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mardi 20 janvier 2026

49.3 glacé

Cela sera donc par 49.3 que le budget sera ou non adopté. Il avait des trémolos dans la voix le poussin Lecornu, il avait promis que sa méthode serait d'abandonner le 49.3. Mais ceux qui ont hurlé de l'utilisation de cet article constitutionnel par Elisabeth Borne l'ont voulu pour que le budget soit adopté. 
Donc petit poussin musclé est revenu, la mort dans l'ame, sur sa promesse. Et il engagera la responsabilité de son gouvernement. 

Les motions de censure ne passeront pas. Et c'est heureux. Le budget est nul. Mais il en faut un. 
Dans mon métier et mon activité, je vois l'impact négatif de cette incertitude politique. Vivement 2027. Qui que ça soit, qu'il y ait de la stabilité. Même si je me demande si avec une France aussi divisé, la stabilité est possible.

Stabilité... Quel vilain mot quand on voit les positions de nos "alliés" américains, et le premier d'entre eux. Qui veut remettre en cause l'ONU, qui publie les sms diplomatiques, qui menaçe...
Le Groenland devient un symbole. 

J'ai toujours été entre deux, entre "si les ricains n'étaient pas là" et la position pas très atlantiste du gaullisme traditionnel. Dans les - nombreux - reproches que je fais à Sarkozy, il y a son atlantisme et le retour au commandement de l'OTAN.
Je me demande si aujourd'hui, je voterai "non" à la constitution européenne. Je me considère toujours souverainiste. Mais la France seule face aux mondes, autant traverser l'A7 le 15 Aout à 14 heures. 

Je suis convaincu de la nécessité d'une Europe unie face à ces nouveaux dangers. Une Europe de la Défense pilotée par la France et une Angleterre moins atlantistes qu'au moment du Brexit . Economiquement, on se fait bouffer par des forces qui n'ont pas les mêmes chaines pleins de bons sentiments que nous nous mettons. 

Poutine avait montré que les règles internationales pouvaient être froissées, piétinées, ignorées. Les maitres du monde américains, qui normalement doivent nous protéger, nous foutent la trouille. 
En tous cas, moi il me fout la trouille leur président. Je sais pas les américains ne sont pas tous Trump. Ils sont américains et défendent leurs intérêts. Mais pas en s'essuyant les pieds sur le monde.

Le Groenland est un symbole. Le 49-3 finalement, c'est pas grand chose...

lundi 19 janvier 2026

Blue Monday et le reste

Aix en Provence sous la pluie
Encore un lundi. La fin du week-end. Le début de la semaine. Et ça déjà, sur le papier, c’est dur. Mais surtout, nous sommes le lundi 19 janvier. Le "Blue Monday", jour le plus déprimant de l’année. Tous les ans, il tombe au même moment : le troisième lundi de janvier. 

La découverte de ce "Blue Monday" ait été faite par Cliff Arnal, un psychologue de l’université de Cardiff, en 2005. D’après les savants calculs de ce professeur, c’est réellement le troisième lundi de janvier que se conjuguent plusieurs facteurs particulièrement déprimants : fin du week-end et début de semaine, températures glaciales, manque de soleil, dettes de Noël à rattraper, sentiment que la paie est encore loin, impossibilité de poser des congés, fêtes de fin d’année qui commencent à être loin, bonnes résolutions déjà balayées. Le professeur Cliff Arnal a réussi à résumer le tout en une irréfutable équation : [W= (D-d)] x Tq / M x Na.

Les paramètres de l’équation sont les suivants
W = Waether, le temps, la météo. D-d est une notion indiquant « la différence entre les dettes contractées durant la période des fêtes, et la capacité effective de remboursement avant la prochaine paie »), T est le temps écoulé depuis Noel, Q le temps écoulé depuis le nouvel an et ses résolutions, M le manque de motivation et Na le besoin d’agir.
Ne me demandez surtout pas les unités et comment ça se mesure. L’histoire dit que ce calcul, pas très scientifique, avant été commandée par une société de publicité pour une agence de voyage. Amusant. Ca casse le mythe et évite une démonstration scientifique.

Je triche : je reprends le début d’articles que j’avais écrit le lundi 18 Janvier 2016 et le 16 Janvier 2023 dans une leçon de non optimisme  .

Je ne rajouterai pas grand-chose. Mais tout est en effet un peu déprimant.
Mon amie Juliette se demande où est ce camp du bien qui défend l’opprimé palestinien en oubliant qu’en Iran ça tue l’opposant. Mais l’agresseur n’est pas le même…
Nicolas est sorti de l’hibernation, mais comme il dit, quand y a rien à dire à part des bons jeux de mots (j’aime bien « donner sa langue au chah »), à quoi bon se forcer. 
Et si on n’a pas envie d’écrire. 

Aujourd’hui est la journée la plus déprimante. Et j’ai reçu mon nouveau PC perso que je configurerai mais plus tard. 


dimanche 18 janvier 2026

Dimanche soir et pensées à Rolland

Ce billet du dimanche soir sera un peu bizarre. J’aurais été un hamster qui tourne dans sa roue sans avancer.

Hier soir, Marseille a fait un match magnifique à Angers. Victoire 5-1, avec la manière. Difficile de ne pas penser à Rolland Courbis.

La journée avait pourtant bien commencé : un très beau match de mon grand en hand, puis un apéro avec le club, chaleureux, simple, comme on les aime.

Et pourtant, il suffit parfois d’un mot pour que le moral du dimanche devienne aussi pluvieux que le temps.

Demain, c’est le Black Monday. J’ai parfois l’impression que, pour l’instant, c’est Black 2026. Mais on n’en est qu’au 24e jour de l’année. Elle peut encore être sympa. Et qui sait, on aura peut-être un budget.

Ce billet du dimanche soir est court.

J’imagine toujours Rolland venir me voir et me dire :
« Tu n’as pas le moral, mais tu t’y prends mal mon poulet. Prends la vie du bon côté. Viens, tu te sers un whisky, tu me sers un pastis, et je t’explique la vie. »

Avec ce sourire que je lui vois toujours.

Les After Foot ont été lourds cette semaine. Il rejoindra une belle bande là-haut, Rolland.

Salut Rolland, le Marseille – Liverpool se fera sans toi mais avec toi.
The show must go on (et il va go on ce putain de show)

jeudi 15 janvier 2026

Managers de proximité : au cœur du système… et souvent seuls


L’article du Point sur les managers de proximité met le doigt sur quelque chose de très juste :
ils sont au centre de tout — et pourtant souvent seuls face à tout.

Entre le terrain et la direction.
Entre les injonctions stratégiques et les réalités humaines.
Entre des équipes fatiguées et des organisations sous tension.

Ils sont la charnière. Et comme toute charnière, on ne la remarque que quand elle grince.

Être manager de proximité, ce n’est pas “manager petit”
On parle parfois du management de proximité comme d’un management « intermédiaire », presque mineur. C’est une erreur. Une connerie même. 

C’est sans doute le poste le plus exposé et le plus complexe :
  • il faut traduire des décisions venues d’en haut,
  • absorber les frustrations venues d’en bas,
  • gérer les injonctions contradictoires
  • maintenir le collectif quand les moyens se réduisent,
  • expliquer des choix qu’on n’a pas toujours faits soi-même.
Et continuer à tenir, sans toujours avoir la main sur les leviers.

Le paradoxe : responsables mais sans pouvoir réel.  Le manager de proximité est souvent responsable de tout, mais maître de rien (un Iron Man à poil) :
  • pas la main sur les budgets,
  • rarement sur les effectifs,
  • peu de marge sur les priorités imposées,
  • et pourtant comptable du climat, des délais, de la qualité.
C’est une position inconfortable, parfois intenable.
Et quand ça craque, on lui reproche ce qui relève souvent du système.

La solitude managériale est réelle. Ce que l’article décrit bien, c’est cette solitude :
  • peu d’espaces pour dire le doute,
  • peu de lieux pour déposer la charge émotionnelle,
  • peu de reconnaissance du travail invisible : arbitrer, écouter, amortir.

On attend du manager de proximité qu’il soit à la fois :
  • solide,
  • disponible,
  • exemplaire,
  • loyal,
  • performant,
  • humain.
Sans toujours lui donner les moyens d’être tout cela à la fois. Et sans lui donner une juste reconnaissance. 

Le risque : l’épuisement ou le retrait. À force, deux issues se dessinent souvent :
  • l’épuisement (burn-out, désengagement),
  • ou le retrait (on fait “le job”, sans plus s’exposer).
Dans les deux cas, c’est une perte pour l’organisation. Car ce sont précisément ces managers-là qui tiennent le réel.

Et pourtant… Malgré tout, certains tiennent encore. Par sens du collectif, loyauté envers leurs équipes. Et Par envie de bien faire.
Ce ne sont pas toujours ceux qui font le plus de bruit. Mais ce sont souvent ceux sans qui rien ne fonctionne vraiment.

Peut-être qu’au lieu de leur demander d’être plus “résilients”,
il serait temps de leur offrir :
  • plus de clarté,
  • plus de soutien,
  • plus de confiance,
  • et un peu moins d’injonctions contradictoires.
Parce que les managers de proximité ne sont pas un problème à gérer. Ils sont une ressource à protéger.

(Ce billet est écrit par un ancien manager de proximité qui maintenant fonce dans l'expertise... Merci, j'ai donné)

mardi 13 janvier 2026

Rolland Courbis, le lendemain

La tristesse a quelque chose de triste. Elle colle à la peau. Hier, Rolland Courbis que j’imaginais immortel est mort. 
J’adore le foot, Rolland Courbis incarne le foot. Mes souvenirs de Marseille fin des années 90’. RMC que j’écoute en boucle pour le sport. Une voix familière, chaude. 

Et apprendre sa mort par un push désincarné. Banal. Froid. 
J’avais appris la mort de Didier Roustan de la même manière. Pendant que j’étais en réunion. Je venais d’échanger par téléphone avec lui quelques semaines avant et nous devions partager un repas, la date été fixée. 

Ca parait con d’avoir la larme à l’œil comme j’ai eu hier pour « une personnalité publique ». Mais en fait elle fait partie de notre quotidien, de notre vie. 
Quand Serge Lama mourra, il y a des chances que je finisse au médical. 

Ce matin, j’ai vu la Une de l’Equipe. Forcément, ça marque. Ca rappelle que non, si nous en doutions, nous ne vivons pas un cauchemar. Que Rolland Courbis ne viendra plus nous dire « je ne sais pas si j’ai raison ou si j’ai tort, mais j’ai pas forcément tort » dans un débat avec Riolo ou Acherchour sur RMC. 
Rolland Courbis, je me demande si je l’ai vu un jour sans ce sourire qui te donne envie de boire un rosé avec lui. 

Deux souvenirs me viennent. 
Le Marseille – Montpellier 1998. Marseille perd 0-4 à la mitemps et au retour des vestiaires, Courbis tape sur l’épaule de Nicollin (un autre bonhomme celui là !) en lui disant « on gagne 5-4 ». Nicollin lui répond "t'as des couilles toi". Marseille a gagné 5-4. J’étais au stade. 

Et cette vidéo que je poste. Où sérieusement Courbis indique qu’il est, pendant ce Mercato, sur deux jouers. Un turc, Tafam. Et un petit australien, Bonn. Il hésite entre Tafam et Bonn et il s’en va. 

La vie continue. Hier une réunion syndicale horrible. Le syndicalisme, on y va par conviction et en liberté. Pas par sacrifice. Là, ça me pèse. 

Je trouve que le début d’année est très lourd. 

lundi 12 janvier 2026

Oh putain ! (Rolland Courbis)

J'étais, une fois n'est pas coutume, en train de me prendre le chou avec ma chef quand j'ai reçu ça


Je suis vraiment très triste. Pensées à cet immense monsieur... on t'aime Rolland. J'aurais adoré partager un rosé avec toi. 

L'afterfoot et le Moscato Show seront d'une immense tristesse ce soir

dimanche 11 janvier 2026

2025 en feu d'artifice et en musique (Firework)

Le titre ? Bah oui, j'ai pris une version orchestrale de Firework de Katy Perry pour la vidéo. Une année finalement sympa quand je la revois (Rome en point culminant, mais aussi Aix, bien sur Merlette, Marseille et son stade, Saint Etienne, le circuit du Castellet, Nîmes et ses concerts...). Pleins de belles choses.

Enfin, en photo. 2025 j'ai perdu un frère mort suite à un long cancer, le président de ma promotion. 2025 a été des moments durs au boulot, dans la vie personnelles. Mais rien de banal, tout le monde a des hauts et des bas. 

Mon billet du dimanche soir est ma rétrospective 2025 en vidéo, en musique, en feux d'artifice. 


A part ça rien. Marseille ne perdra pas ce weekend. Et demain deuxième semaine de boulot...

vendredi 9 janvier 2026

Il est venu le temps du schisme ?

L’arrivée dans le jeu municipal parisien de Sarah Knafo a eu un effet inattendu : faire ressortir de sa boîte un revenant politique.
Le sémillant Jean-François Copé.

Il n’est peut-être pas venu le temps des cathédrales,
mais pour Jean-François, le temps du schisme serait arrivé.

Schisme entre qui et qui ?
Être avec le RN et la bande à Zemmour, ou être dans le « bloc central » ? Je dis ça, mais je n’ai pas très bien compris sa déclaration.
Ne pas être avec le RN, d’accord.
Mais être avec qui, exactement ? Mystère.

Forcément, ça m’interroge. Dois-je, moi aussi, me schismer ?

On est le 9 janvier.
L’Alpe d’Huez est passée, je suis entre le Galibier et l’Izoard.
Une semaine qui aurait pu en durer trois.
Une engueulade avec ma chef sur un point très sensible pour moi, pendant que je gère des challenges tarpin de ouf’ à la maison (j’ai des ados).
Le micro-management est pénible. J’en ai déjà fait un billet. C'est agaçant. 

À titre personnel, aujourd’hui, je ne me schismerai pas.
Pour deux raisons simples.

La première : personne ne me demande de choisir.
Dans mon village, il y a de grandes chances qu’il n’y ait qu’une seule liste. Falconette sera conseillère municipale. Fin de l’histoire locale.

Mon souhait politique est clair et constant : que LFI ait le moins d’élus possible,
pour que le Sénat reste un pôle de stabilité.

Je n’ai pas parlé du RN. Et non, je ne mets pas le RN et LFI sur le même plan.
LFI est pour moi dangereuse, nocive, toxique. Viscéralement.
Le RN, je suis en désaccord avec les idées et la méthode.
Mais le RN n’est pas le FN.
Ce n’est pas la même chose. Et faire semblant du contraire empêche de penser.

À titre personnel, viser 7 à 10 %, c’est peu ambitieux. Mais je parle ici en "responsable" (plutôt simple militant, d'ailleurs faut que je réadhère) LR.
Les élections locales, cantonales, régionales, on y fait généralement le plein.

Faut-il avoir des ministres LR si Jordan Bardella ou Marine Le Pen arrivent au pouvoir ?
Instinctivement, je dirais non. Mais si LFI devient un danger réel, comme après la dissolution de 2024,
alors évidemment que la question se posera autrement.

Alors, est-il venu le temps du schisme ?
Je ne sais pas. Et je m'en fous. 

Mais le temps d’identifier les véritables dangers, lui, est là depuis longtemps.
Et le danger, chez moi, il vient de cette gauche extrême
qui, dans certaines villes, s’allie avec des dealers, des délinquants, des commerçants de la drogue qui offrent des PlayStations aux gamins.

Bon...

dimanche 4 janvier 2026

Message du dimanche : dur d'aimer l'OM

Je reprends le boulot demain (pas envie). Et je viens de me fader un Marseille - Nantes calamiteux. J'ai envie d'en rire, c'est mieux que de pleurer. 

Ce soir, ça sera un double Ballantines... 

C'est dur d'aimer l'OM. Mais quand on aime... 


samedi 3 janvier 2026

Le problème n'était pas l'écriture

Ecrire n’est pas neutre, y compris quand il s’agit d’écrire à des amis pour souhaiter des vœux. 2026 a commencé depuis à peine plus de 48 heures. Après l’Alpe d’Huez, je suis dans le Galibier. 

J’écris beaucoup. Trop, sans doute. Pas qu’ici, aussi à des personnes. 
Pas pour convaincre, pas pour expliquer, encore moins pour séduire. J’écris pour déposer. Et là, mon premier billet de 2026 est encore un billet pour « me faire du bien ». Pour m'alléger d'un poids que j’ai dans le ventre.

Longtemps, je n’ai pas vu le problème. 
Les mots sortaient, prenaient la forme d’un mail, d’un message, d’un texte, et partaient vivre leur vie. Comme si écrire et envoyer relevaient du même geste.

Ces derniers mois m’ont appris autre chose. Ce n’est pas l’écriture qui m’a mis en difficulté. C’est les canaux que j’ai utilisé. 
Parce que l’écrit révèle. Mais il expose aussi. Et tous les espaces ne savent pas quoi faire d’un texte écrit trop vrai.

2026 commence mal dans mes relations amicales et familiales. Rien à voir avec les vrais drames. Mais ça brûle quand même. 

Après analyses (qui valent ce qu’elles valent) sur passé plus ou moins récent, ce n'était pas mes messages le problème. Mais les canaux que j’ai utilisés, et la manière dont je les ai utilisé. On se croit malin…
Et je me suis rendu compte d’une chose bête, les types de communication : 
  • Communication pro → interprétée, politisée, hiérarchisée. J’y mets trop d’affect : mauvais trip,
  • Communication personnelle et amicalement → affectivement chargée. Risque de déborder. De demander trop. Ou de donner trop.
  • Communication familiale → morale. Là, danger à tous les étages. 
Je n’écris pas « mal ». Mais forcément ce que j’écris est parfois trop dense, dans des espaces qui ne peuvent pas, ne doivent pas, le contenir.

Il n’y pas de leçon universelle. Juste la mienne. Tout ce qui peut être écrit, ne peut, ne doit pas être envoyé.

Sur ces quelques heures de 2026 comme sur des situations difficiles au boulot, le retour est clair : j’ai plié mon piège souvent dès le premier mail. Dès la première réponse si c’est moi qu’on sollicite. Pas besoin d’hurler contre les autres.

Tout dire n’est pas être sincère. La sincérité dépend du canal. Choisir quoi dire, c’est se respecter. Et respecter celui à qui l’on écrit.

Pas été brillant sur les premiers jours. Il reste encore 363 jours pour faire mieux. 

mercredi 31 décembre 2025

Une petite musique pour dire que le spectacle n'est pas terminé.

C'est dingue l'envie d'écrire quand je psychote, je vais mal. Quand le mistral froid souffle dehors. Quand j'ai envie de ne plus être mais quand même d'exister encore un petit peu. 
Bref, l'écriture aura été un exutoire, une thérapie. Un plaisir 

Michel Sardou utilise les mots de mon titre de blog pour dire que spectacle est terminé. "Salut" est une chanson Sardou, époque de l'ECAM, mon école d'ingénieur. 1998.
Chat GPT n'existait pas. Le réseau de mon école non plus.Créer par nos soin avec du cable RJ45, et tournevis pour agrandir chemin 'eau chaude" pour faire passer le cable.
Premiers FIFA en réseau entre copains...

Aujourd'hui, je demande à Chat de me mettre Piccolo ou Macron en personnages du Canard Enchainé. Moi qui j'ai jamais su dessiner.
Par contre je sais écrire. Moins à la main, j'ai vu ces derniers temps qu'écrire une lettre manuscrite est difficile. Moi qui ai envoyé pour ses 40 ans une lettre manuscrite à mon premier amour. Oui c'était... Y a 8 ans. Camus peut me lancer une exécution de l'Aurore, ça glace mais le temps passe. 

Une fois cette année, panne d'Internet sur le village. Pharmacie. Pas de monnaie, plus de réseaux. 
Je sors le chéquier et... Je ne savais plus. La pharmacienne m'a avoué qu'elle a ré-appris à faire des chèques en ce jour sans carte bleue. 

Mon fils bébé2 a des problèmes psychomoteurs pour écrire (moins marrant). Victime du Covid. Il a un plan d'adaptation à l'école, il utilise un ordinateur. C'est con, il n'aura pas le bonheur de la plume. Mais il a de bonnes notes, il est heureux. Il a du mal à écrire à la main. Papa aussi. 
Et papa n'a jamais su dessiner. Donc je demande à Chat de mettre en image mes idées.

2025 se terminera ce soir à trois. Le grand sort chez des copains, surtout copines. On ira le chercher à minuit (et ça nous met un peu les boules). 
Donc avec bébé2, on ne lui infligera un Belmondo (hier soir "Peur sur la ville", plus sérieux que le Marginal mais quel film !)
Par contre, on regardera les deux premiers fils de l'Attaque des titans. Puis on se fera demain le troisième : nous serons au même niveau pour attaquer sur Netflix la troisième saison. 

2025 se terminera ce soir. Et puisque je suis encore là, autant regarder ce que ça a donné sur mon blog. 
Les chiffres parlent d'eux même. 138 billets en 2025 quand l'an passé j'étais à mon plus bas (82 billets). Depuis 2019 est revenue l'envie et le besoin d'écrire. Et le plaisir. 
Le retour de copains et copines qui aussi ont ressenti ce même besoin, c'était chouette. 

J'ai souvenir de très jolis billet cet automne. Beaucoup d'introspection et de questionnement sur moi. Sur l'égo (Machiavel), sur l'intelligence artificielle et le progrès
Des billets avec mes personnages du Falconverse (Retailleau que j'ai égratiné, le poussin Lecornu qui prend du poids, Macron le Jupiter qui ne vois pas qu'il lui pleut sur la tête, Bébé Bardela). Ca m'amuse aussi beaucoup. Il y en aura d'autre. Le Namek du Havre ou le quatrieme d'une belote avec Freezer, Voldemort et Dark Vador ? On verra qui sortira.

Non, le spectacle n'est pas terminé. Salut, je vous dis Salut, et merci à tous. 

mardi 30 décembre 2025

Juste le silence... (et un bon bouquin)

"Foutez moi la paix" est un super résumé du billet (du cri ?) de Nicolas. Trés bon billet sur les polémiques à la con de cette fin d'année. Où franchement la France prouve qu'elle ne sait pas s'arrêter de se diviser.

Hier soir j'écoutais un débat entre l'ancien président de la SPA et une militante antiraciste (d'un racisme et d'une intolérance incroyable) sur Brigitte Bardot. On arrive à se battre même entre Noel et le jour de l'an.
Je crois que c'est y a deux ans où on avait les affaires "Gérard Depardieu" et famille Delon entre Noel et le jour de l'an. Bien sur, ça polémiquait. 
Bruyamment....

"Foutez moi la paix", j'en avais envie de le crier. Depuis hier matin, le silence est revenu dans la maison. Une semaine avec beau parents et belle famille, c'est beaucoup. C'est trop. Deux Noels, un chez mes parents, un chez nous avec 18 personnes (!! ma femme me l'a dit la veille !!), c'est trop. 
Je vais essayer de me reposer et de déconnecter cette semaine. J'ai fait pause écriture. 

Le silence... 
Les fins d'années sont les moments où on se regarde des films, pas des géniaux. On avait vu le dispensable "Barbecue" où il n'y avait qu'une seule phrase culte : "les sisterciens ont fait voeux de silence : respecte les" disait je ne sais plus qui a un copain bavard qui commentait tout dans une église. J'aurais aimé un hommage aux sisterciens la semaine dernière.
Des films donc. J'ai tenté à mes enfants l'Arme Fatale (le 1 et le 2, le 3 est mon préféré). Ils ont tenté Fast & Furious (le 1 et le 2, je n'irai pas au 3)

Hier soir Falconette voulait voir un Belmondo. Moi aussi, j'avais envie d'un Doudou. Mon film préféré est le Professionnel, et je pense que le meilleur de Belmondo est "peur sur la ville". "L'As des As" est, avec "le Marginal", des films sans grand scénario pour Belmondo est à son top. 
Ca a été le Marginal. Un moment doudou, vraiment. Un film pour Belmondo, sans scénario, mais du bien. Du beau, du bon. Une musique super. Et ça fait du bien. 

Bref, le silence
C'est un livre devant la fenêtre qui refléchit le froid soleil d'hiver. Transylvania de Nicolas Beuglet est bien, mais... Y a un "mais" avec Nicolas Beuglet, trop donneur de leçons. Et j'aime les livres avec une fin. 
Là, je reste à Marseille après le début du Marginal, avec un très bon auteur. Christophe Gavat, son deuxième polar Endorphine. Pour l'instant assez dur
Billet du mardi matin, avec un café et une envie de silence. 

Un billet de fin d'année, un billet de rien. 
Je n’ai rien à dire — et c’est précisément ce que j’ai besoin d'écrire.



mercredi 24 décembre 2025

Derniers virages de l'année... (et joyeux Noel)

Le sommet de l'Alpe d'Huez se découvre. J'ai les jambes qui chauffent. Hier soir j'étais officiellement en vacances. 
Un jalon important (signature d'un contrat important) n'est pas atteint. Et il reste Noel. Hier soir arrivée de mes beaux parents (qui restent 6 jours). Noel c'est bientôt, et deux jours après Noel avec belle soeur. 
Encore des dénivellés. Pas finie la montée de l'Alpe d'Huez.

Pas envie de faire un bilan de l'année. Hier soir je dormais à 21 heures et me suis réveillé à 8 heures passée. Je suis fatigué, vidé. 
L'écriture m'a aidé à passer les virages. 

En cette période de fête, ça me rappelle que j'ai loupé, foiré, quelques soirées, dont une dernière qui m'a fait mal. 

Pas grand chose à dire en fait. Sinon que pendant que je rédige le billet, J'entends ma belle mère qui, bien qu'à l'étage, téléphone avec une voix forte... Le bruit et la fureur... Le bruit surtout : le marron PCM et vert Horney va devoir supporter la jaune PCM et rouge Horney qu'est ma belle mère.
J'ai l'impression qu'elle n'a pas besoin de téléphone, tout le quartier entend ce qu'elle dit...

Elle ne se rend pas compte qu’elle peut être gênante, mais le jaune PCM ne s'ennuit pas de tout ça.

Enfin, Je sais déjà que Noël sera une cohabitation de profils incompatibles, et je n’ai pas l’énergie de jouer au traducteur émotionnel. Et je me fous de trouver la couleur d'une soeur qui m'est étrangère, et du reste de la famille. 

Je partais de l'Alpes d'Huez, je finis avec Taibi Kahler. Je suis vraiment fatigué... 

Et le pire, moi qui adore les chiens et mon black dog imaginaire, j'ai le chien de mes beaux parents qui me déteste. Il déteste tout le monde. Galia était adorable. Shinji, il est plus pénible...

C'est un joyeux billet de Noel. 
Je pense que beaucoup de gens n'apprécient pas Noel, cette "obligation" d'être heureux. Moi, c'est une montée en pente plus dure de cet Alpe d'Huez que j'ai "géré" tant bien que mal.
Tant que les enfants sont heureux. Dommage que les maillots du Real et de Liverpool ne soient pas arrivés pour les enfants (saletés de hackeurs russes qui ont niqué les serveurs de la poste...)

dimanche 21 décembre 2025

Zen soyons zen (l'Alpe d'Huez se termine bientôt...)

L'année se termine (presque) pour moi, pour tout le monde. Toujours pas de budget (impact pour moi : 18 mois de travail, 30 personnes sans contrat en fin d'année car non signature d'un marché par une personne, mais rester zen).

Encore deux jours de boulot. Peut être un, si mardi il fait beau, je poserai ma journée pour aller marcher dans les vignes de Tavel et de Lirac, en écoutant Moscato et Riolo dans mes écouteurs. 
Le bilan professionnel de l'année est une blague. Ma chef m'a convoqué semaine dernière : "tu as dépassé tes objectifs et tu es super, blageur empathique pilier etc #jemegobe". 
Oui mais j'ai j'avais un truc à faire passer. Parce que le budget, la politique, le manque de couille aussi, j'ai 30 personnes (qui ne sont pas de ma boite) qui n'ont plus de contrat fin d'année.

Enfin si. Ca sera un billet sans doute entre les fêtes : "être gentil". Mon service achat, y a deux jours, s'est débattu (y compris contre le célèbre SAP) pour que j'ai une commande transitoire. Ils l'ont fait pour moi. 
Et ça donne un oxygène pour 30 personnes. Mon "jalon" (les termes à la con, motivez des gens : donnez leurs des jalons...)

Restez zen dans ce bordel ambiant.

L'Alpe d'Huez. Je me rends compte que mes beaux parents viennent dans deux jours et Noel c'est juste après un moment où les jambes sont dures. Moment où les derniers virages sont vraiment durs.
Je pensais avoir loupé ma course après la non signature, mais il reste encore quelques mètres. Et souvent, ils font les histoires des courses cyclistes.
Ces arrêt des jeux où Manchester détruit le Bayern, où et la France climatique l'Italie en 2000. 

Je ne suis ni Solkjear ni Trézéguet. J'ai envie d'être calme. Mais je ne suis même pas Shaka... 

Et c'est pour ça que ce billet n'aura pas de conclusion. Pourquoi, à trois jours de Noel, je pense encore au boulot ? Alors que j'ai vu des belles choses à Avignon ce soir, que Marseille en a mis 6 sur un match qu'il y a trois ans ils auraient perdu.
Donc tiens ? Je termine par une note d'optimisme...

vendredi 19 décembre 2025

Le micro-management, c'est agaçant

J’adore les articles « vie professionnelle du Point ». Et cet article sur le Micro-management : 5 signes pour les reconnaitre, m’a intéressé. J'ai revu forcément des moments de ma vie professionnelle.

C’est vrai qu’il y a des mots qu’on connaît sans vraiment arriver à les saisir. Par exemple : "mauvais management". Tout le monde sait dire quand ça cloche, mais mettre le doigt dessus… pas si simple. Il y a tellement de causes, autant de conséquences. Le micro-management est une de ces causes qui font du mal. 

Le micro-manager n’en n’est pas forcément conscient. Donc pas de leçons ni de dénigrement. Mais juste mettre le doigt sur cette pratique.
Surtout que nous parlons du manager qui veut bien faire, qui n’est pas méchant, toxique à ses dépends, pas « tyran pyramidal de l'entreprise » mais qui pourrait le devenir à ses dépends…

Donc quelles sont les 5 éléments qui permettre de voir que le manager fait du micromanagement ?

1 - Il impose sa façon de faire.
Même subtilement : questions fermées, solutions « suggérées ». Message implicite : « Fais comme moi. ». En fait, il t’explique ce tu sais, mais en te faisant comprendre qu’en fait tu ne comprends rien et que c’est lui la vérité.
C’est agaçant… Et quand on est professionnel et expert dans son métier... C'est agaçant.

2-  Il veut tout contrôler.
Relecture systématique des mails, notes, rapports. En y rajoutant forcément une petite touche. Pas des plus utiles. Mais quand même. C’est pas forcément méchant — mais manque de confiance. Et besoin de tout contrôler.
Valeur ajoutée zéro, mais perte de temps. Et ça aussi, c’est agaçant.

3 - Il veut être en copie partout.
Y compris sur des sujets qui ne le concernent pas ou dont sa valeur ajoutée est proche du zéro absolu. Bankaï de « cc » et boite aux lettres vites pleins.
Surcharge, lenteur, suspicion. Sur contrôle.
Et si tu le mets en en « cc » tu en entends parler. Oui, c’est agaçant aussi.  

4 - Il multiplie les réunions et le reporting.
Des points pour vérifier, pas pour avancer. Et c'est connu, pendant qu'on remplit des tableaux excel à la con on fait avancer le Schimlblick. Mais plus lentement.
Ces « petits points » hebdomadaires qui ressemblent au mieux à des confessions religieuses, au pire à des grandes réunions d’alcooliques anonymes. 
Agaçant ? Oh oui...

5 -  Il ne sait pas déléguer.
Il a été promu pour son expertise, par pour son leadership... Il reste « l’expert », pas le chef d’orchestre. Pour lui déléguer, c’est accepter que quelqu’un fasse autrement que lui.
Bref il marquera des buts. Mais la passe décisive attendra. Et faire des appels de balles dans le vide, ça ouvre des espaces. Mais ça épuise. Et quand on ne reçoit jamais le ballon, c’est agaçant.


En résumé, si vous n'avez pas compris : le micro-management c'est vraiment agaçant. En tous cas moi, pour le dire avec mots à moi : ça me casse les alibofis.

Il a été promu parce qu’il était très bon dans son métier. Brillant parfois.
Mais manager, ce n’est pas être le meilleur du terrain, mais c’est animé une équipe. Et ça demande une autre vertu : la confiance.
Et là, bien souvent… ça coince.

On se retrouve donc à faire des reportings qui ne servent qu’à rassurer quelqu’un : le micro-manager. À remplir des tableaux Excel que personne ne lit vraiment. À commenter des commentaires de commentaires.
Pendant que le vrai travail attend sur le coin du bureau.

Le pire est que le micro-manager ne s’en rend pas compte. Il n’est pas méchant. Mais à force, l’agacement augmente de manière discrète, mais réelle. Et à un moment, ça craque, ça clashe.
En ce moment, je me retiens. Mode montée de l'Alpe d'Huez, virage après virage. Ca serait con de craquer avant Noel...

Je ne suis plus manager depuis Juin 2022. J'en ai déjà parlé ici et j'ai déjà dit ce que ça m'avait couté. Je n'étais pas micro-manager et j'ai trop fait confiance. J'ai appris que « la confiance n’exclut pas le contrôle », à mes dépens là encore. 
Je ne répète pas mon expérience.

Le micro management est pénible, mais on apprend à vivre avec... 

Par contre, une vérité dans ces articles du Point : c'est difficile d'être manager aujourd'hui. Donc on se protège, et en se protégeant parfois on dérape...