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Postscriptum
 
Un des participants de l’action du 2 aout dans le Ministere de la « sante
» et du developpement social raconte:
« Deja au poste, les agents de l’OMON ont commence a eclaircir « qui a
tire du pistolet de construction ». Ils l’eclaircissaient a l’aide des
mains, des pieds, des matraques et de tout ce qui leur tombait sous la
main. Ils nous battaient sauvagement. Gromov, Borch, Caporal, Goebbels
se sont bien tenu. (Maxim Gromov, Anatoly Globa-Mikhailenko, Sergei Ilukhin,
Kirill Klenov – ed.)
Ensuite, ils nous ont place par cellules. Apres un certain temps, ils
ont commence a prendre tout le monde en photo, a demander les adresses,
la date de naissance, etc.
Les agents du FSB et du RUBOP (dep. de la lutte avec le crime organise)
ont commence a nous emmener un par un dans le bureau. Quand Ejov est revenu,
tout le monde a compris qu’il valait mieux ne pas y aller. Ayant recu
un bon traumatisme cranien, il s’est tout de suite senti mal. On a appele
l’ambulance. Quand elle est arrivee, deja quatre personnes avaient besoin
d’aide. On a emmene Caporal et Goebbels a l’hopital (ont leur avait endommage
les reins), mais bientot on les a fait retourner et envoye donner des
explications. Beaucoup de ceux qui donnaient des explications en haut,
les ont donne avec un sac sur la tete et les couilles endommagees. Selon
les agents de l’UBOP, comme ca, les explications sortent mieux d’une personne.Deja
la nuit, c’etait Gromov qui devait aller donner des explications. Comprenant
comment cela pouvait finir, les nazbols ont decide de ne pas le donner
a la gestapo et se prenant par les mains dans la cellule, ils ont bloque
l’acces a leur camarade. Les agents du RUBOP ont declare que la loi sur
la police leur permet d’employer des methodes speciales, incluant le gaz
« tcheremukha ». En reponse a quoi les nazbols ont commence a chanter
« Varyag » et a mouiller leurs vetements avec de l’eau. En se prenant
par la tete, le responsable du departement a declare au RUBOP qu’il ne
tolererait pas d’abus dans son departement. Les agents sont partis et
les nazbols ont organise une veille dans les cellules… Les services speciaux
qui nous ont parle ont affirme que leurs mains etaient maintenant deliees,
parce que tout ca etait approuve par les plus hautes instances, quelles
« instances » – devinez vous-meme… »
Le jour suivant tous les participants de l’action ont ete liberes, apres
avoir recu des sentences administratives. Mais encore une journee plus
tard les mecanismes administratifs de la colere monarchique se sont declenches
et une vraie chasse apres les participants de l’action a commence a travers
tout Moscou. Finalement sept national-bolcheviques se sont retrouve derriere
les barreaux pour une accusation au criminel.On peut parler encore longtemps
de la cruaute de l’okhranka moderne, qu’on dirait copiee des legendes
sur les revolutionnaires du passe. Mais on ne le fera pas. On va simplement
regler les comptes. Pus tard.Dans la nuit au trois aout, a l’entree dans
le poste de police « Tverskoe », ou les tortures se poursuivaient, des
taches rouge-fonce ont apparu. Le nazbol Kirill Ananiev a conduit une
action directe en solitaire. Il ne pouvait pas prendre de peinture nulle
part au milieu de la nuit. Kirill s’est perce une veine sur le bras droit
avec un clou, a ramasse son sang dans deux
verres en plastique et les a vide sur les murs a l’entree du poste de
police… Il n’avait pas l’intention de se cacher. Finalement on a ouvert
une affaire au criminel sur lui, article 214 («Vandalisme»).
A la lumiere du jour on pouvait clairement voir que ce n’etait pas de
la peinture sur les murs du batiment. L’entree du poste de police « Tverskoe
» donne directement sur une rue animee de la capitale. Les passants s’arretaient
et examinaient longtemps avec etonnement l’entree dans la chambre de tortures
moderne.
Ecuyer
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