Un bataillon de réserve de Klüx explose au 1° choc devant le 3° polonais.
Kleist envoie la cavalerie prussienne pour contrer les Polonais tandis que Helfreich a repris sa marche tant bien que mal vers le plateau. Mais l’action de la cav polonaise a brisé la cohésion de sa ligne d’attaque
et les bataillons s’élancent désormais sans soutien efficace.
De plus, les escadrons polonais sont idéalement placés pour taper le flanc des colonnes d’assaut.

Finalement, seul Gortschakov/Bruno tirait son épingle du jeu sur ma droite. Je lui avais refilé le gros des escadrons de Pahlen dès le début de l’action, grâce auxquels il allait pouvoir menacer l’aile gauche de Lauriston/Christophe.
Gortschakov en marche sur Liebertwolkwitz
Lauriston va vite regretter d'être là

Sans tergiverser, Bruno aborde franchement les lignes du Vème corps français et emporte bientôt Liebertwolkwitz tout en mettant hors-jeu la division française qui lie Christophe avec son centre. Celui-ci lance aussitôt une contre-attaque et parvient à reprendre la moitié du patelin mais c’est son aile gauche qui cède maintenant. Dans ce secteur, la situation devient très périlleuse.

 Gortschakov accentue sa pression sur la gauche française
Les bataillons russes formés en ligne ont détruit une division française
et avancent inexorablement vers le Galgenberg, position de l'Empereur Napoléon
Sous les yeux de l'EM impérial (à gauche de l'image) sur le Galgenberg, le Ier corps de cavalerie s'élance
Même l’Empereur est menacé sur le Galgenberg et Christophe doit vite rapatrier des éléments du IIème corps de Victor depuis le centre pour protéger le plateau. Pendant ce temps, il fait descendre les imposantes masses de cavalerie de Murat qui sont enfin activées. Désormais, si l’aile gauche française est en danger, la plus grande menace pèse sur notre centre. C’est alors qu’entre en jeu la réserve de cavalerie de Gallitzin en vis-à-vis de Murat.
La réserve de Gallitzin face au Ier corps de cavalerie français
Même chose, vue du côté russe, en direction de Liebertwolkwitz

ça cogite sévère côté français.
A droite, les Autrichiens de Klenau apparaissent enfin. Ils rejoignent rapidement le secteur des combats pour épauler les attaques de Gortshakov. La cavalerie de Röder notamment jouera un rôle dans l’élimination du Vème corps de cavalerie français au terme d’un sérieux engagement où les divisions françaises se sacrifient pour permettre à la Garde de se former en bataille.
La marche de Klenau
Le Vème corps de cavalerie se sacrifie
Pendant ce temps, les Russes de Wurtemberg devaient mener l’attaque contre Wachau et son bois. J’ai d’abord tenté de réduire le village par des tirs d’artillerie, en vain. Impatient, j’ai fini par déclencher l’assaut avec mes Jägers mais les défenseurs ont résisté en de furieux corps à corps pendant 2 tours avant de finalement repousser mes hommes épuisés !
Les tirailleurs russes s'élancent à l'attaque de Wachau.
Mais les défenseurs amoindris finissent par les rejeter après de furieux combats.
Au centre se déclenche aussi un grand choc de cavalerie. Entre Wachau et Liebertwolkwitz, comme 200 ans plus tôt, les divisions de grosse cavalerie françaises se mesurent aux cuirassiers de la réserve russe… mais succombent.

Les cuirassiers russes ont balayés leurs homologues français.
Une des divisions russe a même pénétré profondément le dispositif français.


C'est le moment le plus délicat pour le camp français. En deux phases de combat, les escadrons de Milhaud et Bordessoule sont dispersés et un vide béant est ouvert sur le centre gauche français. Malheureusement, il n’y a aucune infanterie alliée présente pour l’exploiter car j'ai du déporter la seconde division de Wurtemberg de l'autre côté de Wachau pour remplacer ma première ligne très amochée. Deux tours plus tard, alors que les grenadiers Raïevski s’approchent, l’artillerie française s’est vengée sur la cavalerie russe et a forcé ses débris à reculer. Et déjà les masses noires des bataillons de la Garde impériale s’avancent pour boucher le vide. L’occasion est manquée !

Pendant ce temps, à l'extrême-gauche de notre ligne, Merveldt progresse lentement en direction du manoir de Dölitz mais la défense avancée des Polonais se révèle très efficace... contrairement aux dés de Julien ! :)


Parallèlement, Christophe a réussi à reformer une ligne défensive derrière Liebertwolkwitz et surtout, il a cassé la cavalerie légère de la Garde russe avec les escadrons de Berckheim et Doumerc.

Les têtes de colonne de la Jeune Garde pointent leur nez derrière le Vème corps très malmené.


En même temps, Christophe lance les cavaliers de Doumerc dans une contre-attaque efficace.
Cuirassiers et dragons éliminent la première ligne d'infanterie puis percutent la cavalerie légère de la Garde russe qu'ils mettent en déroute à son tour !

Du coup, Bruno est un peu perplexe. Du genre "Y a que moi qui bosse dans cette armée ou quoi ?"

Pourtant, c'est pas faute de réflexions du côté de Julien.
Mais Christian ne semble pas douter de sa force.

Finalement Merveldt parvient à percer...

Wurtemberg s'empare de Wachau...

... et la dernière attaque alliée - Hongrois de Bianchi et Grenadiers de Tschoglokov appuyés par la garde à cheval prussienne - était impressionnante, mais elle n'ira pas jusqu'au bout...

...car le reste de la Garde impériale fait son entrée sur la table.
La victoire reste donc à Napoléon. La cavalerie française a pas mal trinqué et le Vème corps d’armée est détruit, mais la Garde est intacte ainsi que les IIème, VIIIème et IXème corps. Côté alliée, même si les positions tenues (Wachau, Liebertwolkwitz et la redoute suédoise) donnent quelques points de victoire, elles ne peuvent cacher l’étendue du désastre. Les corps russes sont épuisés, les brigades prussiennes de Klüx et Auguste n’existent plus et la réserve de cavalerie ne vaut guère mieux. A la nuit tombée, les coalisés vont devoir abandonner le peu de terrain conquis car l’artillerie française postée sur les hauteurs à proximité ne manquerait pas de transformer les villages en nids à boulets. De plus, la possession aisée de la redoute suédoise n’est surtout possible que parce que nous n’avons pas eu assez de joueurs pour faire intervenir les troupes de Macdonald.
Toutes les troupes présentes n’ont pas combattu. On s’est lâché dans les 3 derniers tours et on a fait rentrer beaucoup de monde en se disant que ce serait chouette d’avoir tout ça sur la table, comme pour mentalement construire ce qu’aurait été la suite J. Le problème pour nous, alliés, c’est qu’elle aurait été assez identique au début, je crois !
L’autre « problème » fut en termes de jeu. C’était vraiment plaisant tout au long de la partie mais comme je le craignais, la recrudescence de troupes a ralenti le rythme des tours de jeu. Là où nous finissons à 11 ou 12 tours, on aurait pu en faire 15 ou 16 avec 2 joueurs de plus, ou avec moins de troupes.
Sinon la règle a bien tenu. Julien qui la jouait pour la première fois l’a trouvée bien et est prêt à renouveler l’expérience. C’est bon signe. On a aussi pu apporter quelques ajustements que seul un grand affrontement pouvait permettre de mettre à jour. Donc il y a de nouveaux tests à faire mais c’est plutôt positif là aussi.
Finalement le côté tragique du week-end fut que, faute de joueurs, j’ai été obligé de refaire Leipzig… dans le camp des coalisés, chose que je n’aurai jamais pu imaginer dans mes pires cauchemars ! J
Pour conclure, je remercie chaleureusement Christian (sans qui une tel projet n’aurait pas pu voir le jour) pour sa confiance, son accueil et sa logistique impeccables, ainsi que Bruno, Christophe et Julien, dans l’ordre alphabétique s’il vous plait, pour leur présence, leurs avis pertinents et la bonne entente qu’ils ont distillé pendant deux jours pour nous permettre de revivre cette affrontement de géants. J’espère que tout ça donnera envie aux copains, voire à des volontaires de se joindre à nous pour de futures rencontres. On étudie déjà le calendrier pour la prochaine bataille.
A noter que la bataille fera l’objet d’une série de scénarios dans le prochain numéro de VV.
Quelques chiffres :
La table faisait 5 mètres de long sur 1,80 de large (et même 2,40 du côté de Dölitz).
La partie a duré environ 15 ou 16 heures sur 2 jours au cours desquelles nous avons joué :
- 133 bataillons d’infanterie de 12 à 18 figurines chacun (74 alliés, 59 français)
- 100 escadrons de cavalerie de 4 à 6 figs (46 alliés, 54 français)
- 28 batteries d’artillerie de 2 pièces chacune ou 3 pour les batteries russes, pour un total de 114 canons français et 136 alliés
Les états-majors alliés totalisaient 34 points de commandement, les Français 54 (à peu près) mais ces derniers n’ont pas eu recours à tout leur potentiel puisque de nombreuses troupes de réserve n’ont pas eu à combattre, comme Augereau ou la plupart de la Garde.
Les Français ont dû démoraliser 9 commandement alliés (sur 23) et détruit un très grand nombre d’unités (mais j’ai oublié d’en faire le compte). Je crois que seuls les GM Vlassov (du corps Gortshakov), et Duka (de la colonne de Kleist) se sont fait allumer. Côté français, 8 commandements doivent être démo ou pas loin (sur 24). L’infanterie du Vème corps est à entièrement détruite ou déroutée, ainsi que les cavaleries Uminski, Bordessoule, Milhaud, Lhéritier et Subervie. Les généraux Uminski et Bordessoule se sont fait flinguer + peut-être d’autres du côté de la redoute suédoise mais je n’ai pas tout suivi par là-bas.

Petites annonces

Ces figurines sont à vendre !!

Minis for sale !!


N'hésitez pas à me contacter pour avoir plus de renseignements (e-mail dans la colonne de gauche).

Please contact me for details (my e-mail adress is on the left side of the screen)