Les Voiles du Bonheur
Les Voiles du Bonheur La chair s’éveille, ardente au feu des mots, Je lis le ciel dans l’or de tes échos. Allons là-bas ! Là où l’azur se livre, Je sens des cœurs, tels des oiseaux, qui vibrent. L’écume chante au seuil des vastes cieux, Et tout s’embrase au reflet de tes yeux. Aucun jardin, dans la mémoire tendre, Ne retiendra ce cœur prêt à s’étendre. Ô nuits de miel ! L’étoile douce éclaire, Ma lampe danse au rythme de la mer claire. Sur le vélin où le silence s’invite, L’aube se pose, en robe d’or, limpide. Et ni l’enfant bercé dans la lumière, Ni le passé que le vent désaltère, Ne détourneront l’élan de mon voyage, Car ton regard me trace un doux sillage. Ô grand voilier, balance ta mâture, Lève l’ancre vers la divine nature. Un doux frisson, joyeux comme un espoir, S’élève encor dans l’onde du départ. Et peut-être les mâts, dansant sous l’orage, Seront les chants d’un céleste langage. Mais point de peur, ni d’îles en silence, Car ton amour m’accorde délivrance. Ô mon cœur pu...












