Pierre Pigot Ayant digéré la majeure partie de la littérature fantastique de langue anglaise (un petit sourire de supériorité pour les Français, un autre de connivence avec les Antiques), comme le prouverait son petit traité Epouvante et surnaturel en littérature (où il distribuait bons et mauvais points à ses prédécesseurs fameux, non sans une dose de pédanterie bien à lui), Lovecraft possédait à la perfection la maîtrise de sa panoplie narrative, comme les cambrioleurs ont
« La Belle et la Bête » de Juraj Herz (1978) Arthur-Louis Cingualte Loin de tous systèmes connus, aussi ignorés que braconnés, des continents esthétiques à la dérive, la géographie cinéphile n’en manque pas. Sortes d’imputrescibles cadavres en orbite autour des imaginaires collectifs on les voit surgir comme ça, soudainement, à la faveur de tel reflux numérique pirate, de telle initiative rétrospective ou de telle obscure réédition. Promesses d’expériences archéologiques ex
Frédérick Houdaer depuis peu j’habite au bord de la Manche j’ai lu les centaines de pages que Victor Hugo lui a consacrées principalement dans Les travailleurs de la mer j’arrive après lui bien évidemment Victor Hugo a “plié le game” et ensuite ? ensuite Hugo a dessiné personne ne le lui a demandé et il ne s’est rien interdit Hugo a dessiné en mode automatique parfois il a repris à l’encre l’un de ses gribouillis pour l’envoyer à ses gosses Hugo a expérimenté a tout mis à sa
Pierre Pigot Le Portugal avait la malle de Pessoa, rembourrée et paradoxale comme un accordéon comprimé à l’extrême et qui ne cesserait jamais de s’étendre, encore et encore, un hétéronyme différent sur chaque soufflet, des poèmes, des nouvelles policières, des textes à l’intimité cryptique, qui surgissaient comme d’une source à la fois inquiète et limpide. L’Angleterre eut quant à elle, du côté d’Oxford et de ses flèches gothiques, la poussière méthodiquement soufflée sur le
JOURNAL FRAGMENTAIRE & DÉRISOIRE | #11 Fabien Thévenot 01|11|25 ● Ce n'est pas tellement le décès de Peter Watkins qui m'attriste mais les trente dernières années de la vie qu'on lui a fait mener en l'empêchant de tourner, en ne finançant pas ses projets. Son dernier film date de 2000, cette époustouflante fresque nommée 'La Commune' [que Arte, coproductrice du film, a tenté de saboter par tous les moyens]. On disait le cinéaste reclus. Je l'imaginais amer. Son refus de donn
Pierre Pigot La superstition des dates, associée à l’apparition des femmes de sa vie, était pour André Breton le repère essentiel qui, depuis l’idéal de la sphère armillaire étincelante, glorieusement exhaustive pour ce qui est du mouvement des astres commandant aux destinées, lui permettait de descendre dans l’atelier surréaliste, le seul lieu de pensée que, depuis les tranchées où jeune étudiant en médecine il s’était retrouvé dans une cave à trancher des membres sanglants





